{"id":54618,"date":"2026-09-03T05:43:41","date_gmt":"2026-09-03T05:43:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=54618"},"modified":"2026-09-03T05:44:07","modified_gmt":"2026-09-03T05:44:07","slug":"prophetie-de-1870-paris-eglise-italie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/songes-de-don-bosco\/prophetie-de-1870-paris-eglise-italie\/","title":{"rendered":"Proph\u00e9tie de 1870 : Paris, \u00c9glise, Italie"},"content":{"rendered":"<p><em>Proph\u00e9tie solennelle : L\u2019avenir de Paris, de Rome et de l\u2019\u00c9glise, avis et encouragement au Souverain Pontife. Le 6 janvier, f\u00eate de l&rsquo;\u00c9piphanie, ou de la manifestation du Seigneur, eut lieu la deuxi\u00e8me session du Concile [Vatican I], au cours de laquelle les P\u00e8res, selon le rite, firent un apr\u00e8s l&rsquo;autre, et le Souverain Pontife en premier, la solennelle profession de foi. La veille de cette m\u00e9morable solennit\u00e9, Don Bosco vit en r\u00eave ce que nous [Giovanni Lemoyne] rapportons ici. C&rsquo;est le Serviteur de Dieu qui \u00e9crivit lui-m\u00eame ce qu&rsquo;il a vu et entendu.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab Dieu seul peut tout, conna\u00eet tout, voit tout. Dieu n&rsquo;a ni pass\u00e9, ni futur ; pour Lui, tout est pr\u00e9sent comme en un seul point. Devant Dieu, rien n&rsquo;est cach\u00e9, et aupr\u00e8s de Lui il n&rsquo;y a pas de distance de lieu ou de personne. Lui seul, dans sa mis\u00e9ricorde infinie et pour sa gloire, peut manifester les choses futures aux hommes.<\/p>\n<p>La veille de l&rsquo;\u00c9piphanie de l&rsquo;ann\u00e9e en cours 1870, tous les objets mat\u00e9riels de la chambre disparurent et je me trouvai dans la consid\u00e9ration de r\u00e9alit\u00e9s surnaturelles. Ce fut l\u2019affaire de quelques instants, mais qui fit voir beaucoup. Bien que de forme et d&rsquo;apparences sensibles, cela ne peut \u00eatre communiqu\u00e9 aux autres qu\u2019avec grande difficult\u00e9 par des signes externes et sensibles. On en a une id\u00e9e par ce qui suit. Il s\u2019agit d\u2019une parole de Dieu adapt\u00e9e \u00e0 la parole de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Du Sud vient la guerre, du Nord vient la paix.<\/p>\n<p>Les lois de la France ne reconnaissent plus le Cr\u00e9ateur, et le Cr\u00e9ateur se fera conna\u00eetre et la visitera trois fois avec la verge de sa fureur.<\/p>\n<p>Dans la premi\u00e8re, il abattra son orgueil, avec les d\u00e9faites, le pillage et le massacre des r\u00e9coltes, des animaux et des hommes.<\/p>\n<p>Dans la seconde, la grande prostitu\u00e9e de Babylone, celle que les bons appellent en soupirant le lupanar de l&rsquo;Europe, sera priv\u00e9e de son chef en proie au d\u00e9sordre.<\/p>\n<p>Paris&#8230; Paris!! &#8230; au lieu de t&rsquo;armer du nom du Seigneur, tu t&rsquo;entoures de maisons d&rsquo;immoralit\u00e9. Elles seront d\u00e9truites par toi-m\u00eame. Ton idole, le <em>Panth\u00e9on<\/em>, sera r\u00e9duit en cendres, afin que s&rsquo;accomplisse cette parole\u00a0: <em>mentita est iniquitas sibi<\/em> <em>(l&rsquo;iniquit\u00e9 a menti \u00e0 elle-m\u00eame, Ps 26,12)<\/em>. Tes ennemis te mettront dans l&rsquo;angoisse, dans la faim, dans la peur, et dans l&rsquo;abomination des nations. Mais malheur \u00e0 toi si tu ne reconnais pas la main qui te frappe ! Je veux punir l&rsquo;immoralit\u00e9, l&rsquo;abandon, le m\u00e9pris de ma loi, dit le Seigneur.<\/p>\n<p>Dans la troisi\u00e8me, tu tomberas entre les mains d&rsquo;\u00e9trangers : tes ennemis de loin verront tes palais en flammes, tes habitations devenues un tas de ruines, baign\u00e9es du sang de tes braves qui ne sont plus.<\/p>\n<p>Mais voici un grand guerrier du Nord portant un \u00e9tendard et sur la main de celui qui le tient est \u00e9crit : \u201cMain irr\u00e9sistible du Seigneur\u201d. \u00c0 cet instant, le V\u00e9n\u00e9rable Vieillard du Latium s&rsquo;avan\u00e7a \u00e0 sa rencontre en agitant une torche ardente. Alors l&rsquo;\u00e9tendard se dilata et de noir qu&rsquo;il \u00e9tait, il devint blanc comme la neige. Au milieu de l&rsquo;\u00e9tendard, en caract\u00e8res d&rsquo;or, \u00e9tait \u00e9crit le nom de Celui qui peut tout.<\/p>\n<p>Le guerrier avec les siens fit une profonde r\u00e9v\u00e9rence au Vieillard et ils se serr\u00e8rent la main.<\/p>\n<p>Et maintenant la voix du Ciel est au Pasteur des pasteurs. Tu es dans la grande conf\u00e9rence avec tes assesseurs, mais l&rsquo;ennemi du bien ne reste pas un instant en repos\u00a0: il cherche et pratique toutes les astuces contre toi. Il s\u00e8mera la discorde entre tes assesseurs ; il suscitera des ennemis parmi mes fils. Les puissances du si\u00e8cle vomiront du feu, et voudraient que les paroles soient \u00e9touff\u00e9es dans la gorge des gardiens de ma loi. Cela ne sera pas. Ils feront du mal, du mal \u00e0 eux-m\u00eames. Acc\u00e9l\u00e8re. Si on ne r\u00e9sout pas les difficult\u00e9s, qu&rsquo;on les tranche. Si tu es dans l&rsquo;angoisse, ne t&rsquo;arr\u00eate pas, mais continue jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la t\u00eate de l&rsquo;hydre de l&rsquo;erreur soit tranch\u00e9e. Ce coup fera trembler la terre et l&rsquo;enfer, mais le monde sera rassur\u00e9 et tous les bons exulteront. Rassemble autour de toi m\u00eame seulement deux assesseurs, mais partout o\u00f9 tu vas, continue et termine l&rsquo;\u0153uvre qui t&rsquo;a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e. Les jours passent vite, tes ann\u00e9es avancent vers le nombre fix\u00e9, mais la grande Reine sera toujours ton secours, et comme elle l\u2019a \u00e9t\u00e9 dans les temps pass\u00e9s, elle sera toujours dans l\u2019avenir <em>magnum et singulare in Ecclesia praesidium<\/em> <em>(grande et sp\u00e9ciale d\u00e9fense de l&rsquo;\u00c9glise).<\/em><\/p>\n<p>Mais toi, Italie, terre de b\u00e9n\u00e9dictions, qui t&rsquo;a plong\u00e9e dans la d\u00e9solation ? &#8230; Ne dis pas tes ennemis, mais tes amis. N&rsquo;entends-tu pas tes fils qui demandent le pain de la foi et ne trouvent personne pour le leur rompre ? Que ferai-je ? Je frapperai les pasteurs, je disperserai le troupeau, afin que ceux qui si\u00e8gent sur la chaire de Mo\u00efse cherchent de bons p\u00e2turages et que le troupeau \u00e9coute docilement et se nourrisse.<\/p>\n<p>Mais sur le troupeau et sur les pasteurs ma main s\u2019appesantira. La famine, la peste, la guerre feront que les m\u00e8res devront pleurer le sang des fils et des maris morts en terre ennemie.<\/p>\n<p>Et qu\u2019adviendra-t-il de toi, \u00f4 Rome ? Rome ingrate, Rome eff\u00e9min\u00e9e, Rome superbe ! Tu es arriv\u00e9e \u00e0 tel point que tu ne cherches rien d&rsquo;autre, ni n&rsquo;admires autre chose dans ton Souverain que le luxe, oubliant que ta gloire et la sienne se trouvent sur le Golgotha. Maintenant il est vieux, chancelant, sans d\u00e9fense, d\u00e9pouill\u00e9 ; pourtant sa parole encha\u00een\u00e9e fait trembler le monde entier.<\/p>\n<p>Rome ! &#8230; je viendrai \u00e0 toi quatre fois !<\/p>\n<p>\u00c0 la 1\u00e8re, je frapperai tes terres et leurs habitants.<\/p>\n<p>\u00c0 la 2\u00e8me, j&rsquo;apporterai le massacre et l&rsquo;extermination jusqu&rsquo;\u00e0 tes murs. Quand ouvriras-tu les yeux ?<\/p>\n<p>Quand je viendrai la troisi\u00e8me fois, j&rsquo;abattrai tes d\u00e9fenses et tes d\u00e9fenseurs et \u00e0 la place du commandement du P\u00e8re succ\u00e9dera le royaume de la terreur, de la peur et de la d\u00e9solation.<\/p>\n<p>Mais mes sages fuient, ma loi est encore pi\u00e9tin\u00e9e, c&rsquo;est pourquoi je ferai la quatri\u00e8me visite. Malheur \u00e0 toi si ma loi est encore pour toi un nom sans valeur ! Il y aura des pr\u00e9varications chez les savants et chez les ignorants. Ton sang et le sang de tes fils laveront les taches que tu fais \u00e0 la loi de ton Dieu.<\/p>\n<p>La guerre, la peste, la famine sont les fl\u00e9aux qui frapperont l&rsquo;orgueil et la malice des hommes. O\u00f9 sont, \u00f4 riches, vos magnificences, vos villas, vos palais ? Ils sont devenus les ordures des places et des rues !<\/p>\n<p>Mais vous, les pr\u00eatres, pourquoi ne courez-vous pas pleurer entre le vestibule et l&rsquo;autel pour implorer la suspension des fl\u00e9aux ? Pourquoi ne prenez-vous pas le bouclier de la foi et ne montez-vous pas sur les toits, dans les maisons, dans les rues, sur les places, en tout lieu m\u00eame inaccessible, pour porter la semence de ma parole ? Ignorez-vous que c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9p\u00e9e terrible \u00e0 deux tranchants qui abat mes ennemis et qui rompt les col\u00e8res de Dieu et des hommes ?<\/p>\n<p>Ces choses devront in\u00e9luctablement venir l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e9nements se succ\u00e8dent trop lentement.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;Auguste Reine du ciel est pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>La puissance du Seigneur est dans ses mains ; elle disperse comme une brume ses ennemis. Elle rev\u00eat le V\u00e9n\u00e9rable Vieillard de tous ses anciens habits.<\/p>\n<p>Il se produira encore un violent ouragan.<\/p>\n<p>L&rsquo;iniquit\u00e9 est consomm\u00e9e, le p\u00e9ch\u00e9 aura une fin et, avant que s&rsquo;\u00e9coulent deux pleines lunes du mois des fleurs, l&rsquo;arc-en-ciel de la paix appara\u00eetra sur la terre.<\/p>\n<p>Le grand Ministre verra l&rsquo;\u00e9pouse de son Roi en v\u00eatements de f\u00eate.<\/p>\n<p>Dans le monde entier appara\u00eetra un soleil qu\u2019on n\u2019a jamais vu si lumineux depuis les flammes du C\u00e9nacle jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, et tel qu\u2019on ne le verra plus jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des jours \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Don Bosco fit faire une copie de ce document par Don Giulio Barberis et c&rsquo;est celle qu&rsquo;il emporta avec lui \u00e0 Rome.<\/p>\n<p>Il fit faire une autre copie quelques semaines plus tard, par Don Gioachino Berto, qui nota dans un de ses m\u00e9moires : \u00ab Don Bosco me communiqua par \u00e9crit une proph\u00e9tie qui commen\u00e7ait par ces termes pr\u00e9cis : \u201cDieu peut tout, conna\u00eet tout, etc.\u201d, me recommandant le plus strict secret avec l\u2019interdiction de ne r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 personne qui en \u00e9tait l&rsquo;auteur. Entre autres choses, elle concernait la guerre entre la France et la Prusse, ainsi que les conditions de l&rsquo;\u00c9glise et la d\u00e9solation qui pesait sur l&rsquo;Italie, comme il me l&rsquo;expliqua lorsque je l&rsquo;interrogeai \u00e0 ce sujet. Il me fit faire une copie pour l&rsquo;envoyer \u00e0 Rome \u00e0 un Pr\u00e9lat. \u00bb<\/p>\n<p>La <em>Civilt\u00e0 Cattolica<\/em>, ann\u00e9e vingt-troisi\u00e8me, vol. VI, huiti\u00e8me s\u00e9rie, ann\u00e9e 1872, aux pages 299 et 303, fait allusion \u00e0 la proph\u00e9tie susmentionn\u00e9e et en rapporte litt\u00e9ralement quelques passages, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s d&rsquo;un t\u00e9moignage autoris\u00e9 : \u201cNous aimons \u00e0 rappeler une toute r\u00e9cente (proph\u00e9tie) jamais imprim\u00e9e et inconnue du public, qui d&rsquo;une ville du Nord de l\u2019Italie fut communiqu\u00e9e \u00e0 un personnage \u00e0 Rome le 12 f\u00e9vrier 1870. Nous ignorons de qui elle provient. Mais nous pouvons certifier que nous l&rsquo;avons eue entre les mains, avant que Paris ne f\u00fbt bombard\u00e9 par les Allemands et incendi\u00e9 par les communistes. Et nous dirons notre \u00e9tonnement en voyant qu&rsquo;on y annon\u00e7ait la chute de Rome, alors qu&rsquo;on ne la jugeait vraiment ni proche ni probable\u201d.<\/p>\n<p>Nous avons plusieurs copies de cette proph\u00e9tie. La plus autoris\u00e9e est un manuscrit de Don Berto. Elle porte en t\u00eate la note : <em>A \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e le 12 f\u00e9vrier 1870 au Saint-P\u00e8re. <\/em>En marge, elle a diverses annotations autographes du V\u00e9n\u00e9rable (Don Bosco), et \u00e0 la fin quelques <em>\u00c9claircissements<\/em>, manifestement \u00e9crits ou dict\u00e9s ant\u00e9rieurement et ensuite de nouveau r\u00e9vis\u00e9s par le V\u00e9n\u00e9rable. Les annotations et les explications \u00e9claircissaient et d\u00e9terminaient les \u00e9v\u00e9nements pr\u00e9dits, qui, comme nous le verrons, se produisirent en grande partie peu apr\u00e8s, et d\u2019autres qui, du moins jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, ne se seraient pas v\u00e9rifi\u00e9s. Ceux-ci, selon Don Bosco, semblaient devoir se v\u00e9rifier autour de 1874, <em>\u201c\u00e0 moins que,<\/em> pr\u00e9cisait-il, <em>de nouvelles iniquit\u00e9s ne viennent s&rsquo;opposer au divin vouloir\u201d.<\/em> Il est \u00e0 noter qu&rsquo;ensuite, interrog\u00e9 sur l&rsquo;accomplissement de ceux-ci, le V\u00e9n\u00e9rable r\u00e9pondit clairement qu&rsquo;ils ne se v\u00e9rifieraient peut-\u00eatre plus, car le Seigneur, dans sa mis\u00e9ricorde, a parfois l&rsquo;habitude d&rsquo;indiquer simplement aux hommes le chemin qu&rsquo;ils pourraient prendre dans telle ou telle circonstance pour sortir d\u2019une difficult\u00e9, et rien de plus. Donc, si les directives donn\u00e9es ne sont pas suivies, il est clair que ce qui a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 ne peut m\u00eame pas se r\u00e9aliser. (MB IX, 779-784)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Le manuscrit mentionn\u00e9 contient une deuxi\u00e8me proph\u00e9tie (dont nous avons aussi le texte original) avec la date \u00ab 24 mai &#8211; 24 juin 1873 \u00bb, ainsi qu&rsquo;une lettre proph\u00e9tique avec la date \u00ab 24 mai 1873 &#8211; 24 juin 1873 \u00bb et quelques conseils que Don Bosco communiqua en 1878 au Pape.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>24 mai &#8211; 24 juin 1873<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait une nuit sombre, les hommes ne pouvaient plus discerner quel \u00e9tait le chemin \u00e0 suivre pour retourner dans leurs pays, lorsqu\u2019apparut dans le ciel une lumi\u00e8re \u00e9clatante qui \u00e9clairait les pas des voyageurs comme en plein midi. \u00c0 cet instant, une multitude d&rsquo;hommes, de femmes, de vieillards, d&rsquo;enfants, de moines, de moniales et de pr\u00eatres, ayant \u00e0 leur t\u00eate le Pontife, sortit du Vatican en se rangeant en forme de procession.<\/p>\n<p>Mais voici un violent orage. Obscurcissant quelque peu cette lumi\u00e8re, une bataille sembla s\u2019engager entre la lumi\u00e8re et les t\u00e9n\u00e8bres. On arriva alors \u00e0 une petite place couverte de morts et de bless\u00e9s, dont plusieurs demandaient du secours \u00e0 haute voix.<\/p>\n<p>Les rangs de la procession se clairsem\u00e8rent beaucoup. Apr\u00e8s avoir march\u00e9 sur une distance correspondant \u00e0 deux cents levers de soleil, chacun s&rsquo;aper\u00e7ut qu&rsquo;on n&rsquo;\u00e9tait plus \u00e0 Rome. L&rsquo;effroi envahit l&rsquo;\u00e2me de tous, et chacun se rassembla autour du Pontife pour prot\u00e9ger sa personne et l&rsquo;assister dans ses besoins.<\/p>\n<p>\u00c0 ce moment, apparurent deux anges portant un \u00e9tendard qu&rsquo;ils all\u00e8rent pr\u00e9senter au Pontife en disant :<\/p>\n<p><em>&#8211; Re\u00e7ois le drapeau de Celle qui combat et disperse les plus fortes arm\u00e9es de la terre. Tes ennemis ont disparu, tes fils avec des larmes et des soupirs invoquent ton retour.<\/em><\/p>\n<p>En regardant ensuite l&rsquo;\u00e9tendard, on voyait \u00e9crit d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 : <em>Regina sine labe Concepta <\/em>; et de l&rsquo;autre :<em> Auxilium Christianorum<\/em>.<\/p>\n<p>Le Pontife prit l&rsquo;\u00e9tendard, mais en voyant le petit nombre de ceux qui \u00e9taient rest\u00e9s autour de lui, il se montra tr\u00e8s afflig\u00e9.<\/p>\n<p>Les deux anges ajout\u00e8rent :<\/p>\n<p>&#8211; <em>Va vite consoler tes fils. \u00c9cris \u00e0 tes fr\u00e8res dispers\u00e9s dans les diff\u00e9rentes parties du monde, qu&rsquo;une r\u00e9forme est n\u00e9cessaire dans les m\u0153urs des hommes. Cela ne peut \u00eatre obtenu qu\u2019en rompant aux peuples le pain de la Parole Divine. Cat\u00e9chisez les enfants, pr\u00eachez le d\u00e9tachement des choses de la terre. Le temps est venu, conclurent les deux anges, o\u00f9 les pauvres seront les \u00e9vang\u00e9lisateurs des peuples. On cherchera les l\u00e9vites parmi ceux qui manient la b\u00eache, la pelle et le marteau, afin que s&rsquo;accomplissent les paroles de David : Dieu a \u00e9lev\u00e9 le pauvre de la terre pour le placer sur le tr\u00f4ne des princes de son Peuple.<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 ces mots, le Pontife se mit en mouvement, et les rangs de la procession commenc\u00e8rent \u00e0 s&rsquo;\u00e9paissir. Quand il mit ensuite le pied dans la Ville Sainte, il se mit \u00e0 pleurer en voyant la d\u00e9solation dans laquelle se trouvaient ses habitants, dont beaucoup n&rsquo;\u00e9taient plus. Rentr\u00e9 ensuite dans Saint-Pierre, il entonna le <em>Te Deum<\/em>, auquel r\u00e9pondit un ch\u0153ur d&rsquo;Anges qui chantaient :<\/p>\n<p>&#8211; <em>Gloria in Excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis (Gloire \u00e0 Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volont\u00e9).<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 la fin du chant, toute obscurit\u00e9 cessa, et un soleil \u00e9clatant apparut.<\/p>\n<p>Les villes, les villages, les campagnes avaient beaucoup diminu\u00e9 en population, la terre \u00e9tait ravag\u00e9e comme par un ouragan, par une averse et par la gr\u00eale, et les gens allaient les uns vers les autres, le c\u0153ur rempli d\u2019\u00e9motion, en disant : <em>Est Deus in Israel (Il y a un Dieu en Isra\u00ebl).<\/em><\/p>\n<p>Du commencement de l&rsquo;exil jusqu&rsquo;au chant du <em>Te Deum<\/em>, le soleil se leva deux cents fois. Tout le temps qui passa dans l&rsquo;accomplissement de ces choses correspond \u00e0 quatre cents levers de soleil.<\/p>\n<p><em>(MB IX, 999-1000)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Proph\u00e9tie solennelle : L\u2019avenir de Paris, de Rome et de l\u2019\u00c9glise, avis et encouragement au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":54606,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":2,"footnotes":""},"categories":[130],"tags":[1716,2554,1764,2631,1980],"class_list":["post-54618","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-songes-de-don-bosco","tag-charisme-salesien","tag-dieu","tag-don-bosco","tag-eglise","tag-reves"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54618","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=54618"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54618\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":54619,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54618\/revisions\/54619"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/54606"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=54618"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=54618"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=54618"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}