{"id":53514,"date":"2026-06-02T19:00:48","date_gmt":"2026-06-02T19:00:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=53514"},"modified":"2026-06-02T19:01:12","modified_gmt":"2026-06-02T19:01:12","slug":"lumiere-dans-les-tenebres-le-temoignage-des-neuf-martyrs-salesiens-polonais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/nos-saints\/lumiere-dans-les-tenebres-le-temoignage-des-neuf-martyrs-salesiens-polonais\/","title":{"rendered":"Lumi\u00e8re dans les t\u00e9n\u00e8bres : le t\u00e9moignage des neuf martyrs sal\u00e9siens polonais"},"content":{"rendered":"<p><em><i>Le 6 juin 2026, dans le Sanctuaire Saint-Jean-Paul II \u00e0 Cracovie, se tiendra la c\u00e9r\u00e9monie de b\u00e9atification de neuf sal\u00e9siens polonais, \u00e9ducateurs et martyrs. Cette b\u00e9atification est une reconnaissance publique de leur t\u00e9moignage de foi, qui s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 plus fort que la violence, la peur et la mort.<\/i><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>L\u2019\u00e9clipse de l&rsquo;esp\u00e9rance<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Le 1er septembre 1939, l&rsquo;invasion de la Pologne par les troupes nazies marqua le d\u00e9but d&rsquo;une nuit profonde pour l&rsquo;humanit\u00e9. Le national-socialisme et le communisme sovi\u00e9tique s&rsquo;unirent dans le but d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 de d\u00e9truire la nation polonaise. Ce jour-l\u00e0 ne marqua pas seulement le d\u00e9but d&rsquo;un conflit territorial, ce fut l&rsquo;aube d&rsquo;un plan d&rsquo;an\u00e9antissement. La pers\u00e9cution fut le fruit d&rsquo;un plan scientifique coordonn\u00e9 visant \u00e0 liquider l&rsquo;intelligentsia et le clerg\u00e9. Pour le r\u00e9gime nazi, le clerg\u00e9, et en particulier celui engag\u00e9 sur le front \u00e9ducatif comme les fils de Don Bosco, repr\u00e9sentait une menace intol\u00e9rable au projet de \u00ab germanisation \u00bb. Frapper le pr\u00eatre signifiait \u00ab d\u00e9capiter \u00bb la culture polonaise, car le clerg\u00e9 \u00e9tait le gardien naturel de l&rsquo;identit\u00e9 nationale. En particulier, les sal\u00e9siens, avec 32 maisons et plus de 500 confr\u00e8res, formaient les jeunes selon le Syst\u00e8me Pr\u00e9ventif : le \u00ab Da mihi animas cetera tolle \u00bb de Don Bosco \u00e9tait l&rsquo;antith\u00e8se de l&rsquo;endoctrinement nazi. Pour le r\u00e9gime, l&rsquo;\u00e9ducation chr\u00e9tienne \u00e9tait un sabotage id\u00e9ologique. Les ordres de Reinhard Heydrich \u00e9taient clairs : \u00ab La noblesse, le clerg\u00e9 catholique et les juifs doivent \u00eatre liquid\u00e9s \u00bb. La violence visait \u00e0 paralyser et an\u00e9antir l&rsquo;\u00c9glise, mais les Sal\u00e9siens r\u00e9pondirent en transformant l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation en une r\u00e9sistance morale, pr\u00eats \u00e0 payer de leur sang leur mandat pastoral et \u00e9ducatif.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Les lieux du martyre : Auschwitz et Dachau<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Beaucoup de pr\u00eatres et de religieux furent jet\u00e9s dans l&rsquo;ab\u00eeme des <em><i>Konzentrationslager<\/i><\/em> (KL), o\u00f9 la dignit\u00e9 humaine \u00e9tait syst\u00e9matiquement bafou\u00e9e. Auschwitz (I, II-Birkenau et III-Monowitz) et Dachau ne furent pas seulement des lieux de mort, mais des lieux de m\u00e9moire, des t\u00e9moignages de la dignit\u00e9 humaine et de la saintet\u00e9 de Dieu jusqu&rsquo;au martyre. L\u00e0, des figures comme l&rsquo;officier SS Siebert \u00e0 Montelupich ou le sadique kapo \u00ab Franz \u00bb \u00e0 Auschwitz cherch\u00e8rent \u00e0 an\u00e9antir non seulement le corps, mais l&rsquo;identit\u00e9 religieuse d&rsquo;un peuple. Au travail forc\u00e9 consistant \u00e0 casser des pierres et \u00e0 tra\u00eener de lourdes brouettes sous les coups des bourreaux, les pr\u00eatres sal\u00e9siens unirent leurs souffrances physiques et morales au sacrifice r\u00e9dempteur du Christ ; au d\u00e9fi blasph\u00e9matoire du <em><i>kapo<\/i><\/em> hurlant : \u00ab Je suis Dieu parce que je peux te tuer \u00bb, d\u00e9fiant la toute-puissance divine, et aux coups mortels des bourreaux ils r\u00e9agirent par l&rsquo;invocation incessante du nom de J\u00e9sus, gardant une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 int\u00e9rieure qui \u00e9tonnait les bourreaux eux-m\u00eames. \u00c0 la privation de soins et aux tortures gratuites et inhumaines, ils r\u00e9pondirent par l&rsquo;exercice de la charit\u00e9, transformant les baraquements en \u00ab oratoires de douleur \u00bb, en confessant et en r\u00e9confortant les mourants dans la fid\u00e9lit\u00e9 au minist\u00e8re sacerdotal ; \u00e0 l&rsquo;an\u00e9antissement de la dignit\u00e9 humaine et des hommes de Dieu par des humiliations physiques et morales, ils r\u00e9pondirent par l&rsquo;administration clandestine des sacrements et l&rsquo;holocauste de leur vie. Ces \u00ab camps de la mort \u00bb devinrent paradoxalement des \u00ab camps de l&rsquo;esp\u00e9rance \u00bb, o\u00f9 neuf martyrs \u00e9crivirent la derni\u00e8re page de leur vie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Portraits de force d&rsquo;\u00e2me<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Le 27 juin 1941 repr\u00e9sente l&rsquo;apog\u00e9e de la f\u00e9rocit\u00e9 nazie contre les sal\u00e9siens de Cracovie. Ce jour-l\u00e0, un groupe de pr\u00eatres, parmi lesquels don Jan \u015awierc, don Ignacy Dobiasz, don Franciszek Harazim et don Kazimierz Wojciechowski, fut affect\u00e9 au <em><i>Strafkommando<\/i><\/em> (Compagnie disciplinaire) du Bloc 11. Le kapo Franz, d\u00e9crit comme un \u00ab bandit sadique \u00bb, et les autres bourreaux ne cherchaient pas seulement la mort des corps, mais l&rsquo;apostasie des \u00e2mes. <em><i>Don Jan \u015awierc<\/i><\/em>, le plus \u00e2g\u00e9, massacr\u00e9 pendant une heure par le kapo Franz, mourut en exhalant les mots : \u00ab \u00d4 J\u00e9sus, \u00f4 J\u00e9sus ! \u00bb, sans jamais maudire son bourreau. <strong><b>Don Ignacy Dobiasz<\/b><\/strong>, ma\u00eetre de vie spirituelle, fut rou\u00e9 de coups et jet\u00e9 dans une fosse, accueillant le martyre comme un don supr\u00eame et d\u00e9finitif. <strong><b>Don Franciszek Harazim<\/b><\/strong>, de sant\u00e9 fragile, fut tortur\u00e9 tandis que le kapo, hurlant, le mettait au d\u00e9fi de lui montrer son Dieu. \u00ab Je suis Dieu, parce que je peux te tuer ou te laisser en vie. Si tu crois en Dieu, pourquoi ne t&rsquo;aide-t-il pas ? \u00bb. Dans cet ab\u00eeme de violence, lorsque don Harazim, mourant dans la fosse avec les os bris\u00e9s, demanda \u00e0 pouvoir se confesser, Franz ordonna \u00e0 don Wybraniec d&rsquo;\u00e9couter la confession \u00e0 voix haute et en allemand, pour en violer le secret. Don Wybraniec, bravant la mort imm\u00e9diate, donna l&rsquo;absolution sans exiger la confession publique, pr\u00e9servant le sacrement et subissant pour cela un violent passage \u00e0 tabac. Don Harazim mourut \u00e9touff\u00e9 par une barre de fer sur la gorge avec <strong><b>don Kazimierz Wojciechowski<\/b><\/strong>. Dans ce m\u00eame groupe brilla la figure de <strong><b>don Ignacy Antonowicz<\/b><\/strong>. Bien qu&rsquo;il ait eu la possibilit\u00e9 de fuir avant l&rsquo;arrestation, il choisit de retourner au s\u00e9minaire pour ne pas abandonner ses clercs. \u00ab Tout est pr\u00eat, au cas o\u00f9 je ne reviendrais pas \u00bb, dit-il \u00e0 un confr\u00e8re. Conscient de son destin, il dit : \u00ab Pour eux, il suffit d&rsquo;\u00eatre pr\u00eatre pour nous arr\u00eater \u00bb. Il mourut quelques semaines plus tard, le 21 juillet 1941, \u00e9puis\u00e9 par les morsures des chiens lanc\u00e9s contre lui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Don Karol Golda<\/b><\/strong> fut arr\u00eat\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 1941 \u00e0 O\u015bwi\u0119cim. Son \u00ab crime \u00bb fut l&rsquo;administration du sacrement de p\u00e9nitence. Golda avait accueilli deux soldats SS, un aspirant pr\u00eatre et un camarade orthodoxe. Pour l&rsquo;id\u00e9ologie nazie, un soldat qui franchissait le seuil d&rsquo;une \u00e9glise \u00ab tachait l&rsquo;uniforme des SS \u00bb : c&rsquo;est pourquoi le militaire lui-m\u00eame fut condamn\u00e9 \u00e0 plusieurs ann\u00e9es de prison. Don Golda fut transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Auschwitz (Bloc 22) sous l&rsquo;accusation d&rsquo;espionnage. Maximilian Grabner, le tristement c\u00e9l\u00e8bre chef du d\u00e9partement politique du camp, le soumit \u00e0 des tortures syst\u00e9matiques pour violer le sceau sacramentel et obtenir des informations sur les confessions des soldats. Golda opposa un silence absolu. Il fut un martyr de la confession car il ne trahit pas le secret de la confession. Fusill\u00e9 le 14 mai 1942, Golda laissa un dernier mot \u00e0 ses confr\u00e8res : il ne demandait pas justice, mais seulement pardon pour tout chagrin \u00e9ventuel caus\u00e9, scellant de son sang la dignit\u00e9 du minist\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Don W\u0142odzimierz Szembek<\/b><\/strong> : noble de naissance et agronome, il entra chez les Sal\u00e9siens \u00e0 40 ans, apportant avec lui une trempe morale qui allait d\u00e9fier l&rsquo;horreur du <em><i>Konzentrationslager<\/i><\/em>. Le 9 juillet 1942, lors d&rsquo;une perquisition brutale de la Gestapo \u00e0 Skawa, Szembek s&rsquo;offrit spontan\u00e9ment \u00e0 la place du directeur, qui devait servir d&rsquo;otage \u00e0 la place d&rsquo;un jeune aspirant sal\u00e9sien qui avait r\u00e9ussi \u00e0 se cacher. Les officiers, dans un exc\u00e8s de z\u00e8le r\u00e9pressif, d\u00e9cid\u00e8rent d&rsquo;arr\u00eater les deux. Avant d&rsquo;arriver \u00e0 Auschwitz, Szembek connut l&rsquo;enfer de la prison de Zakopane, enferm\u00e9 dans une cellule tr\u00e8s \u00e9troite et envahie par l&rsquo;eau, o\u00f9 les prisonniers ne pouvaient s&rsquo;asseoir qu&rsquo;\u00e0 tour de r\u00f4le. \u00c0 Auschwitz, il fut affect\u00e9 \u00e0 des travaux \u00e9puisants, contraint de tra\u00eener un lourd cylindre de pierre pour aplanir la place de l&rsquo;appel. Les t\u00e9moignages de ses compagnons de captivit\u00e9, dont son neveu Jan Kanty Szembek, d\u00e9crivent un corps martyris\u00e9 : mains et \u00e9paule fractur\u00e9es par les coups ; toutes les c\u00f4tes bris\u00e9es sous les coups des surveillants ; le torse compl\u00e8tement noirci par un d\u00e9but de gangr\u00e8ne ; une jambe enfl\u00e9e et fractur\u00e9e qui rendait chaque mouvement agonisant. Pourtant, Szembek exhortait ses compagnons \u00e0 une mission presque impossible : \u00ab Nous devons effacer de notre c\u0153ur toute haine, oublier et pardonner les crimes subis \u00bb. Il mourut le 7 septembre 1942.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;infirmerie d&rsquo;Auschwitz, o\u00f9 les conditions d&rsquo;hygi\u00e8ne \u00e9taient qualifi\u00e9es d&rsquo;\u00ab inhumaines \u00bb par les m\u00e9decins prisonniers eux-m\u00eames, <strong><b>don Ludwik Mroczek<\/b><\/strong> devint un point de r\u00e9f\u00e9rence spirituel. Frapp\u00e9 par un <em><i>phlegmon<\/i><\/em> &#8211; une infection suppurative tr\u00e8s grave qui se propagea progressivement dans tout le corps &#8211; il subit des interventions chirurgicales r\u00e9p\u00e9t\u00e9es sans anesth\u00e9sie ni m\u00e9dicaments ad\u00e9quats. Le contraste entre son visage d\u00e9figur\u00e9 par la douleur et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de son \u00e2me bouleversa profond\u00e9ment les t\u00e9moins. J\u00f3zef Stemler, son compagnon de chambre, raconta l&rsquo;avoir \u00ab test\u00e9 \u00bb en insultant un bourreau qui venait de frapper le pr\u00eatre d&rsquo;un coup de pied. La r\u00e9ponse de Mroczek &#8211; \u00ab Que Dieu lui pardonne \u00bb &#8211; r\u00e9v\u00e9la instantan\u00e9ment son envergure sacerdotale. \u00ab C&rsquo;est un g\u00e9ant de la souffrance&#8230; Si nous n&rsquo;avions pas de tels pr\u00eatres, nous serions cent fois pires \u00bb, d\u00e9clara le m\u00e9decin qui l&rsquo;op\u00e9ra. Mroczek mourut dans la nuit du 5 janvier 1942, transformant l&rsquo;agonie en un acte d&rsquo;intercession pour ses propres bourreaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>Don Franciszek Miska<\/b><\/strong> (30 mai 1942) : directeur du s\u00e9minaire de L\u0105d, transform\u00e9 en prison pour 152 religieux. Il refusa la libert\u00e9 promise en \u00e9change de sa collaboration avec la Gestapo. Il mourut \u00e0 Dachau, contraint de porter des marmites de soupe bouillante avec une main cass\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans les camps, les martyrs sal\u00e9siens ne cess\u00e8rent pas d&rsquo;\u00eatre des p\u00e8res et des ma\u00eetres. Leur pr\u00e9sence transforma la perception du camp : l\u00e0 o\u00f9 r\u00e9gnait la haine, ils apport\u00e8rent la \u00ab p\u00e9dagogie de l&rsquo;esp\u00e9rance \u00bb. Les confessions administr\u00e9es dans les files de travail ou pendant la distribution du pain rendaient la dignit\u00e9 de fils de Dieu \u00e0 ceux qui \u00e9taient r\u00e9duits \u00e0 un num\u00e9ro. L&rsquo;Eucharistie clandestine, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans l&rsquo;obscurit\u00e9 des baraquements avec des fragments de pain, apportait \u00ab la force de la gr\u00e2ce \u00bb dans un lieu qui en niait l&rsquo;existence. Le r\u00e9confort des mourants transformait l&rsquo;agonie solitaire en un passage vers l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, offrant une chaleur humaine dans le froid glacial du camp. Le pardon des ennemis \u00e9tait l&rsquo;acte le plus subversif. En enseignant \u00e0 ne pas ha\u00efr, les martyrs bris\u00e8rent la cha\u00eene de la violence, sortant victorieux sur le plan moral et spirituel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><b>L&rsquo;h\u00e9ritage de la m\u00e9moire<\/b><\/strong><\/p>\n<p>Le lien avec l&rsquo;histoire est scell\u00e9 par les paroles d&rsquo;un jeune de la paroisse sal\u00e9sienne de Debniki (Cracovie) qui, en voyant le sacrifice de ses pasteurs, sentit m\u00fbrir sa propre vocation, le jeune Karol Wojty\u0142a, futur pape Jean-Paul II : \u00ab Je suis persuad\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 ma vocation sacerdotale [&#8230;] ont concouru aussi les pri\u00e8res et les sacrifices de ces pasteurs d&rsquo;alors qui [&#8230;] pour la vie chr\u00e9tienne de chaque paroissien et surtout pour les jeunes paroissiens &#8211; j&rsquo;appartenais alors ici \u00e0 la jeunesse &#8211; payaient non seulement d&rsquo;une bonne parole [&#8230;] mais aussi par le sacrifice et le sang du martyre \u00bb. Ils avaient pay\u00e9 de leur vie pour prot\u00e9ger la jeunesse de la paroisse, cette m\u00eame jeunesse dont faisait partie le futur Saint Jean-Paul II.<\/p>\n<p>Les neuf martyrs sal\u00e9siens polonais sont des ma\u00eetres de coh\u00e9rence qui enseignent comment, m\u00eame lorsque la lumi\u00e8re de la raison s&rsquo;\u00e9teint, la lumi\u00e8re de la foi peut briller plus fort, rendant l&rsquo;homme libre m\u00eame derri\u00e8re les barbel\u00e9s. Leur h\u00e9ritage invite \u00e0 \u00eatre, aujourd&rsquo;hui, les t\u00e9moins de cette m\u00eame esp\u00e9rance imp\u00e9rissable. Leur histoire nous livre un paradoxe poignant : la victoire de ceux qui succombent par amour sur ceux qui tuent par haine. \u00c0 une \u00e9poque qui glisse souvent vers le ressentiment et la division, ces hommes posent une question qui secoue les consciences : comment est-il possible, sous les coups d&rsquo;un b\u00e2ton ou dans l&rsquo;obscurit\u00e9 d&rsquo;une cellule, de r\u00e9pondre \u00e0 la torture par le pardon et \u00e0 l&rsquo;obscurit\u00e9 par le souci de l&rsquo;autre ? Leur r\u00e9sistance spirituelle sugg\u00e8re que la dignit\u00e9 humaine, lorsqu&rsquo;elle est ancr\u00e9e dans la foi en Dieu, est la seule force qu&rsquo;aucun bourreau ne peut briser.1<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 6 juin 2026, dans le Sanctuaire Saint-Jean-Paul II \u00e0 Cracovie, se tiendra la c\u00e9r\u00e9monie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":53501,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":4,"footnotes":""},"categories":[125],"tags":[1716,2554,1824,1968,1956,2616],"class_list":["post-53514","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nos-saints","tag-charisme-salesien","tag-dieu","tag-gras-obtenues","tag-saints","tag-salesiens","tag-temoins"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53514","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=53514"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53514\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":53515,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53514\/revisions\/53515"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/53501"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=53514"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=53514"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=53514"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}