{"id":55170,"date":"2026-10-07T08:45:31","date_gmt":"2026-10-07T08:45:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=55170"},"modified":"2026-10-07T08:45:52","modified_gmt":"2026-10-07T08:45:52","slug":"neuf-jours-consacres-a-lauguste-mere-du-sauveur-sous-le-titre-de-marie-auxiliatrice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/tres-sainte-vierge-marie\/neuf-jours-consacres-a-lauguste-mere-du-sauveur-sous-le-titre-de-marie-auxiliatrice\/","title":{"rendered":"Neuf jours consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019auguste M\u00e8re du Sauveur sous le titre de Marie Auxiliatrice"},"content":{"rendered":"<p><em>Le nom de Marie Auxiliatrice fait r\u00e9sonner une longue histoire de confiance du peuple chr\u00e9tien dans la protection de la M\u00e8re de Dieu. Au XVI\u1d49 si\u00e8cle, l\u2019invocation \u00ab Auxilium Christianorum \u00bb \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans la tradition de Lorette, mais apr\u00e8s la victoire de L\u00e9pante du 7 octobre 1571, attribu\u00e9e \u00e0 l\u2019intercession particuli\u00e8re de la Vierge invoqu\u00e9e par le Rosaire, ce titre prit une r\u00e9sonance bien plus vive dans la m\u00e9moire chr\u00e9tienne. Saint Pie V attribua la victoire \u00e0 l\u2019intercession de Marie : c\u2019est de ce jour que naquit la f\u00eate de Notre-Dame du Rosaire et que, selon la tradition, l\u2019invocation \u00ab Auxilium Christianorum \u00bb entra dans les litanies de Lorette. Marie du Rosaire et Marie Auxiliatrice ne sont donc pas deux d\u00e9votions distinctes : c\u2019est la m\u00eame M\u00e8re que l\u2019\u00c9glise contemple comme celle qui accompagne, soutient et secourt ses enfants dans les \u00e9preuves.<\/em><\/p>\n<p><em>Lorsque, en 1870, saint Jean Bosco publia les Neuf jours consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019Auguste M\u00e8re du Sauveur sous le titre de Marie Auxiliatrice, il recueillit cet h\u00e9ritage et le traduisit dans le langage simple et concret de la vie chr\u00e9tienne. Sa neuvaine ne se limite pas \u00e0 demander des gr\u00e2ces, mais propose un v\u00e9ritable cheminement spirituel : neuf jours pour grandir dans la confiance en Marie, la fid\u00e9lit\u00e9 aux sacrements, la pri\u00e8re, la charit\u00e9 et l\u2019union \u00e0 J\u00e9sus.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Index<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261122\">Au lecteur<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261123\">Protestation de l&rsquo;auteur<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261124\">PREMIER JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261125\">Marie, secours des chr\u00e9tiens dans les besoins de la vie<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261126\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261127\">DEUXIEME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261128\">Honorer Marie lors des solennit\u00e9s et des jours qui lui sont consacr\u00e9s<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261129\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261130\">TROISIEME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261131\">Promouvoir la sanctification des f\u00eates, la fuite des blasph\u00e8mes et des mauvais discours<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261132\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261133\">QUATRI\u00c8ME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261134\">Confession fr\u00e9quente<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261135\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261136\">CINQUIEME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261137\">Communion fr\u00e9quente<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261138\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261139\">SIXIEME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261140\">Pr\u00e9textes oppos\u00e9s \u00e0 la communion fr\u00e9quente et avantages de celle-ci<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261141\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261142\">SEPTIEME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261143\">La Sainte Messe<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261144\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261145\">HUITIEME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261146\">Honorer J\u00e9sus Eucharistie lors des solennit\u00e9s, des processions, de l&rsquo;accompagnement du Saint-Sacrement et des visites \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261147\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261148\">NEUVI\u00c8ME JOUR<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261149\">Consolations du d\u00e9vot de Marie \u00e0 l&rsquo;heure de la mort<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261150\">Exemple<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261151\">F\u00eate de Marie Auxiliatrice<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261152\">Acte de cons\u00e9cration \u00e0 Marie<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261153\">Association des fid\u00e8les de Marie Auxiliatrice<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261154\">Avantages spirituels des membres<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#post-55170-_Toc242261155\">Acceptation<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261122\"><\/a>Au lecteur<\/h1>\n<p>En plus des publications sur le culte et les merveilles de Marie invoqu\u00e9e sous le titre de<em> Secours des chr\u00e9tiens<\/em>, beaucoup r\u00e9clamaient une neuvaine qui, tout en expliquant le but de cette d\u00e9votion, puisse servir de guide pour c\u00e9l\u00e9brer avec d\u00e9votion la solennit\u00e9 institu\u00e9e en l&rsquo;honneur de cette auguste Reine du ciel. Pour satisfaire ces pieux d\u00e9sirs, j&rsquo;ai entrepris d&rsquo;exposer ici, en neuf consid\u00e9rations, une neuvaine qui, tout en servant de pr\u00e9paration \u00e0 la f\u00eate de Marie Auxiliatrice, peut \u00e9galement \u00eatre utile \u00e0 ceux qui, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e, souhaitent consacrer neuf jours \u00e0 cette Bienfaitrice commune du genre humain.<\/p>\n<p>Comme l&rsquo;association des d\u00e9vots de Marie Auxiliatrice a pour but d&rsquo;obtenir pour ses membres la protection sp\u00e9ciale de Marie \u00e0 l&rsquo;heure de la mort, gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9votion envers J\u00e9sus Eucharistie et envers sa M\u00e8re Immacul\u00e9e, on a pris soin de traiter les sujets et de rassembler les pens\u00e9es pieuses qui semblaient les plus appropri\u00e9s \u00e0 cet effet.<\/p>\n<p>Quant aux exemples ajout\u00e9s \u00e0 chaque consid\u00e9ration, j&rsquo;ai jug\u00e9 bon de taire les noms des personnes auxquelles ils se r\u00e9f\u00e8rent, afin de leur \u00e9viter les questions de certains lecteurs indiscrets. Mais les sources dont ils sont tir\u00e9s sont cit\u00e9es, et un manuscrit authentique en est conserv\u00e9 pour ceux qui souhaiteraient mieux satisfaire leur d\u00e9votion.<\/p>\n<p>Enfin, il y a une annexe sur les statuts de la pieuse association des d\u00e9vots de Marie, que le Souverain Pontife a daign\u00e9 \u00e9riger en archiconfr\u00e9rie par un Bref du 5 avril 1870.<\/p>\n<p>Que Marie Auxiliatrice, qui en ces temps se manifeste de tant de fa\u00e7ons comme la grande bienfaitrice de la pauvre humanit\u00e9, vienne \u00e0 mon aide et aussi \u00e0 ton aide, \u00f4 lecteur chr\u00e9tien, afin que nous puissions vivre et mourir dans la gr\u00e2ce du Seigneur, et \u00eatre tous un jour dignes de chanter ses louanges \u00e9ternellement au ciel. Ainsi soit-il.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc228452319\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261123\"><\/a>Protestation de l&rsquo;auteur<\/h1>\n<p>Pour ob\u00e9ir aux d\u00e9crets d&rsquo;Urbain VIII, je proteste que je n&rsquo;attribue aucune autre autorit\u00e9 que l&rsquo;autorit\u00e9 humaine \u00e0 ce qui sera dit dans ce livre au sujet des miracles, des r\u00e9v\u00e9lations ou d&rsquo;autres faits, et que lorsque je donne \u00e0 quelqu&rsquo;un le titre de saint ou de bienheureux, je ne le fais que selon mon opinion, \u00e0 l&rsquo;exception des choses et des personnes qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9es par le Saint-Si\u00e8ge apostolique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261124\"><\/a>PREMIER JOUR<\/h1>\n<p>Avant de faire la lecture chaque jour, on dira :<\/p>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, auxilium Christianorum.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-1\" href=\"#post-55170-footnote-1\">[1]<\/a><\/sup>.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452321\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261125\"><\/a>Marie, secours des chr\u00e9tiens dans les besoins de la vie<\/h2>\n<p>1. Une bonne m\u00e8re est toujours un v\u00e9ritable tr\u00e9sor et un grand r\u00e9confort pour sa famille. Ainsi, Marie, notre m\u00e8re mis\u00e9ricordieuse, sera certainement une source de gr\u00e2ces et de b\u00e9n\u00e9dictions pour les familles chr\u00e9tiennes r\u00e9pandues dans le monde entier. Nous vivons comme sur une mer agit\u00e9e, comme en exil, comme dans une vall\u00e9e de larmes. Or, Marie est l&rsquo;\u00e9toile de la mer, le r\u00e9confort de notre exil, la lumi\u00e8re qui nous \u00e9claire, le chemin du ciel. Elle est en somme la vie, la douceur, notre esp\u00e9rance : <em>vita, dulcedo, et spes nostra. <\/em>Elle se montre \u00e0 nous en nous obtenant une aide spirituelle et temporelle constante. Marie, dit saint J\u00e9r\u00f4me, a un c\u0153ur si mis\u00e9ricordieux et si tendre envers les hommes qu&rsquo;il n&rsquo;y a jamais eu une personne qui se soit autant afflig\u00e9e de ses propres peines que Marie des peines des autres<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-2\" href=\"#post-55170-footnote-2\">[2]<\/a><\/sup>. C&rsquo;est pourquoi, d\u00e8s qu&rsquo;elle per\u00e7oit un besoin, elle nous apporte imm\u00e9diatement son secours. Ainsi, d\u00e8s que Marie apprit par l&rsquo;archange que la famille de Zacharie, et en particulier \u00c9lisabeth, avait besoin d&rsquo;aide, elle se rendit en toute h\u00e2te aupr\u00e8s d&rsquo;elle, parcourant environ soixante-dix milles \u00e0 travers des montagnes escarp\u00e9es : <em>abiit in montana cum festinatione<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-3\" href=\"#post-55170-footnote-3\">[3]<\/a><\/sup>. Arriv\u00e9e dans cette maison heureuse, Marie la servit pendant trois mois comme une humble servante, et ne la quitta pas tant qu&rsquo;elle eut besoin de ses services. Elle fit de m\u00eame \u00e0 Cana en Galil\u00e9e. Marie \u00e9tait invit\u00e9e \u00e0 un mariage avec J\u00e9sus et d&rsquo;autres personnes \u00e9minentes, lorsque, au meilleur moment du repas, le vin vint \u00e0 manquer. Marie, avec son regard maternel, remarqua que les mari\u00e9s \u00e9taient dans l&#8217;embarras et se couvraient d\u00e9sormais de honte. \u00c0 cette vue, Marie fut \u00e9mue et, sans qu&rsquo;on le lui demande, elle pensa \u00e0 leur venir en aide. Elle assume aussit\u00f4t, comme le dit saint Bernardin de Sienne, la fonction de pieuse auxiliatrice : <em>officium piae auxiliatricis assumsit non rogata<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-4\" href=\"#post-55170-footnote-4\">[4]<\/a><\/sup>. \u00ab Mon fils, dit-elle \u00e0 voix basse \u00e0 J\u00e9sus, ils n&rsquo;ont plus de vin. \u00bb Marie prononce ces mots avec une telle expression qu&rsquo;elle fait comprendre qu&rsquo;elle souhaite un miracle en faveur de ses fid\u00e8les, et elle l&rsquo;obtient, et elle les console<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-5\" href=\"#post-55170-footnote-5\">[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>2. Cette tendre sollicitude de Marie ne diminua pas apr\u00e8s son assomption au ciel par les anges ; au contraire, elle s&rsquo;accrut encore davantage. Oh oui, elle se souvient encore que sur le mont Calvaire, J\u00e9sus a fait d\u2019elle notre m\u00e8re. <em>Mulier, ecce Filius tuus, <\/em>puis au disciple bien-aim\u00e9 : <em>Ecce mater tua<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-6\" href=\"#post-55170-footnote-6\">[6]<\/a><\/sup>. \u00c0 ce moment-l\u00e0, J\u00e9sus a touch\u00e9 son c\u0153ur et l&rsquo;a rempli d&rsquo;une telle tendresse pour nous que l&rsquo;esprit humain ne peut l&rsquo;imaginer. Mettons ensemble tout l&rsquo;amour que toutes les m\u00e8res portent \u00e0 leurs enfants ; mais la pl\u00e9nitude de l&rsquo;affection de toutes ces m\u00e8res ne pourra jamais \u00e9galer l&rsquo;amour que Marie seule porte \u00e0 chacun de nous. \u00d4 pens\u00e9e ch\u00e8re, \u00f4 doux r\u00e9confort ! Avoir au ciel une M\u00e8re si tendre et si aimante !<\/p>\n<p>C&rsquo;est la raison, \u00f4 chr\u00e9tien d\u00e9vot, pour laquelle on ne lit nulle part qu&rsquo;au cours de tant de si\u00e8cles Marie n&rsquo;ait pas toujours aid\u00e9 les chr\u00e9tiens dans tous leurs besoins. Oh ! non, s&rsquo;\u00e9crient d&rsquo;une seule voix saint Augustin et saint Bernard, on n&rsquo;a jamais entendu dire dans le monde que quelqu&rsquo;un, dans le besoin, ait eu recours \u00e0 Marie avec confiance et ait \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 par elle<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-7\" href=\"#post-55170-footnote-7\">[7]<\/a><\/sup>. Feuilletez les pages des livres saints et de toutes les histoires, parcourez le monde chr\u00e9tien, interrogez les peuples, les royaumes, les villes, les villages, les familles, et demandez-leur s&rsquo;il est jamais arriv\u00e9 que Marie ait manqu\u00e9 de venir en aide \u00e0 ses enfants dans le besoin. \u00c0 votre question, tous r\u00e9pondront d&rsquo;une seule voix : <em>non, jamais.<\/em><\/p>\n<p>Pour mieux les convaincre de cette v\u00e9rit\u00e9, entre, \u00f4 mon lecteur, dans un sanctuaire d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Marie, et tu ne tarderas pas \u00e0 te convaincre qu&rsquo;elle est <em>le secours des chr\u00e9tiens <\/em>dans les besoins de la vie. Contemple sur ces murs sacr\u00e9s les signes de sa bont\u00e9 et de sa puissance. Tu y verras un malade d\u00e9j\u00e0 condamn\u00e9 par les m\u00e9decins, mais qui, gr\u00e2ce \u00e0 Marie, retrouve la sant\u00e9 ; ici, un autre gu\u00e9ri de la fi\u00e8vre\u00a0; l\u00e0, un autre de l&rsquo;\u00e9pilepsie, un troisi\u00e8me de la gangr\u00e8ne. Tu en verras d&rsquo;autres encore qui, par son intercession, ont \u00e9chapp\u00e9 aux mains des assassins, ou aux inondations, ou aux incendies, ou \u00e0 une chute, et ainsi de suite. En sortant de l\u00e0, tu ne pourras t&#8217;emp\u00eacher de t&rsquo;\u00e9crier : \u00ab \u00d4 <em>Marie, combien tu es puissante et combien tu es bonne, combien il est vrai que tu apportes ton aide \u00e0 ceux qui t&rsquo;invoquent dans les besoins de la vie.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>3. Si Marie vient \u00e0 notre aide dans nos besoins temporels, elle nous aide avec beaucoup plus de sollicitude dans nos besoins spirituels. Il faudrait \u00e9crire de gros volumes pour \u00e9num\u00e9rer tous les grands bienfaits que Marie a accord\u00e9s \u00e0 ses d\u00e9vots. Saint Bernard exprime cette v\u00e9rit\u00e9 en disant : Dieu a voulu que tout le bien nous vienne par Marie, <em>totum nos habere voluit per Mariam ; <\/em>et saint Bernardin de Sienne ajoute : Toutes les gr\u00e2ces que nous recevons de Dieu sont dispens\u00e9es par l&rsquo;interm\u00e9diaire de Marie, et elles sont dispens\u00e9es \u00e0 ceux que Marie veut, quand elle veut et comme elle veut<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-8\" href=\"#post-55170-footnote-8\">[8]<\/a><\/sup>. Et oh, combien de vierges doivent leur puret\u00e9 virginale \u00e0 sa protection ! Combien de jeunes gens la victoire sur leurs passions ! Combien de p\u00e8res, combien de m\u00e8res le salut \u00e9ternel de leurs enfants ! On peut dire que dans la nouvelle loi, il n&rsquo;y a pas de saint qui ne reconnaisse sa saintet\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intercession de Marie. L&rsquo;histoire nous dit que les plus illustres d&rsquo;entre eux \u00e9taient aussi les plus d\u00e9vots de Marie.<\/p>\n<p>Marie n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;aide des chr\u00e9tiens en particulier, mais aussi le soutien de l&rsquo;\u00c9glise universelle. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;aide de Marie, les ap\u00f4tres, les martyrs et l&rsquo;\u00c9glise primitive ont vaincu leurs pers\u00e9cuteurs ; gr\u00e2ce \u00e0 son aide, l&rsquo;idol\u00e2trie a \u00e9t\u00e9 \u00e9radiqu\u00e9e ; gr\u00e2ce \u00e0 elle, l&rsquo;\u00e9tendard de la Croix a flott\u00e9 dans le monde entier et triomphe<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-9\" href=\"#post-55170-footnote-9\">[9]<\/a><\/sup>. Gr\u00e2ce \u00e0 elle, les barbares ont \u00e9t\u00e9 vaincus, gr\u00e2ce \u00e0 elle, les h\u00e9r\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 confondus, gr\u00e2ce \u00e0 elle, les h\u00e9r\u00e9sies ont \u00e9t\u00e9 \u00e9radiqu\u00e9es. C&rsquo;est donc \u00e0 juste titre que saint Jean Chrysostome appelait d\u00e9j\u00e0 Marie l\u2019honneur, la gloire, la forteresse de l&rsquo;\u00c9glise : <em>Ecclesiae nostrae decus, gloria et firmamentum<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-10\" href=\"#post-55170-footnote-10\">[10]<\/a><\/sup>. C&rsquo;est pourquoi, \u00f4 lecteur d\u00e9vot, nous disons avec saint Bernard : Dans les dangers, dans les angoisses, dans les doutes, pense \u00e0 Marie, invoque Marie. Que Marie ne quitte jamais tes l\u00e8vres ; que Marie ne s&rsquo;\u00e9loigne jamais de ton c\u0153ur. <em>In periculis, in angustiis, Mariam cogita, Mariam invoca ; non recedat ab ore, non recedat a corde<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-11\" href=\"#post-55170-footnote-11\">[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; Dans les soucis et les peines, j&rsquo;invoquerai souvent Marie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452322\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261126\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>L&rsquo;histoire nous fournit de nombreux exemples qui prouvent \u00e0 quel point Marie est prompte \u00e0 venir en aide aux chr\u00e9tiens dans les besoins de la vie. La victoire qu&rsquo;elle a donn\u00e9e aux chr\u00e9tiens contre les Turcs en est un exemple parmi d&rsquo;autres. Ces ennemis du nom chr\u00e9tien, apr\u00e8s de nombreuses victoires, ont pass\u00e9 au fil de l&rsquo;\u00e9p\u00e9e vingt mille chr\u00e9tiens dans la seule ville de Nicosie, en ont \u00e9corch\u00e9 d&rsquo;autres, en ont d\u00e9vor\u00e9 plusieurs vivants. Non contents de cela, ni des conqu\u00eates r\u00e9alis\u00e9es, ils menac\u00e8rent toute la chr\u00e9tient\u00e9 de sang et de massacre. Qui oserait s&rsquo;opposer \u00e0 ces redoutables ennemis ? Le pape saint Pie V, qui gouvernait alors l&rsquo;\u00c9glise, tenta certes d&rsquo;unir les princes chr\u00e9tiens dans une sainte ligue ; il les invita, les pria de prendre les armes contre l&rsquo;ennemi commun, mais seuls le roi d&rsquo;Espagne Philippe II, le duc de Savoie Emmanuel-Philibert et quelques autres Italiens furent touch\u00e9s par la voix du Vicaire de J.-C. Alors le pape, voyant que les forces des chr\u00e9tiens \u00e9taient trop inf\u00e9rieures \u00e0 celles des infid\u00e8les et qu&rsquo;il \u00e9tait humainement impossible de remporter la victoire, pla\u00e7a toute sa confiance en Marie. Il ordonna donc des pri\u00e8res publiques et priv\u00e9es \u00e0 toute la chr\u00e9tient\u00e9, et lui-m\u00eame, plein de confiance, s&rsquo;abandonna entre ses bras. Il ordonna ensuite aux g\u00e9n\u00e9raux de l&rsquo;arm\u00e9e chr\u00e9tienne de renvoyer de leur arm\u00e9e tous les gens de mauvaise vie et d&rsquo;exiger des soldats restants une conduite irr\u00e9prochable et une tendre d\u00e9votion \u00e0 Marie. Les combattants se confessent, re\u00e7oivent la sainte communion, sont b\u00e9nis par le Vicaire du Christ et, sous la protection de la Reine du ciel, prennent la mer \u00e0 la recherche de l&rsquo;ennemi. Le 8 octobre, les deux flottes se rencontrent pr\u00e8s de L\u00e9pante, ville de Gr\u00e8ce. Il est quatre heures de l&rsquo;apr\u00e8s-midi. Au son des trompettes, le signal de la bataille est donn\u00e9, et les chr\u00e9tiens, au cri de <em>\u00ab Vive Marie \u00bb, <\/em>se jettent sur les infid\u00e8les. Apr\u00e8s une heure de combats acharn\u00e9s, la victoire est encore incertaine, quand le chef des Turcs tombe mort. \u00c0 cette nouvelle, les barbares perdent courage, se dispersent et s&rsquo;enfuient ; leurs navires sont arr\u00eat\u00e9s, coul\u00e9s ou incendi\u00e9s. Le massacre est g\u00e9n\u00e9ral, la d\u00e9faite totale. En peu de temps, les Turcs perdent trente mille hommes, deux cent vingt-quatre navires et quatre cent vingt-sept canons. Ces pertes ont entra\u00een\u00e9 l&rsquo;effondrement de la puissance musulmane, qui depuis ce jour n&rsquo;a cess\u00e9 de d\u00e9cliner pour atteindre aujourd&rsquo;hui son extr\u00eame limite. Tout le monde reconnut qu&rsquo;une victoire aussi prodigieuse \u00e9tait due \u00e0 Marie qui, au moment m\u00eame o\u00f9 elle la remportait, daigna \u00e9galement la r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 Rome \u00e0 son tr\u00e8s pieux Pape dans une vision c\u00e9leste. En signe de reconnaissance et d&rsquo;affection, Pie V d\u00e9cr\u00e9ta que l&rsquo;invocation \u00ab <em>Maria, auxilium Christianorum, ora pro nobis \u00bb<\/em> soit ins\u00e9r\u00e9e dans les Litanies de Lorette<em>.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261127\"><\/a>DEUXIEME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, auxilium Christianorum.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452324\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261128\"><\/a>Honorer Marie lors des solennit\u00e9s et des jours qui lui sont consacr\u00e9s<\/h2>\n<p>1. Si nous voulons que Marie nous aide dans les besoins de la vie, il faut une volont\u00e9 sinc\u00e8re, un d\u00e9sir vif de la satisfaire et d&rsquo;accomplir tout ce que nous savons lui \u00eatre agr\u00e9able, en l&rsquo;honorant sp\u00e9cialement lors des solennit\u00e9s et autres jours qui lui sont consacr\u00e9s. En ces jours, les anges et les saints du ciel exultent de joie ; ils multiplient les louanges \u00e0 leur Reine, et se pressent autour de son tr\u00f4ne pour l&rsquo;honorer et proclamer sa puissance et sa gloire. C&rsquo;est pourquoi, pendant les jours qui lui sont consacr\u00e9s, nous nous effor\u00e7ons de purifier notre \u00e2me de toute souillure de p\u00e9ch\u00e9 par une bonne confession, puis nous nous approchons de la sainte communion. C&rsquo;est l\u00e0 la mani\u00e8re la plus appropri\u00e9e de plaire \u00e0 Marie et de c\u00e9l\u00e9brer ses solennit\u00e9s. Ne manquons pas d&rsquo;aller \u00e9couter ses louanges dans une \u00e9glise et, si nous ne le pouvons pas, lisons au moins et m\u00e9ditons certaines de ses vertus, en particulier les faits et les myst\u00e8res qui sont comm\u00e9mor\u00e9s lors de ces solennit\u00e9s sp\u00e9ciales.<\/p>\n<p>2. Mais afin de nous rendre plus agr\u00e9ables \u00e0 Marie pendant les jours consacr\u00e9s \u00e0 sa gloire, effor\u00e7ons-nous, \u00f4 pieux chr\u00e9tiens, de nous y pr\u00e9parer par une pieuse neuvaine, ou au moins par un triduum. Que fait un bon fils lorsqu&rsquo;il sait que la f\u00eate de sa m\u00e8re approche ? Dans les jours qui pr\u00e9c\u00e8dent, il pr\u00e9pare le cadeau qu&rsquo;il lui fera ; il r\u00e9fl\u00e9chit aux fleurs avec lesquelles il composera un beau bouquet digne de sa m\u00e8re ; il pr\u00e9pare une lettre ou un petit sermon qui lui permettra d&rsquo;exprimer au mieux, le moment venu, l&rsquo;affection filiale de son c\u0153ur. En outre, pendant ces jours-l\u00e0, il s&rsquo;efforce de remplir plus rigoureusement tous ses devoirs ; il veille plus que jamais \u00e0 ne lui causer aucun d\u00e9sagr\u00e9ment, m\u00eame minime ; en somme, il s&rsquo;efforce de la satisfaire en tout. Ainsi, dans les jours qui pr\u00e9c\u00e8dent les f\u00eates de Marie, nous sommes plus exacts dans l&rsquo;accomplissement de nos devoirs, plus patients, plus charitables. Le matin, tout au long de la journ\u00e9e, le soir, nous essayons d&rsquo;\u00e9lever notre esprit et notre c\u0153ur vers Marie par de ferventes invocations. Nous essayons de vivre en \u00e9troite union avec Elle en faisant tout pour lui plaire. Ces actes de vertu sont comme un beau bouquet de fleurs spirituelles, \u00e0 offrir \u00e0 Marie le jour de la f\u00eate. Venez, \u00f4 mes enfants, dit-elle, faites-moi des guirlandes de fleurs, entourez-moi de fruits, car je languis d&rsquo;amour pour vous : <em>fulcite me floribus, stipate me malis, quia amore langueo<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-12\" href=\"#post-55170-footnote-12\">[12]<\/a><\/sup>. Les plus d\u00e9vots ont coutume de faire chaque jour de la neuvaine une mortification dans la nourriture ou la boisson, ou de faire une aum\u00f4ne, ou d&rsquo;\u00e9couter une messe, ou m\u00eame de s&rsquo;approcher chaque jour de la sainte communion. Si la neuvaine ou le triduum a lieu dans une \u00e9glise, ils assistent ponctuellement aux offices qui y sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9s. Sainte Gertrude, lors de la f\u00eate de l&rsquo;Assomption, vit Marie ayant sous son manteau un ch\u0153ur de belles jeunes filles ; et elle comprit que ce groupe chanceux \u00e9tait compos\u00e9 des \u00e2mes qui s&rsquo;\u00e9taient pr\u00e9par\u00e9es avec d\u00e9votion \u00e0 cette solennit\u00e9 sacr\u00e9e ; et que, par cons\u00e9quent, Marie les regardait d\u00e9sormais d&rsquo;un \u0153il plus bienveillant, et les anges les gardaient avec plus d&rsquo;affection.<\/p>\n<p>3. Outre les hommages que nous rendons \u00e0 Marie tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e, lors des neuvaines et de ses f\u00eates, la Sainte \u00c9glise nous exhorte \u00e0 lui consacrer \u00e9galement le samedi de chaque semaine. C&rsquo;est pourquoi nous pratiquons nous aussi, ce jour-l\u00e0, quelque acte de vertu et de pi\u00e9t\u00e9 en l&rsquo;honneur de cette auguste Reine du ciel. Saint Jean de la Croix, sainte Th\u00e9r\u00e8se, saint Alphonse-Marie de Liguori et beaucoup d&rsquo;autres avaient coutume de je\u00fbner ce jour-l\u00e0 ; et c&rsquo;est ce que font encore aujourd&rsquo;hui de nombreux bons chr\u00e9tiens. D&rsquo;autres se rendent \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise ou r\u00e9citent quelques pri\u00e8res chez eux devant une image de Marie ; d&rsquo;autres offrent toutes les actions de cette journ\u00e9e en son honneur.<\/p>\n<p>Mais cela ne nous suffit pas, cher fr\u00e8re. Ne laissons pas passer un jour sans honorer Marie. Saluons-la souvent par des jaculatoires affectueuses. Un jour que Saint Bernard saluait la Vierge avec beaucoup d&rsquo;affection par les mots <em>Ave Maria<\/em>, il l&rsquo;entendit lui r\u00e9pondre : <em>Ave Bernarde<\/em>. Effor\u00e7ons-nous \u00e9galement de participer aux processions solennelles qui ont lieu en l&rsquo;honneur de cette Reine c\u00e9leste. Inscrivons-nous \u00e0 une confr\u00e9rie pieuse, puis accomplissons les pratiques de d\u00e9votion qui y sont prescrites. Parle souvent d&rsquo;elle aux jeunes et aux adultes, diffuse des images, des m\u00e9dailles, des livres qui traitent de sa grandeur et font na\u00eetre une tendre confiance et un amour pour elle. Oh alors, Marie nous prot\u00e9gera comme une v\u00e9ritable M\u00e8re dans cette vie, et nous pr\u00e9parera une place de choix au ciel, car il est \u00e9crit : ceux qui m&rsquo;honorent auront la vie \u00e9ternelle : <em>qui elucidant me, vitam aeternam habebunt<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-13\" href=\"#post-55170-footnote-13\">[13]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Pratique. &#8211; Je me propose de faire chaque samedi une abstinence en l&rsquo;honneur de Marie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452325\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261129\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Dieu, surtout ces derniers temps, se pla\u00eet \u00e0 accomplir les plus grands miracles pour soulager les afflig\u00e9s, par l&rsquo;intercession de Marie Auxiliatrice. Au cours de cette neuvaine, nous en raconterons quelques-uns pour l&rsquo;\u00e9dification commune. Pour l&rsquo;instant, voici le fait suivant.<\/p>\n<p>Le 10 juin 1868, vers midi, un homme d&rsquo;allure distingu\u00e9e arriva \u00e0 Turin \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise de Marie Auxiliatrice. Descendant de la voiture qui l&rsquo;avait conduit \u00e0 toute vitesse, il entra dans le sanctuaire et demanda \u00e0 se confesser ; puis, avec un recueillement exemplaire, il s&rsquo;approcha de la sainte Communion. Apr\u00e8s avoir rendu gr\u00e2ce, il se rendit \u00e0 la sacristie, fit une offrande au directeur de l&rsquo;\u00e9glise et dit : \u00ab Priez pour moi et racontez au monde entier les merveilles du Seigneur gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intercession de la Sainte Vierge. \u00bb Interrog\u00e9 sur son identit\u00e9 et sur ce qui l&rsquo;avait conduit l\u00e0, il r\u00e9pondit : \u00ab Je viens de Faenza ; j&rsquo;avais un enfant, seul objet de mes espoirs. Tomb\u00e9 malade \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de quatre ans, on ne me donnait plus aucun espoir de vie, et je le pleurais, inconsolable, comme s&rsquo;il \u00e9tait mort. Un ami, pour me consoler, m&rsquo;a sugg\u00e9r\u00e9 de faire une neuvaine \u00e0 Marie, secours des chr\u00e9tiens, en promettant de faire une offrande pour cette \u00e9glise. J&rsquo;ai tout promis, et j&rsquo;ai ajout\u00e9 que je viendrais personnellement faire mon offrande en m&rsquo;approchant ici des saints sacrements si j&rsquo;obtenais cette gr\u00e2ce. Dieu m&rsquo;a exauc\u00e9. \u00c0 la moiti\u00e9 de la neuvaine, mon fils \u00e9tait hors de danger, et il jouit maintenant d&rsquo;une excellente sant\u00e9. Il ne sera plus \u00e0 moi, mais je l&rsquo;appellerai pour toujours fils de Marie. Apr\u00e8s avoir march\u00e9 deux jours, j\u2019ai maintenant accompli mon obligation et je repars consol\u00e9, et je b\u00e9nirai toujours la M\u00e8re de la Mis\u00e9ricorde, Marie Auxiliatrice<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-14\" href=\"#post-55170-footnote-14\">[14]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261130\"><\/a>TROISIEME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende :<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandam me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, auxilium Christianorum.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452327\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261131\"><\/a>Promouvoir la sanctification des f\u00eates, la fuite des blasph\u00e8mes et des mauvais discours<\/h2>\n<p>1. Trois graves d\u00e9sordres se sont aujourd&rsquo;hui introduits parmi les chr\u00e9tiens ; des d\u00e9sordres qui, tout en insultant la Majest\u00e9 de Dieu et en faisant des ravages parmi les \u00e2mes, d\u00e9chirent le C\u0153ur tr\u00e8s doux de Marie. Le premier de ces d\u00e9sordres est la profanation des jours f\u00e9ri\u00e9s. Nous en sommes arriv\u00e9s au point o\u00f9, dans de nombreuses villes et villages, on ne fait plus de distinction entre les jours de f\u00eate et les jours de travail. Pendant les jours f\u00e9ri\u00e9s, on travaille \u00e0 la campagne, on travaille dans les ateliers, on travaille en public, on travaille en priv\u00e9. Il semble que les ennemis de Dieu se soient unis en criant : \u00ab <em>Faisons cesser les jours de f\u00eate sur la terre <\/em>\u00bb<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-15\" href=\"#post-55170-footnote-15\">[15]<\/a><\/sup>. Le deuxi\u00e8me d\u00e9sordre est le blasph\u00e8me, qui se r\u00e9pand terriblement. Malheureusement, le d\u00e9mon a su enseigner \u00e0 de nombreux chr\u00e9tiens le m\u00e9tier inique qu&rsquo;il exerce en enfer : <em>maudire et blasph\u00e9mer. <\/em>Ainsi, des blasph\u00e8mes de toutes sortes sortent de la bouche de beaucoup, des grands et des petits, des hommes et m\u00eame des femmes. On blasph\u00e8me contre Dieu et sa Providence, ses attributs, le Saint-Sacrement et tout ce qui est religieux et saint. Comme si ces deux d\u00e9sordres ne suffisaient pas \u00e0 d\u00e9vaster la terre, un troisi\u00e8me s&rsquo;y ajoute, non moins funeste pour les \u00e2mes, \u00e0 savoir les discours irr\u00e9ligieux et d\u00e9shonn\u00eates. Les premiers portent atteinte \u00e0 la puret\u00e9 de la foi, les seconds \u00e0 la puret\u00e9 des m\u0153urs ; les premiers font perdre l&rsquo;estime de l&rsquo;\u00c9glise et de ses ministres, les seconds corrompent les m\u0153urs, les esprits et les c\u0153urs. <em>Corrumpunt bonos mores colloquia prava<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-16\" href=\"#post-55170-footnote-16\">[16]<\/a><\/sup>. Pour ces trois crimes, l&rsquo;enfer a, pour ainsi dire, \u00e9largi ses m\u00e2choires, car un nombre incalculable de chr\u00e9tiens y pr\u00e9cipitent malheureusement chaque jour. Oh ! temps d\u00e9plorable ! L&rsquo;enfer s&rsquo;en r\u00e9jouit, le Ciel en pleure.<\/p>\n<p>2. Chr\u00e9tien, si nous voulons faire un grand plaisir \u00e0 Marie, non seulement nous ne devons pas souiller notre \u00e2me d&rsquo;aucun de ces p\u00e9ch\u00e9s, mais nous devons aussi, avec tout notre z\u00e8le, nous efforcer de les \u00e9radiquer du monde, ou du moins de les r\u00e9duire. Nous devons nous efforcer d&rsquo;y parvenir par l&rsquo;exemple et par la parole aupr\u00e8s de tous ceux avec qui nous sommes en relation, et en particulier aupr\u00e8s de nos employ\u00e9s. Ainsi, dans ta maison, sois le premier \u00e0 sanctifier les jours de f\u00eate. Le samedi et la veille des f\u00eates, efforce-toi d&rsquo;accomplir tout travail urgent, afin que le lendemain, le d\u00e9mon ne te trouve pas un pr\u00e9texte pour travailler ou faire travailler. Que les membres de ta famille sachent que telle est ta volont\u00e9 ; que tes serviteurs le sachent afin qu&rsquo;ils s&rsquo;acquittent de toutes leurs t\u00e2ches d\u00e8s la veille. Souviens-toi, dit Dieu, de sanctifier le jour f\u00e9ri\u00e9 ; et de ne faire aucun travail servile ce jour-l\u00e0 : <em>memento ut diem sabbati sanctifices, nec facies in eo omne opus<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-17\" href=\"#post-55170-footnote-17\">[17]<\/a><\/sup>. Souvenons-nous donc que le jour f\u00e9ri\u00e9 est le jour du Seigneur et qu&rsquo;en plus de nous abstenir de tout travail servile, nous devons l&rsquo;occuper \u00e0 des choses qui lui rendent honneur et gloire, et qui sont b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 notre \u00e2me. Si nous sanctifions d\u00fbment la f\u00eate, nous serons b\u00e9nis. Dieu promet en plusieurs endroits des \u00c9critures saintes une grande prosp\u00e9rit\u00e9 aux fid\u00e8les qui observent les f\u00eates<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-18\" href=\"#post-55170-footnote-18\">[18]<\/a><\/sup>. Au contraire, les profanateurs de celles-ci doivent s&rsquo;attendre aux plus graves malheurs. Dans l&rsquo;ancienne loi, ils \u00e9taient menac\u00e9s de mort par lapidation : <em>qui polluerit illud morte morietur<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-19\" href=\"#post-55170-footnote-19\">[19]<\/a><\/sup>. Le v\u00e9n\u00e9rable cur\u00e9 d&rsquo;Ars disait \u00e0 juste titre : \u00ab <em>Je connais deux moyens de courir \u00e0 la ruine : voler et profaner les f\u00eates.<\/em><\/p>\n<p>3. Gardons-nous aussi, \u00f4 lecteur d\u00e9vot, de prof\u00e9rer des blasph\u00e8mes de quelque nature que ce soit. Le blasph\u00e8me est une injustice solennelle et une noire ingratitude envers Dieu : c&rsquo;est un acte de d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Saint Augustin, parlant de ceux qui blasph\u00e8ment J\u00e9sus-Christ, dit que leur p\u00e9ch\u00e9 n&rsquo;est pas moins grand que celui des Juifs qui l&rsquo;ont crucifi\u00e9 : <em>non minus peccant qui blasphemant Christum regnantem in coelo, quam qui crucifixerunt ambulantem in terris<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-20\" href=\"#post-55170-footnote-20\">[20]<\/a><\/sup>. Si tu es p\u00e8re, m\u00e8re ou si tu exerces une autre forme de sup\u00e9riorit\u00e9, avertis et punis les coupables avec des peines proportionn\u00e9es. Oh non\u00a0! ne permets jamais \u00e0 quiconque d&rsquo;oser profaner ta maison par ce p\u00e9ch\u00e9. Dans l&rsquo;ancienne loi, Dieu ordonnait que les blasph\u00e9mateurs soient condamn\u00e9s \u00e0 mort et lapid\u00e9s : <em>qui blasph\u00e9maverit nomen Domini, morte moriatur : lapidibus opprimet eum omnis multitudo<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-21\" href=\"#post-55170-footnote-21\">[21]<\/a><\/sup>. Bien que cette loi p\u00e9nale ne soit plus en vigueur aujourd&rsquo;hui, Dieu ne manque pas parfois de punir les profanateurs de son nom par les ch\u00e2timents les plus terribles. Souvent, un seul blasph\u00e8me suffit pour que la mal\u00e9diction divine s&rsquo;abatte sur la t\u00eate. Pour avoir blasph\u00e9m\u00e9 dans le camp de Sennach\u00e9rib, 180 000 soldats p\u00e9rirent en une seule nuit. Pharaon blasph\u00e8me en criant : \u00ab <em>Je ne connais pas le Seigneur \u00bb, <\/em>et il est enseveli dans la mer avec son arm\u00e9e. Julien l&rsquo;apostat blasph\u00e8me et meurt transperc\u00e9. Arius, blasph\u00e9mateur de la divinit\u00e9 de J\u00e9sus-Christ, p\u00e9rit dans les toilettes. L\u2019h\u00e9r\u00e9tique Olympius, qui avait publiquement blasph\u00e9m\u00e9 contre la Sainte Trinit\u00e9, fut frapp\u00e9 et r\u00e9duit en cendres par trois coups de foudre devant tous ceux qui l&rsquo;\u00e9coutaient<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-22\" href=\"#post-55170-footnote-22\">[22]<\/a><\/sup>. Oui, il est difficile que le blasph\u00e8me reste impuni ici-bas. Fuyons-le par charit\u00e9. Ce que je te recommande \u00e0 propos des blasph\u00e8mes vaut \u00e9galement pour les mauvais discours. Ne te laisse jamais inciter \u00e0 parler en mal de la religion, de ses pratiques et de ses ministres. Respecte le pape et ses d\u00e9cisions ; honore l&rsquo;\u00e9v\u00eaque, le cur\u00e9 et toute personne consacr\u00e9e, et soumets-toi \u00e0 eux de tout ton c\u0153ur et de toute ton \u00e2me : <em>\u00ab Obedite praepositis vestris, et subiacete eis \u00bb, <\/em>disait saint Paul<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-23\" href=\"#post-55170-footnote-23\">[23]<\/a><\/sup>. En ce qui concerne les bonnes m\u0153urs, que tes paroles soient toujours honn\u00eates, chastes et pudiques.<a id=\"post-55170-_Hlk208065903\"><\/a> Sache que ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas permis de faire, il n&rsquo;est pas permis non plus de le penser, et encore moins de le dire en pr\u00e9sence d&rsquo;autrui. Souvent m\u00eame, c&rsquo;est un d\u00e9lit de parler avec d&rsquo;autres de ce qu&rsquo;il te serait permis de faire. Si Dieu juge s\u00e9v\u00e8rement les paroles oiseuses et inutiles, qu&rsquo;en sera-t-il des paroles mauvaises et scandaleuses ? Parfois, une seule de ces paroles suffit \u00e0 causer la ruine d&rsquo;une \u00e2me, car, comme on l&rsquo;a dit, les mauvaises paroles corrompent les bonnes m\u0153urs : <em>corrumpunt bonos mores colloquia prava. <\/em>&#8211; Ne dis pas : \u00ab <em>Si je parle un peu librement, je le fais avec des personnes de jugement, pour lesquelles il n&rsquo;y a rien \u00e0 craindre \u00bb. <\/em>C&rsquo;est une tromperie. Pour commettre un p\u00e9ch\u00e9 mortel, il suffit d&rsquo;une mauvaise pens\u00e9e consentie. Comment peux-tu \u00eatre s\u00fbr que celui qui t&rsquo;\u00e9coute ne sera pas victime de tes paroles ? Et puis, tu es chr\u00e9tien, et cela suffit. Ta langue est consacr\u00e9e par le corps de J\u00e9sus-Christ, que tu as re\u00e7u tant de fois dans la sainte Communion. Ne la profane pas avec des propos obsc\u00e8nes. Saint Paul dit aux chr\u00e9tiens que certains vices ne doivent m\u00eame pas \u00eatre mentionn\u00e9s entre eux : <em>impudicitia nec nominetur in vobis.<\/em> Ne tol\u00e8re jamais non plus que l&rsquo;on parle de mani\u00e8re irr\u00e9ligieuse ou obsc\u00e8ne en ta pr\u00e9sence, et lorsque cela se produit, sache te montrer courageux, \u00e9l\u00e8ve la voix aupr\u00e8s de tes inf\u00e9rieurs, avertis tes \u00e9gaux, et aupr\u00e8s de tes sup\u00e9rieurs, si la prudence te conseille de te taire, montre n\u00e9anmoins un air de d\u00e9go\u00fbt pour leur faire savoir que tu refuses de prendre part \u00e0 de telles conversations. Oh oui, que Marie t&rsquo;aide \u00e0 toujours fuir les trois maux mentionn\u00e9s, et qu&rsquo;elle t&rsquo;accorde la gr\u00e2ce de diminuer les offenses envers elle et envers son divin Fils, et de fermer l&rsquo;enfer \u00e0 tant d&rsquo;\u00e2mes malheureuses !<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; Je sanctifierai les jours de f\u00eate et je fuirai les blasph\u00e8mes et les mauvais discours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452328\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261132\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Si Dieu prot\u00e8ge et r\u00e9compense les d\u00e9vots de Marie dans cette vie, il ne manque pas non plus de punir parfois terriblement ceux qui la d\u00e9shonorent et la blasph\u00e8ment. Citons quelques faits.<\/p>\n<p><a id=\"post-55170-_Hlk208065997\"><\/a> Nestorius, h\u00e9r\u00e9tique du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, blasph\u00e8me Marie en disant qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la m\u00e8re de Dieu, mais il ne finit pas ses jours en paix\u00a0: rapidement atteint d&rsquo;une terrible maladie, il meurt avec la langue pourrie et rong\u00e9e par les vers. Au VIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, Constantin Copronyme blasph\u00e8me lui aussi la Tr\u00e8s Sainte Vierge, mais J\u00e9sus-Christ ne laisse pas impuni celui qui blasph\u00e8me sa M\u00e8re. Constantin est frapp\u00e9 d&rsquo;une infirmit\u00e9 honteuse\u00a0: des ulc\u00e8res et des pustules enflamm\u00e9es se forment sur son corps, le faisant hurler de douleur, tandis qu&rsquo;une fi\u00e8vre ardente le d\u00e9vore. Finalement, parmi les tourments les plus horribles, il rend son dernier souffle en se d\u00e9battant et en criant. Son fils suit les traces de son p\u00e8re et ajoute des actes \u00e0 ses paroles. Un jour, il fait arracher les couronnes de pierres pr\u00e9cieuses et de diamants qui ornent la t\u00eate de Marie dans l&rsquo;\u00e9glise et les place sur sa propre t\u00eate. Mais aussit\u00f4t, son front est couvert de furoncles pestilentiels qui, le jour m\u00eame, le conduisent \u00e0 la mort. Un chevalier hollandais, se moquant de la d\u00e9votion des catholiques envers la Sainte Vierge, dit un jour : <em>Si cette Madone fait des miracles, pourquoi ne rend-elle pas la vue \u00e0 mon cheval aveugle ? <\/em>Le blasph\u00e9mateur est exauc\u00e9 : le cheval recouvre la vue, mais le chevalier la perd instantan\u00e9ment<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-24\" href=\"#post-55170-footnote-24\">[24]<\/a><\/sup>. Je ne finirais pas si je voulais continuer. Ces quelques faits suffisent \u00e0 nous convaincre que Dieu veut que nous respections et honorions sa Tr\u00e8s Sainte M\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261133\"><\/a>QUATRI\u00c8ME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri et Filio etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452330\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261134\"><\/a>Confession fr\u00e9quente<\/h2>\n<p>1. L&rsquo;une des plus grandes mis\u00e9ricordes de J\u00e9sus-Christ est le sacrement de la confession. Malheur \u00e0 nous si J\u00e9sus avait dit : \u00ab Je vous donne le bapt\u00eame, j&rsquo;efface votre p\u00e9ch\u00e9 originel et actuel si vous en avez, je vous constitue h\u00e9ritiers de mon royaume ; mais j&rsquo;exige que vous restiez innocents jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de votre vie. Si jamais quelqu&rsquo;un avait l&rsquo;audace de se souiller d&rsquo;une faute grave, sachez qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait plus d&rsquo;espoir de salut pour lui. \u00bb J\u00e9sus aurait pu parler ainsi, et pourtant sa mis\u00e9ricorde aurait \u00e9t\u00e9 grande en nous donnant donn\u00e9 la gr\u00e2ce du saint bapt\u00eame. Mais connaissant notre faiblesse et sachant qu&rsquo;apr\u00e8s le bapt\u00eame, beaucoup p\u00e9cheraient gravement, il a \u00e9tabli un autre sacrement, par lequel nous pouvons retrouver sa gr\u00e2ce divine, le droit et l&rsquo;esp\u00e9rance du Paradis. Il a donc donn\u00e9 \u00e0 ses ministres le pouvoir de pardonner les p\u00e9ch\u00e9s en son nom : <em>quorum remiseritis peccata remittuntur eis<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-25\" href=\"#post-55170-footnote-25\">[25]<\/a><\/sup>, et il a ordonn\u00e9 de pardonner non seulement sept fois, comme le lui demandait saint Pierre, mais jusqu&rsquo;\u00e0 soixante-dix fois sept fois : <em>usque ad septuagies septies<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-26\" href=\"#post-55170-footnote-26\">[26]<\/a><\/sup>, c&rsquo;est-\u00e0-dire toutes les fois que le p\u00e9cheur repentant aura confess\u00e9 ses fautes.<\/p>\n<p>Selon la volont\u00e9 de J\u00e9sus-Christ, la confession est donc le deuxi\u00e8me moyen de r\u00e9conciliation avec Dieu, c&rsquo;est la deuxi\u00e8me planche de salut apr\u00e8s le naufrage. Quiconque, apr\u00e8s le bapt\u00eame, a commis un p\u00e9ch\u00e9 mortel n&rsquo;a d&rsquo;autre issue que de se confesser, c&rsquo;est-\u00e0-dire de confesser avec repentir toutes ses fautes \u00e0 un pr\u00eatre approuv\u00e9 et de recevoir de lui l&rsquo;absolution. De tout temps, la confession secr\u00e8te des p\u00e9ch\u00e9s a \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9e ; \u00e0 toutes les \u00e9poques, elle a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e n\u00e9cessaire pour obtenir le pardon de Dieu. Au V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle de l&rsquo;\u00c9glise, saint Augustin exhorte les fid\u00e8les \u00e0 faire p\u00e9nitence de leurs p\u00e9ch\u00e9s \u00e0 temps, et il en donne la raison en disant que \u00ab <em>si quelqu&rsquo;un arrive \u00e0 la fin de sa vie, il ne sait pas s&rsquo;il pourra encore la recevoir, et il ignore s&rsquo;il pourra encore confesser ses p\u00e9ch\u00e9s \u00e0 Dieu et au pr\u00eatre\u00a0\u00bb<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-27\" href=\"#post-55170-footnote-27\">[27]<\/a><\/sup>. Au III<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, saint Cyprien recommande \u00e9galement aux p\u00e9cheurs de confesser leurs crimes de leur vivant, tant que leur confession peut \u00eatre re\u00e7ue, <em>tant qu&rsquo;ils peuvent obtenir la p\u00e9nitence et le pardon par l&rsquo;interm\u00e9diaire des pr\u00eatres<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-28\" href=\"#post-55170-footnote-28\">[28]<\/a><\/sup>. Peu avant, Orig\u00e8ne comparait le p\u00e9cheur \u00e0 celui qui souffre d&rsquo;une forte indigestion et disait que<em> s&rsquo;il ne voulait pas \u00e9touffer<\/em>,<em> il devait se d\u00e9barrasser de son p\u00e9ch\u00e9 en le confessant au m\u00e9decin spirituel, c&rsquo;est-\u00e0-dire au pr\u00eatre<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-29\" href=\"#post-55170-footnote-29\">[29]<\/a><\/sup>. &#8211; Pour toutes ces raisons, l&rsquo;\u00c9glise r\u00e9unie au concile de Trente condamna comme h\u00e9r\u00e9tiques ceux qui nient l&rsquo;institution divine et la n\u00e9cessit\u00e9 de la confession<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-30\" href=\"#post-55170-footnote-30\">[30]<\/a><\/sup>. Ainsi, riches et pauvres, serviteurs et ma\u00eetres, rois, monarques, empereurs, pr\u00eatres, \u00e9v\u00eaques, les papes eux-m\u00eames, tous doivent s&rsquo;incliner devant un pr\u00eatre pour obtenir le pardon des fautes qu&rsquo;ils ont commises apr\u00e8s leur bapt\u00eame.<\/p>\n<p>2. La confession a non seulement l&rsquo;avantage de nous redonner la gr\u00e2ce de Dieu lorsque nous l&rsquo;avons perdue, mais aussi de l&rsquo;accro\u00eetre lorsque nous la fr\u00e9quentons avec des p\u00e9ch\u00e9s v\u00e9niels seulement. Elle nous apporte encore d&rsquo;autres avantages : elle emp\u00eache le vice de s&rsquo;enraciner dans notre c\u0153ur ; elle diminue les p\u00e9ch\u00e9s, en nous donnant la force d&rsquo;en \u00e9viter beaucoup, graves et l\u00e9gers ; elle rend notre \u00e2me toujours plus belle aux yeux de Dieu. C&rsquo;est pourquoi saint Bernard nous exhorte en ces termes : \u00ab Aime la confession, si tu veux para\u00eetre beau devant Dieu : <em>ama confessionem si affectas decorem\u00a0\u00bb<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-31\" href=\"#post-55170-footnote-31\">[31]<\/a><\/sup>. La confession nous procure \u00e9galement une paix parfaite de conscience. Gr\u00e2ce \u00e0 la confession, nous recevons de sages conseils d&rsquo;un fid\u00e8le ami de l&rsquo;\u00e2me, une plus grande force pour combattre et vaincre le d\u00e9mon, une plus grande confiance pour le jour de la mort, des m\u00e9rites plus grands pour le ciel.<\/p>\n<p>Compte tenu des nombreux avantages spirituels, chaque chr\u00e9tien doit s&rsquo;efforcer de s&rsquo;approcher souvent de ce sacrement, car pour profiter des bienfaits mentionn\u00e9s, il ne suffit pas de s&rsquo;en approcher une fois par an, ou rarement. Si quelqu&rsquo;un ne se lavait qu&rsquo;une ou deux fois par an, oh combien son visage deviendrait laid et difforme ! S&rsquo;il ne nettoyait ses v\u00eatements qu&rsquo;une ou deux fois par an, il d\u00e9gagerait certainement une odeur \u00e9pouvantable. Il en va de m\u00eame pour l&rsquo;\u00e2me de celui qui se confesse rarement. C&rsquo;est pourquoi, \u00f4 mon lecteur, effor\u00e7ons-nous de nous en approcher \u00e0 toutes les solennit\u00e9s de Notre-Seigneur et de la Bienheureuse Vierge, et mieux encore tous les quinze jours, ou une fois par mois comme le recommandent tous les cat\u00e9chismes, ou tous les huit jours, selon le conseil de saint Philippe N\u00e9ri. &#8211; Certains diront : \u00ab Je voudrais me confesser souvent, mais mes affaires m&rsquo;en emp\u00eachent. \u00bb C&rsquo;est une excuse vaine, c&rsquo;est une tromperie du d\u00e9mon. C&rsquo;est une excuse vaine, car pour te confesser, tu pourrais choisir les jours f\u00e9ri\u00e9s, pendant lesquels les affaires temporelles doivent n\u00e9cessairement \u00eatre mises de c\u00f4t\u00e9. Cela \u00e9tant dit, il est impossible qu&rsquo;un chr\u00e9tien ne puisse pas trouver de temps en temps au moins une heure pendant les jours f\u00e9ri\u00e9s pour accomplir un acte d&rsquo;un si grand avantage. C&rsquo;est encore une <em>tromperie du d\u00e9mon, <\/em>car la premi\u00e8re, la plus importante, voire la seule affaire, est celle de te sauver. Oh ! s&rsquo;\u00e9crie le Seigneur, <em>\u00e0 quoi sert \u00e0 l&rsquo;homme de gagner le monde entier, s&rsquo;il perd son \u00e2me<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-32\" href=\"#post-55170-footnote-32\">[32]<\/a><\/sup> ?<\/p>\n<p>3. Le d\u00e9mon, ennemi de toutes les \u0153uvres saintes, lorsqu&rsquo;il ne parvient pas \u00e0 nous \u00e9loigner de la confession, s&rsquo;efforce de nous y amener sans les dispositions n\u00e9cessaires, afin que nous n&rsquo;en tirions que peu ou pas d&rsquo;avantage. C&rsquo;est pourquoi, \u00f4 pieux chr\u00e9tien, mets en pratique les deux conseils suivants, que je consid\u00e8re comme de la plus haute importance.<\/p>\n<p>1. Lors de chacune de tes confessions pense qu\u2019elle pourrait \u00eatre la derni\u00e8re de ta vie. Crois-moi, cher lecteur, un grand nombre de chr\u00e9tiens se confessent, mais ils se confessent mal. Sainte Th\u00e9r\u00e8se a eu une terrible vision \u00e0 ce sujet. Dieu lui a montr\u00e9 la multitude d&rsquo;\u00e2mes qui se pr\u00e9sentaient devant le tribunal divin pour \u00eatre jug\u00e9es, et elle a vu, dit-elle, que ces \u00e2mes tombaient en enfer comme la neige tombe en hiver sur le dos des montagnes. Effray\u00e9e, je demandai la raison de cela, et Dieu r\u00e9pondit que celles-ci allaient \u00e0 la perdition non pas parce qu&rsquo;elles avaient refus\u00e9 de se confesser, mais parce qu&rsquo;elles s&rsquo;\u00e9taient mal confess\u00e9es. C&rsquo;est pourquoi, confesse-toi au cours de ta vie comme si tu \u00e9tais \u00e0 l&rsquo;article de la mort, c&rsquo;est-\u00e0-dire <em>avec contrition <\/em>et <em>sinc\u00e9rit\u00e9, <\/em>en essayant de mettre en pratique les r\u00e9solutions que tu prends dans ta confession.<\/p>\n<p>2. En faisant ton examen, jette toujours un regard sur ta vie pass\u00e9e, et si tu \u00e9prouves quelque trouble de conscience ou si tu as quelque crainte au sujet des confessions d\u00e9j\u00e0 faites, confie-le aussit\u00f4t \u00e0 ton confesseur. Ne remets pas cela \u00e0 plus tard, car tu te mettrais en danger de faire des confessions sacril\u00e8ges, ou du moins de causer un grave pr\u00e9judice \u00e0 ton \u00e2me.<\/p>\n<p>Courage donc, d\u00e9vot de Marie, observe ce que je t&rsquo;ai dit, et lorsque tu t&rsquo;approches de ce sacrement de mis\u00e9ricorde, souviens-toi de prier Marie afin qu&rsquo;elle t&rsquo;obtienne un v\u00e9ritable repentir de tes fautes et une ferme r\u00e9solution de fuir toujours et partout le p\u00e9ch\u00e9 et les occasions de p\u00e9cher. En agissant ainsi, tu te rendras toujours plus cher \u00e0 cette Reine du ciel, et tu acquerras \u00e0 chaque confession une augmentation de gr\u00e2ce sur terre et une augmentation de gloire au ciel.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; Je me pr\u00e9parerai \u00e0 faire une bonne confession en l&rsquo;honneur de Marie, et si le confesseur en voit la n\u00e9cessit\u00e9, je ferai \u00e9galement une confession g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452331\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261135\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Marie Auxiliatrice fait sentir partout les doux effets de sa puissance et de son amour maternel. Le 26 juillet 1868, une personne \u00e9crivait depuis l&rsquo;Autriche le r\u00e9cit suivant.<\/p>\n<p>Il y a quelques jours, prise de peur, j&rsquo;ai invoqu\u00e9 l&rsquo;aide de Marie Auxiliatrice en faveur de mon gendre, et maintenant je ne sais pas comment la remercier. Apr\u00e8s une grave maladie, le malade \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;article de la mort. Il a re\u00e7u les saints sacrements de mani\u00e8re exemplaire et a fait preuve de la r\u00e9signation et de la force d&rsquo;un vrai chr\u00e9tien agonisant. Mais ma fille, moi-m\u00eame et toute la famille \u00e9tions terrifi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de le perdre. Dans cette terrible \u00e9preuve, nous avons commenc\u00e9 une neuvaine en l&rsquo;honneur de Marie Auxiliatrice, notre seul espoir. Le 18, nous avons commenc\u00e9 cette neuvaine m\u00e9morable et j&rsquo;ai mis au cou du malade la prodigieuse m\u00e9daille de Marie Auxiliatrice. Chose incroyable, le jour m\u00eame, le malade a repris tant de forces et son \u00e9tat s&rsquo;est tellement am\u00e9lior\u00e9 que les m\u00e9decins l&rsquo;ont jug\u00e9 hors de danger. Aujourd&rsquo;hui (26 juillet), le malade parle, rit, plaisante et a d\u00e9j\u00e0 pu reprendre des forces en buvant et en mangeant divers aliments. Que le nom de Marie Auxiliatrice soit donc b\u00e9ni, exalt\u00e9 et invoqu\u00e9 par tous et en tout lieu, maintenant et toujours.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement susmentionn\u00e9, nous ajoutons celui qui s&rsquo;est produit \u00e0 Huete, en Espagne, le 29 mai 1867. Une pauvre m\u00e8re avait un petit gar\u00e7on de sept ans qui, trois mois auparavant, avait compl\u00e8tement perdu la vue \u00e0 la suite de la variole. Apr\u00e8s avoir tent\u00e9 en vain tous les rem\u00e8des et n&rsquo;esp\u00e9rant plus rien des rem\u00e8des humains, elle pla\u00e7a toute sa confiance dans la protection de Marie Auxiliatrice. Conduisant le petit aveugle par la main, elle se rendit ce jour-l\u00e0 \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise. Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre confess\u00e9e, elle se prosterna en pleurant aux pieds de l&rsquo;image de Marie et dit \u00e0 l&rsquo;enfant : \u00ab Mon fils, recommande-toi \u00e0 Notre-Dame Auxiliatrice et demande-lui de te gu\u00e9rir et de te rendre la vue. \u00bb<\/p>\n<p>Ob\u00e9issant \u00e0 l&rsquo;invitation de sa m\u00e8re, le petit gar\u00e7on se mit \u00e0 prier en disant : \u00ab Vierge Auxiliatrice, gu\u00e9ris mes petits yeux. \u00bb \u00c0 peine eut-il prononc\u00e9 ces mots qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9cria : \u00ab Maman, maman, je vois l&rsquo;image de la Sainte Vierge. Oh ! comme elle est belle\u00a0! Je te vois aussi, et je vois mes petites mains.\u00a0\u00bb La gr\u00e2ce \u00e9tant faite, la m\u00e8re, folle de joie, \u00e9clata en sanglots, accompagn\u00e9e de toutes les personnes pr\u00e9sentes ; elle remercia \u00e0 haute voix sa Lib\u00e9ratrice et annon\u00e7a partout sa bont\u00e9 et sa puissance<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-33\" href=\"#post-55170-footnote-33\">[33]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261136\"><\/a>CINQUIEME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452333\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261137\"><\/a>Communion fr\u00e9quente<\/h2>\n<p>1. L&rsquo;amour que J\u00e9sus-Christ porte aux hommes est tr\u00e8s tendre.<\/p>\n<p>Tout au long de sa vie mortelle, par ses paroles et ses actes, il a fait savoir que les hommes sont la joie de son c\u0153ur : <em>deliciae meae esse cum filiis hominum<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-34\" href=\"#post-55170-footnote-34\">[34]<\/a><\/sup>. Malgr\u00e9 tout ce qu&rsquo;il avait d\u00e9j\u00e0 accompli, son c\u0153ur n&rsquo;\u00e9tait pas encore satisfait. Il a voulu accomplir un miracle que l&rsquo;on peut appeler le r\u00e9sum\u00e9 de tous ses miracles : <em>memoriam fecit mirabilium suorum<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-35\" href=\"#post-55170-footnote-35\">[35]<\/a><\/sup>. Dans son infinie sagesse, il trouva le moyen de se lier \u00e0 nous dans une union ineffable, de venir en nous avec son Corps, son Sang, son \u00c2me et sa Divinit\u00e9, d&rsquo;unir \u00e0 lui notre corps et notre \u00e2me si \u00e9troitement au point de plus faire qu&rsquo;un avec lui et presque un seul et m\u00eame corps<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-36\" href=\"#post-55170-footnote-36\">[36]<\/a><\/sup>. Il a trouv\u00e9 le moyen de se faire manger par nous sans cesser de vivre glorieux et immortel : <em>Escam dedit timentibus se<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-37\" href=\"#post-55170-footnote-37\">[37]<\/a><\/sup>. Comment ? Par l&rsquo;institution admirable de la Sainte Eucharistie.<\/p>\n<p>2. Notre bon J\u00e9sus, lors de la derni\u00e8re C\u00e8ne, apr\u00e8s avoir dit \u00e0 ses ap\u00f4tres <em>qu&rsquo;il avait d\u00e9sir\u00e9 ce moment <\/em>avec <em>le<\/em> <em>plus<\/em> <em>vif d\u00e9sir<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-38\" href=\"#post-55170-footnote-38\">[38]<\/a><\/sup> ; apr\u00e8s leur avoir rappel\u00e9 les promesses d\u00e9j\u00e0 faites de leur donner \u00e0 manger et \u00e0 boire sa Chair et son Sang<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-39\" href=\"#post-55170-footnote-39\">[39]<\/a><\/sup>, leur explique comment il avait trouv\u00e9 le moyen de satisfaire ses d\u00e9sirs. Il prend donc le pain, l\u00e8ve les yeux vers le ciel, le b\u00e9nit, le rompt et le tend \u00e0 ses disciples en pronon\u00e7ant ces paroles v\u00e9n\u00e9rables : \u00ab Prenez et mangez : <em>ceci est mon Corps \u00bb. <\/em>\u00c0 ces mots, ce pain cesse d&rsquo;\u00eatre du pain pour faire place au Corps r\u00e9el de J\u00e9sus-Christ. Devant ce prodige inou\u00ef, les anges se regardent avec \u00e9tonnement et \u00e9merveillement ; les ap\u00f4tres, remplis de foi et \u00e9mus jusqu&rsquo;aux larmes, ob\u00e9issent \u00e0 l&rsquo;invitation du bon Ma\u00eetre, prennent et mangent cette nourriture divine, se rapprochent plus intimement de J\u00e9sus et jouissent pour la premi\u00e8re fois d&rsquo;une consolation jusqu&rsquo;alors inconnue.<\/p>\n<p>J\u00e9sus prend ensuite le calice, y verse du vin, le b\u00e9nit et le leur tend en disant : \u00ab Prenez et buvez-en tous : <em>ceci est mon Sang<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-40\" href=\"#post-55170-footnote-40\">[40]<\/a><\/sup> \u00bb. \u00c0 ce moment-l\u00e0, le vin cesse d&rsquo;\u00eatre du vin et devient le Sang pr\u00e9cieux de J\u00e9sus-Christ. Mais J\u00e9sus n&rsquo;est pas encore satisfait d&rsquo;avoir fait un tel don \u00e0 ses ap\u00f4tres et de s&rsquo;\u00eatre ainsi \u00e9troitement uni \u00e0 eux. Il aspire encore \u00e0 s&rsquo;unir \u00e0 toutes les \u00e2mes qui, de si\u00e8cle en si\u00e8cle et en tous lieux sur la terre, croiront en lui et l&rsquo;aimeront tendrement. C&rsquo;est pourquoi, \u00e0 ce moment-l\u00e0, il constitue lui-m\u00eame ses ap\u00f4tres comme pr\u00eatres, leur donne le pouvoir de faire ce qu&rsquo;il a fait lui-m\u00eame, en pronon\u00e7ant sur le pain et le vin ses propres paroles. Il leur commande encore de cr\u00e9er d&rsquo;autres pr\u00eatres dot\u00e9s du m\u00eame pouvoir, afin qu&rsquo;ils se succ\u00e8dent les uns aux autres jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du monde, afin que, par leur minist\u00e8re multipli\u00e9 en tous temps et en tous lieux, il puisse s&rsquo;unir \u00e0 toutes les \u00e2mes et trouver en elles ses d\u00e9lices ; <em>hoc facite in meam commemorationem, <\/em>faites ceci en m\u00e9moire de moi. \u00d4 don ineffable ! C&rsquo;est \u00e0 juste titre que le concile de Trente a dit que J\u00e9sus-Christ, en instituant ce sacrement, a pour ainsi dire \u00e9puis\u00e9 toutes les richesses de son amour divin pour les hommes : <em>Sacramentum hoc instituit, in quo divitias divini sui erga homines amoris velut effudit<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-41\" href=\"#post-55170-footnote-41\">[41]<\/a><\/sup>. En se donnant tout entier pour notre nourriture, dit saint Augustin, J\u00e9sus a donn\u00e9 tout ce qu&rsquo;il pouvait donner en tant que tout-puissant ; tout ce qu&rsquo;il savait donner en tant que tr\u00e8s sage ; il a donn\u00e9 tout ce qu&rsquo;il poss\u00e9dait en tant qu&rsquo;infiniment riche<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-42\" href=\"#post-55170-footnote-42\">[42]<\/a><\/sup>. Mais pourquoi nous faire un don si grand ? Parce que l&rsquo;amour de J\u00e9sus ne conna\u00eet pas de limites. Oh ! amour incompr\u00e9hensible ! \u00d4 bon J\u00e9sus, je vous admire, je vous remercie, je vous adore.<\/p>\n<p>3. Ce qui poussa J\u00e9sus-Christ \u00e0 instituer ce sacrement divin fut son grand d\u00e9sir de s&rsquo;unir \u00e9troitement \u00e0 nous pour nous enrichir de gr\u00e2ces et sauver nos \u00e2mes. Afin de nous inciter \u00e0 le recevoir fr\u00e9quemment dans la sainte communion, il nous fit de grandes promesses. Il a promis le paradis \u00e0 ceux qui le recevraient ; il a promis la vie \u00e9ternelle, une r\u00e9surrection glorieuse \u00e0 la fin du monde : \u00ab <em>Je suis le pain descendu du ciel, <\/em>dit-il, <em>celui qui mange de ce pain, qui est ma chair, vivra \u00e9ternellement, et je le ressusciterai au dernier jour <\/em>\u00bb (<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-43\" href=\"#post-55170-footnote-43\">[43]<\/a><\/sup>). Et afin que personne ne refuse de s&rsquo;approcher de cette table c\u00e9leste, il en est venu \u00e0 menacer de mort \u00e9ternelle ceux qui s&rsquo;en seraient tenus \u00e9loign\u00e9s : \u00ab <em>Amen, amen, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l&rsquo;homme et ne buvez son sang, vous n&rsquo;aurez pas la vie en vous <\/em>\u00bb<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-44\" href=\"#post-55170-footnote-44\">[44]<\/a><\/sup>. Venez \u00e0 moi, tous, continue ce tendre P\u00e8re, venez \u00e0 moi, vous tous qui \u00eates fatigu\u00e9s et opprim\u00e9s, et je vous soulagerai. <em>Venez tous \u00e0 moi, <\/em>poursuit ce tendre P\u00e8re,<em> venez \u00e0 moi, vous tous qui \u00eates fatigu\u00e9s et opprim\u00e9s, et je vous soulagerai<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-45\" href=\"#post-55170-footnote-45\">[45]<\/a><\/sup>. Venez, vous qui \u00eates justes et innocents, et je vous donnerai la pers\u00e9v\u00e9rance ; venez aussi, vous, les p\u00e9cheurs, pourvu que vous soyez repentis de vos p\u00e9ch\u00e9s, r\u00e9solus \u00e0 ne plus les commettre, et je vous accueillerai moi aussi comme un tendre p\u00e8re, <em>venite ad me omnes, et ego reficiam vos. <\/em>Pouvait-il en dire davantage pour nous montrer son d\u00e9sir d&rsquo;\u00eatre re\u00e7u dans la sainte Communion ? Marie, qui conna\u00eet profond\u00e9ment le c\u0153ur de J\u00e9sus, aspire ardemment, elle aussi, \u00e0 voir ses fid\u00e8les souvent assis \u00e0 la table des anges. Apr\u00e8s son Ascension au ciel, elle en donna le conseil et l&rsquo;exemple aux premiers chr\u00e9tiens qui, marchant sur ses traces, s&rsquo;approchaient chaque jour de la sainte Communion ; <em>erant perseverantes in communicatione fractionis panis<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-46\" href=\"#post-55170-footnote-46\">[46]<\/a><\/sup>. La Communion fr\u00e9quente \u00e9tait le d\u00e9sir, le soutien et la plus douce consolation des fid\u00e8les au temps des pers\u00e9cutions sanglantes. \u00c0 cette occasion, l&rsquo;\u00c9glise leur permettait m\u00eame d&#8217;emporter chez eux, dans une pr\u00e9cieuse petite bo\u00eete, une hostie consacr\u00e9e, afin que, s&rsquo;ils risquaient d&rsquo;\u00eatre captur\u00e9s par leurs bourreaux et conduits au martyre, ils puissent communier par eux-m\u00eames. Tous les saints ont toujours recommand\u00e9 et fr\u00e9quent\u00e9 la sainte Communion.<\/p>\n<p>La sainte \u00c9glise a toujours encourag\u00e9 les fid\u00e8les \u00e0 communier fr\u00e9quemment. Voici les paroles prononc\u00e9es par le concile de Trente : \u00ab Il serait hautement souhaitable que chaque fid\u00e8le chr\u00e9tien se maintienne dans un \u00e9tat de conscience tel qu&rsquo;il puisse communier chaque fois qu&rsquo;il assiste \u00e0 la sainte messe<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-47\" href=\"#post-55170-footnote-47\">[47]<\/a><\/sup> \u00bb. Enfin, pour encourager les chr\u00e9tiens \u00e0 se confesser et \u00e0 communier fr\u00e9quemment, le pape Cl\u00e9ment XIII accorde \u00e0 tous ceux qui ont la louable habitude de se confesser chaque semaine l&rsquo;indulgence pl\u00e9ni\u00e8re chaque fois qu&rsquo;ils communient.<\/p>\n<p>Si donc J\u00e9sus-Christ a institu\u00e9 la communion pour nous, s&rsquo;il d\u00e9sire ardemment que nous la recevions souvent, si les premiers chr\u00e9tiens par leur exemple, si Marie par ses conseils, et si l&rsquo;\u00c9glise catholique par son autorit\u00e9 nous incitent \u00e0 la communion fr\u00e9quente, voudrions-nous peut-\u00eatre chercher des pr\u00e9textes pour nous en \u00e9loigner ?<\/p>\n<p><em>Pratique <\/em>&#8211; Je m&rsquo;approcherai souvent de la sainte Communion, en particulier pendant les neuvaines et les f\u00eates mariales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452334\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261138\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Vers l&rsquo;an 552 de J\u00e9sus-Christ, un \u00e9v\u00e9nement retentissant concernant la communion eut lieu \u00e0 Constantinople. Dans cette ville, on avait coutume de chercher dans les \u00e9coles des enfants innocents pour leur faire consommer les saintes hosties du Corps de J\u00e9sus-Christ, lorsqu&rsquo;il en restait apr\u00e8s la communion des fid\u00e8les. Un jour, le fils d&rsquo;un verrier juif fut introduit par hasard avec les autres. Interrog\u00e9 par son p\u00e8re sur la raison de son retour tardif \u00e0 la maison, l&rsquo;enfant raconta na\u00efvement ce qu&rsquo;il avait fait et mang\u00e9 avec les enfants chr\u00e9tiens. Furieux, son p\u00e8re se jeta sur lui, l&rsquo;attacha et, sans dire un mot \u00e0 personne, le jeta dans la fournaise o\u00f9 l&rsquo;on fondait le verre. Sa m\u00e8re, qui ignorait ce qui s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9, \u00e9tait inqui\u00e8te et afflig\u00e9e de ne pas voir son cher fils, et elle le cherchait dans toute la ville. Apr\u00e8s trois jours de recherches infructueuses, elle rentra chez elle en pleurant et en criant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, quand, en passant pr\u00e8s de la fournaise, elle entendit le gar\u00e7on r\u00e9pondre \u00e0 ses cris au milieu des flammes. Entre la peur et l&rsquo;espoir, elle court aussit\u00f4t, enfonce la porte, demande de l&rsquo;aide et, \u00e0 la grande stup\u00e9faction de tous, le gar\u00e7on chanceux est sorti sain et sauf. Interrog\u00e9 sur la fa\u00e7on dont il avait pu rester indemne si longtemps dans les flammes, il r\u00e9pondit qu&rsquo;une femme v\u00eatue de pourpre s&rsquo;approchait souvent de lui, lui apportant de l&rsquo;eau pour \u00e9teindre le feu autour de lui et de la bonne nourriture pour apaiser sa faim. Ce prodige \u00e9mut toute la ville. La m\u00e8re et le fils embrass\u00e8rent la religion catholique, et le p\u00e8re, puni pour son crime, fut condamn\u00e9 \u00e0 mort sur ordre de l&#8217;empereur Justinien<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-48\" href=\"#post-55170-footnote-48\">[48]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Si Marie (qui \u00e9tait sans doute cette femme v\u00eatue de pourpre) apporta une aide aussi extraordinaire \u00e0 un enfant qui, sans savoir ce qu&rsquo;il faisait, avait re\u00e7u la sainte Communion, quelles gr\u00e2ces accordera-t-elle \u00e0 ceux qui, avec les dispositions requises, s&rsquo;approchent fr\u00e9quemment de ce divin sacrement ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261139\"><\/a>SIXIEME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri et Filio etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452336\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261140\"><\/a>Pr\u00e9textes oppos\u00e9s \u00e0 la communion fr\u00e9quente et avantages de celle-ci<\/h2>\n<p>1. Le d\u00e9mon avec ses tromperies, le monde avec ses pr\u00e9textes sont ceux qui \u00e9loignent les fid\u00e8les de la communion fr\u00e9quente.<\/p>\n<p>Certains disent : \u00ab <em>Pour communier souvent, il faut \u00eatre saint, or je ne le suis pas<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Je r\u00e9ponds : pour communier souvent, il faut \u00eatre saint ; mais pas n\u00e9cessairement d&rsquo;une saintet\u00e9 parfaite, comme celle des saints les plus illustres et des martyrs ; il suffit d&rsquo;une saintet\u00e9 accessible \u00e0 tous les chr\u00e9tiens, celle qui consiste \u00e0 \u00eatre en \u00e9tat de gr\u00e2ce, \u00e0 avoir la bonne volont\u00e9 de fuir le p\u00e9ch\u00e9 et de servir Dieu. Dieu exige cette saintet\u00e9 de tous, m\u00eame de ceux qui ne communient pas fr\u00e9quemment ; et si tu ne la poss\u00e8des pas, tu dois t&rsquo;efforcer de l&rsquo;acqu\u00e9rir. Si tu la poss\u00e8des d\u00e9j\u00e0, tu es suffisamment saint pour t\u2019approcher de la communion. Mieux encore, si tu poss\u00e8des cette saintet\u00e9 suffisante, tu dois souvent recevoir J\u00e9sus-Christ pour la renforcer et la faire grandir dans ton \u00e2me. \u00c0 cet \u00e9gard, et afin d&rsquo;\u00e9viter d&rsquo;autres tromperies, souviens-toi que la communion n&rsquo;a pas seulement \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par J\u00e9sus-Christ comme <em>r\u00e9compense <\/em>des vertus acquises, mais aussi comme moyen de les acqu\u00e9rir.<\/p>\n<p>Un autre dit : \u00ab <em>Je n&rsquo;ose pas aller \u00e0 la Communion sans me confesser d&rsquo;abord, et je n&rsquo;ai pas le temps de me confesser \u00e0 chaque fois<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 celui-ci, on r\u00e9pond : il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de se confesser chaque fois que l&rsquo;on veut communier. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul cas o\u00f9 il est obligatoire de se confesser avant de recevoir la Sainte Hostie, c&rsquo;est lorsque l&rsquo;on a conscience d&rsquo;avoir commis un p\u00e9ch\u00e9 mortel<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-49\" href=\"#post-55170-footnote-49\">[49]<\/a><\/sup>. Or, les \u00e2mes chr\u00e9tiennes qui s&rsquo;approchent souvent des Saints Sacrements ne tombent jamais, ou tr\u00e8s rarement, dans une faute grave. Pour les p\u00e9ch\u00e9s v\u00e9niels, la confession n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire, et pour les effacer, il suffit de faire un acte de charit\u00e9 ou de contrition, le signe de la Sainte Croix avec de l&rsquo;eau b\u00e9nite, de r\u00e9citer le <em>Pater noster, <\/em>d&rsquo;\u00e9couter avec d\u00e9votion la Sainte Messe, etc. Et m\u00eame si tu avais sur la conscience un p\u00e9ch\u00e9 l\u00e9ger, tu ne devrais pas t&rsquo;angoisser, car l&rsquo;\u00c9glise a d\u00e9clar\u00e9 que la communion pr\u00e9serve du p\u00e9ch\u00e9 mortel et efface les p\u00e9ch\u00e9s v\u00e9niels : <em>quo liberemur a culpis quotidianis, et a mortalibus praeservemur<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-50\" href=\"#post-55170-footnote-50\">[50]<\/a><\/sup>. Cependant, comme une confession bien faite apporte \u00e9galement de nombreuses gr\u00e2ces et aides, il est bon que nous nous en approchions de temps en temps, tous les huit ou quinze jours par exemple.<\/p>\n<p>2. Un autre dira : <em>Je ne ressens aucune ferveur, je suis m\u00eame d\u00e9pourvu de d\u00e9votion<\/em>.<\/p>\n<p>On r\u00e9pondra : pour bien communier et en tirer profit, m\u00eame fr\u00e9quemment, il n&rsquo;est pas du tout n\u00e9cessaire de ressentir de la ferveur ; au contraire, les communions faites dans l&rsquo;aridit\u00e9, mais pour plaire \u00e0 Dieu, sont les plus m\u00e9ritoires. De nombreux saints, comme saint Vincent de Paul et sainte Th\u00e9r\u00e8se, ont \u00e9t\u00e9 sujets au m\u00eame manque de ferveur et aux m\u00eames distractions ; pourtant, ils n&rsquo;ont jamais n\u00e9glig\u00e9 leurs pratiques de pi\u00e9t\u00e9, en particulier la sainte communion. M\u00eame si tu es ti\u00e8de, dit saint Bonaventure, approche-toi avec confiance, car plus tu es malade, plus tu as besoin du m\u00e9decin : <em>Licet tepide, accede fiducialiter, quia quo magis aeger, magis indiges<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-51\" href=\"#post-55170-footnote-51\">[51]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Un autre ajoute : \u00ab <em>Je n&rsquo;ose plus communier souvent, car je retombe toujours dans les m\u00eames fautes\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Mais si tu t&rsquo;abstiens de fr\u00e9quenter la Communion, tu retomberas plus facilement, et peut-\u00eatre dans des fautes plus graves, car en t&rsquo;abstenant du pain des forts, tu augmenteras toujours plus ta langueur, et tu finiras par en mourir. \u00c9coute donc ce que dit saint Ambroise \u00e0 ce sujet : \u00ab Je p\u00e8che tous les jours, j&rsquo;ai donc besoin tous les jours de prendre le rem\u00e8de : <em>quotidie pecco, quotidie remedio indigeo \u00bb<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-52\" href=\"#post-55170-footnote-52\">[52]<\/a><\/sup><\/em>. Il ne faut pas oublier que la communion quotidienne pr\u00e9serve certes des p\u00e9ch\u00e9s mortels, mais ne nous rend pas impeccables. Effor\u00e7ons-nous donc d&rsquo;avoir le c\u0153ur d\u00e9tach\u00e9 du p\u00e9ch\u00e9, une bonne volont\u00e9 d&rsquo;aimer et de servir Dieu, et ne nous troublons pas des d\u00e9fauts quotidiens. La sainte communion nous purifiera peu \u00e0 peu, nous donnant m\u00eame la force d&rsquo;en \u00e9viter une grande partie.<\/p>\n<p>3. Certains ont coutume de dire : \u00ab <em>Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de communier souvent : l&rsquo;\u00c9glise le commande une fois par an<\/em>.<\/p>\n<p>\u00c9coutez la r\u00e9ponse : J\u00e9sus-Christ, Roi du ciel et de la terre ; J\u00e9sus-Christ, Amour, D\u00e9lice de tous les saints, d\u00e9sire que nous communiions souvent. Pourquoi donc chercher \u00e0 savoir si cette fr\u00e9quence est n\u00e9cessaire ou non ? Connaissez-vous et aimez-vous J\u00e9sus ? Alors, satisfaites ses d\u00e9sirs.<\/p>\n<p>Il est vrai que l&rsquo;\u00c9glise commande de communier au moins une fois par an, mais elle n&rsquo;interdit pas de le faire plus souvent, elle le souhaite m\u00eame. Pr\u00eatez attention \u00e0 ce mot \u00ab<em> au moins <\/em>\u00bb, par lequel elle exprime son commandement, et vous comprendrez toujours mieux son intention. L&rsquo;\u00c9glise est comme une m\u00e8re qui sait que son enfant a besoin de manger fr\u00e9quemment pour garder ses forces et ne pas mourir, mais elle ne peut pas l&rsquo;y contraindre. Que fait-elle alors ? Sous peine de sanctions s\u00e9v\u00e8res, elle lui impose de manger au moins une fois de temps en temps, dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;il ait ensuite de l&rsquo;app\u00e9tit, qu&rsquo;il se mette \u00e0 manger plus souvent et qu&rsquo;il reste ainsi en vie. Le commandement de la communion annuelle est donc destin\u00e9 aux paresseux et aux indolents.<\/p>\n<p>Nous devons imiter tant de p\u00e8res et de m\u00e8res de famille, de serviteurs et de servantes, tant d&rsquo;artisans et de paysans qui transpirent toute la journ\u00e9e \u00e0 leur travail ; qui se l\u00e8vent t\u00f4t le matin, vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, communient, rendent gr\u00e2ce comme il se doit, puis rentrent chez eux pour vaquer \u00e0 leurs occupations sans que rien ne vienne les perturber. Ne pourrions-nous pas faire comme eux ?<\/p>\n<p>Mais quelle r\u00e8gle peux-tu suivre pour fr\u00e9quenter la Communion ? Pose cette question \u00e0 ton confesseur, qui ne pourra que te donner de sages conseils. Rares sont les chr\u00e9tiens \u00e0 qui l&rsquo;on ne peut conseiller et permettre la Communion chaque semaine. Saint Philippe N\u00e9ri recommandait de se confesser tous les huit jours et de communier encore plus souvent selon les conseils du directeur spirituel. L&rsquo;Eucharistie, dit saint Augustin \u00e0 ce sujet, est le pain quotidien ; recevez-la donc chaque jour, afin qu&rsquo;elle vous soit profitable chaque jour. Vivez cependant de telle mani\u00e8re que vous puissiez la recevoir chaque jour. Saint Thomas ajoute : \u00ab Quand quelqu&rsquo;un sait par exp\u00e9rience que la communion quotidienne fait grandir dans son c\u0153ur l&rsquo;amour de Dieu, il doit communier chaque jour \u00bb<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-53\" href=\"#post-55170-footnote-53\">[53]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce que faisait \u00e9galement la Tr\u00e8s Sainte Vierge apr\u00e8s l&rsquo;Ascension de son Fils au ciel. Elle assistait chaque jour \u00e0 la sainte messe, que lui disait principalement l&rsquo;ap\u00f4tre Jean, et recevait ensuite des mains de celui-ci son bien-aim\u00e9 J\u00e9sus.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; Je fixerai quelques jours de la semaine ou du mois pour faire la sainte Communion en l&rsquo;honneur de Marie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452337\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261141\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Les gr\u00e2ces obtenues en faisant une neuvaine en l&rsquo;honneur de Marie Auxiliatrice et en s&rsquo;approchant de la sainte Communion pour la rendre plus agr\u00e9able et plus efficace sont innombrables. Voici un fait qui le prouve de mani\u00e8re \u00e9vidente. Le 8 ao\u00fbt 1858, on \u00e9crivait depuis Carignano ce qui suit : \u00ab Cela faisait maintenant cinq mois que ma m\u00e8re souffrait de maux de t\u00eate tr\u00e8s aigus. Parfois, elle se sentait tellement oppress\u00e9e qu&rsquo;elle perdait l&rsquo;usage de ses facult\u00e9s intellectuelles et sombrait dans le d\u00e9lire. Dans cet \u00e9tat mis\u00e9rable, tant\u00f4t elle pleurait, tant\u00f4t elle soupirait, tant\u00f4t elle nous invitait, nous les membres de la famille, \u00e0 l&rsquo;aider en lui apportant un peu de r\u00e9confort. Il ne restait plus qu&rsquo;\u00e0 recourir avec confiance \u00e0 Marie Auxiliatrice, comme l&rsquo;avaient fait d&rsquo;autres parents et amis. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 de faire une neuvaine que nous avons rapidement commenc\u00e9e en nous approchant des saints sacrements de la confession et de la communion. C&rsquo;\u00e9tait le 24 juin. \u00c0 partir de ce jour, ma m\u00e8re a connu une telle am\u00e9lioration qu&rsquo;on pouvait dire qu&rsquo;elle \u00e9tait gu\u00e9rie. La neuvaine n&rsquo;\u00e9tait pas encore termin\u00e9e qu&rsquo;elle avait d\u00e9j\u00e0 retrouv\u00e9 une sant\u00e9 parfaite. Invit\u00e9 par ma m\u00e8re, ma famille, mes voisins et d&rsquo;autres personnes sages et influentes, je m&#8217;empresse d&rsquo;exprimer notre gratitude commune au Seigneur par le pr\u00e9sent r\u00e9cit, en priant pour qu&rsquo;il soit publi\u00e9, afin que la puissance de Marie, secours des chr\u00e9tiens, soit connue et invoqu\u00e9e partout<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-54\" href=\"#post-55170-footnote-54\">[54]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261142\"><\/a>SEPTIEME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452339\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261143\"><\/a>La Sainte Messe<\/h2>\n<p>1. Veux-tu savoir, \u00f4 pieux chr\u00e9tien, ce qu&rsquo;est la messe ? La Sainte Messe est la plus grande action qu\u2019on puisse accomplir en ce monde ; c&rsquo;est l&rsquo;acte le plus sublime et le plus excellent en soi, le plus agr\u00e9able \u00e0 Dieu, le plus avantageux pour nous. La messe est la continuation et le renouvellement de ce que J\u00e9sus-Christ a fait lors de la derni\u00e8re C\u00e8ne, lorsqu&rsquo;il a chang\u00e9 le pain en son Corps et le vin en son Sang pr\u00e9cieux par sa parole toute-puissante. Le soir de la veille de sa mort, J\u00e9sus a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 avec ses ap\u00f4tres la premi\u00e8re messe, en ordonnant qu&rsquo;elle soit renouvel\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du monde : <em>Hoc facite in meam commemorationem. <\/em>&#8211; La Sainte Messe, en plus d&rsquo;\u00eatre la continuation et le renouvellement du merveilleux miracle accompli en cette soir\u00e9e m\u00e9morable, est aussi la continuation et le renouvellement du sacrifice de la croix, que J\u00e9sus-Christ a fait de tout son \u00eatre pour apaiser la justice divine, indign\u00e9e contre nous, pour nous fermer l&rsquo;enfer et nous ouvrir les portes du Paradis. Oui, l\u00e0, sur l&rsquo;autel, se trouvent le corps, le sang, l\u2019\u00e2me et la divinit\u00e9 de J\u00e9sus-Christ, rendus pr\u00e9sents par les paroles de la cons\u00e9cration prononc\u00e9es par le pr\u00eatre sur le pain et le vin ; et l\u00e0, comme au Calvaire, J\u00e9sus se trouve en train de s&rsquo;offrir en victime au P\u00e8re \u00e9ternel pour notre salut. Il existe une seule diff\u00e9rence, non pas dans la substance, mais seulement dans la mani\u00e8re, entre le sacrifice de la croix et celui de l&rsquo;autel\u00a0: alors que celui-l\u00e0 \u00e9tait sanglant, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec effusion de sang, celui-ci est sans effusion de sang. Mais la victime est la m\u00eame, et la valeur est \u00e9gale. Ainsi, lors de la c\u00e9l\u00e9bration de la sainte messe, on repr\u00e9sente ce que tout J\u00e9rusalem a vu le Vendredi saint, ce que les Juifs ont vu, ce que Marie a contempl\u00e9 avec douleur au pied de la croix au milieu de tant de souffrances, ce qui a fait obscurcir le soleil, trembler la terre, se fendre les montagnes ; ce qui, en somme, nous a ferm\u00e9 l&rsquo;enfer et nous a ouvert les portes du Paradis, c&rsquo;est-\u00e0-dire J\u00e9sus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, mort sur la croix pour notre salut. Oh qui peut expliquer l&rsquo;excellence de la messe ? Les anges eux-m\u00eames en sont incapables et se taisent, pleins de r\u00e9v\u00e9rence.<\/p>\n<p>2. Le sacrifice de la messe \u00e9tant identique \u00e0 celui de la croix, il s&rsquo;ensuit qu&rsquo;une seule messe rend \u00e0 Dieu un hommage, une louange et une gloire sup\u00e9rieurs \u00e0 tous les hommages, honneurs et louanges qui lui ont \u00e9t\u00e9 et lui seront rendus par les anges du ciel et par les hommes sur terre jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du monde. Cela fait maintenant six mille ans qu&rsquo;il y a dans le monde des \u00e2mes pieuses et saintes. Qui peut dire l&rsquo;honneur qu&rsquo;elles ont rendu \u00e0 Dieu pendant tout ce temps par leur adoration ? Cela fait plus de mille huit cents ans que J\u00e9sus-Christ a ouvert les portes du ciel et y a introduit les \u00e2mes des justes d\u2019autrefois, et depuis lors, il continue chaque jour \u00e0 y rassembler les bons qui quittent cette vie. Combien de louanges tous ces esprits bienheureux ont-ils d\u00e9j\u00e0 rendues \u00e0 Dieu ! Ajoutons \u00e0 cela les hommages, les louanges, les adorations que les neuf ch\u0153urs des esprits c\u00e9lestes, les Ch\u00e9rubins, les S\u00e9raphins, les Vertus, les Principaut\u00e9s, les Puissances, les Tr\u00f4nes, les Dominations, les Archanges, les Anges, ont d\u00e9j\u00e0 rendus et rendront encore \u00e0 Dieu. Ajoutons-y encore les louanges de tous les saints qui ont \u00e9t\u00e9 et qui seront, des patriarches, des proph\u00e8tes, des ap\u00f4tres, des martyrs, des confesseurs, des vierges et de tous les justes. Quel honneur sublime ! Quelle gloire immense pour Dieu ! Et pourtant, sup\u00e9rieur \u00e0 tout cela est l&rsquo;honneur et la gloire que rend \u00e0 Dieu une seule messe. Et pourquoi ? Parce que tous ces esprits ang\u00e9liques, tous ces saints \u00e9tant des cr\u00e9atures finies, l&rsquo;honneur qu&rsquo;ils rendent \u00e0 Dieu par leurs adorations et leurs louanges ne peut d\u00e9passer les limites de la cr\u00e9ation et du fini. En revanche, dans la sainte messe, celui qui adore, honore et glorifie Dieu, c&rsquo;est J\u00e9sus-Christ, Dieu lui-m\u00eame, et donc l&rsquo;honneur et la gloire qu&rsquo;il lui rend ont une valeur infinie. Oh alors, pourquoi craindre de ne pas savoir louer et honorer Dieu comme il convient par nos pri\u00e8res ? C\u00e9l\u00e9brons ou \u00e9coutons au moins avec d\u00e9votion la sainte messe, et nous serons s\u00fbrs d&rsquo;honorer et de glorifier Dieu autant que notre devoir l&rsquo;exige et que sa Majest\u00e9 infinie l&rsquo;exige.<\/p>\n<p>3. Mais si, d&rsquo;une part, la sainte messe rend \u00e0 Dieu un honneur infini, d&rsquo;autre part, elle nous apporte toutes sortes de biens. Elle est le canal myst\u00e9rieux par lequel J\u00e9sus-Christ nous applique les fruits de sa passion et de sa mort, et nous communique toutes les gr\u00e2ces qu&rsquo;il nous a m\u00e9rit\u00e9es. Elle est l&rsquo;arc-en-ciel de la paix qui apaise la col\u00e8re de Dieu ; elle est la cl\u00e9 d&rsquo;or qui nous ouvre les tr\u00e9sors de toutes les b\u00e9n\u00e9dictions c\u00e9lestes : <em>omni benedictione coelesti et gratia repleamur, <\/em>comme l&rsquo;exprime l&rsquo;\u00c9glise dans la c\u00e9l\u00e9bration de la sainte messe. Le sacrifice de la messe est propitiatoire, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il nous rend Dieu propice, m\u00eame s&rsquo;il est courrouc\u00e9 par nos p\u00e9ch\u00e9s, et le fait renoncer, pour ainsi dire, aux \u00e9clairs qu&rsquo;il s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 d\u00e9charger sur nos t\u00eates. Combien de p\u00e9cheurs ont re\u00e7u le don de la p\u00e9nitence et de la conversion pour avoir fait c\u00e9l\u00e9brer ou pour avoir \u00e9cout\u00e9 avec d\u00e9votion la sainte messe ! C&rsquo;est \u00e0 juste titre que l&rsquo;\u00c9glise nous enseigne que, apais\u00e9 par la sainte messe, Dieu accorde la gr\u00e2ce et le don de la p\u00e9nitence, et pardonne les crimes et les p\u00e9ch\u00e9s, m\u00eame les plus graves : <em>Huius quippe oblatione placatus Dominus, et gratiam et donum poenitentiae concedens, crimina et peccata, etiam ingentia, dimittit<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-55\" href=\"#post-55170-footnote-55\">[55]<\/a><\/sup>. Pour les justes, le sacrifice de l&rsquo;autel, outre les fautes v\u00e9nielles, efface \u00e9galement la peine temporelle due \u00e0 leurs p\u00e9ch\u00e9s.<\/p>\n<p>De plus, la sainte messe nous procure non seulement des biens spirituels, mais aussi temporels, lorsqu&rsquo;ils sont utiles \u00e0 la sant\u00e9 de l&rsquo;\u00e2me. <em>Per auditionem Missae, <\/em>dit saint Gr\u00e9goire le Grand, <em>homo liberatur a multis malis et periculis. <\/em>Ainsi, gr\u00e2ce \u00e0 ce saint sacrifice, les malades obtiennent la gu\u00e9rison, les pauvres abandonn\u00e9s re\u00e7oivent l&rsquo;aide dont ils ont besoin, et toutes sortes de personnes afflig\u00e9es voient s&rsquo;\u00e9loigner les maux qui assaillent continuellement leur vie. Saint Augustin raconte les nombreuses faveurs temporelles obtenues \u00e0 son \u00e9poque gr\u00e2ce \u00e0 la messe, et ajoute que celui qui l&rsquo;\u00e9coute avec d\u00e9votion ne p\u00e9rira pas d&rsquo;une mauvaise mort : <em>Qui Missam devote audierit, subitanea morte non peribit. <\/em>Et saint L\u00e9onard de Port-Maurice s&rsquo;exclame : \u00ab Je crois que sans la sainte messe, le monde aurait d\u00e9j\u00e0 sombr\u00e9 \u00e0 cause de ses iniquit\u00e9s. La messe est le puissant soutien qui le maintient debout<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-56\" href=\"#post-55170-footnote-56\">[56]<\/a><\/sup>. \u00bb<\/p>\n<p>Ce sacrifice sacr\u00e9 profite \u00e9galement aux \u00e2mes du purgatoire ; c&rsquo;est m\u00eame le moyen le plus efficace pour soulager ces \u00e2mes de leurs souffrances, r\u00e9duire la dur\u00e9e de leur exil et les introduire plus rapidement dans le royaume bienheureux<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-57\" href=\"#post-55170-footnote-57\">[57]<\/a><\/sup>. Nous ferons donc une chose tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 Marie si, en \u00e9coutant souvent la sainte messe, nous en appliquons les m\u00e9rites aux \u00e2mes du purgatoire qui, dans leur vie mortelle, ont \u00e9t\u00e9 plus d\u00e9vou\u00e9es \u00e0 cette auguste Reine du ciel.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; J&rsquo;\u00e9couterai avec d\u00e9votion la sainte messe tous les jours f\u00e9ri\u00e9s, et m\u00eame les jours ouvrables, si les devoirs de mon \u00e9tat me le permettent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452340\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261144\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>En 1868, une dame de Milan fut frapp\u00e9e d&rsquo;une paralysie qui la laissa pour morte, avec la menace de nouvelles crises. R\u00e9duite ainsi \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame limite de la vie, ses proches, anim\u00e9s par d&rsquo;autres faits qu&rsquo;ils avaient entendus raconter, et n&rsquo;esp\u00e9rant plus aucun r\u00e9confort de la part des hommes, firent appel \u00e0 l&rsquo;aide du Ciel, \u00e0 la protection de Marie, Secours des chr\u00e9tiens. \u00c0 cette fin, ils demand\u00e8rent les pri\u00e8res sp\u00e9ciales qui sont habituellement r\u00e9cit\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9glise de Marie Auxiliatrice \u00e0 Turin dans les cas graves, et il fut d\u00e9cid\u00e9 que le lendemain, la messe serait c\u00e9l\u00e9br\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autel de Marie pour la malade. Vers sept heures du matin, la messe commen\u00e7a \u00e0 Turin, et les parents et amis de la malade \u00e9taient agenouill\u00e9s autour de son lit, avec l&rsquo;intention de s&rsquo;unir au pr\u00eatre c\u00e9l\u00e9brant et d&rsquo;\u00e9couter la messe de loin. Ils priaient pour que la pauvre malade se r\u00e9tablisse au moins suffisamment pour pouvoir recevoir les saints sacrements. Leur pri\u00e8re parvint au tr\u00f4ne de Dieu. Vers sept heures et demie, au moment m\u00eame o\u00f9 la messe se terminait, la malade reprit conscience, ouvrit les yeux, se remit \u00e0 parler, commen\u00e7a \u00e0 bouger son bras paralys\u00e9, puis sa jambe, et enfin tout son corps. Au d\u00e9but, les personnes pr\u00e9sentes craignirent qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un effort momentan\u00e9 de la nature ou d&rsquo;un signe de d\u00e9lire. Mais leur crainte se transforma rapidement en une joie intense lorsque la malade s&rsquo;assit sur son lit et dit clairement : \u00ab Je suis compl\u00e8tement gu\u00e9rie. \u00bb Elle demanda alors ses v\u00eatements et, le matin m\u00eame, elle se leva, se rendit \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise pour remercier Dieu et sa Sainte M\u00e8re et pour faire la sainte Communion. L\u2019heureuse b\u00e9n\u00e9ficiaire a elle-m\u00eame r\u00e9dig\u00e9 le r\u00e9cit de cet \u00e9v\u00e9nement et le termine par ces mots : \u00ab Je souhaite que cet \u00e9v\u00e9nement soit largement diffus\u00e9, afin que tout le monde connaisse la gr\u00e2ce que j&rsquo;ai obtenue de Marie Auxiliatrice, et que son saint nom soit ainsi toujours plus invoqu\u00e9 et b\u00e9ni \u00bb<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-58\" href=\"#post-55170-footnote-58\">[58]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p><em>N. B. Au moment o\u00f9 nous imprimons le pr\u00e9sent livret, nous recevons une lettre du cur\u00e9 d&rsquo;Arosio, village de Lombardie, \u00e0 ce sujet. Elle est libell\u00e9e comme suit.<\/em><\/p>\n<p>Arosio, le 23 mars 1870.<\/p>\n<p>Pardonnez-moi, Monsieur le Directeur, si j&rsquo;ose vous \u00e9crire cette lettre pour vous annoncer la bonne nouvelle de ma gu\u00e9rison.<\/p>\n<p>Le 29 de ce mois, cela fera un an que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 soudainement frapp\u00e9 par une maladie qui m&rsquo;a priv\u00e9 de tous mes sens, qui a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e mortelle par les m\u00e9decins d\u00e8s les premiers jours, et qui, selon eux, ne pouvait \u00eatre gu\u00e9rie que par un miracle. Mais une personne, d\u00e8s qu&rsquo;elle a appris mon malheur, s&rsquo;est empress\u00e9e de vous informer de mon cas, vous priant de me rappeler dans les pri\u00e8res qui se font dans l&rsquo;\u00e9glise de Marie Auxiliatrice et d&rsquo;y c\u00e9l\u00e9brer une messe en son honneur et pour sa gloire, afin d&rsquo;obtenir de Dieu les gr\u00e2ces dont j&rsquo;avais tant besoin. Elle s&rsquo;acquitta de la t\u00e2che qui lui avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e et, le troisi\u00e8me jour de ma maladie, pendant la c\u00e9l\u00e9bration de la messe, je commen\u00e7ai \u00e0 donner des signes de vie en m&rsquo;\u00e9criant : \u00ab Oh Marie ! Voici le miracle. \u00bb C&rsquo;est ce que m&rsquo;a dit l\u2019assistant qui se tenait \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. Depuis lors, tout s&rsquo;est toujours bien pass\u00e9, si bien que je peux maintenant dire que je suis gu\u00e9ri au point de pouvoir c\u00e9l\u00e9brer la messe. J&rsquo;ai remerci\u00e9 et je continue de remercier Dieu Tout-Puissant, bon et mis\u00e9ricordieux, pour le pr\u00e9cieux don de la sant\u00e9 qu&rsquo;il m&rsquo;a fait. J&rsquo;ai remerci\u00e9 Marie Auxiliatrice des Chr\u00e9tiens, et tous les bons qui ont pri\u00e9 pour moi. Merci \u00e0 tous. Merci tous les jours de ma vie !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261145\"><\/a>HUITIEME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meam intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452342\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261146\"><\/a>Honorer J\u00e9sus Eucharistie lors des solennit\u00e9s, des processions, de l&rsquo;accompagnement du Saint-Sacrement et des visites \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise<\/h2>\n<p>1. Pour honorer J\u00e9sus dans le Saint-Sacrement, la sainte \u00c9glise c\u00e9l\u00e8bre tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e de grandes solennit\u00e9s, comme celle du Jeudi Saint et surtout celle du <em>Corpus Domini <\/em>(F\u00eate-Dieu) avec son octave, ainsi que celle des <em>Quarante Heures<\/em>. En ces jours, elle s&rsquo;efforce d&rsquo;honorer son \u00c9poux c\u00e9leste et voudrait lui rendre tout l&rsquo;honneur et toute la gloire qui lui sont dus. Mais, telle une m\u00e8re compatissante, elle invite tous ses enfants \u00e0 s&rsquo;associer \u00e0 elle, afin que l&rsquo;hommage rendu \u00e0 la divine Majest\u00e9 expos\u00e9e dans ce sacrement auguste soit plus grand. L&rsquo;\u00c9glise d\u00e9core ces jours-l\u00e0 les \u00e9glises et les autels avec les ornements les plus riches ; elle br\u00fble les encens les plus agr\u00e9ables ; elle multiplie les lumi\u00e8res et les lampes. Mais elle sait aussi que pour J\u00e9sus, les plus beaux ornements sont les \u00e2mes en \u00e9tat de gr\u00e2ce, les encens les plus agr\u00e9ables sont leurs pri\u00e8res, les lumi\u00e8res et les lampes les plus brillantes sont les c\u0153urs qui battent d&rsquo;amour pour J\u00e9sus. C&rsquo;est pourquoi, \u00f4 chr\u00e9tiens, pour r\u00e9pondre aux d\u00e9sirs et aux invitations maternels de la sainte \u00c9glise, nous devons nous unir pour honorer et adorer J\u00e9sus de la meilleure fa\u00e7on possible, et montrer combien notre c\u0153ur est rempli de v\u00e9n\u00e9ration et d&rsquo;amour pour Lui. Les solennit\u00e9s du Saint-Sacrement sont pour J\u00e9sus ce que sont les f\u00eates pour les princes temporels. Lors des f\u00eates d&rsquo;un prince de la terre, observez ce que font les bons sujets ; regardez les marques de respect qu&rsquo;ils lui t\u00e9moignent. La joie et l&rsquo;enthousiasme se manifestent parmi eux, surtout dans la capitale et autour du palais royal. Et nous, de notre c\u00f4t\u00e9, ferons-nous moins pour J\u00e9sus, Roi des rois, Prince du Ciel et de la terre, notre ami, notre fr\u00e8re, notre p\u00e8re ? Ce serait une faute trop grave et d\u00e9shonorante pour un chr\u00e9tien, trop p\u00e9nible pour le c\u0153ur tr\u00e8s aimable de J\u00e9sus.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi, en ces jours solennels, rendons-nous \u00e0 son tr\u00f4ne pour l&rsquo;adorer, et le matin, effor\u00e7ons-nous de le recevoir dans notre c\u0153ur par la sainte Communion.<\/p>\n<p>2. Outre les solennit\u00e9s, il existe d&rsquo;autres circonstances dans lesquelles il est opportun d&rsquo;honorer J\u00e9sus Eucharistie, notamment lors des processions solennelles ou lorsqu&rsquo;il est port\u00e9 en viatique aux malades. C\u2019est alors qu\u2019un bon chr\u00e9tien doit se faire un devoir de l&rsquo;accompagner et de lui faire honneur. Oui, accompagnons-le volontiers dans les processions, qui sont comme ses triomphes dans ce monde, et unissons-nous avec d\u00e9votion aux anges qui l&rsquo;entourent. Accompagnons-le \u00e9galement lorsqu&rsquo;il est plein de bont\u00e9 et que, par les mains de son ministre, il rend visite \u00e0 ses amis malades, pour les consoler dans leurs souffrances et les aider dans le grand passage de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-59\" href=\"#post-55170-footnote-59\">[59]<\/a><\/sup>. Dans un royaume, ceux qui sont destin\u00e9s \u00e0 accompagner le prince dans ses voyages et ses visites, se consid\u00e8rent comme tr\u00e8s honor\u00e9s. Pourquoi ne ferions-nous pas de m\u00eame avec le Roi du ciel ? Imitons les deux disciples d&rsquo;Emma\u00fcs. Ceux-ci accompagn\u00e8rent J\u00e9sus pendant un bon bout de chemin, s&rsquo;attardant avec lui dans de saintes conversations, \u00e9coutant avec attention et plaisir ses paroles sans le reconna\u00eetre. Qu&rsquo;auraient-ils fait de plus s&rsquo;ils l&rsquo;avaient reconnu d\u00e8s le d\u00e9but comme leur bon Ma\u00eetre<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-60\" href=\"#post-55170-footnote-60\">[60]<\/a><\/sup> ? Ceux qui accompagnent pieusement J\u00e9sus dans le Saint-Sacrement imitent d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent ce ch\u0153ur glorieux de Vierges, vu par saint Jean, qui suivent dans le Ciel l&rsquo;Agneau divin partout o\u00f9 il va : <em>sequuntur Agnum quocumque ierit<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-61\" href=\"#post-55170-footnote-61\">[61]<\/a><\/sup> .<\/p>\n<p>3. Mais il ne suffit pas de montrer notre amour \u00e0 J\u00e9sus dans le Saint-Sacrement lors de ses solennit\u00e9s, de l&rsquo;accompagner lorsqu&rsquo;il se d\u00e9place pour b\u00e9nir nos maisons ou consoler les malades. Nous devons \u00e9galement aller l&rsquo;honorer dans les \u00e9glises, o\u00f9 il nous attend jour et nuit. Il aurait pu nous laisser sa pr\u00e9sence uniquement dans l&rsquo;Hostie pendant la Sainte Messe, ou au moment o\u00f9 nous allons le recevoir dans la Communion. Mais non, il a voulu \u00eatre pr\u00e9sent en permanence dans nos \u00e9glises, afin que, comme vers une m\u00e8re tendre, nous puissions courir dans ses bras, si possible, \u00e0 tout moment ; il est l\u00e0 pour nous accorder les gr\u00e2ces les plus remarquables ; il est l\u00e0, en somme, pour nous attirer \u00e0 son amour sur terre et nous avoir ensuite avec lui au Paradis. Allons donc le visiter souvent. Les amis du monde trouvent tant de joie entre eux au point qu&rsquo;ils perdent parfois des journ\u00e9es enti\u00e8res \u00e0 rester ensemble. Et pourquoi ne trouverions-nous pas une heure dans la journ\u00e9e pour nous entretenir avec le meilleur des amis ? Oh ! combien la compagnie de J\u00e9sus est douce ! Marie et Joseph en ont fait l&rsquo;exp\u00e9rience avant tout le monde. En compagnie de J\u00e9sus, ils go\u00fbtaient au paradis ; mais ils ont \u00e9t\u00e9 plong\u00e9s dans la plus grande d\u00e9solation pendant les trois jours o\u00f9 il leur est rest\u00e9 cach\u00e9 : \u00ab <em>Ecce, <\/em>lui dit Marie, <em>pater tuus et ego dolentes quaerebamus te<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-62\" href=\"#post-55170-footnote-62\">[62]<\/a><\/sup>. \u00bb Qui peut exprimer la joie que saint Jean a \u00e9prouv\u00e9e lors du dernier repas, lorsqu&rsquo;en compagnie de J\u00e9sus, et encore plus pr\u00e8s de lui, il a pu poser sa t\u00eate sur sa poitrine divine, comme un enfant sur le sein de sa m\u00e8re ? \u00ab<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-63\" href=\"#post-55170-footnote-63\">[63]<\/a><\/sup>\u00bb. Or, la joie que l&rsquo;on \u00e9prouve en compagnie de J\u00e9sus dans le Saint-Sacrement est semblable \u00e0 celle-l\u00e0. En effet, tous les saints y ont toujours trouv\u00e9 les consolations les plus exquises. En raison de sa sant\u00e9 fragile, saint Louis de Gonzague avait re\u00e7u l&rsquo;interdiction de rester devant J\u00e9sus dans l\u2019Eucharistie. Le jeune saint ob\u00e9issait, mais lorsqu&rsquo;il devait passer devant le Saint-Sacrement, il se sentait tellement pouss\u00e9 \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater qu&rsquo;il \u00e9tait oblig\u00e9 de s&rsquo;\u00e9crier dans cette pri\u00e8re : \u00ab <em>\u00d4<\/em> <em>J\u00e9sus, laissez-moi aller, laissez-moi aller.\u00a0\u00bb<\/em> Saint Fran\u00e7ois Xavier, lorsqu&rsquo;il \u00e9tait aux Indes, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 la journ\u00e9e \u00e0 aider les \u00e2mes, passait ensuite une grande partie de la nuit devant le Saint-Sacrement, o\u00f9 il trouvait son r\u00e9confort, voire le paradis anticip\u00e9. Saint Jean-Fran\u00e7ois R\u00e9gis faisait de m\u00eame : lorsqu&rsquo;il trouvait parfois l&rsquo;\u00e9glise ferm\u00e9e, il se consolait en restant agenouill\u00e9 devant la porte, m\u00eame par temps froid, venteux ou pluvieux. &#8211; Combien d&rsquo;\u00e2mes bonnes trouvent encore aujourd&rsquo;hui le plus doux plaisir \u00e0 passer des heures devant le Saint-Sacrement ! Un jour, on demanda \u00e0 un jeune tr\u00e8s pieux pourquoi il se rendait si souvent \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise et y passait la majeure partie de sa r\u00e9cr\u00e9ation. Il r\u00e9pondit : \u00ab Dans l&rsquo;\u00e9glise, il y a J\u00e9sus, il y a le Paradis ; c&rsquo;est pourquoi je pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre au Paradis plus qu&rsquo;ailleurs<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-64\" href=\"#post-55170-footnote-64\">[64]<\/a><\/sup>. \u00bb Oh oui, mon J\u00e9sus, vous et Marie Auxiliatrice serez d\u00e9sormais mon seul Bien, mes seules D\u00e9lices.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; Je m&rsquo;efforcerai d&rsquo;accompagner avec d\u00e9votion le Saint-Sacrement et de lui rendre souvent visite dans les \u00e9glises.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452343\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261147\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Le nom de Marie Auxiliatrice r\u00e9sonne d\u00e9sormais glorieusement jusque dans les pays les plus lointains. La Chine est l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. Il semble vraiment que Dieu veuille attirer \u00e0 lui le monde entier par les prodiges accomplis en faveur des infid\u00e8les \u00e0 l&rsquo;intercession de sa divine M\u00e8re. Voici ce que l&rsquo;on peut lire au <em>Mus\u00e9e des Missions Catholiques <\/em>de Turin<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-65\" href=\"#post-55170-footnote-65\">[65]<\/a><\/sup> : \u00ab La Tr\u00e8s Sainte Vierge, toujours propice \u00e0 ceux qui la prient, semble appr\u00e9cier davantage d&rsquo;\u00eatre invoqu\u00e9e sous le titre de Marie Auxiliatrice. Voici deux faits qui d\u00e9montrent la puissance de l&rsquo;intercession de Marie invoqu\u00e9e sous ce titre. Une femme chr\u00e9tienne \u00e9tait depuis longtemps paralys\u00e9e d&rsquo;un bras\u00a0; elle avait utilis\u00e9 tous les moyens prescrits par les m\u00e9decins, mais sans obtenir aucun soulagement \u00e0 son mal. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, lors de l&rsquo;inauguration de la chapelle de Zoo-Sai, le mari de cette pauvre infirme y a fait un p\u00e8lerinage pour elle, tandis qu&rsquo;elle commen\u00e7ait chez elle une neuvaine avec la m\u00eame intention. Son espoir n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u, car au bout de neuf jours, elle s&rsquo;est imm\u00e9diatement sentie mieux et, en peu de temps, elle a \u00e9t\u00e9 parfaitement gu\u00e9rie. Une autre chr\u00e9tienne ne pouvait plus s&rsquo;alimenter depuis plusieurs semaines. Au mois de mai, elle fit un p\u00e8lerinage \u00e0 la chapelle de Zoo-Sai en l&rsquo;honneur de Marie, et d\u00e8s qu&rsquo;elle eut assist\u00e9 \u00e0 la messe et communi\u00e9, elle retrouva ses forces perdues et put se restaurer abondamment. D\u00e8s lors, son \u00e9tat s&rsquo;am\u00e9liora de jour en jour, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle jouisse d&rsquo;une excellente sant\u00e9<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-66\" href=\"#post-55170-footnote-66\">[66]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc242261148\"><\/a>NEUVI\u00c8ME JOUR<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452345\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261149\"><\/a>Consolations du d\u00e9vot de Marie \u00e0 l&rsquo;heure de la mort<\/h2>\n<p>1. L&rsquo;un des moyens les plus s\u00fbrs d&rsquo;obtenir une bonne mort est la d\u00e9votion \u00e0 Marie. Au moment de la mort, Marie console ses fid\u00e8les en les soulageant de leurs maux, elle les console en les lib\u00e9rant de leurs peurs, elle les console en insufflant dans leurs c\u0153urs une douceur exquise.<\/p>\n<p>Tu sais, \u00f4 d\u00e9vot chr\u00e9tien, que Marie est une m\u00e8re tr\u00e8s tendre, une m\u00e8re que J\u00e9sus nous a donn\u00e9e dans un exc\u00e8s d&rsquo;amour pour nous. C&rsquo;est pourquoi elle nous assiste toujours avec amour dans toutes les vicissitudes de la vie, elle nous d\u00e9fend contre tant de dangers de l&rsquo;\u00e2me et du corps. Mais si Marie prot\u00e8ge ses d\u00e9vots pendant leur vie, elle les prot\u00e8ge encore plus lorsqu&rsquo;elle les voit approcher du grand passage vers l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Oh alors, avec la proportion qui convient, elle fait avec eux ce qu&rsquo;une bonne m\u00e8re fait avec son enfant malade. Cette m\u00e8re terrestre l&rsquo;assiste le jour, veille sur lui la nuit, le caresse, cherche par tous les moyens possibles \u00e0 all\u00e9ger son mal, et si elle le pouvait, elle mourrait elle-m\u00eame pour lui sauver la vie. Or, si une m\u00e8re terrestre fait preuve d&rsquo;une telle sollicitude envers son enfant malade, que ne fera pas Marie, la plus aimante, la plus tendre des m\u00e8res, envers ses fid\u00e8les ? Oh oui, non seulement pour l&rsquo;\u00e2me, mais aussi pour le corps, elle les assiste, les soulage, les console dans ce moment terrible. Si les maladies n&rsquo;\u00e9taient pas un moyen de salut et de m\u00e9rites, si la mort elle-m\u00eame n&rsquo;\u00e9tait pas une condition n\u00e9cessaire pour entrer au Ciel, oh non, aucun d\u00e9vot de Marie ne tomberait jamais malade, ni ne mourrait. Mais cela ne peut \u00eatre, car le Fils de Dieu lui-m\u00eame ayant souffert et \u00e9tant mort, Marie elle-m\u00eame ayant souffert et \u00e9tant morte, il est n\u00e9cessaire qu&rsquo;\u00e0 la fin, ses fid\u00e8les souffrent et meurent aussi. Mais leur mort est plut\u00f4t un sommeil tr\u00e8s doux, car elle est exempte d&rsquo;angoisse et remplie de joie.<\/p>\n<p>2. Trois choses en particulier ont tendance \u00e0 tourmenter un mourant : les p\u00e9ch\u00e9s de sa vie pass\u00e9e, les assauts de ses ennemis pr\u00e9sents et l&rsquo;apparition imminente devant le tribunal divin. Ces trois causes de crainte ne peuvent exister pour un d\u00e9vot de Marie. Les p\u00e9ch\u00e9s de sa vie pass\u00e9e ne peuvent l&rsquo;affliger, car ayant \u00e9t\u00e9 sinc\u00e8rement d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 Marie, il les a confess\u00e9s et, gr\u00e2ce \u00e0 sa puissante intercession, il a certainement obtenu leur pardon complet. Elle-m\u00eame l&rsquo;a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 sainte Brigitte en ces termes : \u00ab Quel que soit le p\u00e9ch\u00e9 commis, si quelqu\u2019un revient vers moi avec une v\u00e9ritable repentance, je suis pr\u00eate \u00e0 l&rsquo;accueillir. Je ne regarde pas les p\u00e9ch\u00e9s qu&rsquo;il porte, mais seulement si l\u2019on vient avec bonne volont\u00e9 ; car on m\u2019appelle, et je suis v\u00e9ritablement la M\u00e8re de mis\u00e9ricorde. \u00bb Oh persuadons-nous que ce n&rsquo;est pas sans raison que Marie est proclam\u00e9e par l&rsquo;\u00c9glise Vierge douce, cl\u00e9mente et pieuse, <em>o<\/em> <em>clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria. <\/em>Ce n&rsquo;est pas sans raison qu&rsquo;elle est invoqu\u00e9e comme Refuge des p\u00e9cheurs, <em>Refugium peccatorum. <\/em>Marie est cette arche heureuse o\u00f9 celui qui s\u2019y r\u00e9fugie, dit saint Bernard, ne subira pas le naufrage de la perdition \u00e9ternelle : <em>Arca in qua naufragium evadimus. <\/em>La d\u00e9votion \u00e0 Marie, proclame saint Bernard, est un signe tr\u00e8s certain du salut \u00e9ternel : <em>certissimum signum salutis aeternae<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-67\" href=\"#post-55170-footnote-67\">[67]<\/a><\/sup>. Et saint Alphonse de Liguori r\u00e9p\u00e9tait souvent : \u00ab <em>Si je suis d\u00e9vot de Marie, je suis s\u00fbr du Paradis<\/em>. \u00bb Que dire de plus ? La puissance et la bont\u00e9 de Marie, dit sainte Brigitte, sont si grandes qu&rsquo;elle obtiendrait le pardon m\u00eame \u00e0 Lucifer, s&rsquo;il \u00e9tait capable de se recommander \u00e0 elle. Que peut donc craindre un de ses d\u00e9vots, m\u00eame s&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 un p\u00e9cheur ? S&rsquo;il avait, \u00e0 l&rsquo;heure de sa mort, une raison l\u00e9gitime de craindre, Marie saura lui donner les moyens de r\u00e9gler les comptes de son \u00e2me ; et si des craintes vaines viennent assaillir son c\u0153ur, elle saura les dissiper et lui insuffler \u00e0 la place la plus douce confiance. On a vu de grands p\u00e9cheurs mourir si heureux, comme s\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 dans leur vie des anges d&rsquo;innocence. Et pourquoi ? Car c&rsquo;est par l&rsquo;interm\u00e9diaire de Marie qu&rsquo;\u00e9tant revenus \u00e0 Dieu, ils continu\u00e8rent par la suite \u00e0 se montrer ses vrais et d\u00e9vou\u00e9s enfants.<\/p>\n<p>Le d\u00e9vot de Marie ne pourra m\u00eame pas \u00eatre angoiss\u00e9 par les assauts des ennemis pr\u00e9sents. Il est vrai, comme le dit saint Jean l&rsquo;Ap\u00f4tre, que le d\u00e9mon viendra \u00e0 nous au moment de la mort avec une grande col\u00e8re, sachant qu&rsquo;il lui reste peu de temps : <em>descendit ad vos diabolus habens iram magnam, sciens quod modicum tempus habet<\/em><sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-68\" href=\"#post-55170-footnote-68\">[68]<\/a><\/sup> ; mais \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s, il trouvera Marie, dont la pr\u00e9sence l&rsquo;effraiera et le fera s&rsquo;\u00e9loigner. Le d\u00e9vot de Marie, qui pendant sa vie avait l&rsquo;habitude de se recommander \u00e0 elle, se jettera avec plus de confiance dans ses bras aimants, comme un enfant dans les bras de sa m\u00e8re. Et si Marie est avec nous, dit saint Antonin, qui pourra \u00eatre contre nous ? Oh oui, sur le sein de cette M\u00e8re aimable nous nous endormirons paisiblement pour nous r\u00e9veiller avec elle au Ciel.<\/p>\n<p>Le d\u00e9vot de Marie ne pourra m\u00eame pas craindre \u00e0 l&rsquo;heure de sa mort de compara\u00eetre devant le Juge divin. Car le Juge est le Fils m\u00eame de Marie, et Marie, devant le tribunal divin, est l&rsquo;avocate de ses d\u00e9vots : <em>Advocata nostra<\/em>. Il est certain que J\u00e9sus-Christ ne condamnera jamais une \u00e2me d\u00e9fendue par Marie, sa tr\u00e8s ch\u00e8re m\u00e8re.<\/p>\n<p>3. Apr\u00e8s avoir banni du lit de mort toute cause de crainte, nous n\u2019aurons plus que des raisons de nous r\u00e9jouir. Oui, Marie, avec ses amabilit\u00e9s, saura d\u00e8s lors faire go\u00fbter \u00e0 son d\u00e9vot un avant-go\u00fbt du Paradis. Il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;au moment de la mort, Marie console ses d\u00e9vots en se montrant visiblement \u00e0 eux. C&rsquo;est le sentiment de saint Bonaventure, de saint Charles Borrom\u00e9e, de saint Alphonse et de beaucoup d&rsquo;autres. Parmi ceux qui en ont fait l&rsquo;exp\u00e9rience, citons sainte Claire, saint Philippe N\u00e9ri, le capucin saint F\u00e9lix, sainte Th\u00e9r\u00e8se, saint Pierre d&rsquo;Alcantara et saint Jean de Dieu. Ce dernier attendait dans la mort, avec une confiance filiale, une visite de Marie, sa tendre m\u00e8re, et ne la voyant pas appara\u00eetre, il s&rsquo;affligeait d\u00e9j\u00e0 quelque peu, quand Marie lui apparut avec les traits du Paradis et lui dit : \u00ab \u00d4 Jean, il n&rsquo;est pas dans mes habitudes d&rsquo;abandonner mes fid\u00e8les en cette heure : <em>Ioannes, non est meum in hac hora meos devotos derelinquere. <\/em>Peu apr\u00e8s, le saint rendit son \u00e2me dans les bras de Celle qu&rsquo;il avait tant aim\u00e9e pendant sa vie<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-69\" href=\"#post-55170-footnote-69\">[69]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Mais m\u00eame si Marie ne se montre pas visiblement \u00e0 tous ses fid\u00e8les, il est certain qu&rsquo;elle se trouve aupr\u00e8s d&rsquo;eux au moment de leur mort. Marie elle-m\u00eame l&rsquo;a assur\u00e9 \u00e0 sainte Brigitte en ces termes : \u00ab Moi, qui suis une m\u00e8re tr\u00e8s aimante, je veux \u00eatre pr\u00e9sente \u00e0 la mort de tous ceux qui m&rsquo;ont servie, je veux les prot\u00e9ger, je veux les consoler<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-70\" href=\"#post-55170-footnote-70\">[70]<\/a><\/sup>. \u00bb Elle leur fait sentir sa pr\u00e9sence en insufflant dans leur c\u0153ur les plus douces consolations. \u00ab \u00d4 mon p\u00e8re, disait un d\u00e9vot de Marie \u00e0 l&rsquo;heure de sa mort, \u00f4 mon p\u00e8re, si vous saviez quelle joie je ressens d&rsquo;avoir servi et aim\u00e9 l\u2019auguste M\u00e8re de Dieu ! Je ne saurais expliquer la joie que je ressens en cet instant. \u00bb C&rsquo;est pourquoi, \u00f4 chr\u00e9tien, effor\u00e7ons-nous d&rsquo;aimer cette bienfaitrice c\u00e9leste ; recommandons-nous souvent \u00e0 sa protection dans la vie, et soyons alors assur\u00e9s que notre mort sera douce, suivie d&rsquo;une \u00e9ternit\u00e9 bienheureuse.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. &#8211; Je me pr\u00e9parerai \u00e0 faire demain une sainte Communion en l&rsquo;honneur de Marie, en lui demandant la gr\u00e2ce de pouvoir recevoir les saints sacrements \u00e0 l&rsquo;heure de ma mort.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452346\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261150\"><\/a>Exemple<\/h2>\n<p>Je pourrais citer de nombreux exemples qui confirment \u00e0 quel point Marie est prompte \u00e0 venir en aide \u00e0 ses fid\u00e8les \u00e0 l&rsquo;heure de leur mort. J&rsquo;en choisis un parmi mille, racont\u00e9 par saint Alphonse de Liguori<sup><a id=\"post-55170-footnote-ref-71\" href=\"#post-55170-footnote-71\">[71]<\/a><\/sup>. Adolphe, comte d&rsquo;Alsace, apr\u00e8s avoir men\u00e9 une vie quelque peu libre, fut un jour illumin\u00e9 par la gr\u00e2ce divine, se convertit, abandonna le monde et ses plaisirs, et devint religieux. Il affirmait souvent vouloir vivre et mourir dans l&rsquo;amour et le service de Marie, Esp\u00e9rance et Refuge des p\u00e9cheurs. Mais \u00e0 la fin de sa vie, \u00e0 l&rsquo;approche de la mort, il fut pris d&rsquo;une grande terreur. Il se souvint des p\u00e9ch\u00e9s de sa jeunesse, de la rigueur du jugement divin, et \u00e0 cette pens\u00e9e, il se mit \u00e0 trembler fortement, doutant de son salut \u00e9ternel. Mais la Tr\u00e8s Sainte Vierge, qui ne dort pas quand ses d\u00e9vots sont dans l\u2019angoisse, ne l\u2019abandonna pas dans cet \u00e9tat douloureux. Accompagn\u00e9e de nombreux saints, elle se pr\u00e9senta au mourant, le r\u00e9jouit par sa beaut\u00e9 paradisiaque et le r\u00e9conforta par ces mots : <em>Adulphe mi carissime, mors cur times, meus cum sis ? <\/em>Adolphe, mon tr\u00e8s cher, tu es \u00e0 moi, tu t&rsquo;es consacr\u00e9 \u00e0 moi, et maintenant pourquoi crains-tu la mort ? \u00c0 cette vue et \u00e0 ces paroles, Adolphe sentit son c\u0153ur inond\u00e9 de paix et de joie, il fit un effort pour se jeter dans les bras de Marie, et dans cet acte d&rsquo;amour, son \u00e2me expira. Oh mort heureuse ! Oh que ma mort soit semblable \u00e0 celle-ci !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc228452347\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261151\"><\/a>F\u00eate de Marie Auxiliatrice<\/h1>\n<p><em> V. Deus, in adiutorium meum intende.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Domine, ad adiuvandum me festina.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Gloria Patri etc.<\/em><\/p>\n<p><em> R. Sicut erat etc.<\/em><\/p>\n<p><em> V. Maria, Auxilium Christianorum,<\/em><\/p>\n<p><em> R. Ora pro nobis.<\/em><\/p>\n<p>1. Pour que tu puisses mieux prendre part \u00e0 la solennit\u00e9 de ce jour tr\u00e8s heureux, \u00f4 pieux chr\u00e9tien, je pense qu\u2019il est bon de t&rsquo;exposer bri\u00e8vement son histoire. D\u00e8s l&rsquo;an 1571, en m\u00e9moire de la prodigieuse victoire de L\u00e9pante, le souverain pontife saint Pie V avait proclam\u00e9 Marie <em>Secours des Chr\u00e9tiens<\/em>. Par la suite, plusieurs papes lui ont confirm\u00e9 ce titre et, avec un z\u00e8le apostolique, se sont efforc\u00e9s de r\u00e9pandre la d\u00e9votion \u00e0 Marie Auxiliatrice. Ainsi, en 1684, Innocent XI approuva une confr\u00e9rie constitu\u00e9e \u00e0 Munich sous le titre de Marie Auxiliatrice. En 1798, Pie VI approuva une nouvelle compagnie sous le m\u00eame titre, \u00e9tablie \u00e0 Turin, ville toujours tr\u00e8s d\u00e9vote \u00e0 Marie.<\/p>\n<p>Mais il manquait encore une chose, \u00e0 savoir un jour de l&rsquo;ann\u00e9e sp\u00e9cialement destin\u00e9 \u00e0 honorer Marie Auxiliatrice, c&rsquo;est-\u00e0-dire une f\u00eate avec un rite, une messe et un office approuv\u00e9s par l&rsquo;\u00c9glise. Pour que les souverains pontifes se d\u00e9cident \u00e0 cette importante institution, il fallait un \u00e9v\u00e9nement extraordinaire, qui ne tarda pas \u00e0 se produire. La mani\u00e8re merveilleuse dont le pape Pie VII fut lib\u00e9r\u00e9 de sa captivit\u00e9 est le grand \u00e9v\u00e9nement qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement de la f\u00eate de Marie <em>Secours des Chr\u00e9tiens.<\/em><\/p>\n<p>2. L&#8217;empereur Napol\u00e9on I<sup>er<\/sup>, apr\u00e8s avoir pers\u00e9cut\u00e9 de diverses mani\u00e8res le souverain pontife, lui demanda des choses qu&rsquo;en conscience il ne pouvait accorder. L&#8217;empereur r\u00e9pondit \u00e0 ce refus courageux par la violence et le sacril\u00e8ge. Le pape fut arr\u00eat\u00e9 et conduit \u00e0 Savone, o\u00f9 le glorieux pontife passa plus de cinq ans dans une prison s\u00e9v\u00e8re. Mais comme l\u00e0 o\u00f9 se trouve le pape se trouve le chef de l&rsquo;\u00c9glise, Savone devint en quelque sorte une autre Rome. Tant de manifestations d&rsquo;affection suscit\u00e8rent la jalousie de l&#8217;empereur qui, voulant humilier le Vicaire de J\u00e9sus-Christ, ordonna qu&rsquo;il soit transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Fontainebleau, ch\u00e2teau situ\u00e9 non loin de Paris. Alors que le chef de l&rsquo;\u00c9glise g\u00e9missait en prison, les chr\u00e9tiens n&rsquo;avaient d&rsquo;autre choix que d&rsquo;imiter les fid\u00e8les de l&rsquo;\u00c9glise primitive, lorsque saint Pierre \u00e9tait emprisonn\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire prier. Le v\u00e9n\u00e9rable pontife priait, et avec lui priaient tous les catholiques, implorant l&rsquo;aide de Celle qui est dite une grande protection dans l&rsquo;\u00c9glise, <em>magnum in Ecclesia praesidium. <\/em>On croit g\u00e9n\u00e9ralement que le pontife promit alors \u00e0 la Sainte Vierge d&rsquo;instituer une f\u00eate pour l&rsquo;honorer sous le titre auguste de Secours des Chr\u00e9tiens, s&rsquo;il pouvait retourner \u00e0 Rome sur le tr\u00f4ne papal. Entre-temps, la chance qui avait jusqu&rsquo;alors souri au terrible empereur commen\u00e7a \u00e0 lui \u00eatre d\u00e9favorable. Apr\u00e8s avoir fait r\u00e9sonner son nom redout\u00e9 dans le monde entier, Napol\u00e9on voulut porter les armes dans les r\u00e9gions les plus froides de la Russie. Il croyait y trouver de nouveaux triomphes, mais il y trouva sa ruine. Marie, \u00e9mue par les g\u00e9missements de Pie et les pri\u00e8res de tant de ses enfants, changea en quelques jours le sort de l&rsquo;Europe et du monde entier. La rigueur de l&rsquo;hiver, la strat\u00e9gie des Russes et l&rsquo;infid\u00e9lit\u00e9 de nombreux g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais d\u00e9\u00e7urent les espoirs de Bonaparte, qui vit son arm\u00e9e vaincue en quelques jours. Sur les plus de six cent mille soldats qui composaient son arm\u00e9e, seuls cinquante mille purent \u00eatre sauv\u00e9s ; les autres p\u00e9rirent. L&#8217;empereur lui-m\u00eame dut fuir pr\u00e9cipitamment, se retirer \u00e0 Paris et, peu apr\u00e8s, se rendre aux Anglais.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la chute de Napol\u00e9on, la justice put \u00e0 nouveau suivre son cours. Pie VII fut imm\u00e9diatement lib\u00e9r\u00e9 et Rome l&rsquo;accueillit avec la joie la plus vive. Le Saint-P\u00e8re, voyant ses v\u0153ux exauc\u00e9s, plein de reconnaissance envers sa lib\u00e9ratrice c\u00e9leste, voulut lui donner un signe public et perp\u00e9tuel de gratitude. \u00c0 cette fin, il institua la f\u00eate de <em>Maria Auxilium Christianorum, <\/em>\u00e0 c\u00e9l\u00e9brer chaque ann\u00e9e le 24 mai. Ce jour fut choisi parce que c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment en 1814 qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 et qu&rsquo;il avait pu retourner \u00e0 son si\u00e8ge sous les applaudissements de tous les catholiques.<\/p>\n<p>3. Le glorieux pontife Pie VII promut, tant qu&rsquo;il v\u00e9cut, le culte de Marie Auxiliatrice ; il approuva les associations et les confr\u00e9ries qui lui \u00e9taient d\u00e9di\u00e9es ; il accorda de nombreuses indulgences aux pratiques de pi\u00e9t\u00e9 en son honneur. Les pontifes qui lui succ\u00e9d\u00e8rent continu\u00e8rent \u00e0 promouvoir le culte de Marie sous le beau titre de <em>Secours des chr\u00e9tiens<\/em>. Le souverain Pie IX lui-m\u00eame, z\u00e9l\u00e9 promoteur de l&rsquo;honneur d\u00fb \u00e0 l&rsquo;auguste M\u00e8re de Dieu, s&rsquo;est efforc\u00e9 de faire \u00e9riger \u00e0 Turin, sous sa protection sp\u00e9ciale, une \u00e9glise d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Marie Auxiliatrice. Par un d\u00e9cret du 22 mai 1868, il daigna ensuite accorder une indulgence pl\u00e9ni\u00e8re \u00e0 toute personne repentante qui se rendrait dans ladite \u00e9glise, munie des sacrements de confession et de communion, soit le jour de la f\u00eate du 24 mai, soit un autre jour de son choix. Par la suite, dans la m\u00eame \u00e9glise o\u00f9, avec l&rsquo;autorisation de l&rsquo;archev\u00eaque de Turin, une <em>Pieuse Association des d\u00e9vots de Marie Auxiliatrice <\/em>avait \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e<em>, <\/em>il accorda \u00e0 ses membres de nombreuses indulgences pl\u00e9ni\u00e8res et partielles. Enfin, le m\u00eame pontife, par un d\u00e9cret du 5 avril 1870, a \u00e9largi les faveurs c\u00e9lestes, accordant que les m\u00eames indulgences puissent \u00e9galement \u00eatre obtenues dans d&rsquo;autres \u00e9glises, \u00e9rigeant la pieuse association en archiconfr\u00e9rie, avec le privil\u00e8ge et la facult\u00e9 d&rsquo;agr\u00e9ger d&rsquo;autres associations canoniquement \u00e9rig\u00e9es sous ce titre. Voici, \u00f4 chr\u00e9tien d\u00e9vot, les grands tr\u00e9sors qui nous sont propos\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Pratique<\/em>. Aujourd&rsquo;hui, je me consacrerai \u00e0 Marie en promettant de l&rsquo;aimer \u00e0 l&rsquo;avenir de tout mon c\u0153ur et de la servir du mieux possible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452348\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261152\"><\/a>Acte de cons\u00e9cration \u00e0 Marie<\/h2>\n<p>Tr\u00e8s Sainte Vierge, M\u00e8re de Dieu, moi N. N<em>.<\/em>, bien que p\u00e9cheur indigne prostern\u00e9 \u00e0 vos pieds, en pr\u00e9sence du Dieu tout-puissant et de toute la cour c\u00e9leste, je vous pr\u00e9sente et vous offre mon c\u0153ur avec toutes ses affections ; je vous le consacre, et je veux qu&rsquo;il soit toujours \u00e0 vous et \u00e0 votre cher J\u00e9sus. \u00d4 M\u00e8re bienveillante, acceptez de votre pauvre serviteur cette humble offrande unie au c\u0153ur de tous les saints ; et faites qu&rsquo;\u00e0 partir de maintenant, je commence \u00e0 vivre uniquement pour vous et pour votre divin fils J\u00e9sus. Avec son aide divine et son assistance aimante, j&rsquo;esp\u00e8re y parvenir, et pour ma part, je le promets. Entre vos deux c\u0153urs, J\u00e9sus et Marie, placez mon pauvre c\u0153ur, afin qu&rsquo;il s&rsquo;enflamme tout entier de votre saint amour. Et qu&rsquo;ainsi, vivant dans votre amour, je puisse un jour vous b\u00e9nir et vous louer l\u00e0-haut dans le ciel en compagnie des anges et des saints pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Ainsi soit-il.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><a id=\"post-55170-_Toc228452349\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261153\"><\/a>Association des fid\u00e8les de Marie Auxiliatrice<\/h1>\n<p>1. Dans l&rsquo;\u00e9glise d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Marie Auxiliatrice \u00e0 Turin, avec l&rsquo;autorisation de Son Excellence l&rsquo;Archev\u00eaque de Turin, une association de ses fid\u00e8les est canoniquement institu\u00e9e, qui se propose de promouvoir la gloire de la divine M\u00e8re afin de m\u00e9riter sa protection dans la vie et en particulier \u00e0 l&rsquo;heure de la mort.<\/p>\n<p>2. Deux moyens particuliers sont propos\u00e9s : \u00e9tendre la d\u00e9votion \u00e0 la Sainte Vierge et la v\u00e9n\u00e9ration \u00e0 J\u00e9sus Eucharistie.<\/p>\n<p>3. \u00c0 cette fin, ils s&rsquo;efforceront, par la parole, le conseil, les \u0153uvres et l&rsquo;autorit\u00e9, de promouvoir la beaut\u00e9 et la d\u00e9votion dans les neuvaines, les f\u00eates et les solennit\u00e9s qui, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e, sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es en l&rsquo;honneur de la Bienheureuse Vierge Marie et du Saint-Sacrement.<\/p>\n<p>4. Les membres se proposent de promouvoir par tous les moyens compatibles avec leur \u00e9tat la diffusion de bons livres, d&rsquo;images, de m\u00e9dailles, de bulletins, l&rsquo;intervention et la recommandation d&rsquo;intervenir dans les processions en l&rsquo;honneur de la Sainte Vierge et du Saint-Sacrement, la communion fr\u00e9quente, l&rsquo;assistance \u00e0 la sainte messe, l&rsquo;accompagnement du Viatique.<\/p>\n<p>5. Les membres auront le plus grand soin, pour eux-m\u00eames et pour les personnes qui d\u00e9pendent d&rsquo;eux, d&#8217;emp\u00eacher le blasph\u00e8me et tout discours contraire \u00e0 la religion et, dans la mesure de leurs moyens, d&rsquo;\u00e9liminer tout obstacle pouvant emp\u00eacher la sanctification des jours f\u00e9ri\u00e9s.<\/p>\n<p>6. Chaque membre, suivant les conseils des cat\u00e9chismes et des ma\u00eetres spirituels, est vivement exhort\u00e9 \u00e0 se confesser et \u00e0 communier tous les quinze jours ou une fois par mois et \u00e0 assister chaque jour \u00e0 la sainte messe, pour autant que les obligations de son \u00e9tat le permettent.<\/p>\n<p>7. En l&rsquo;honneur de J\u00e9sus Eucharistie, les associ\u00e9s r\u00e9citeront chaque jour, apr\u00e8s les pri\u00e8res habituelles du matin et du soir, la jaculatoire : \u00ab <em>Lou\u00e9 et remerci\u00e9 soit \u00e0 tout instant J\u00e9sus au tr\u00e8s Saint et Divin Sacrement. <\/em>\u00bb Et en l&rsquo;honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : \u00ab <em>Maria Auxilium Christianorum, ora pro nobis. <\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Pour les pr\u00eatres, il suffit qu&rsquo;ils mettent dans la sainte messe l&rsquo;intention de prier pour tous les membres de cette pieuse association. Ces pri\u00e8res serviront de lien pour unir tous les membres en un seul c\u0153ur et une seule \u00e2me afin de rendre l&rsquo;honneur d\u00fb \u00e0 J\u00e9sus cach\u00e9 dans la sainte Eucharistie et \u00e0 sa v\u00e9n\u00e9rable M\u00e8re, et de participer \u00e0 toutes les \u0153uvres de pi\u00e9t\u00e9 qui seront accomplies par chaque membre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452350\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261154\"><\/a>Avantages spirituels des membres<\/h2>\n<p>1. Tous les membres, afin de s&rsquo;aider mutuellement \u00e0 marcher sur le chemin du salut, ont l&rsquo;intention de communier \u00e0 toutes les bonnes \u0153uvres que chacun accomplit en priv\u00e9 ou dans l&rsquo;\u00e9glise de Marie Auxiliatrice ou ailleurs.<\/p>\n<p>2. Ils participeront \u00e9galement aux pratiques de pi\u00e9t\u00e9 qui se font \u00e0 l&rsquo;autel de l&rsquo;Association, qui est le ma\u00eetre-autel de cette \u00e9glise : autel privil\u00e9gi\u00e9 quotidien selon le d\u00e9cret de la Sacr\u00e9e Congr\u00e9gation du 22 mai 1868. Sur cet autel, entre autres, chaque matin vers six heures en semaine et vers sept heures les jours f\u00e9ri\u00e9s, sera c\u00e9l\u00e9br\u00e9e une messe, avec la r\u00e9citation du chapelet, des pri\u00e8res sp\u00e9ciales et la communion de tous ceux qui peuvent y participer.<\/p>\n<p>Le souverain Pie IX accorde gracieusement 100 jours d&rsquo;Indulgence \u00e0 tous ceux qui participent \u00e0 cet exercice de pi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Chaque soir, il y aura des chants sacr\u00e9s, une lecture spirituelle, des pri\u00e8res, la b\u00e9n\u00e9diction du Saint-Sacrement, suivie de la r\u00e9citation du chapelet comme le matin.<\/p>\n<p>3. Chacun peut obtenir une indulgence pl\u00e9ni\u00e8re le jour o\u00f9 il s&rsquo;inscrit \u00e0 l&rsquo;association (d\u00e9cret du 11 mars 1870).<\/p>\n<p>4. Indulgence pl\u00e9ni\u00e8re lors des solennit\u00e9s de la Nativit\u00e9, de la Circoncision, de l&rsquo;\u00c9piphanie, de l&rsquo;Ascension de Notre-Seigneur J\u00e9sus-Christ, de la Pentec\u00f4te et du jour de la F\u00eate-Dieu.<\/p>\n<p>5. Indulgence pl\u00e9ni\u00e8re \u00e9galement lors de la f\u00eate de l&rsquo;Immacul\u00e9e Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, de sa Nativit\u00e9, de sa Pr\u00e9sentation au Temple, de l&rsquo;Annonciation, de la Purification, de la Visitation et de son Assomption au Ciel.<\/p>\n<p>6. La m\u00eame indulgence pl\u00e9ni\u00e8re peut \u00eatre obtenue n&rsquo;importe quel jour de la neuvaine ou lors de la f\u00eate de Marie<em> Auxilium Christianorum <\/em>; lors de la f\u00eate de saint Fran\u00e7ois de Sales, de saint Louis de Gonzague, et le jour de chaque mois qu&rsquo;ils choisiront pour faire l&rsquo;Exercice de la Bonne Mort. &#8211; Les indulgences mentionn\u00e9es dans ce num\u00e9ro peuvent \u00e9galement \u00eatre obtenues par ceux qui ne sont pas inscrits \u00e0 la pieuse Association.<\/p>\n<p>7. Chaque membre participant aux pratiques de pi\u00e9t\u00e9 qui se d\u00e9roulent dans cette \u00e9glise au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion de triduums ou de neuvaines peut obtenir une fois par jour l&rsquo;indulgence de sept ans et autant de quarantaines. &#8211; Il convient de noter ici que pour obtenir les indulgences pl\u00e9ni\u00e8res susmentionn\u00e9es, la confession sacramentelle et la communion sont obligatoires, \u00e0 moins que le membre n&rsquo;ait la pratique louable de se confesser chaque semaine. Dans ce cas, il suffit d\u2019avoir l&rsquo;\u00e9tat de gr\u00e2ce.<\/p>\n<p>8. Chaque ann\u00e9e, le premier jour sans emp\u00eachement apr\u00e8s la f\u00eate de Marie Auxiliatrice, on chante une messe de <em>Requiem<\/em> avec d&rsquo;autres suffrages particuliers pour les \u00e2mes des Confr\u00e8res d\u00e9funts, en particulier pour ceux qui ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s par Dieu \u00e0 la vie \u00e9ternelle au cours de cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>9. Si un confr\u00e8re ou une cons\u0153ur tombait malade, ou si Dieu daignait les appeler \u00e0 une vie meilleure, ils seront sp\u00e9cialement recommand\u00e9s dans les pri\u00e8res quotidiennes qui sont faites \u00e0 l&rsquo;autel de Marie Auxiliatrice, \u00e0 condition d&rsquo;en avertir le directeur de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"post-55170-_Toc228452351\"><\/a><a id=\"post-55170-_Toc242261155\"><\/a>Acceptation<\/h2>\n<p>1. Quiconque souhaite faire partie de cette pieuse association fera inscrire son nom et son pr\u00e9nom, son lieu de r\u00e9sidence et son domicile dans un registre sp\u00e9cial conserv\u00e9 dans la sacristie de l&rsquo;\u00e9glise de Marie Auxiliatrice. \u00c0 cette occasion, s&rsquo;il le souhaite, il recevra une image, une m\u00e9daille et le livret de l&rsquo;association.<\/p>\n<p>2. Les cur\u00e9s et toute autre personne charg\u00e9e du soin des \u00e2mes, les directeurs de coll\u00e8ges, de maisons d&rsquo;\u00e9ducation ou d&rsquo;institutions caritatives peuvent agr\u00e9ger n&rsquo;importe lequel de leurs sujets, \u00e0 condition d&rsquo;envoyer les noms des agr\u00e9g\u00e9s au directeur de l&rsquo;\u00e9glise, qui est \u00e9galement directeur de la pieuse association.<\/p>\n<p>3. Il n&rsquo;y a pas de cotisation annuelle ; chacun fera chaque ann\u00e9e, s&rsquo;il le souhaite, une offrande pour couvrir les frais n\u00e9cessaires \u00e0 la neuvaine et \u00e0 la f\u00eate de Marie Auxiliatrice, ainsi qu&rsquo;\u00e0 toutes les fonctions qui sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es \u00e0 diverses occasions de l&rsquo;ann\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9glise de l&rsquo;Association.<\/p>\n<p>Ce r\u00e8glement a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par l&rsquo;autorit\u00e9 eccl\u00e9siastique le 18 avril 1869, lorsque l&rsquo;association a \u00e9t\u00e9 canoniquement \u00e9rig\u00e9e. Le 5 avril de cette ann\u00e9e 1870, le m\u00eame Souverain Pontife, par un d\u00e9cret sp\u00e9cial, a \u00e9rig\u00e9 l&rsquo;association en archiconfr\u00e9rie avec divers privil\u00e8ges, avec la facult\u00e9 d&rsquo;agr\u00e9ger d&rsquo;autres associations canoniquement institu\u00e9es.<\/p>\n<p><em>Giovanni Bosco, pr\u00eatre<\/em><\/p>\n<p><em>Turin, Imprimerie de l&rsquo;Oratoire Saint-Fran\u00e7ois de Sales, 1870<\/em><\/p>\n<p><em>Avec l&rsquo;approbation de la R\u00e9vision eccl\u00e9siastique<\/em><\/p>\n<ol>\n<li id=\"post-55170-footnote-1\">Le souverain Pie IX accorde 300 jours d&rsquo;indulgence chaque fois qu\u2019on r\u00e9cite cette pri\u00e8re (<em>14 f\u00e9vrier 1869<\/em>). <a href=\"#post-55170-footnote-ref-1\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-2\"><em>Epist. ad Eustoc<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-2\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-3\">Lc I, 39. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-3\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-4\">S. Alphonse de Liguori, <em>Gloires de Marie<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-4\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-5\">Jn II, 3. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-5\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-6\">Jn XIX, 26, 27. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-6\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-7\">Voir S. Alphonse, <em>Neuvaine de m\u00e9ditations<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-7\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-8\">Voir S. Alphonse, <em>Gloires de Marie<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-8\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-9\">Voir S. Cyrille d\u2019Alexandrie, <em>Hom\u00e9lies contre Nestorius<\/em>. \u2013 Oct. Nativ. B. V. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-9\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-10\">Serm. <em>apud Metaph.<\/em>, die 5, Nativ. B. V. in Off. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-10\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-11\">Hom. 2 <em>super Missus est<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-11\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-12\">Ct II, 5. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-12\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-13\">Eccl. I, cap. 24. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-13\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-14\">Voir <em>Rimembranza di una solennit\u00e0 in onore di Maria Ausiliatrice<\/em>, Torino, tip. dell\u2019Oratorio di S. Francesco di Sales, 1868. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-14\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-15\">Ps 73. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-15\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-16\">1 Cor 15. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-16\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-17\">Ex 20. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-17\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-18\">Lv 26. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-18\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-19\">Ex 31. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-19\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-20\">In Mt 26. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-20\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-21\">Lv 24. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-21\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-22\">Ann\u00e9e 510. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-22\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-23\">Hb 13. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-23\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-24\">Voir <em>Apologista<\/em>, N. 10, ann\u00e9e XII. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-24\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-25\">Jn 20. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-25\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-26\">Mt 18. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-26\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-27\">Sermon 393. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-27\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-28\"><em>De lapsis<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-28\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-29\"><em>Hom. II in psal<\/em>. 37. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-29\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-30\">Sess. XIV, can. 6, 7. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-30\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-31\">Epist. 93, <em>ad Virg. Soph<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-31\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-32\">Mt 16. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-32\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-33\">Voir <em>Apologista<\/em>, N. 10, ann\u00e9e XII. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-33\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-34\">Pr 8. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-34\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-35\">Ps 110. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-35\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-36\">Voir S. Jean Chrysostome, <em>Hom. 61, ad pop. ant<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-36\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-37\">Ps 110. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-37\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-38\">Lc 22. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-38\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-39\">Jn 6. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-39\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-40\">Mt 26. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-40\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-41\">Session 13, 2. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-41\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-42\">Tract. 84 in Joan. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-42\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-43\">Jn 6. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-43\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-44\">Jn 6. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-44\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-45\">Mt 11. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-45\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-46\">Voir Cyprien, lib. 6, <em>de Lapsis<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-46\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-47\">Session 22, chap. 6, V\u00a0; \u00e9galement session 13, chap. 8. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-47\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-48\"><em>Histoire eccl\u00e9siastique<\/em>, ann\u00e9e 552. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-48\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-49\">Concile de Trente, session 13, chap. 2. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-49\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-50\"><em>Ibidem<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-50\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-51\"><em>De perf. Relig<\/em>., chap. 21. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-51\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-52\">Voir <em>Summa<\/em> de saint Thomas, partie 3, q. 80, art. 10. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-52\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-53\">Voir S. Thomas, IV Sent. \u2013 Voir <em>La Sainte Communion par Monseigneur S\u00e9gur<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-53\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-54\">Voir <em>Rimembranza di una solennit\u00e0, <\/em>etc. Annexe. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-54\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-55\">Concile de Trente, session 22, chap. 2. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-55\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-56\"><em> Tr\u00e9sor cach\u00e9<\/em>, etc., art. IV, N. VII. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-56\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-57\">Concile de Trente, session 22, chap. 2\u00a0; session 25 in principio. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-57\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-58\">Voir <em>Rimembranza, <\/em>cit. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-58\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-59\">Celui qui accompagne d\u00e9votement le Saint Viatique avec une lampe ou un cierge allum\u00e9 obtient une indulgence de 7 ans et 7 quarantaines ; celui qui l&rsquo;accompagne sans lampe obtient une indulgence de 5 ans et autant de quarantaines ; et celui qui, l\u00e9gitimement emp\u00each\u00e9, envoie une autre personne \u00e0 sa place avec une lampe ou un cierge allum\u00e9 obtient une indulgence de 3 ans. Toutes ces indulgences sont applicables aux fid\u00e8les d\u00e9funts par concession de Beno\u00eet XIV. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-59\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-60\">Lc 24. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-60\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-61\">Ap 14. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-61\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-62\">Lc 2. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-62\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-63\">Jn 13. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-63\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-64\"><em> Vie du jeune Saccardi Ernesto<\/em>. \u00ab\u00a0Letture Cattoliche\u00a0\u00bb, ann\u00e9e XVI, fascicule 9. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-64\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-65\">N\u00b0 48, ann\u00e9e XII, 28 novembre 1869. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-65\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-66\">Voir <em>Apologista<\/em>, n\u00b0 10, ann\u00e9e 12. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-66\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-67\">Voir S. Alphonse, <em>Gloires de Marie<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-67\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-68\">Ap 12. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-68\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-69\">Voir S. Alphonse, <em>Gloires de Marie<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-69\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-70\"><em>Ibidem<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-70\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-55170-footnote-71\">Voir S. Alphonse, <em>Gloires de Marie<\/em>. <a href=\"#post-55170-footnote-ref-71\">\u2191<\/a><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nom de Marie Auxiliatrice fait r\u00e9sonner une longue histoire de confiance du peuple chr\u00e9tien&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":55154,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":1,"footnotes":""},"categories":[127],"tags":[1734,1764,2580,1818,1686,1962],"class_list":["post-55170","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tres-sainte-vierge-marie","tag-catechese","tag-don-bosco","tag-evenement","tag-grace","tag-marie","tag-salut"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55170","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55170"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55170\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":55171,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55170\/revisions\/55171"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55170"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55170"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55170"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}