{"id":54711,"date":"2026-09-07T07:00:59","date_gmt":"2026-09-07T07:00:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=54711"},"modified":"2026-09-07T07:01:22","modified_gmt":"2026-09-07T07:01:22","slug":"le-systeme-preventif-3-7-appendice-a-linauguration-du-patronage-de-st-pierre-a-nice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/le-systeme-preventif-3-7-appendice-a-linauguration-du-patronage-de-st-pierre-a-nice\/","title":{"rendered":"Le syst\u00e8me pr\u00e9ventif (3\/7). Appendice \u00e0 l&rsquo;Inauguration du Patronage de St-Pierre \u00e0 Nice"},"content":{"rendered":"<p><em>Nous continuons avec le troisi\u00e8me \u00e9pisode sur les textes principaux du syst\u00e8me pr\u00e9ventif de don Bosco.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><em>Article pr\u00e9c\u00e9dent: <a href=\"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/le-systeme-preventif-2-7-le-dialogue-avec-linstituteur-francesco-bodrato\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le syst\u00e8me pr\u00e9ventif (2\/7). Le dialogue avec l\u2019instituteur Francesco Bodrato<\/a><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Le texte classique : l&rsquo;appendice de Nice<\/b><\/strong><\/p>\n<p>1877 est une ann\u00e9e d\u00e9cisive. Le premier Chapitre G\u00e9n\u00e9ral est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 \u00e0 Lanzo ; les R\u00e8glements sont publi\u00e9s ; et en ao\u00fbt na\u00eet le Bulletin Sal\u00e9sien. Le m\u00eame mois para\u00eet la brochure bilingue italien-fran\u00e7ais sur l&rsquo;inauguration du Patronage de Saint-Pierre \u00e0 Nice Maritime, avec en appendice \u2013 texte italien \u00e0 gauche, fran\u00e7ais \u00e0 droite \u2013 les pages intitul\u00e9es <em><i>Le syst\u00e8me pr\u00e9ventif dans l&rsquo;\u00e9ducation de la jeunesse<\/i><\/em>. Don Bosco lui-m\u00eame le d\u00e9finit comme \u00ab l&rsquo;index d&rsquo;un petit ouvrage \u00bb plus vaste qu&rsquo;il aurait voulu pr\u00e9parer, mais qu&rsquo;il ne mena jamais \u00e0 terme.<\/p>\n<p>Ce sont les seules pages organiques que don Bosco ait publi\u00e9es sur sa propre m\u00e9thode, et c&rsquo;est ici qu&rsquo;appara\u00eet la formule destin\u00e9e \u00e0 devenir un patrimoine commun : raison, religion, affection. Il vaut la peine de noter la destination originelle. Ce n&rsquo;est pas un document interne : il s&rsquo;adresse aux bienfaiteurs et \u00e0 l&rsquo;opinion publique fran\u00e7aise, dans un pays travers\u00e9 par la question scolaire, pour expliquer ce que sont les \u0153uvres sal\u00e9siennes et selon quel crit\u00e8re elles fonctionnent. C&rsquo;est un texte apolog\u00e9tique et promotionnel.<\/p>\n<p>Puis il se passe quelque chose d&rsquo;important. En novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, ces m\u00eames pages sont plac\u00e9es en introduction au <em><i>R\u00e8glement pour les maisons de la Soci\u00e9t\u00e9 de St-Fran\u00e7ois de Sales (MB XIII, 918-923)<\/i><\/em> : de pr\u00e9sentation au public externe, elles deviennent une norme pour l&rsquo;interne. En l&rsquo;espace de trois mois, le syst\u00e8me pr\u00e9ventif passe du statut de carte de visite \u00e0 celui de charte constitutionnelle. La s\u00e9rie rendra compte des deux contextes, car le changement de fonction fait partie de la signification.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><i>Lisons le contexte expos\u00e9 par le p\u00e8re Eugenio Ceria (MB XIII, 112-115) :<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le discours de Don Bosco parut si remarquable qu&rsquo;il fit na\u00eetre l&rsquo;id\u00e9e de le publier, afin qu&rsquo;en France on conn\u00fbt mieux l&rsquo;\u0153uvre du Patronage. L&rsquo;id\u00e9e ne lui d\u00e9plut pas ; au contraire, comme cela arrive souvent, en y r\u00e9fl\u00e9chissant, il \u00e9largit le projet. En effet, pendant le voyage de retour, il compila un bel opuscule, qu&rsquo;il fit imprimer \u00e0 l&rsquo;imprimerie de l&rsquo;Oratoire sous le titre : <em><i>Inauguration du Patronage St-Pierre \u00e0 Nice.<\/i><\/em> Apr\u00e8s avoir bri\u00e8vement d\u00e9crit la f\u00eate, il pla\u00e7a le discours quelque peu remani\u00e9 dans la forme, et y ajouta une nouveaut\u00e9 qui \u00e9tait une splendide primeur : une s\u00e9rie d&rsquo;articles sur le syst\u00e8me pr\u00e9ventif, qui, avec quelques variantes, r\u00e9apparurent peu apr\u00e8s en t\u00eate du R\u00e8glement des maisons. Plus tard, parlant de tout ce petit travail, il dit qu&rsquo;il lui avait co\u00fbt\u00e9 plusieurs jours d&rsquo;efforts et qu&rsquo;il l&rsquo;avait fait et refait trois fois. \u00ab\u00a0J&rsquo;allais presque me plaindre \u00e0 moi-m\u00eame, ajouta-il, de ne pas trouver ces \u00e9crits \u00e0 mon go\u00fbt. Autrefois, je mettais bas des pages enti\u00e8res sans jamais y revenir ; maintenant, au contraire, j&rsquo;\u00e9cris, je corrige, je r\u00e9\u00e9cris, je recopie, je refais une quatri\u00e8me et une cinqui\u00e8me fois, et mon travail ne me pla\u00eet toujours pas\u00a0\u00bb. Il estimait cependant que l&rsquo;opuscule \u00e9tait capable de faire un grand bien en France.<\/p>\n<p>En France et partout, alors et en tout temps, l&rsquo;humble opuscule devait faire du bien avec cet appendice mis l\u00e0 presque comme un simple remplissage, comme si l&rsquo;auteur lui-m\u00eame n&rsquo;en mesurait pas toute la port\u00e9e. La p\u00e9dagogie contemporaine th\u00e9orisait beaucoup, mais op\u00e9rait bien peu ; sa faible f\u00e9condit\u00e9 d\u00e9coulait du fait qu&rsquo;elle tirait ses \u00e9l\u00e9ments des purs pr\u00e9ceptes de la philosophie naturelle. C\u2019est ainsi que des principes rationalistes et un esprit positiviste informaient et invalidaient son orientation. Don Bosco, sans aucune morgue doctrinale, sans la moindre pr\u00e9tention d&rsquo;avoir d\u00e9couvert le secret de l&rsquo;art \u00e9ducatif, s&rsquo;inspirait de l&rsquo;\u00c9vangile et des enseignements de l&rsquo;\u00c9glise\u00a0; il savait joindre harmonieusement aux normes de la philosophie naturelle les moyens surnaturels de la Gr\u00e2ce et donner ainsi vie \u00e0 une m\u00e9thode qui, dans le domaine de la p\u00e9dagogie, a produit et produit des fruits tr\u00e8s abondants. Ce qu&rsquo;il avait mis en \u0153uvre pendant tant d&rsquo;ann\u00e9es, il le condensa dans les quelques petites pages de son modeste \u00e9crit. Qu&rsquo;on pr\u00eate attention ne serait-ce qu&rsquo;\u00e0 un point : \u00e0 la grande question de l&rsquo;autorit\u00e9 et \u00e0 celle des r\u00e9compenses et des punitions. Un coryph\u00e9e de la tendance naturaliste d&rsquo;alors, le c\u00e9l\u00e8bre Raffaello Lambruschini, y consacra au moins les deux tiers de son livre <em><i>Dell&rsquo;educazione, <\/i><\/em>disant tant de belles choses, malheureusement m\u00eal\u00e9es \u00e0 des erreurs th\u00e9oriques ; mais en raison du d\u00e9faut d\u00e9plor\u00e9 plus haut, il est rest\u00e9 \u00e0 mille lieues de l&rsquo;efficacit\u00e9 atteinte par Don Bosco qui, en proc\u00e9dant par la voie de la raison et de la Foi, a en quelques traits de ma\u00eetre r\u00e9solu pratiquement et pleinement l&rsquo;ardu probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Une reconnaissance m\u00e9rit\u00e9e et digne de la valeur p\u00e9dagogique qui enrichit cette \u00ab\u00a0M\u00e9thode pr\u00e9ventive\u00a0\u00bb est le fait que le Minist\u00e8re italien de l&rsquo;instruction publique l&rsquo;ait assign\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des \u00e9coles normales. \u00c0 ce propos, l&rsquo;ancien ministre Fedele, s\u00e9nateur du royaume et professeur d&rsquo;histoire \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Rome, pronon\u00e7a lors d&rsquo;une occasion solennelle ces paroles : \u00ab\u00a0<em><i>Sans le surnaturel, l&rsquo;\u0153uvre de Don Bosco ne peut s&rsquo;expliquer<\/i><\/em>. Et cette \u0153uvre est l&rsquo;\u00e9panouissement ext\u00e9rieur de ses vertus int\u00e9rieures. Il lutta contre le mat\u00e9rialisme corrupteur de la jeunesse et arr\u00eata \u00e0 temps le peuple italien sur la pente de cette voie funeste. Quand je proposai l&rsquo;\u00e9tude de la doctrine p\u00e9dagogique de Don Bosco, quelques philosophes id\u00e9alistes sourirent. Aujourd&rsquo;hui, le temps m&rsquo;a donn\u00e9 raison\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ici le lieu de rapporter, \u00e0 propos du syst\u00e8me \u00e9ducatif de Don Bosco, un t\u00e9moignage plus ancien, rendu public en 1878. Le comte Carlo Conestabile della Staffa, de P\u00e9rouse, fit imprimer cette ann\u00e9e-l\u00e0 un de ses opuscules, dans lequel il raconte comment il a vu la mise en \u0153uvre de la m\u00e9thode p\u00e9dagogique du Serviteur de Dieu avant m\u00eame que celui-ci ne pens\u00e2t \u00e0 la formuler par \u00e9crit. Un jour que le Comte alla rendre visite \u00e0 Don Bosco, il le trouva \u00e0 son bureau parcourant une petite note portant quelques noms. &#8211; Voici, dit-il, quelques-uns de mes petits garnements, dont la conduite laisse \u00e0 d\u00e9sirer. &#8211; Il vint spontan\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;esprit du visiteur de lui demander quelle punition il leur r\u00e9servait. &#8211; Aucune punition, r\u00e9pondit-il ; mais voici ce que je ferai. Celui-ci, par exemple (et il lui indiqua l&rsquo;un des noms) est le plus garnement de tous, bien qu&rsquo;il ait bon c\u0153ur. Je le rencontrerai pendant la r\u00e9cr\u00e9ation et je lui demanderai des nouvelles de sa sant\u00e9 ; il r\u00e9pondra sans doute qu&rsquo;il va bien. \u00ab\u00a0Mais es-tu vraiment content ?\u00a0\u00bb lui dirai-je alors. Il restera d&rsquo;abord surpris ; puis il baissera les yeux, en rougissant. J&rsquo;insisterai affectueusement : \u00ab\u00a0Eh, tu as quelque chose qui ne va pas bien ; si le corps jouit d&rsquo;une bonne sant\u00e9, l&rsquo;\u00e2me n&rsquo;est peut-\u00eatre pas contente !&#8230;<\/p>\n<p>Cela fait d\u00e9j\u00e0 longtemps que tu ne t&rsquo;es pas confess\u00e9 ?\u00a0\u00bb Quelques minutes plus tard, ce jeune sera au tribunal de la p\u00e9nitence, et je suis presque certain que je n&rsquo;aurai plus jamais \u00e0 me plaindre de lui. &#8211; Le Comte \u00e9coutait en silence, enchant\u00e9 par la douceur de ses paroles, et il fit ce commentaire : \u00ab\u00a0J&rsquo;avais d\u00e9couvert le secret des grandes \u0153uvres que cet humble pr\u00eatre a su mener \u00e0 bien. Tr\u00e8s souvent par la suite, lorsque, \u00e0 la vue des maux dont notre \u00e9poque est tourment\u00e9e, je sentais une am\u00e8re tristesse s&#8217;emparer de mon \u00e2me, cette voix sacerdotale m&rsquo;est revenue en m\u00e9moire, et m&rsquo;a rendu confiant dans l&rsquo;avenir d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 laquelle Dieu envoie de tels r\u00e9formateurs. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>3\/7. Un appendice \u00e0 l&rsquo;opuscule bilingue : \u00ab\u00a0Inauguration du Patronage St-Pierre \u00e0 Nice\u00a0\u00bb<\/b><\/strong><\/p>\n<p>(ao\u00fbt 1877, \u00e9galement dans les MBXIII, 918-923)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>\u00ab Inauguration du patronage St-Pierre \u00e0 Nice et son but<\/b><\/strong><\/p>\n<p>expos\u00e9 du Pr\u00eatre Jean BOSCO<\/p>\n<p>avec appendice sur le syst\u00e8me pr\u00e9ventif dans l&rsquo;\u00e9ducation de la jeunesse<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1877<\/p>\n<p>Imprimerie et Librairie Sal\u00e9sienne<\/p>\n<p>San Pier d&rsquo;Arena-Turin-Nice<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\u2026]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Le syst\u00e8me pr\u00e9ventif dans l&rsquo;\u00e9ducation de la jeunesse<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Plusieurs fois, on m&rsquo;a demand\u00e9 d&rsquo;exprimer verbalement ou par \u00e9crit quelques pens\u00e9es sur ce qu&rsquo;on appelle le syst\u00e8me pr\u00e9ventif que l&rsquo;on a coutume d&rsquo;utiliser dans nos maisons. Par manque de temps, je n&rsquo;ai pu jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent satisfaire ce d\u00e9sir. J&rsquo;en donne ici un aper\u00e7u, qui, je l&rsquo;esp\u00e8re, sera comme l&rsquo;index de ce que j&rsquo;ai l&rsquo;intention de publier dans un petit ouvrage, si Dieu me donne assez de vie pour pouvoir le r\u00e9diger, et cela uniquement pour \u00eatre utile \u00e0 l&rsquo;art difficile de l&rsquo;\u00e9ducation de la jeunesse. Je dirai donc : en quoi consiste le Syst\u00e8me Pr\u00e9ventif et pourquoi on doit le pr\u00e9f\u00e9rer ; son application pratique et ses avantages.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>I. En quoi consiste le Syst\u00e8me Pr\u00e9ventif et pourquoi on doit le pr\u00e9f\u00e9rer<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Deux syst\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s de tout temps dans l&rsquo;\u00e9ducation de la jeunesse : Pr\u00e9ventif et R\u00e9pressif. Le syst\u00e8me R\u00e9pressif consiste \u00e0 faire conna\u00eetre la loi aux sujets, puis \u00e0 les surveiller pour en conna\u00eetre les transgresseurs et infliger, l\u00e0 o\u00f9 c&rsquo;est n\u00e9cessaire, le ch\u00e2timent m\u00e9rit\u00e9. Dans ce syst\u00e8me, les paroles et l&rsquo;aspect du Sup\u00e9rieur doivent toujours \u00eatre s\u00e9v\u00e8res et plut\u00f4t mena\u00e7ants, et lui-m\u00eame doit \u00e9viter toute familiarit\u00e9 avec ses subordonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Directeur, pour accro\u00eetre la valeur de son autorit\u00e9, devra se trouver rarement parmi ses sujets et le plus souvent lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de punir ou de menacer. Ce syst\u00e8me est facile, moins fatigant et est utile sp\u00e9cialement dans l&rsquo;arm\u00e9e et en g\u00e9n\u00e9ral parmi les personnes adultes et sens\u00e9es, qui doivent par elles-m\u00eames \u00eatre en mesure de savoir et de se rappeler ce qui est conforme aux lois et aux prescriptions.<\/p>\n<p>Diff\u00e9rent, et je dirais oppos\u00e9, est le syst\u00e8me Pr\u00e9ventif. Il consiste \u00e0 faire conna\u00eetre les prescriptions et les r\u00e8glements d&rsquo;un Institut et ensuite \u00e0 veiller \u00e0 ce que les \u00e9l\u00e8ves aient toujours sur eux l&rsquo;\u0153il vigilant du Directeur ou des assistants, qui, comme des p\u00e8res aimants, parlent, servent de guide \u00e0 toute \u00e9ventualit\u00e9, donnent des conseils et corrigent avec affection, ce qui revient \u00e0 dire : mettre les \u00e9l\u00e8ves dans l&rsquo;impossibilit\u00e9 de commettre des fautes.<\/p>\n<p>Ce syst\u00e8me s&rsquo;appuie tout entier sur la raison, la religion et sur l&rsquo;affection. C&rsquo;est pourquoi il exclut tout ch\u00e2timent violent et cherche \u00e0 \u00e9loigner m\u00eame les ch\u00e2timents l\u00e9gers. Il semble que celui-ci soit pr\u00e9f\u00e9rable pour les raisons suivantes :<\/p>\n<ol>\n<li>L&rsquo;\u00e9l\u00e8ve pr\u00e9venu \u00e0 l&rsquo;avance ne reste pas avili par les fautes commises, comme cela arrive lorsqu&rsquo;elles sont d\u00e9f\u00e9r\u00e9es au Sup\u00e9rieur. Il ne s&rsquo;irrite jamais non plus pour la correction faite ou pour le ch\u00e2timent pr\u00e9vu ou inflig\u00e9, car il y a toujours en cela un avertissement amical et pr\u00e9ventif qui le raisonne et r\u00e9ussit le plus souvent \u00e0 gagner son c\u0153ur, de sorte que l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve conna\u00eet la n\u00e9cessit\u00e9 de la punition et la d\u00e9sire presque.<\/li>\n<li>2. La raison essentielle est la mobilit\u00e9 de la jeunesse, qui en un instant oublie les r\u00e8gles disciplinaires et les ch\u00e2timents qu\u2019elles pr\u00e9voient. C&rsquo;est pourquoi souvent un enfant se rend coupable et digne d&rsquo;une peine, \u00e0 laquelle il n&rsquo;a jamais pr\u00eat\u00e9 attention, dont il ne se souvenait pas du tout au moment de la faute commise et qu&rsquo;il aurait certainement \u00e9vit\u00e9e si une voix amicale l&rsquo;avait averti.<\/li>\n<li>Le syst\u00e8me R\u00e9pressif peut emp\u00eacher un d\u00e9sordre, mais il rendra difficilement meilleurs les d\u00e9linquants ; et on a observ\u00e9 que les jeunes n&rsquo;oublient pas les ch\u00e2timents subis et conservent le plus souvent de l&rsquo;amertume avec le d\u00e9sir de secouer le joug et m\u00eame de se venger. Il semble parfois qu&rsquo;ils n&rsquo;y pr\u00eatent pas attention, mais celui qui suit leurs intentions sait que les r\u00e9miniscences de la jeunesse sont terribles. Ils oublient facilement les punitions des parents, mais tr\u00e8s difficilement celles des \u00e9ducateurs. Il y a des faits qui d\u00e9montrent comment certains, dans leur vieillesse, ont vilainement veng\u00e9 des ch\u00e2timents re\u00e7us justement au temps de leur \u00e9ducation. Au contraire, le syst\u00e8me Pr\u00e9ventif fait de l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve un ami qui reconna\u00eet dans l&rsquo;assistant un bienfaiteur qui l&rsquo;avertit, veut le rendre meilleur et le lib\u00e9rer des chagrins, des ch\u00e2timents, du d\u00e9shonneur.<\/li>\n<li>4. Le syst\u00e8me Pr\u00e9ventif gagne l\u2019affection de l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de sorte que l&rsquo;\u00e9ducateur pourra toujours lui parler le langage du c\u0153ur, que ce soit au temps de l&rsquo;\u00e9ducation ou apr\u00e8s celle-ci. L&rsquo;\u00e9ducateur qui a gagn\u00e9 le c\u0153ur de son prot\u00e9g\u00e9 pourra exercer sur lui une grande influence, l&rsquo;avertir, le conseiller et m\u00eame le corriger lorsqu&rsquo;il se trouvera dans les emplois, dans les bureaux ou dans le commerce. Pour ces raisons et pour beaucoup d&rsquo;autres, il semble que le syst\u00e8me Pr\u00e9ventif doive \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 au R\u00e9pressif.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>II. Application du syst\u00e8me Pr\u00e9ventif<\/b><\/strong><\/p>\n<p>La pratique de ce syst\u00e8me est tout enti\u00e8re appuy\u00e9e sur les paroles de St Paul qui dit : <em><i>Charitas benigna est, patiens est ; omnia suffert, omnia sperat, omnia sustinet<\/i><\/em>. La charit\u00e9 est bienveillante et patiente ; elle souffre tout, mais esp\u00e8re tout et supporte tout d\u00e9rangement. C&rsquo;est pourquoi seul le chr\u00e9tien peut appliquer avec succ\u00e8s le syst\u00e8me Pr\u00e9ventif. Raison et Religion sont les instruments dont l&rsquo;\u00e9ducateur doit constamment faire usage ; les enseigner, les pratiquer lui-m\u00eame, s&rsquo;il veut \u00eatre ob\u00e9i et atteindre son but.<\/p>\n<ol>\n<li>1. Le Directeur doit par cons\u00e9quent \u00eatre tout entier consacr\u00e9 \u00e0 ses \u00e9l\u00e8ves, et ne jamais prendre d&rsquo;engagements qui l&rsquo;\u00e9loignent de son office, mais au contraire se trouver toujours avec ses subordonn\u00e9s chaque fois qu&rsquo;ils ne sont pas obligatoirement li\u00e9s par quelque occupation, \u00e0 moins qu&rsquo;ils ne soient d\u00fbment assist\u00e9s par d&rsquo;autres.<\/li>\n<li>2. Les professeurs, les chefs d&rsquo;atelier, les assistants doivent \u00eatre d&rsquo;une moralit\u00e9 reconnue. L&rsquo;\u00e9garement d&rsquo;un seul peut compromettre un Institut \u00e9ducatif. Qu&rsquo;on fasse en sorte que les \u00e9l\u00e8ves ne soient jamais seuls. Autant que possible, que les assistants les pr\u00e9c\u00e8dent sur le lieu o\u00f9 ils doivent se rassembler ; qu&rsquo;ils s&rsquo;entretiennent avec eux jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils soient assist\u00e9s par d&rsquo;autres ; qu&rsquo;ils ne les laissent jamais inoccup\u00e9s.<\/li>\n<li>3. Qu&rsquo;on donne une ample facult\u00e9 de sauter, courir, faire du bruit \u00e0 volont\u00e9. La gymnastique, la musique, la d\u00e9clamation, le petit th\u00e9\u00e2tre, les promenades sont des moyens tr\u00e8s efficaces pour obtenir la discipline\u00a0; ils sont utiles \u00e0 la moralit\u00e9 et \u00e0 la sant\u00e9. Qu&rsquo;on veille seulement \u00e0 ce que la mati\u00e8re du divertissement, les personnes qui interviennent, les discours qui ont lieu ne soient pas bl\u00e2mables. Faites tout ce que vous voulez, disait le grand ami de la jeunesse St Philippe N\u00e9ri, il me suffit que vous ne fassiez pas de p\u00e9ch\u00e9s.<\/li>\n<li>4. La confession fr\u00e9quente, la communion fr\u00e9quente, la messe quotidienne sont les colonnes qui doivent soutenir un \u00e9difice \u00e9ducatif, dont on veut tenir \u00e9loign\u00e9es la menace et la trique. Ne jamais ennuyer ni obliger les jeunes \u00e0 la fr\u00e9quentation des saints Sacrements, mais leur offrir la commodit\u00e9 d&rsquo;en profiter. \u00c0 l\u2019occasion des exercices spirituels, des triduums, des neuvaines, des pr\u00e9dications ou des cat\u00e9chismes, qu&rsquo;on fasse ressortir la beaut\u00e9, la grandeur, la saintet\u00e9 de cette Religion qui propose des moyens si faciles, si utiles \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 civile, \u00e0 la tranquillit\u00e9 du c\u0153ur et au salut de l&rsquo;\u00e2me, comme le sont pr\u00e9cis\u00e9ment les saints Sacrements. De cette mani\u00e8re, les enfants restent spontan\u00e9ment d\u00e9sireux de ces pratiques de pi\u00e9t\u00e9, ils s&rsquo;en approcheront volontiers.<\/li>\n<li>5. Qu&rsquo;on pratique la plus grande surveillance pour emp\u00eacher que ne soient introduits dans l&rsquo;Institut des compagnons, des livres ou des personnes qui tiennent de mauvais discours. Le choix d&rsquo;un bon concierge est un tr\u00e9sor pour une maison d&rsquo;\u00e9ducation.<\/li>\n<li>Chaque soir, apr\u00e8s les pri\u00e8res ordinaires et avant que les \u00e9l\u00e8ves n&rsquo;aillent se reposer, que le Directeur, ou celui qui le remplace, adresse publiquement quelques paroles affectueuses en donnant quelques avis ou conseils sur les choses \u00e0 faire ou \u00e0 \u00e9viter ; et qu&rsquo;il s&rsquo;efforce de tirer des le\u00e7ons \u00e0 partir des faits survenus dans la journ\u00e9e dans l&rsquo;Institut ou au-dehors ; mais que son discours ne d\u00e9passe jamais deux ou trois minutes. C&rsquo;est la cl\u00e9 de la moralit\u00e9, de la bonne marche et du bon succ\u00e8s de l&rsquo;\u00e9ducation.<\/li>\n<li>7. Qu&rsquo;on \u00e9loigne comme la peste l&rsquo;opinion de ceux qui voudraient diff\u00e9rer la premi\u00e8re communion \u00e0 un \u00e2ge trop avanc\u00e9, quand le plus souvent le d\u00e9mon a pris possession du c\u0153ur d&rsquo;un jeune au d\u00e9triment incalculable de son innocence. Dans la discipline de l&rsquo;\u00c9glise primitive, on avait coutume de donner aux enfants les hosties consacr\u00e9es qui restaient de la communion pascale. Cela sert \u00e0 nous faire conna\u00eetre combien l&rsquo;\u00c9glise aime que les enfants soient admis de bonne heure \u00e0 la sainte Communion. Quand un jeune sait distinguer entre pain et pain et manifeste une instruction suffisante, qu&rsquo;on ne pr\u00eate plus attention \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge et que le Souverain C\u00e9leste vienne r\u00e9gner dans cette \u00e2me b\u00e9nie.<\/li>\n<li>8. Les cat\u00e9chismes recommandent la communion fr\u00e9quente, que St Philippe N\u00e9ri conseillait tous les huit jours et m\u00eame plus souvent. Le Concile de Trente dit clairement qu&rsquo;il d\u00e9sire ardemment que chaque fid\u00e8le chr\u00e9tien qui va \u00e0 la sainte Messe, fasse \u00e9galement la communion. Mais que cette communion soit non seulement spirituelle, mais bien sacramentelle, afin qu&rsquo;on tire un plus grand fruit de cet auguste et divin sacrifice. (Concile de Trente, sess. XXII, chap. VI).<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>III. Utilit\u00e9 du syst\u00e8me Pr\u00e9ventif<\/b><\/strong><\/p>\n<p>D&rsquo;aucuns diront que ce syst\u00e8me est difficile en pratique. Je ferai remarquer que du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves, il s&rsquo;av\u00e8re beaucoup plus facile, plus satisfaisant, plus avantageux. Du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9ducateurs, il comporte quelques difficult\u00e9s, qui sont cependant diminu\u00e9es si l&rsquo;\u00e9ducateur se met \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre avec z\u00e8le. L&rsquo;\u00e9ducateur est un individu consacr\u00e9 au bien de ses \u00e9l\u00e8ves, il doit \u00eatre pr\u00eat \u00e0 affronter tout d\u00e9rangement, toute fatigue pour atteindre son but, qui est l&rsquo;\u00e9ducation civile, morale et intellectuelle de ses \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>Outre les avantages expos\u00e9s ci-dessus, on ajoutera encore ici que :<\/p>\n<ol>\n<li>L&rsquo;\u00e9l\u00e8ve sera toujours l&rsquo;ami de l&rsquo;\u00e9ducateur et se souviendra toujours avec plaisir de la direction re\u00e7ue, consid\u00e9rant toujours ses ma\u00eetres et les autres sup\u00e9rieurs comme des p\u00e8res et des fr\u00e8res. O\u00f9 qu&rsquo;ils aillent, ces \u00e9l\u00e8ves sont pour la plupart la consolation de leur famille, d&rsquo;utiles citoyens et de bons chr\u00e9tiens.<\/li>\n<li>Quels que soient le caract\u00e8re, le temp\u00e9rament ou l&rsquo;\u00e9tat moral d&rsquo;un \u00e9l\u00e8ve au moment de son admission, les parents peuvent \u00eatre assur\u00e9s que leur fils ne pourra pas empirer, et l&rsquo;on peut tenir pour certain qu&rsquo;il obtiendra toujours quelque am\u00e9lioration. Bien plus, certains enfants, qui furent longtemps le fl\u00e9au de leurs parents et m\u00eame refus\u00e9s par les maisons de correction, si on les \u00e9duque selon ces principes, ont chang\u00e9 de temp\u00e9rament, de caract\u00e8re, se sont adonn\u00e9s \u00e0 une vie rang\u00e9e et occupent actuellement des fonctions honorables dans la soci\u00e9t\u00e9, devenant ainsi le soutien de leur famille et l&rsquo;honneur du pays o\u00f9 ils r\u00e9sident.<\/li>\n<li>Les \u00e9l\u00e8ves qui, par hasard, entreraient dans un Institut avec de mauvaises habitudes ne peuvent pas nuire \u00e0 leurs camarades. Les bons ne pourront pas non plus recevoir de pr\u00e9judice de leur part, car il n&rsquo;y a pour cela ni le temps, ni le lieu, ni l\u2019occasion, car l&rsquo;assistant, que nous supposons pr\u00e9sent, y porterait aussit\u00f4t rem\u00e8de.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Un mot sur les punitions<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Quelle r\u00e8gle faut-il observer en infligeant des punitions ? L\u00e0 o\u00f9 c&rsquo;est possible, qu&rsquo;on ne fasse jamais usage de punitions ; l\u00e0 o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 exigerait une r\u00e9pression, que l&rsquo;on retienne ce qui suit :<\/p>\n<ol>\n<li>L&rsquo;\u00e9ducateur doit chercher \u00e0 se faire aimer de ses \u00e9l\u00e8ves, s&rsquo;il veut se faire craindre. Dans ce cas, le manque de bienveillance est une punition, mais une punition qui excite l&rsquo;\u00e9mulation, donne du courage et n&rsquo;avilit jamais.<\/li>\n<li>Chez les jeunes, est punition ce que l&rsquo;on fait servir de punition. On a observ\u00e9 qu&rsquo;un regard sans affection sur l\u2019un d\u2019eux produit plus d&rsquo;effet qu&rsquo;une gifle. La louange quand une chose est bien faite, le bl\u00e2me quand il y a n\u00e9gligence est d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9compense ou une punition.<\/li>\n<li>\u00c0 l&rsquo;exception de cas rarissimes, les corrections et les punitions ne doivent jamais \u00eatre donn\u00e9es en public, mais en priv\u00e9, loin des camarades, et l&rsquo;on doit user de la plus grande prudence et patience pour faire en sorte que l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve comprenne ses torts au nom de la raison et de la religion.<\/li>\n<li>Le Directeur doit faire bien conna\u00eetre les r\u00e8gles, les r\u00e9compenses et les punitions \u00e9tablies par les lois de discipline, afin que l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve ne puisse pas s&rsquo;excuser en disant : Je ne savais pas que cela \u00e9tait interdit.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Les Instituts qui mettront en pratique ce syst\u00e8me, je crois qu&rsquo;ils pourront obtenir de grands avantages sans en venir ni au fouet ni \u00e0 d&rsquo;autres punitions violentes. Depuis environ quarante ans que je m\u2019occupe de la jeunesse, je ne me souviens pas d&rsquo;avoir us\u00e9 de punitions d&rsquo;aucune sorte, et avec l&rsquo;aide de Dieu j&rsquo;ai toujours obtenu non seulement ce qui \u00e9tait de mon devoir, mais aussi ce que je d\u00e9sirais simplement, et cela de ces m\u00eames enfants pour lesquels l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;une bonne r\u00e9ussite semblait perdue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><i>V. nihil obstat.<\/i><\/em><\/p>\n<p><em><i>Taurini, 3 Augusti 1877.<\/i><\/em><\/p>\n<p><em><i>Joseph Zappata Vic. Gen.<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous continuons avec le troisi\u00e8me \u00e9pisode sur les textes principaux du syst\u00e8me pr\u00e9ventif de don&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":54648,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":5,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[1716,2563,2554,1764,2194,2049],"class_list":["post-54711","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-charisme-salesien","tag-charite","tag-dieu","tag-don-bosco","tag-education","tag-jeunes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54711","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=54711"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54711\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":54725,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54711\/revisions\/54725"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/54648"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=54711"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=54711"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=54711"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}