{"id":55460,"date":"2026-11-01T09:14:28","date_gmt":"2026-11-01T09:14:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=55460"},"modified":"2026-11-01T09:14:50","modified_gmt":"2026-11-01T09:14:50","slug":"don-bosco-et-la-veneration-des-saints-et-de-leurs-reliques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/don-bosco-et-la-veneration-des-saints-et-de-leurs-reliques\/","title":{"rendered":"Don Bosco et la v\u00e9n\u00e9ration des saints et de leurs reliques"},"content":{"rendered":"<p><em><i>Au d\u00e9but du pontificat du pape L\u00e9on XIV, la nouvelle de sa nouvelle croix pectorale a suscit\u00e9 un int\u00e9r\u00eat particulier, dans laquelle ont \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9es les reliques de saint L\u00e9on le Grand, saint Augustin, saint Thomas de Villeneuve et du bienheureux Anselme Polanco Fontecha. Un signe \u00e9loquent de la profonde v\u00e9n\u00e9ration du Saint-P\u00e8re envers les saints et de sa confiance en leur intercession, confirm\u00e9e d&rsquo;ailleurs par ses fr\u00e9quentes visites aux sanctuaires et par ses moments de pri\u00e8re devant leurs reliques.<\/i><\/em><\/p>\n<p><em><i>Il vient spontan\u00e9ment, dans ce contexte, de se demander : quelle valeur avaient les reliques pour Don Bosco ?<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Une foi que l&rsquo;on peut toucher<\/b><\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 une \u00e9poque comme la n\u00f4tre, habitu\u00e9e \u00e0 mesurer les choses \u00e0 leur utilit\u00e9 imm\u00e9diate, la v\u00e9n\u00e9ration des reliques peut sembler une pratique lointaine, presque incompr\u00e9hensible : un r\u00e9sidu du pass\u00e9, d\u00e9pass\u00e9 par les chr\u00e9tiens modernes. Que peuvent dire, aujourd&rsquo;hui, un fragment d&rsquo;os, un pan de v\u00eatement, un objet ayant appartenu \u00e0 un saint ?<\/p>\n<p>Pourtant l&rsquo;\u00c9glise, d\u00e8s les premiers si\u00e8cles, a conserv\u00e9 les reliques non pas comme des amulettes ou des porte-bonheur, mais comme des signes concrets de la communion des saints : m\u00e9moire vivante d&rsquo;hommes en qui la gr\u00e2ce de Dieu a pris chair, histoire, sacrifice, pers\u00e9v\u00e9rance. C&rsquo;est une profession de foi en la r\u00e9surrection de la chair : le corps de celui qui a v\u00e9cu dans la gr\u00e2ce de Dieu, destin\u00e9 \u00e0 la gloire, m\u00e9rite honneur et garde, car il a \u00e9t\u00e9 le temple du Saint-Esprit et l&rsquo;instrument de la charit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Saint Jean Bosco a v\u00e9cu cette conviction avec le sens concret qui lui \u00e9tait propre. Pour lui, les reliques n&rsquo;\u00e9taient pas des pi\u00e8ces de mus\u00e9e, mais une pr\u00e9sence vivante : le signe tangible que la saintet\u00e9 est possible, que l&rsquo;\u00c9glise est une seule famille \u00e0 travers les si\u00e8cles et que les saints continuent depuis le Ciel d&rsquo;interc\u00e9der et d&rsquo;accompagner les chr\u00e9tiens encore en p\u00e8lerinage sur la terre.<\/p>\n<p>Dans ses \u00e9crits, il insiste volontiers sur le fondement biblique de cette pratique. Il rappelle le manteau d&rsquo;\u00c9lie recueilli par \u00c9lis\u00e9e, les os d&rsquo;\u00c9lis\u00e9e au contact desquels un mort revient \u00e0 la vie, le bord du manteau de J\u00e9sus touch\u00e9 par la femme malade, les mouchoirs de saint Paul port\u00e9s aux infirmes, l&rsquo;ombre de Pierre recherch\u00e9e par les malades. L&rsquo;argumentation est simple et populaire : si Dieu a voulu se servir d&rsquo;objets li\u00e9s \u00e0 ses serviteurs pour manifester sa mis\u00e9ricorde, le chr\u00e9tien peut v\u00e9n\u00e9rer ces signes avec foi, sans leur attribuer une puissance autonome. La gr\u00e2ce vient de Dieu ; les saints interc\u00e8dent ; la relique rappelle, \u00e9voque, encourage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>L&rsquo;\u00e9crivain des martyrs<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Le premier chapitre de cette v\u00e9n\u00e9ration est son inlassable activit\u00e9 d&rsquo;\u00e9crivain et de vulgarisateur de la m\u00e9moire des martyrs. Dans les \u00ab Lectures Catholiques \u00bb, la collection populaire qu&rsquo;il a fond\u00e9e en 1853, Don Bosco a publi\u00e9 de nombreuses biographies des t\u00e9moins de la foi des premiers si\u00e8cles : la <em><i>Vie de saint Pancrace martyr<\/i><\/em>, les vies des papes martyrs Lucius Ier et \u00c9tienne Ier, le r\u00e9cit du pontificat de saint Denys, l&rsquo;opuscule <em><i>Une famille de martyrs<\/i><\/em>. Son <em><i>Histoire eccl\u00e9siastique<\/i><\/em> consacre \u00e9galement des pages passionn\u00e9es aux lieux o\u00f9 les corps des martyrs furent d\u00e9pos\u00e9s et v\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les premiers chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat n&rsquo;\u00e9tait pas seulement litt\u00e9raire. Les catacombes \u00e9taient pour lui la d\u00e9monstration historique que l&rsquo;\u00c9glise catholique de son temps \u00e9tait la m\u00eame que celle des martyrs : un argument apolog\u00e9tique puissant dans des ann\u00e9es d&rsquo;\u00e2pres pol\u00e9miques anticatholiques, mais aussi un motif de profonde d\u00e9votion personnelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Le p\u00e8lerin de Rome<\/b><\/strong><\/p>\n<p>La Rome chr\u00e9tienne l&rsquo;a frapp\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment par cette densit\u00e9 de m\u00e9moire. Lors de son premier voyage romain en 1858, il voulut visiter des basiliques, des sanctuaires et des \u00e9glises insignes pour leurs reliques et pour le souvenir des martyrs. Au Panth\u00e9on, il contempla le temple pa\u00efen transform\u00e9 en \u00e9glise d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Marie et \u00e0 tous les martyrs, enrichi par les reliques transf\u00e9r\u00e9es des catacombes. \u00c0 Sainte-Marie-Majeure, il v\u00e9n\u00e9ra la relique du saint Berceau et la m\u00e9moire de l&rsquo;ap\u00f4tre Matthias. \u00c0 Sainte-Pudentienne, il c\u00e9l\u00e9bra la Messe dans un lieu li\u00e9 au souvenir de saint Pierre et des premiers chr\u00e9tiens de Rome. \u00c0 Saint-Cl\u00e9ment, il s&rsquo;arr\u00eata devant les reliques du Pape martyr et de saint Ignace d&rsquo;Antioche. Il descendit dans les catacombes de Saint-S\u00e9bastien sur la voie Appienne et dans celles de Saint-Callixte, explor\u00e9es pr\u00e9cis\u00e9ment dans ces ann\u00e9es-l\u00e0 et que la Providence confierait plus tard \u00e0 ses fils. Les jours suivants, il continua \u00e0 visiter des \u00e9glises \u00ab insignes soit par d\u00e9votion \u00e0 la Tr\u00e8s Sainte Marie, soit pour des reliques de saints, soit pour des souvenirs des triomphes de la foi \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans la Ville \u00c9ternelle, o\u00f9 pendant des si\u00e8cles avaient \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s les restes des martyrs et, selon la tradition, les reliques des ap\u00f4tres Pierre et Paul, le pr\u00eatre pi\u00e9montais touchait du doigt cette continuit\u00e9 de la foi qu&rsquo;il raconterait ensuite \u00e0 ses jeunes et aux lecteurs de ses publications.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Les martyrs turinois et le sanctuaire de Marie Auxiliatrice<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Le lien de Don Bosco avec les reliques atteint son sommet dans l&rsquo;histoire du sanctuaire de Marie Auxiliatrice \u00e0 Valdocco. Selon le r\u00e9cit qu&rsquo;il en fit lui-m\u00eame, la Vierge lui aurait indiqu\u00e9 en r\u00eave le lieu exact o\u00f9, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque romaine, avaient subi le martyre les saints Aventor, Soluteur et Octave, soldats de la L\u00e9gion Th\u00e9baine et protomartyrs turinois : c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment sur ce terrain que devait s&rsquo;\u00e9lever la grande \u00e9glise. Ce n&rsquo;est pas un hasard si, sur le tympan de la fa\u00e7ade, Don Bosco voulut placer les statues des trois martyrs, et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, il fit am\u00e9nager une chapelle en leur honneur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le moment le plus solennel fut la cons\u00e9cration de l&rsquo;\u00e9glise, le 9 juin 1868. La veille au soir, selon l&rsquo;ancien rite, l&rsquo;archev\u00eaque de Turin Alessandro Riccardi di Netro exposa \u00e0 la v\u00e9n\u00e9ration des fid\u00e8les, dans la petite \u00e9glise de Saint-Fran\u00e7ois de Sales, les reliques des saints martyrs Maurice et Second, eux aussi de la L\u00e9gion Th\u00e9baine. Bien qu&rsquo;une violente temp\u00eate se soit abattue sur Turin cette nuit-l\u00e0, la veill\u00e9e de pri\u00e8re devant les saintes reliques se prolongea jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aube, lorsqu&rsquo;elles furent solennellement transport\u00e9es et scell\u00e9es dans l&rsquo;autel de la nouvelle \u00e9glise, comme la liturgie le prescrit pour tout autel consacr\u00e9. Les <em><i>M\u00e9moires Biographiques<\/i><\/em> d\u00e9crivent ces heures avec une abondance de d\u00e9tails : Don Bosco voulut que ses jeunes participent \u00e0 la veill\u00e9e, pour qu&rsquo;ils comprennent que la nouvelle \u00e9glise naissait litt\u00e9ralement <em><i>sur<\/i><\/em> les martyrs, selon l&rsquo;usage tr\u00e8s ancien de l&rsquo;\u00c9glise qui c\u00e9l\u00e8bre l&rsquo;Eucharistie sur les ossements des t\u00e9moins du Christ.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Les reliques comme instrument \u00e9ducatif<\/b><\/strong><\/p>\n<p>En \u00e9ducateur concret, Don Bosco savait que les jeunes ont besoin de voir, de toucher, de se souvenir. La foi, pour grandir, a besoin de la Parole, des sacrements, de la cat\u00e9ch\u00e8se, mais aussi de signes qui parlent \u00e0 l&rsquo;imagination, \u00e0 la m\u00e9moire, aux affections. C&rsquo;est pourquoi dans sa p\u00e9dagogie trouvaient place les images saintes, les f\u00eates des saints, les p\u00e8lerinages, le r\u00e9cit des vies exemplaires et la v\u00e9n\u00e9ration des reliques : non pas pour alimenter la curiosit\u00e9, mais pour allumer le d\u00e9sir d&rsquo;imiter.<\/p>\n<p>Dans les premi\u00e8res structures \u00e9ducatives de Valdocco, chaque dortoir avait un saint titulaire. Les jeunes en c\u00e9l\u00e9braient la f\u00eate avec les sacrements, le chant, les pri\u00e8res, l&rsquo;ornement de l&rsquo;image ; parfois on leur donnait \u00e0 baiser une relique. Les <em><i>M\u00e9moires Biographiques<\/i><\/em> observent que cela, uni aux autres moyens de pi\u00e9t\u00e9, allumait toujours plus la ferveur de la d\u00e9votion.<\/p>\n<p>Dans le syst\u00e8me pr\u00e9ventif, la religion est l&rsquo;un des trois piliers, avec la raison et l&rsquo;affection, et les saints sont propos\u00e9s aux jeunes comme des mod\u00e8les concrets et accessibles. Raconter la vie des martyrs, montrer leurs reliques, conduire les jeunes \u00e0 prier devant elles signifiait rendre visible la saintet\u00e9, la soustraire \u00e0 l&rsquo;abstraction et la transformer en un id\u00e9al fascinant. Il n&rsquo;est pas \u00e9tonnant que ce soit pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 son \u00e9cole qu&rsquo;ait fleuri Dominique Savio, l&rsquo;adolescent de quinze ans canonis\u00e9 en 1954, dont les reliques sont aujourd&rsquo;hui v\u00e9n\u00e9r\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celles du ma\u00eetre. Don Bosco conservait avec soin les reliques qu&rsquo;il recevait en don, les faisait placer dans les autels des \u00e9glises qu&rsquo;il construisait \u2013 de Saint-Jean l&rsquo;\u00c9vang\u00e9liste \u00e0 Turin jusqu&rsquo;au Sacr\u00e9-C\u0153ur \u00e0 Rome \u2013 et encourageait chez ses fils spirituels un culte des saints sobre, fond\u00e9 et confiant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>La derni\u00e8re image : le Sacr\u00e9-C\u0153ur \u00e0 Rome<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Un \u00e9pisode particuli\u00e8rement significatif se situe \u00e0 la fin de sa vie, dans l&rsquo;\u00e9glise du Sacr\u00e9-C\u0153ur \u00e0 Rome, construite au prix d&rsquo;\u00e9normes sacrifices. Alors que Don Bosco se trouvait au Vatican, arriv\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise les reliques destin\u00e9es au s\u00e9pulcre du ma\u00eetre-autel : une parcelle du berceau de l&rsquo;Enfant J\u00e9sus et des reliques des ap\u00f4tres Pierre, Paul et Jacques, du martyr Laurent et de saint Fran\u00e7ois de Sales, patron de la Famille Sal\u00e9sienne. Plac\u00e9es dans une urne dor\u00e9e, elles furent expos\u00e9es dans l&rsquo;ancienne chapelle, tandis que l&rsquo;on chantait l&rsquo;hymne des martyrs.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une image \u00e9mouvante : le vieux Don Bosco, d\u00e9sormais consum\u00e9 par les fatigues, voit son \u0153uvre romaine s&rsquo;enraciner dans la m\u00e9moire du Christ, des ap\u00f4tres, des martyrs et du saint de la douceur pastorale dont les Sal\u00e9siens tirent leur nom.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>De v\u00e9n\u00e9rant \u00e0 v\u00e9n\u00e9r\u00e9<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Il y a un paradoxe lumineux dans l&rsquo;histoire de Don Bosco : l&rsquo;homme qui toute sa vie avait v\u00e9n\u00e9r\u00e9 les reliques des saints est devenu lui-m\u00eame l&rsquo;une des reliques les plus v\u00e9n\u00e9r\u00e9es de la chr\u00e9tient\u00e9. Lorsque Pie XI le proclama bienheureux, le 2 juin 1929, le bref apostolique <em><i>Mirabilis Deus<\/i><\/em> conc\u00e9da express\u00e9ment que son corps et ses reliques soient expos\u00e9s \u00e0 la v\u00e9n\u00e9ration publique des fid\u00e8les. Depuis lors, les d\u00e9pouilles du saint reposent dans l&rsquo;urne de l&rsquo;autel qui lui est d\u00e9di\u00e9 dans la basilique de Marie Auxiliatrice, tandis qu&rsquo;une relique insigne \u2013 une portion du cerveau \u2013 est conserv\u00e9e dans la Basilique de Colle Don Bosco, pr\u00e8s de sa maison natale. En pr\u00e9paration au bicentenaire de sa naissance (2015), une urne contenant une relique insigne du bras droit a accompli un p\u00e8lerinage sur tous les continents, accueillie partout par des foules de jeunes et de d\u00e9vots : signe que la logique de Don Bosco \u2013 la saintet\u00e9 qui se fait proche, visible, palpable \u2013 continue de parler au monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Valdocco, un tr\u00e9sor rare<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Dans la Basilique de Marie Auxiliatrice \u00e0 Turin sont conserv\u00e9s aujourd&rsquo;hui les restes mortels de saint Jean Bosco, de sainte Marie-Dominique Mazzarello et de saint Dominique Savio. Sous la Basilique se trouve la Chapelle des Reliques, o\u00f9 reposent le bienheureux Michel Rua, premier successeur de Don Bosco, et le bienheureux Philippe Rinaldi, le troisi\u00e8me successeur, avec les corps de tous les Recteurs Majeurs. La Chapelle abrite plus de trois mille reliques de saints et martyrs de l&rsquo;\u00c9glise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Son v\u00e9ritable joyau est la relique du bois de la Sainte Croix, conserv\u00e9e dans un reliquaire sur fond d&rsquo;alb\u00e2tre. Dans un autre reliquaire artistique est conserv\u00e9 un fragment de la relique du Tr\u00e8s Pr\u00e9cieux Sang lat\u00e9ral de Notre Seigneur J\u00e9sus-Christ, obtenue par l&rsquo;entremise du commandeur Michele Bert aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Mantoue de l&rsquo;\u00e9poque, Mgr Giuseppe Sarto, futur Pape saint Pie X : elle est enferm\u00e9e dans un petit tube de verre li\u00e9 avec un fil de soie rouge et muni d&rsquo;un sceau, et sur une petite carte pr\u00e9vue \u00e0 cet effet, Mgr Sarto \u00e9crivit de sa propre main la provenance et l&rsquo;authenticit\u00e9 de la relique, pr\u00e9lev\u00e9e le 2 octobre 1886 de celle v\u00e9n\u00e9r\u00e9e dans la Cath\u00e9drale de Mantoue. Une densit\u00e9 de reliques qui se trouve tr\u00e8s rarement ailleurs dans le monde, pr\u00e9cis\u00e9ment dans la basilique de Don Bosco.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Une d\u00e9votion qui continue<\/b><\/strong><\/p>\n<p>La v\u00e9n\u00e9ration des reliques, si ch\u00e8re \u00e0 Don Bosco, n&rsquo;appartient donc pas \u00e0 un pass\u00e9 r\u00e9volu : l&rsquo;actuel Souverain Pontife la vit et en t\u00e9moigne \u00e9galement. Le pape L\u00e9on XIV, \u00e9lu le 8 mai 2025, porte les reliques des saints jusque sur sa poitrine. Dans la croix pectorale en argent qui lui a \u00e9t\u00e9 offerte par le Cercle Saint-Pierre le jour de son \u00e9lection, ont \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9s des fragments <em><i>ex ossibus<\/i><\/em> de quatre grands \u00e9v\u00eaques : saint L\u00e9on le Grand, son pr\u00e9d\u00e9cesseur homonyme sur la chaire de Pierre ; saint Augustin d&rsquo;Hippone, p\u00e8re de la famille religieuse dont le Pape est issu ; saint Thomas de Villeneuve, augustin et archev\u00eaque de Valence ; et le bienheureux Anselme Polanco, augustin, \u00e9v\u00eaque de Teruel et martyr.<\/p>\n<p>L&rsquo;initiative est n\u00e9e du gardien du Sacraire Apostolique, le p\u00e8re augustin Bruno Silvestrini, qui a interpr\u00e9t\u00e9 le d\u00e9sir du Souverain Pontife de se confier \u00e0 la protection de saint L\u00e9on le Grand et s&rsquo;est adress\u00e9 au reliquiariste Antonino Cottone. Avec les techniques m\u00e9di\u00e9vales traditionnelles des <em><i>paperoles<\/i><\/em> \u2013 de minuscules filigranes de papier dor\u00e9 sur un tissu moir\u00e9 \u2013 l&rsquo;artisan a r\u00e9alis\u00e9 la petite croix reliquaire, apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 confectionn\u00e9 les reliques pour la croix re\u00e7ue par le futur Pape en 2023, contenant entre autres des fragments de saint Augustin et de sainte Monique.<\/p>\n<p>Le geste de L\u00e9on XIV dit, avec le langage de notre temps, exactement ce que Don Bosco enseignait \u00e0 ses jeunes \u00e0 Valdocco : les saints ne sont pas des figures lointaines, mais des compagnons de route ; leurs reliques ne sont pas des restes inertes, mais la m\u00e9moire vivante d&rsquo;une gr\u00e2ce qui continue d&rsquo;op\u00e9rer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Ce que l&rsquo;on v\u00e9n\u00e8re<\/b><\/strong><\/p>\n<p>La relique n&rsquo;est pas simplement un fragment du corps d&rsquo;un saint ou un objet qui l&rsquo;a touch\u00e9, et sa valeur ne r\u00e9side pas dans le fait d&rsquo;avoir appartenu \u00e0 une personne c\u00e9l\u00e8bre dont elle nous rappelle les vertus. C&rsquo;est une mati\u00e8re dans laquelle la saintet\u00e9 de Dieu s&rsquo;est rendue pr\u00e9sente : dans la vie du saint et m\u00eame apr\u00e8s sa mort, comme t\u00e9moignage de la vie sans fin. Les miracles que Dieu a voulu accomplir par le moyen des reliques nous disent que le corps du saint est devenu en pl\u00e9nitude le temple du Saint-Esprit et que Dieu veut y demeurer m\u00eame au-del\u00e0 de son existence terrestre. Ce que l&rsquo;on v\u00e9n\u00e8re n&rsquo;est donc pas un morceau de mati\u00e8re, mais Dieu lui-m\u00eame qui a sanctifi\u00e9 cette mati\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cela ne devrait pas nous \u00e9tonner. Dans la tradition chr\u00e9tienne, m\u00eame le respect pour les corps des d\u00e9funts ordinaires, non saints, est ind\u00e9pendant de la valeur de la vie de cette personne : il se fonde sur le respect de Dieu, Cr\u00e9ateur de tout homme. Ce n&rsquo;est pas un hasard si ensevelir les morts est l&rsquo;une des sept \u0153uvres de mis\u00e9ricorde corporelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La v\u00e9n\u00e9ration des reliques demeure comme un t\u00e9moignage de l&rsquo;action de Dieu dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 : une v\u00e9n\u00e9ration qui a besoin de la foi pour poursuivre une tradition ininterrompue de l&rsquo;\u00c9glise. Car l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y a pas la vraie foi, il n&rsquo;y a pas non plus la reconnaissance de l&rsquo;\u0153uvre de Dieu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but du pontificat du pape L\u00e9on XIV, la nouvelle de sa nouvelle croix pectorale&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":55448,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":4,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[2634,2684,1764,1824,1692,2670],"class_list":["post-55460","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-conciles","tag-dios","tag-don-bosco","tag-gras-obtenues","tag-pape","tag-santi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55460","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55460"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55460\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":55461,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55460\/revisions\/55461"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55460"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55460"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55460"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}