{"id":55575,"date":"2026-11-06T07:10:22","date_gmt":"2026-11-06T07:10:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=55575"},"modified":"2026-11-06T07:10:42","modified_gmt":"2026-11-06T07:10:42","slug":"apprenons-a-connaitre-don-bosco-20-le-travail-colossal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/apprenons-a-connaitre-don-bosco-20-le-travail-colossal\/","title":{"rendered":"Apprenons \u00e0 conna\u00eetre Don Bosco (20). Le travail colossal"},"content":{"rendered":"<p><em><i>Don Bosco est pr\u00e9sent\u00e9 dans le cadre d&rsquo;une spiritualit\u00e9 du travail qui, en harmonie avec le magist\u00e8re de Jean-Paul II, en affirme la dignit\u00e9 sans l&rsquo;absolutiser : il n&rsquo;est pas une fin en soi, mais un lieu o\u00f9 la personne s&rsquo;exprime et grandit dans la charit\u00e9. Dans cette perspective, Don Bosco appara\u00eet comme le saint du \u00ab faire \u00bb : il unit pri\u00e8re et action, sanctifie le travail et l&rsquo;assume comme une voie \u00e9ducative et une \u00ab \u00e9chelle mystique \u00bb vers Dieu. Pour lui, le travail signifie l&rsquo;accomplissement du devoir d&rsquo;\u00e9tat, qu\u2019il soit manuel, intellectuel, apostolique ou caritatif. Il insiste sur l&rsquo;assiduit\u00e9 au travail et la temp\u00e9rance comme caract\u00e9ristiques sal\u00e9siennes, convaincu que l&rsquo;oisivet\u00e9 favorise le mal. Son t\u00e9moignage est celui d&rsquo;une vie de labeur colossal, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement et la mort.<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><i>Parce que le travail et la temp\u00e9rance feront fleurir la Congr\u00e9gation sal\u00e9sienne.<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;importance que le th\u00e8me du travail a prise \u00e0 notre \u00e9poque est d\u00e9montr\u00e9e par l&rsquo;imposante litt\u00e9rature qui en analyse les aspects et les valeurs en constante \u00e9volution. M\u00eame d\u00e9figur\u00e9 par certaines id\u00e9ologies, le travail est v\u00e9ritablement une valeur centrale dans la soci\u00e9t\u00e9 et dans la culture d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il met en lumi\u00e8re un aspect de la mission de l&rsquo;homme dans le monde : celui de dominer la nature pour l&rsquo;humaniser et la mettre au service de la personne.<\/p>\n<p>Dans son encyclique <em><i>Laborem exercens<\/i><\/em> et dans de nombreuses autres interventions, le Souverain Pontife Jean-Paul II trace les lignes d&rsquo;une spiritualit\u00e9 du travail qui en exalte la valeur, mais d\u00e9mystifie toute idol\u00e2trie \u00e0 son \u00e9gard. Le travail, en effet, n&rsquo;est pas une fin en soi, ce n&rsquo;est pas un absolu. Il est plut\u00f4t \u00ab une mani\u00e8re importante d&rsquo;exprimer la personne comme \u00ab\u00a0co-cr\u00e9atrice\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0co-r\u00e9demptrice\u00a0\u00bb sur la terre et dans le temps. Pour nous, il devient le t\u00e9moignage de la triade spirituelle : foi, esp\u00e9rance, charit\u00e9. En ce sens, ce n&rsquo;est pas tant la qualit\u00e9 du travail qui fait la grandeur de la personne, mais les motivations et le c\u0153ur avec lesquels on l&rsquo;accomplit, c&rsquo;est-\u00e0-dire la mesure de l&rsquo;amour de charit\u00e9 qui l&rsquo;impr\u00e8gne \u00bb (E. Vigan\u00f2). Don Bosco a fait du travail son \u00e9tendard, il s&rsquo;est sanctifi\u00e9 en travaillant, et en travaillant beaucoup. Voyons cela.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>L&rsquo;activit\u00e9 incessante<\/b><\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;acad\u00e9micien italien Francesco Orestano a soulign\u00e9 la grandeur morale et la force de volont\u00e9 de don Bosco en ces termes : \u00ab Aussi importants que soient les traits de l&rsquo;homme et de son \u0153uvre, l&rsquo;originalit\u00e9 de Don Bosco n&rsquo;est pas encore l\u00e0. La voici. Ayant compris profond\u00e9ment les n\u00e9cessit\u00e9s \u00e9ducatives et sociales en parfaite ad\u00e9quation avec les temps nouveaux, il d\u00e9couvrit <em><i>la grande loi qui consiste \u00e0 \u00e9duquer par et au travail<\/i><\/em>. Don Bosco a senti l&rsquo;extraordinaire puissance constructive du travail comme instrument \u00e9ducatif pour la personnalit\u00e9 humaine, dans tous les sens et \u00e0 tous les moments. Le travail, voie \u00e9minente d&rsquo;ennoblissement de l&rsquo;esprit : \u00ab\u00a0Je ne vous recommande ni p\u00e9nitences ni disciplines, mais travail, travail, travail\u00a0\u00bb. Et m\u00eame sur son lit de mort, il le recommandait \u00e0 tous les sal\u00e9siens qu&rsquo;il voulait organis\u00e9s comme une milice sociale, non pas engag\u00e9e dans des pratiques asc\u00e9tiques, mais enti\u00e8rement impr\u00e9gn\u00e9e des besoins de la vie moderne. Il n&rsquo;a pas seulement appr\u00e9ci\u00e9 le travail comme instrument \u00e9ducatif, mais comme contenu de vie. Il a ressenti toute la dignit\u00e9 du travail, m\u00eame dans ses applications manuelles les plus modestes, il a cherch\u00e9 \u00e0 les apprendre toutes et \u00e0 les pratiquer de mani\u00e8re exemplaire, et par l\u00e0 m\u00eame \u00e0 les anoblir. Il n&rsquo;a jamais consid\u00e9r\u00e9 le travail comme un moyen d&rsquo;enrichissement\u00a0\u2013 il pensait au contraire, comme sa sainte m\u00e8re l&rsquo;avait sagement affirm\u00e9, que s&rsquo;enrichir \u00e9tait un malheur \u2013 mais seulement comme pl\u00e9nitude, sant\u00e9 et saintet\u00e9 de vie \u00bb.<\/p>\n<p>La citation est pertinente car elle saisit, avec une clart\u00e9 p\u00e9n\u00e9trante, l&rsquo;aspect peut-\u00eatre le plus original de sa p\u00e9dagogie et de sa saintet\u00e9, qui est celui de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de l&rsquo;homme et du chr\u00e9tien <em><i>par le travail et avec le travail<\/i><\/em>. \u00c0 une condition, cependant\u00a0: que le mot \u00ab travail \u00bb soit pris dans la gamme de significations qu&rsquo;il avait pour Don Bosco, pour qui il \u00e9tait, tour \u00e0 tour, synonyme d&rsquo;activit\u00e9 <em><i>manuelle\u00a0<\/i><\/em>: artisanale, technique, professionnelle ; <em><i>intellectuelle\u00a0<\/i><\/em>: \u00e9cole, \u00e9tude, culture ; <em><i>apostolique\u00a0<\/i><\/em>: cat\u00e9ch\u00e8se, \u00e9vang\u00e9lisation, z\u00e8le pastoral ; <em><i>sacerdotale\u00a0<\/i><\/em>: action liturgique, sacrements ; <em><i>caritative<\/i><\/em>, dans ses diverses formes ; <em><i>devoir d&rsquo;\u00e9tat<\/i><\/em>. \u00ab Par le mot travail, on entend l&rsquo;accomplissement des devoirs de son \u00e9tat de vie \u00bb.<\/p>\n<p>Ce sera donc le contexte qui nous donnera chaque fois le sens voulu par Don Bosco lorsqu&rsquo;il parle de travail.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>L&rsquo;\u00ab \u00e9chelle mystique \u00bb du travail<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Du travail entendu comme <em><i>activit\u00e9 apostolique, caritative et humanisante<\/i><\/em>, Don Bosco a per\u00e7u la grandeur supr\u00eame, la divine vertu sanctificatrice et n&rsquo;a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 en faire son <em><i>\u00e9chelle mystique<\/i><\/em> pour aller \u00e0 Dieu.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;a pas s\u00e9par\u00e9 le travail de la pri\u00e8re : \u00ab S&rsquo;il y a eu un saint qui, dans les temps modernes, a si merveilleusement uni et incarn\u00e9 en lui les deux \u00e9l\u00e9ments de la tradition b\u00e9n\u00e9dictine \u00ab\u00a0prier et travailler\u00a0\u00bb, ce fut pr\u00e9cis\u00e9ment Don Bosco \u00bb (Card. C. Salotti). Mais la pri\u00e8re n&rsquo;est pas ce qui appara\u00eet le plus en lui, ce n&rsquo;est pas sa devise. \u00ab Ce qui appara\u00eet au monde, c&rsquo;est le travail intense et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9. Don Bosco est un saint extr\u00eamement concret : pour le dire d&rsquo;une mani\u00e8re un peu crue mais vraie, il ne croit pas \u00e0 une pi\u00e9t\u00e9 qui ne s&rsquo;exprime pas dans la vie, qui ne devient pas action, charit\u00e9 active, qui ne se traduit pas par un travail incessant pour l&rsquo;amour de Dieu et des fr\u00e8res \u00bb.<\/p>\n<p>Ajoutons qu&rsquo;au XIXe si\u00e8cle, la pri\u00e8re \u00e9tait encore une r\u00e9alit\u00e9 si fortement ancr\u00e9e dans les m\u0153urs chr\u00e9tiennes que Don Bosco n&rsquo;a pas jug\u00e9 opportun d&rsquo;y insister \u00e0 outrance comme il l&rsquo;aurait probablement fait dans une situation diff\u00e9rente. Il \u00e9tait urgent, en revanche, de sanctifier le travail et de diviniser l&rsquo;action. Ce fut l\u00e0 son charisme.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 cela qu&rsquo;il se sentait inspir\u00e9 et port\u00e9. Il savait que la parole n&rsquo;est persuasive que lorsqu&rsquo;elle devient action et il a voulu que l&rsquo;action devienne parole, que ses id\u00e9es aient des mains, comme c&rsquo;\u00e9tait effectivement le cas.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait par temp\u00e9rament ce qu&rsquo;on appelle un \u00ab homme d&rsquo;action \u00bb, \u00ab l&rsquo;op\u00e9rateur \u00e0 succ\u00e8s \u00bb, le \u00ab g\u00e9nie de l&rsquo;organisation \u00bb. Le travail \u00e9tait sa seconde nature. \u00ab Dieu, disait-il, m&rsquo;a fait la gr\u00e2ce que le travail et la fatigue, au lieu de m&rsquo;\u00eatre un fardeau, ont toujours \u00e9t\u00e9 pour moi un soulagement \u00bb.<\/p>\n<p>Son d\u00e9sir d\u2019agir \u00e9tait puissamment stimul\u00e9 par les nouveaux et immenses besoins de son si\u00e8cle, par la condition mis\u00e9rable dans laquelle se trouvait la jeunesse marginalis\u00e9e ou n\u00e9glig\u00e9e de son temps. Mais il \u00e9tait surtout attir\u00e9 par l&rsquo;exemple de J\u00e9sus, le divin travailleur de la petite maison de Nazareth, l&rsquo;ami des enfants et des humbles, l&rsquo;ap\u00f4tre du P\u00e8re continuellement \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre pour notre salut : \u00ab Mon P\u00e8re est toujours \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre, et moi aussi je suis \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre \u00bb (Jn 5,17) ; J\u00e9sus \u00ab commen\u00e7a \u00e0 faire et \u00e0 enseigner \u00bb (Ac 1,1). C&rsquo;est ce mod\u00e8le qu&rsquo;il propose \u00e0 ses fils lorsqu&rsquo;il \u00e9crit les Constitutions.<\/p>\n<p>\u00ab J\u00e9sus-Christ commen\u00e7a \u00e0 faire et \u00e0 enseigner, ainsi les membres de la congr\u00e9gation commenceront \u00e0 se perfectionner par la pratique des vertus int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures \u00bb.<\/p>\n<p>Quand Don Bosco cite la Parole de Dieu, il montre une pr\u00e9f\u00e9rence marqu\u00e9e pour les textes qui mettent en \u00e9vidence la \u00ab cat\u00e9gorie du faire \u00bb, de l&rsquo;annonce, de l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation ; dans sa volumineuse correspondance, l&rsquo;allusion aux r\u00e9alit\u00e9s divines et \u00e0 la pri\u00e8re est presque continue, bien que presque jamais th\u00e9matis\u00e9e. Sont en revanche soigneusement soulign\u00e9es des phrases de cette teneur : <em><i>\u00ab Opus fac evangelistae \u00bb<\/i><\/em> (2 Tm 4,5 : \u00ab Fais ton travail de pr\u00e9dicateur de l\u2019\u00c9vangile \u00bb) ; <em><i>\u00ab Tu vero praedica Verbum opportune et importune \u00bb<\/i><\/em> (2 Tm 4,2 : \u00ab Proclame la Parole, insiste \u00e0 temps et \u00e0 contretemps \u00bb) ; <em><i>\u00ab Opera Dei revelare et confiteri honorificum est \u00bb <\/i><\/em>(Tb 12,7 : \u00ab Il est bon de r\u00e9v\u00e9ler et de publier les \u0153uvres de Dieu \u00bb).<\/p>\n<p>Il n&rsquo;a cependant pas \u00e9t\u00e9 un pragmatique, et il n\u2019a pas \u00e9lev\u00e9 la pratique au rang de crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9. Il a toujours plac\u00e9 au-dessus de tout la doctrine de la foi et le Magist\u00e8re : des principes et des valeurs solidement acquis. Mais il a \u00e9t\u00e9 \u00ab l&rsquo;entrepreneur de Dieu \u00bb, le r\u00e9aliste qui, par instinct, pr\u00e9f\u00e8re le pratique au th\u00e9orique, le v\u00e9cu \u00e0 l&rsquo;abstrait, les faits aux paroles, qui ne croit pas \u00e0 la foi sans les \u0153uvres, ni \u00e0 un \u00c9vangile qui ne soit pas incarn\u00e9 dans la vie. Seul \u00ab celui qui fait la v\u00e9rit\u00e9 vient \u00e0 la lumi\u00e8re \u00bb (Jn 3,21). Seul le langage des faits et des \u0153uvres lui paraissait assez cr\u00e9dible.<\/p>\n<p>\u00ab Le monde est devenu mat\u00e9rialiste, disait-il, c&rsquo;est pourquoi il faut travailler et faire conna\u00eetre le bien que l&rsquo;on fait. Si quelqu&rsquo;un fait m\u00eame des miracles en priant jour et nuit dans sa cellule, le monde n&rsquo;y pr\u00eate pas attention et n&rsquo;y croit plus. Le monde a besoin de voir et de toucher. Le monde actuel veut voir les \u0153uvres, il veut voir le clerg\u00e9 qui travaille&#8230; \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;on consid\u00e9rait les religieux comme des gens oisifs, inutiles au progr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9, il a voulu que son institution soit fond\u00e9e sur la grande loi du travail et disait, non sans humour, que la devise de ses religieux serait celle des \u00ab manches retrouss\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>Avec le courage et l&rsquo;audace des entrepreneurs qui ont rendu c\u00e9l\u00e8bre la ville de Turin \u2013 surtout dans le dernier quart du XIXe si\u00e8cle \u2013 soutenu par une foi in\u00e9branlable, il lance ses tr\u00e8s jeunes sal\u00e9siens, form\u00e9s \u00ab sur le tas \u00bb et peu en th\u00e9orie, pour fonder ses \u0153uvres caritatives : oratoires, hospices, \u00e9coles, coll\u00e8ges, missions.<\/p>\n<p>En 1878, il a l&rsquo;audace d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 L\u00e9on XIII, fra\u00eechement \u00e9lu, de porter une attention particuli\u00e8re aux nouvelles institutions que l&rsquo;Esprit Saint fait na\u00eetre dans l&rsquo;\u00c9glise : \u00ab Les familles religieuses r\u00e9centes sont <em><i>appel\u00e9es par les besoins de notre \u00e9poque<\/i><\/em>. Fermes dans la foi, elles doivent combattre avec leurs \u0153uvres mat\u00e9rielles les id\u00e9es de ceux qui ne voient dans l&rsquo;homme que de la mati\u00e8re. Ceux qui m\u00e9prisent souvent celui qui prie et m\u00e9dite seront contraints de croire aux \u0153uvres dont ils sont les t\u00e9moins oculaires \u00bb. Paroles anciennes ; on les dirait d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et valables \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle plan\u00e9taire, tant on invoque et on exige partout l&rsquo;<em><i>apologia vitae<\/i><\/em> des croyants, le t\u00e9moignage authentiquement chr\u00e9tien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>\u00ab L\u00e0 o\u00f9 il y a le travail, il n&rsquo;y a pas le diable \u00bb<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Les affirmations audacieuses que d&rsquo;autres saints ont faites en faveur de la pri\u00e8re, Don Bosco les a faites \u00e0 la louange du travail.<\/p>\n<p>\u00ab Quatre-vingt-dix pour cent de ses discours aux confr\u00e8res, \u00e9crit A. Caviglia, portent sur le travail, la temp\u00e9rance, la pauvret\u00e9. Voil\u00e0, ajoute-t-il avec esprit, le scandale d&rsquo;un saint ; d&rsquo;un saint, pourrait-on dire, \u00ab\u00a0am\u00e9ricain\u00a0\u00bb qui dit bien plus souvent : <em><i>\u00ab\u00a0Travaillons<\/i><\/em>\u00ab\u00a0, que :<em><i> \u00ab\u00a0Prions\u00a0\u00bb \u00bb.<\/i><\/em><\/p>\n<ol>\n<li>Ceria \u00e9crit \u00e0 son tour : \u00ab Il serait difficile de trouver un autre saint qui ait conjugu\u00e9 et fait conjuguer le verbe travailler autant que Don Bosco \u00bb. Il voulait ses sal\u00e9siens joyeux, pauvres, temp\u00e9rants, et surtout laborieux : \u00ab Travail, travail, travail ! r\u00e9p\u00e9tait-il. Voil\u00e0 quel devrait \u00eatre l&rsquo;objectif et la gloire des pr\u00eatres. Ne jamais se lasser de travailler. Combien d&rsquo;\u00e2mes seraient sauv\u00e9es ! \u00bb \u00ab Celui qui ne sait pas travailler n&rsquo;est pas sal\u00e9sien \u00bb.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Il voulait que le travail soit continuel comme la respiration : \u00ab Toujours travailler [&#8230;]. Cela doit \u00eatre le but de tout sal\u00e9sien et son soupir continuel \u00bb. L&rsquo;id\u00e9e de la fatigue ne devait pas \u00eatre un frein, mais servir de stimulant pour en faire plus. \u00ab Chez nous, on ne cherche pas des sous, mais des travaux \u00bb. \u00ab Il faut que nous nous procurions des travaux sup\u00e9rieurs \u00e0 nos forces, et ainsi, qui sait si nous n&rsquo;arriverons pas \u00e0 faire tout ce que nous pouvons \u00bb.<\/p>\n<p>La paresse et l&rsquo;oisivet\u00e9 lui inspiraient horreur. Il en vint \u00e0 dire cette phrase d&rsquo;une extr\u00eame rigueur : \u00ab Le pr\u00eatre meurt soit par le travail, soit par le vice \u00bb.<\/p>\n<p>Ce qui pour d&rsquo;autres Instituts \u00e9taient les p\u00e9nitences afflictives, les longs je\u00fbnes, pour Don Bosco c&rsquo;\u00e9tait le travail : \u00ab Mes amis, r\u00e9p\u00e9tait-il, je ne vous recommande ni p\u00e9nitences ni disciplines, mais travail, travail, travail \u00bb.<\/p>\n<p>Quand il voyait le grand travail que faisaient ses fils, il en ressentait une joie intime : \u00ab Quand je vais dans les maisons et que j&rsquo;entends qu&rsquo;il y a beaucoup \u00e0 faire, je suis tranquille. L\u00e0 o\u00f9 il y a le travail, il n&rsquo;y a pas le diable \u00bb. \u00ab C&rsquo;est vrai, ajoutait-il, le travail d\u00e9passe les forces, mais personne ne se d\u00e9courage, et il semble que la fatigue soit une seconde nourriture apr\u00e8s l&rsquo;aliment mat\u00e9riel \u00bb.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait convaincu que \u00ab depuis saint Pierre jusqu&rsquo;\u00e0 nous, les temps n&rsquo;avaient jamais \u00e9t\u00e9 aussi difficiles \u00bb, mais il voulait qu&rsquo;\u00ab au lieu de remplir l&rsquo;air de plaintes larmoyantes \u00bb, on r\u00e9agisse en intensifiant le travail : \u00ab Travailler \u00e0 n&rsquo;en plus pouvoir \u00bb.<\/p>\n<p>Pie IX lui avait dit : \u00ab J&rsquo;estime qu&rsquo;une maison religieuse o\u00f9 l&rsquo;on prie peu, mais o\u00f9 l&rsquo;on travaille beaucoup, est en meilleure condition qu&rsquo;une autre o\u00f9 l&rsquo;on fait beaucoup de pri\u00e8res et o\u00f9 l&rsquo;on ne travaille pas ou peu \u00bb. Et encore : \u00ab Ne mettez pas les novices \u00e0 la sacristie, pour qu&rsquo;ils ne deviennent pas oisifs : mais occupez-les \u00e0 travailler, \u00e0 travailler ! \u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce que Don Bosco faisait depuis toujours, suscitant perplexit\u00e9 et m\u00e9fiance chez d&rsquo;autres religieux et m\u00eame aupr\u00e8s de l&rsquo;autorit\u00e9 eccl\u00e9siastique.<\/p>\n<p>On lui reprochait, par exemple, de sacrifier le \u00ab noviciat asc\u00e9tique \u00bb et les m\u00e9thodes \u00ab traditionnelles \u00bb de formation, en engageant imprudemment les jeunes confr\u00e8res dans des activit\u00e9s apostoliques dissipantes et pr\u00e9coces. Mais Don Bosco r\u00e9pondait pour sa d\u00e9fense : \u00ab L&rsquo;exp\u00e9rience de trente-trois ans nous enseigne que ces occupations assidues sont le rempart inexpugnable de la moralit\u00e9. Et j&rsquo;ai observ\u00e9 que les plus occup\u00e9s et les plus laborieux se souviennent mieux de leur ancienne condition, jouissent d&rsquo;une bonne sant\u00e9, se conservent plus vertueux et, une fois pr\u00eatres, rapportent un fruit abondant du saint minist\u00e8re \u00bb.<\/p>\n<p>La confirmation de la bont\u00e9 de sa m\u00e9thode lui venait aussi des songes myst\u00e9rieux qui, comme des cartes venues du ciel, marquent les tournants d\u00e9cisifs de son existence.<\/p>\n<p>Dans le \u00ab songe de Lanzo \u00bb (1876), par exemple, le guide qui l&rsquo;accompagne lui fait voir le champ immense de l&rsquo;action sal\u00e9sienne et lui dit d&rsquo;un ton p\u00e9remptoire : \u00ab Regarde ; il faut que tu fasses imprimer ces paroles qui seront comme votre blason, votre mot d&rsquo;ordre, votre signe distinctif. Note-le bien : <em><i>Le travail et la temp\u00e9rance feront fleurir la Congr\u00e9gation sal\u00e9sienne.<\/i><\/em> Tu feras expliquer ces paroles, tu les r\u00e9p\u00e9teras, tu insisteras \u00bb.<\/p>\n<p>Le songe des \u00ab dix diamants \u00bb, ou des dix vertus, qui brillent d&rsquo;une lumi\u00e8re \u00e9clatante sur le manteau du personnage qui personnifie le \u00ab mod\u00e8le du vrai sal\u00e9sien \u00bb, a toujours eu une importance extraordinaire dans la tradition sal\u00e9sienne. Deux de ces diamants portent l&rsquo;inscription : \u00ab Travail \u00bb, \u00ab Temp\u00e9rance \u00bb. Ils sont plac\u00e9s respectivement sur l&rsquo;\u00e9paule droite et l\u2019\u00e9paule gauche, comme pour dessiner la silhouette du sal\u00e9sien.<\/p>\n<p>Rappelons, enfin, les derni\u00e8res paroles de son Testament spirituel, peut-\u00eatre les plus grandes de sa vie : \u00ab Quand il arrivera qu&rsquo;un sal\u00e9sien succombe ou cesse de vivre en travaillant pour les \u00e2mes, alors vous direz que notre Congr\u00e9gation a remport\u00e9 un grand triomphe et que sur elle descendront en abondance les b\u00e9n\u00e9dictions du ciel \u00bb. Encore sur son lit de mort, il recommanda par deux fois \u00e0 Monseigneur Cagliero : \u00ab Je recommande que tu dises \u00e0 tous les sal\u00e9siens de travailler avec z\u00e8le et ardeur : travail, travail \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Le t\u00e9moignage<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Mais plus significatif que les mots est le t\u00e9moignage de sa vie. Une vie, comme l\u2019a d\u00e9finie Pie XI, \u00ab qui fut un vrai, authentique et grand martyre : une vie de <em><i>travail colossal <\/i><\/em>qui donnait une impression d\u2019oppression, rien qu&rsquo;\u00e0 la voir \u00bb.<\/p>\n<p>On a du mal \u00e0 croire qu&rsquo;un seul homme ait pu travailler autant et s&rsquo;occuper d&rsquo;autant de choses \u00e0 la fois. A. Caviglia \u00e9crit que plusieurs personnes semblent op\u00e9rer simultan\u00e9ment en Don Bosco : \u00ab L&rsquo;\u00e9ducateur et le p\u00e9dagogue, le p\u00e8re des orphelins et le rassembleur des enfants abandonn\u00e9s, le fondateur de congr\u00e9gations religieuses, le propagateur du culte de Marie Auxiliatrice, l&rsquo;initiateur d&rsquo;associations de la\u00efcs \u00e9tendues au monde entier, le promoteur de la charit\u00e9 active, le h\u00e9raut des missions lointaines, l&rsquo;\u00e9crivain populaire de livres de morale et d&rsquo;apologie religieuse, le d\u00e9fenseur de la bonne presse catholique, le cr\u00e9ateur d&rsquo;ateliers chr\u00e9tiens et de collections de livres, l&rsquo;homme de la pi\u00e9t\u00e9 religieuse et de la charit\u00e9 et l&rsquo;homme des affaires humaines ou d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public\u00a0: toutes ces personnes agissent ensemble et en m\u00eame temps, elles avancent comme si c\u2019\u00e9taient autant de personnes n\u00e9es ou destin\u00e9es \u00e0 cela seul, elles se fondent dans l&rsquo;unique personne d&rsquo;un pr\u00eatre sans apparence, qui ne trouble jamais la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de son visage ni la modestie tranquille de son comportement avec des grands gestes d\u00e9coratifs, qui n&rsquo;enrichit pas son vocabulaire de la rh\u00e9torique des grandes phrases \u00bb.<\/p>\n<p>Toutefois, une telle multiplicit\u00e9 d&rsquo;aspects \u00e9tait unifi\u00e9e, en profondeur, par l&rsquo;id\u00e9e qui domine sa vie : celle, comme nous l&rsquo;avons vu, du salut des \u00e2mes et de la gloire de Dieu.<\/p>\n<p>La Providence avait plong\u00e9 Don Bosco dans le travail d\u00e8s les ann\u00e9es difficiles et pauvres de son enfance. Nous savons qu&rsquo;il a fait tous les m\u00e9tiers\u00a0: berger, ouvrier agricole, serviteur, tailleur, forgeron, cafetier, p\u00e2tissier, saltimbanque, r\u00e9p\u00e9titeur, \u00e9tudiant, sacristain, barbier ; il est pass\u00e9 d&rsquo;un patron \u00e0 l&rsquo;autre, exp\u00e9rimentant combien le pain d&rsquo;autrui \u00ab a le go\u00fbt du sel \u00bb.<\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience laissera en lui une marque ind\u00e9l\u00e9bile. Il sera pour toujours extr\u00eamement sensible aux probl\u00e8mes de la jeunesse pauvre et marginalis\u00e9e ainsi qu&rsquo;\u00e0 ceux des humbles classes laborieuses, et il sera pour toujours un travailleur et un r\u00e9alisateur formidable : \u00ab Les choses ne vont pas seulement \u00e0 la vapeur \u2013 \u00e9crivait-il en 1878 \u00e0 la comtesse Uguccioni \u2013 mais comme le t\u00e9l\u00e9graphe. En un an, avec l&rsquo;aide de Dieu et la charit\u00e9 de nos bienfaiteurs, nous avons pu ouvrir vingt maisons. Vous voyez comme Votre famille a grandi \u00bb.<\/p>\n<p>Fid\u00e8le \u00e0 une ancienne r\u00e9solution, il n&rsquo;accordait au sommeil, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr, pas plus de cinq heures par nuit. \u00ab On peut dire \u2013 a d\u00e9pos\u00e9 Mgr Bertagna lors des proc\u00e8s \u2013 qu&rsquo;il a pass\u00e9 la moiti\u00e9 de ses nuits \u00e0 travailler, et je l&rsquo;ai entendu dire plusieurs fois que, lorsqu&rsquo;il \u00e9tait en meilleure sant\u00e9, il passait m\u00eame souvent deux nuits \u00e0 son bureau \u00e0 \u00e9crire. Malgr\u00e9 cela, le matin, il se trouvait \u00e0 la sacristie pour dire la messe et entendre les confessions pendant plusieurs heures \u00bb. Aux d\u00e9buts de l&rsquo;Oratoire, en certaines circonstances, il confessait aussi de nombreuses heures par jour.<\/p>\n<p>Dans la p\u00e9riode de sa plus grande activit\u00e9, il \u00e9crivait avec une vitesse surprenante et de sa propre main jusqu&rsquo;\u00e0 250 lettres en une journ\u00e9e. \u00ab J&rsquo;en fais passer du travail sous mes doigts \u2013 disait-il \u2013 [&#8230;] ; j&rsquo;ai acquis une rapidit\u00e9 telle que je ne sais pas s\u2019il y en a une plus grande \u00bb. Dans les p\u00e9riodes d&rsquo;activit\u00e9 les plus intenses, il se mettait souvent \u00e0 son bureau \u00e0 deux heures de l&rsquo;apr\u00e8s-midi et continuait jusqu&rsquo;\u00e0 huit heures pour reprendre encore apr\u00e8s. \u00ab Cela fait plusieurs mois que je me mets \u00e0 mon bureau \u00e0 deux heures de l&rsquo;apr\u00e8s-midi et que je me l\u00e8ve \u00e0 huit heures et demie pour aller d\u00eener \u00bb.<\/p>\n<p>La \u00ab fatigue mortelle \u00bb \u00e0 laquelle le contraignaient les pr\u00e9occupations quotidiennes transpara\u00eet dans ses lettres par des \u00e9clats soudains qui ne manquent pas d&rsquo;\u00e9mouvoir : \u00ab Le travail me rend fou \u00bb ; \u00ab Je me trouve si fatigu\u00e9 que je n&rsquo;en peux plus \u00bb ; \u00ab Je suis tr\u00e8s fatigu\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Et c&rsquo;\u00e9tait vrai. On peut dire qu&rsquo;il ne connut d&rsquo;autre repos que celui de la tombe. \u00ab Je ne me souviens pas \u2013 a d\u00e9pos\u00e9 Mgr Cagliero \u2013 que de toute sa vie il ait pris un jour de vacances pour se divertir ou pour se reposer, et souvent, nous trouvant fatigu\u00e9s et \u00e9puis\u00e9s par le travail il disait\u00a0: : \u201cCourage, courage, <em><i>travaillons, travaillons toujours car l\u00e0-haut nous aurons un repos \u00e9ternel\u201d<\/i><\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Il mourut bris\u00e9 par l&rsquo;exc\u00e8s de travail, martyr \u2013 non m\u00e9taphorique \u2013 d&rsquo;une fatigue qui ne connut aucune tr\u00eave. Ses \u00ab veilles exag\u00e9r\u00e9es et ses fatigues mat\u00e9rielles \u2013 lisons-nous dans la biographie rapide et curieuse de son m\u00e9decin traitant \u2013 l\u2019ont us\u00e9. Au d\u00e9but presque imperceptiblement, apr\u00e8s 1880 environ [huit ans avant sa mort], on peut dire que son organisme \u00e9tait presque r\u00e9duit \u00e0 un cabinet pathologique ambulant, au milieu duquel brillait cependant encore un esprit toujours actif et toujours soucieux d&rsquo;atteindre son glorieux but \u00bb.<\/p>\n<p>La laboriosit\u00e9 du \u00ab vieux pr\u00eatre \u00bb, du \u00ab philanthrope du XIXe si\u00e8cle \u00bb, du \u00ab catholique tr\u00e8s intransigeant \u00bb parut, aux hommes de l&rsquo;\u00e9poque, incroyable et l\u00e9gendaire. \u00c0 la mort de Don Bosco, les journaux de l&rsquo;\u00e9poque qualifi\u00e8rent son activit\u00e9 de \u00ab prodigieuse \u00bb (<em><i>L&rsquo;Illustrazione popolare<\/i><\/em>), \u00ab gigantesque \u00bb (<em><i>La Patrie<\/i><\/em>), \u00ab \u00e9norme et au plus haut degr\u00e9 \u00bb (<em><i>La Perseveranza<\/i><\/em>), \u00ab ph\u00e9nom\u00e9nale \u00bb (<em><i>Il Fanfulla<\/i><\/em>). \u00ab Si Don Bosco \u2013 lit-on dans ce m\u00eame journal \u2013 avait \u00e9t\u00e9 ministre des finances, l&rsquo;Italie serait \u00e9conomiquement la premi\u00e8re nation du monde \u00bb. Aux Proc\u00e8s Apostoliques, le Promoteur de la Foi n&rsquo;h\u00e9sita pas \u00e0 le qualifier comme l&rsquo;un des plus grands ap\u00f4tres de l&rsquo;\u00c9glise du XIXe si\u00e8cle : \u00ab La multiplicit\u00e9 et la f\u00e9condit\u00e9 de ses \u0153uvres tiennent du prodige : son z\u00e8le pour le salut des \u00e2mes et pour la diffusion du Royaume du Christ sur la terre a \u00e9t\u00e9 si intense et continu que l&rsquo;histoire, \u00e0 juste titre, le proclame ap\u00f4tre au plus haut point \u2013 \u201c<em><i>maximum<\/i><\/em>\u201d \u2013 du XIXe si\u00e8cle \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><i>Pietro BROCARDO, Don Bosco profondamente uomo profondamente santo, p. 119<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Don Bosco est pr\u00e9sent\u00e9 dans le cadre d&rsquo;une spiritualit\u00e9 du travail qui, en harmonie avec&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":55562,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":3,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[2667,2634,1764,2194,1860,2022,2028],"class_list":["post-55575","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-carisma-salesiana","tag-conciles","tag-don-bosco","tag-education","tag-travail","tag-vertus","tag-vie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55575","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55575"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55575\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":55576,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55575\/revisions\/55576"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55562"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55575"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55575"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55575"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}