{"id":49408,"date":"2026-03-02T10:05:07","date_gmt":"2026-03-02T10:05:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=49408"},"modified":"2026-03-31T12:23:13","modified_gmt":"2026-03-31T12:23:13","slug":"les-douleurs-et-les-joies-de-saint-joseph","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/bonne-presse\/les-douleurs-et-les-joies-de-saint-joseph\/","title":{"rendered":"Les douleurs et les joies de saint Joseph"},"content":{"rendered":"<p><em>La d\u00e9votion de Don Bosco \u00e0 saint Joseph est n\u00e9e de la constatation de sa puissante intercession. C&rsquo;est pourquoi le fondateur des Sal\u00e9siens l&rsquo;a choisi comme patron secondaire, aux c\u00f4t\u00e9s de Marie Auxiliatrice, et a voulu maintenir vivante la m\u00e9moire de ce saint. Il a en effet demand\u00e9 \u00e0 Giuseppina Pellico, s\u0153ur de Silvio Pellico, de traduire une \u0153uvre tr\u00e8s r\u00e9pandue du P. Jean-Joseph Huguet, intitul\u00e9e \u00ab D\u00e9votion des sept dimanches consacr\u00e9s \u00e0 honorer les douleurs et les all\u00e9gresses de Saint Joseph : avec indulgences pl\u00e9ni\u00e8res chaque dimanche \u00bb, publi\u00e9e \u00e0 Lyon en 1862.<br \/>\nCe texte propose un itin\u00e9raire spirituel de sept dimanches cons\u00e9cutifs d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9ditation des douleurs et des joies de saint Joseph, enrichi des indulgences pl\u00e9ni\u00e8res accord\u00e9es par le pape Pie IX. Une large place est r\u00e9serv\u00e9e aux r\u00e9cits \u00e9difiants et aux gr\u00e2ces attribu\u00e9es \u00e0 son intercession : protection pendant les calamit\u00e9s, gu\u00e9risons, conversions. Dans les sections centrales sont mis en lumi\u00e8re la grandeur, la puissance et l&rsquo;amour du saint envers les hommes, son r\u00f4le de refuge des p\u00e9cheurs et de patron de la bonne mort.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><strong>D\u00e9votion des sept dimanches consacr\u00e9s \u00e0 honorer les douleurs et les all\u00e9gresses de saint Joseph<br \/>\n<\/strong>(avec indulgence pl\u00e9ni\u00e8re chaque dimanche)<\/p>\n<p><strong>Index<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_Toc220494269\">Pr\u00e9face<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494270\">Aper\u00e7u g\u00e9n\u00e9ral sur la d\u00e9votion \u00e0 saint Joseph et sur les indulgences que l&rsquo;on peut y gagner<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494271\">Exemple<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494272\">Exercices en l&rsquo;honneur des sept douleurs et des sept all\u00e9gresses de saint Joseph<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494273\">Premier dimanche. Excellence du nom de Joseph<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494274\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494275\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494276\">Deuxi\u00e8me dimanche. Grandeur de saint Joseph<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494277\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494278\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494279\">Troisi\u00e8me dimanche. Saint Joseph combl\u00e9 de gr\u00e2ces et de m\u00e9rites<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494280\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494281\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494282\">Quatri\u00e8me dimanche. Pouvoir de saint Joseph<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494283\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494284\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494285\">Cinqui\u00e8me dimanche. Amour de saint Joseph pour les hommes<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494286\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494287\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494288\">Sixi\u00e8me dimanche. Saint Joseph refuge des p\u00e9cheurs<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494289\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494290\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494291\">Septi\u00e8me dimanche. Saint Joseph patron de la bonne mort<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494292\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494293\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494294\">Salutation \u00e0 saint Joseph<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494295\">M\u00e9ditation pour la F\u00eate de saint Joseph (19 mars)<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494296\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494297\">Pratique<\/a><br \/>\n<a href=\"#_Toc220494298\">M\u00e9ditation pour la f\u00eate du Patronage de saint Joseph<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494299\">Exemple<\/a><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=\"#_Toc220494300\">Pratique<\/a><\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494269\"><\/a><strong>Pr\u00e9face<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La d\u00e9votion au glorieux saint Joseph fait chaque jour de nouveaux et consolants progr\u00e8s dans l&rsquo;\u00c9glise ; les fid\u00e8les enfants de Marie ont compris qu&rsquo;on ne peut rien faire de plus agr\u00e9able \u00e0 J\u00e9sus et \u00e0 sa divine M\u00e8re que d&rsquo;honorer d&rsquo;un culte particulier celui qui leur fut uni par des liens si intimes et si purs, et de qui ils re\u00e7urent de si grands services pendant le temps qu&rsquo;ils v\u00e9curent sur cette terre.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La gloire de saint Joseph, d\u00e9j\u00e0 si grande, semble avoir re\u00e7u un nouvel agrandissement apr\u00e8s la d\u00e9finition dogmatique de l&rsquo;Immacul\u00e9e Conception de la Tr\u00e8s Sainte Vierge, sa chaste \u00e9pouse. Marie est incomparable dans tous ses privil\u00e8ges, elle est singuli\u00e8re dans toutes ses grandeurs ; elle est seule Immacul\u00e9e dans sa Conception ; elle est M\u00e8re, mais sa f\u00e9condit\u00e9 est couronn\u00e9e des plus belles fleurs de sa virginit\u00e9 ; elle est Vierge, mais sa virginit\u00e9 est couronn\u00e9e des fruits de sa f\u00e9condit\u00e9 ; elle est Reine, mais son r\u00e8gne s&rsquo;\u00e9tend sur toutes les grandeurs et les puissances de l&rsquo;univers ; elle est b\u00e9nie de Dieu, mais elle l&rsquo;est au-dessus de toutes les femmes. Si elle est singuli\u00e8re parmi les m\u00e8res, singuli\u00e8re parmi les vierges, singuli\u00e8re parmi les reines, ne devait-elle pas \u00eatre \u00e9galement singuli\u00e8re parmi les \u00e9pouses ? Il \u00e9tait donc n\u00e9cessaire que saint Joseph f\u00fbt singulier dans ses m\u00e9rites afin qu&rsquo;elle e\u00fbt motif de l&rsquo;aimer singuli\u00e8rement parmi les saints. Certes, la Tr\u00e8s Sainte Vierge, ne le c\u00e9dant en m\u00e9rites qu&rsquo;\u00e0 son divin Fils, \u00e9tait mille fois plus sainte que saint Joseph, mais il faut dire cependant que ce saint Patriarche devait avoir une vertu en quelque sorte proportionn\u00e9e \u00e0 celle de Marie, puisque dans les unions bien ordonn\u00e9es il doit y avoir ressemblance dans les m\u0153urs, dans les inclinations et dans les conditions des deux parties. Il est donc vrai que la d\u00e9finition dogmatique de l&rsquo;Immacul\u00e9e Conception, qui \u00e9leva \u00e0 un si haut degr\u00e9 la gloire de Marie, contribua aussi \u00e0 augmenter celle de Joseph, qui devait \u00eatre d&rsquo;autant plus saint et plus parfait que sa chaste \u00e9pouse \u00e9tait enrichie de tous les dons de la nature et de la gr\u00e2ce.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette magnifique gemme ajout\u00e9e au diad\u00e8me de Marie combla le c\u0153ur de Joseph de la joie la plus vive ; car il savait mieux que tout autre saint combien Marie m\u00e9ritait justement le titre d&rsquo;<em>Immacul\u00e9e<\/em>, lui qui, pendant les trente ann\u00e9es qu&rsquo;il passa avec cette auguste Vierge, n&rsquo;avait jamais vu en elle la moindre imperfection, m\u00eame involontaire. Cette gloire incomparable rendue \u00e0 Marie en ces derniers temps nous donne un droit particulier sur le c\u0153ur de saint Joseph. En effet, afin que ce privil\u00e8ge f\u00fbt plus glorieux pour Marie, Dieu a voulu l&rsquo;accorder aux v\u0153ux et aux pri\u00e8res de ses enfants. Que ne pouvons-nous attendre apr\u00e8s cela de saint Joseph, toujours si dispos\u00e9 \u00e0 secourir les fid\u00e8les serviteurs de Marie et \u00e0 leur rendre le centuple de ce qu&rsquo;ils ont fait pour sa tr\u00e8s chaste \u00c9pouse ? Adressons-nous donc \u00e0 lui avec la plus grande confiance, ne le s\u00e9parons pas des hommages que nous rendons \u00e0 Marie. Si nous honorons Marie d&rsquo;une mani\u00e8re sp\u00e9ciale le samedi, consacrons le mercredi \u00e0 saint Joseph. Si nous sommes fid\u00e8les \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le mois de Marie, pr\u00e9parons-nous en faisant d\u00e9votement le mois de saint Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il est impossible d&rsquo;aimer Marie sans aimer saint Joseph, et qui n&rsquo;aime pas l&rsquo;un doit n\u00e9cessairement aimer bien peu l&rsquo;autre. Ces deux d\u00e9votions se fortifient l&rsquo;une l&rsquo;autre et nous aident \u00e0 rendre \u00e0 J\u00e9sus l&rsquo;amour que nous lui devons. Si saint Bernard a dit : <em>Per Mariam itur ad Iesum<\/em> \u2014 Par Marie on va \u00e0 J\u00e9sus \u2014 nous n&rsquo;avons aucune difficult\u00e9 \u00e0 ajouter : Par Marie on va \u00e0 Joseph, et par Joseph \u00e0 Marie, et par l&rsquo;un et par l&rsquo;autre \u00e0 J\u00e9sus, et par J\u00e9sus \u00e0 Marie et \u00e0 saint Joseph. En un mot, J\u00e9sus, Marie et Joseph ne doivent jamais \u00eatre d\u00e9sunis dans notre amour.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est pour enflammer toujours plus les fid\u00e8les dans la d\u00e9votion envers ce saint Patriarche que nous avons cru utile de faire imprimer s\u00e9par\u00e9ment un extrait de notre \u0153uvre intitul\u00e9e <em>Pouvoir de saint Joseph<\/em> (cette \u0153uvre, dont quatre \u00e9ditions furent \u00e9coul\u00e9es en deux ans, contient en 450 pages tout ce qui concerne la d\u00e9votion \u00e0 saint Joseph. Ses d\u00e9vots y trouveront deux mois de mars, plusieurs neuvaines, une visite pour tous les jours du mois, des m\u00e9ditations pour tous les mercredis de l&rsquo;ann\u00e9e, avec une quantit\u00e9 d&rsquo;exemples, de pratiques et de pri\u00e8res) pour diffuser parmi tous les fid\u00e8les enfants de Marie la pratique salutaire des Sept Dimanches consacr\u00e9s \u00e0 saint Joseph. Nous y avons ajout\u00e9 deux m\u00e9ditations pour les deux f\u00eates principales de saint Joseph, afin d&rsquo;aider les fid\u00e8les \u00e0 les passer plus saintement. Ces deux m\u00e9ditations, ajout\u00e9es aux sept pr\u00e9c\u00e9dentes, pourront servir de neuvaine aux \u00e2mes d\u00e9votes qui d\u00e9sirent obtenir quelque gr\u00e2ce sp\u00e9ciale par l&rsquo;intercession de ce grand saint, \u00e0 qui J\u00e9sus et Marie ne savent rien refuser.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Puisse cette petite \u0153uvre, plac\u00e9e sous les auspices de Marie Immacul\u00e9e, coop\u00e9rer \u00e0 faire conna\u00eetre et aimer le plus puissant et le plus charitable de tous les saints.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494270\"><\/a><strong>Aper\u00e7u g\u00e9n\u00e9ral sur la d\u00e9votion \u00e0 saint Joseph et sur les indulgences que l&rsquo;on peut y gagner<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Puisque le ciel a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 la terre la gloire de saint Joseph, si peu connue dans les premiers si\u00e8cles, on peut lui appliquer bien mieux qu&rsquo;\u00e0 Mardoch\u00e9e les paroles du roi Assu\u00e9rus : <em>C&rsquo;est ainsi que doit \u00eatre honor\u00e9 celui que le Roi veut \u00e9lever au comble des honneurs.<br \/>\n<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Notre si\u00e8cle, dit le savant et pieux \u00e9v\u00eaque de <em>Lu\u00e7on<\/em>, semble avoir accueilli plus sp\u00e9cialement ces paroles proph\u00e9tiques : <em>Allez \u00e0 Joseph et faites tout ce qu&rsquo;il vous dira<\/em>. D\u00e9j\u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efque confesseur, le souverain Pontife Pie VII de sainte m\u00e9moire, avait conc\u00e9d\u00e9 de nombreuses indulgences en faveur de ceux qui invoquent ce puissant Patriarche. Le saint Pontife Pie IX, qui occupe si glorieusement la chaire de saint Pierre, voulant dans son amour si tendre et si ardent pour Marie propager partout la d\u00e9votion \u00e0 son chaste \u00c9poux, a \u00e9tendu \u00e0 toute l&rsquo;\u00c9glise la touchante solennit\u00e9 du Patronage de saint Joseph, qui se c\u00e9l\u00e8bre le troisi\u00e8me dimanche apr\u00e8s P\u00e2ques. Pour raviver la confiance des \u00e2mes d\u00e9votes envers celui que l&rsquo;on invoque comme le patron et le mod\u00e8le de la vie int\u00e9rieure, il a ajout\u00e9 aux pratiques en l&rsquo;honneur du Saint de nouvelles et grandes indulgences \u00e0 celles que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs avaient d\u00e9j\u00e0 conc\u00e9d\u00e9es.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par concession de Gr\u00e9goire XVI, en date du 22 janvier 1836, on gagnait 300 jours d&rsquo;indulgence chaque fois que, dans l&rsquo;ann\u00e9e, au choix des fid\u00e8les, pendant sept dimanches cons\u00e9cutifs, on r\u00e9citait les pri\u00e8res connues sous le titre des <em>sept all\u00e9gresses et sept douleurs de saint Joseph<\/em>, et le septi\u00e8me dimanche une indulgence pl\u00e9ni\u00e8re. Sa Saintet\u00e9 Pie IX, le 1er f\u00e9vrier 1847, a ajout\u00e9 une indulgence pl\u00e9ni\u00e8re \u00e0 chacun des sept dimanches, applicable aux \u00e2mes du purgatoire ; et le 22 mars de la m\u00eame ann\u00e9e, Sa Saintet\u00e9 a \u00e9tendu ces m\u00eames indulgences \u00e0 tous ceux qui, ne sachant pas lire ou n&rsquo;ayant pas lesdites oraisons, r\u00e9citeront \u00e0 chacun des sept dimanches sept <em>Pater, Ave, Gloria<\/em> etc., en y ajoutant les conditions requises pour l&rsquo;acquisition des saintes indulgences.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les fid\u00e8les serviteurs de saint Joseph ont r\u00e9pondu \u00e0 cette pieuse invitation du Vicaire de J\u00e9sus-Christ en adoptant avec empressement la pratique des sept dimanches consacr\u00e9s \u00e0 honorer le glorieux \u00c9poux de Marie. Les pr\u00e9cieuses gr\u00e2ces qu&rsquo;ils ont obtenues, les miracles que le Seigneur a op\u00e9r\u00e9s par l&rsquo;intercession de saint Joseph en faveur de ses d\u00e9vots ont grandement contribu\u00e9 au cours des derniers temps \u00e0 propager toujours plus la d\u00e9votion \u00e0 saint Joseph. Or, c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour aider, autant que nous le pouvons, les \u00e2mes d\u00e9votes \u00e0 pratiquer ce saint exercice que nous offrons une m\u00e9ditation pour chacun des sept dimanches consacr\u00e9s aux joies et aux douleurs de notre saint Patriarche, afin que, nous adressant \u00e0 lui avec plus d&rsquo;amour et de ferveur, nous puissions obtenir ce que nous demanderons en son nom.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de temps d\u00e9termin\u00e9 pour gagner les indulgences pl\u00e9ni\u00e8res conc\u00e9d\u00e9es \u00e0 cette sainte pratique, on pourrait cependant choisir de pr\u00e9f\u00e9rence les dimanches pr\u00e9c\u00e9dant la f\u00eate de saint Joseph, ou les circonstances particuli\u00e8res o\u00f9 nous avons besoin de gr\u00e2ces plus abondantes, par exemple pour conna\u00eetre notre vocation, pour obtenir la conversion d&rsquo;un p\u00e9cheur ou le bon succ\u00e8s d&rsquo;une affaire qui int\u00e9resse la gloire de Dieu. Apr\u00e8s chaque m\u00e9ditation, on devra r\u00e9citer les douleurs et les all\u00e9gresses de saint Joseph.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494271\"><\/a><strong><em>Exemple<\/em><\/strong><strong><em><br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voici un fait rapport\u00e9 par des auteurs s\u00e9rieux et dignes de foi, qui prouve combien ce pieux exercice en l&rsquo;honneur de saint Joseph lui est agr\u00e9able et quelles gr\u00e2ces pr\u00e9cieuses obtiennent ceux qui le pratiquent avec d\u00e9votion.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Deux P\u00e8res franciscains naviguaient sur les c\u00f4tes de Flandre, lorsqu&rsquo;une effroyable temp\u00eate se leva, qui coula le navire dans lequel se trouvaient trois cents personnes. Par un v\u00e9ritable trait de la divine Providence, ces deux religieux purent s&#8217;emparer d&rsquo;un des morceaux du navire sur lequel ils se maintinrent trois jours entre la vie et la mort, ayant incessamment sous les yeux l&rsquo;immense ab\u00eeme qui mena\u00e7ait \u00e0 tout moment de les engloutir. Serviteurs fid\u00e8les de saint Joseph, pleins de confiance en sa puissante protection, ils se recommand\u00e8rent \u00e0 lui par une pri\u00e8re fervente, ne pouvant plus attendre d&rsquo;aide de personne d&rsquo;autre que de Dieu. La pri\u00e8re n&rsquo;\u00e9tait pas encore termin\u00e9e qu&rsquo;elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 exauc\u00e9e. Soudain, la temp\u00eate se dissipa, le ciel s&rsquo;\u00e9claircit et les vagues se calm\u00e8rent. L&rsquo;espoir d&rsquo;\u00eatre sauv\u00e9s renaquit dans leur c\u0153ur. Mais voici un nouveau miracle. Ils voient venir vers eux sur les eaux un jeune homme plein de gr\u00e2ce et de majest\u00e9, qui, apr\u00e8s les avoir salu\u00e9s courtoisement, s&rsquo;offrit \u00e0 leur servir de guide. Imaginez leur joie devant un secours si inattendu. Sur ce morceau de navire, guid\u00e9s par celui qu&rsquo;ils ne savaient pas encore reconna\u00eetre, et se demandant si c\u2019\u00e9tait un ange ou un homme, ils arriv\u00e8rent sains et saufs sur la plage. S&rsquo;\u00e9tant prostern\u00e9s aux pieds de leur lib\u00e9rateur et apr\u00e8s lui avoir rendu les plus vifs remerciements, ils le pri\u00e8rent instamment de bien vouloir leur dire son nom. \u00ab Je suis Joseph, dit-il, \u00e0 qui vous vous \u00eates recommand\u00e9s ; si vous voulez faire quelque chose qui me soit agr\u00e9able, ne laissez pas passer un jour sans r\u00e9citer d\u00e9votement sept fois l&rsquo;oraison dominicale et la salutation ang\u00e9lique, en m\u00e9moire des sept douleurs dont mon \u00e2me fut afflig\u00e9e, et en consid\u00e9ration des sept all\u00e9gresses dont mon c\u0153ur fut parfaitement consol\u00e9 pendant le temps que j\u2019ai pass\u00e9 sur la terre en compagnie de J\u00e9sus et de Marie. \u00bb \u00c0 ces mots, il disparut, les laissant remplis de joie et d\u2019une ferveur merveilleuse, bien d\u00e9cid\u00e9s de l&rsquo;honorer et de le servir tous les jours de leur vie.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494272\"><\/a><strong>Exercices en l&rsquo;honneur des sept douleurs et des sept all\u00e9gresses de saint Joseph<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong>I.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 \u00c9poux tr\u00e8s pur de Marie, glorieux saint Joseph, grandes furent la peine, l&rsquo;angoisse et la perplexit\u00e9 de votre c\u0153ur \u00e0 l\u2019id\u00e9e d&rsquo;abandonner votre \u00c9pouse immacul\u00e9e, mais inexplicable fut la joie lorsque l&rsquo;ange vous r\u00e9v\u00e9la le divin myst\u00e8re de l&rsquo;Incarnation.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, nous vous prions de consoler notre \u00e2me, maintenant et dans les douleurs finales, dans la joie d&rsquo;une bonne vie et d&rsquo;une sainte mort, semblable \u00e0 la v\u00f4tre, entre les bras de J\u00e9sus et de Marie. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>II.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 bienheureux Patriarche, glorieux saint Joseph, choisi pour \u00eatre le p\u00e8re putatif du Verbe incarn\u00e9, la douleur que vous avez ressentie en voyant na\u00eetre l&rsquo;enfant J\u00e9sus dans une si grande pauvret\u00e9 se changea aussit\u00f4t en jubilation c\u00e9leste en entendant l&rsquo;harmonie ang\u00e9lique et en voyant les gloires de cette nuit resplendissante.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, nous vous supplions de nous obtenir qu&rsquo;apr\u00e8s le chemin de cette vie, nous arrivions \u00e0 entendre les louanges ang\u00e9liques et \u00e0 jouir des splendeurs de la gloire c\u00e9leste. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>III.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 fid\u00e8le ex\u00e9cuteur des lois divines, glorieux saint Joseph, le sang pr\u00e9cieux que l&rsquo;Enfant r\u00e9dempteur r\u00e9pandit dans la circoncision transper\u00e7a votre c\u0153ur ; mais le nom de J\u00e9sus le ranima, le remplissant de contentement.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, obtenez-nous de pouvoir \u00f4ter de notre vie toute esp\u00e8ce de vice, et de mourir joyeusement avec le saint nom de J\u00e9sus dans le c\u0153ur et sur les l\u00e8vres. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>IV.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 saint tr\u00e8s fid\u00e8le, participant des myst\u00e8res de notre r\u00e9demption, glorieux saint Joseph, la proph\u00e9tie de Sim\u00e9on sur tout ce que J\u00e9sus et Marie devaient souffrir vous causa une angoisse mortelle, mais l\u2019annonce du salut et de la glorieuse r\u00e9surrection d&rsquo;\u00e2mes innombrables vous a rempli d&rsquo;une grande joie.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, obtenez-nous d&rsquo;\u00eatre au nombre de ceux qui, par les m\u00e9rites de J\u00e9sus et par l&rsquo;intercession de la Vierge M\u00e8re, conna\u00eetront une glorieuse r\u00e9surrection. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>V.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 gardien vigilant et intime du Fils de Dieu incarn\u00e9, glorieux saint Joseph, combien vous avez souffert pour nourrir et assister le Fils du Tr\u00e8s-Haut, particuli\u00e8rement lors de la fuite en \u00c9gypte ; mais aussi combien vous avez \u00e9t\u00e9 heureux d\u2019avoir toujours Dieu avec vous et de voir tomber \u00e0 terre les idoles \u00e9gyptiennes !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, obtenez-nous de savoir repousser le tyran infernal, sp\u00e9cialement par la fuite des occasions dangereuses ; que tombe de notre c\u0153ur toute idole d&rsquo;affection terrestre et que tous, employ\u00e9s \u00e0 servir J\u00e9sus et Marie, nous ne vivions que pour eux et mourions heureux. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>VI.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 ange de la terre, glorieux saint Joseph, vous avez admir\u00e9 la soumission \u00e0 vos ordres du Roi du ciel. Si votre consolation en le ramenant d&rsquo;\u00c9gypte fut troubl\u00e9e par la crainte d&rsquo;Arch\u00e9la\u00fcs, l\u2019ange vous a rassur\u00e9 et vous avez habit\u00e9 heureux avec J\u00e9sus et Marie \u00e0 Nazareth.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, obtenez-nous d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s des craintes nuisibles pour jouir de la paix de la conscience, de vivre en s\u00e9curit\u00e9 avec J\u00e9sus et Marie, et enfin de mourir en leur compagnie. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>VII.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 mod\u00e8le de toute saintet\u00e9, glorieux saint Joseph, ayant perdu sans votre faute l&rsquo;enfant J\u00e9sus, vous l\u2019avez cherch\u00e9 dans la plus grande douleur pendant trois jours. Rempli d\u2019une joie extraordinaire, vous l\u2019avez retrouv\u00e9 dans le temple parmi les docteurs.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par cette douleur et par cette all\u00e9gresse, nous vous supplions, le c\u0153ur sur les l\u00e8vres, d&rsquo;intervenir, afin qu&rsquo;il ne nous arrive jamais de perdre J\u00e9sus par une faute grave. Mais si pour notre plus grand malheur nous le perdions, faites que nous le cherchions avec une douleur inlassable jusqu&rsquo;\u00e0 ce que nous le retrouvions favorable, particuli\u00e8rement \u00e0 notre mort, pour nous r\u00e9jouir en lui au ciel et l\u00e0, avec vous, chanter \u00e9ternellement ses divines mis\u00e9ricordes. <em>Pater, Ave, Gloria<\/em>.<\/p>\n<p>Antienne. <em>Ipse Iesus erat incipiens quasi annorum triginta, ut putabatur filius Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;V. Priez pour nous, saint Joseph.<br \/>\n<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.<br \/>\n<\/em><br \/>\n<em>Prions.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00d4 Dieu, qui par une ineffable providence avez daign\u00e9 choisir le bienheureux Joseph pour \u00e9poux de votre tr\u00e8s sainte M\u00e8re ; accordez-nous, nous vous en supplions, que celui que nous v\u00e9n\u00e9rons comme protecteur sur la terre, nous m\u00e9ritions de l&rsquo;avoir comme intercesseur dans les cieux. Vous qui vivez et r\u00e9gnez dans les si\u00e8cles des si\u00e8cles. Amen.<br \/>\n<\/em><br \/>\n<em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>NB. Seules les pri\u00e8res sont obligatoires pour gagner les indulgences des sept dimanches, sans qu&rsquo;il soit n\u00e9cessaire d&rsquo;y ajouter les m\u00e9ditations suivantes.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494273\"><\/a><strong>Premier dimanche. Excellence du nom de Joseph<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est le sentiment de nombreux P\u00e8res que Dieu lui-m\u00eame est l&rsquo;auteur du nom b\u00e9ni de Joseph, l&rsquo;inspirant \u00e0 ses parents afin que sa signification s&rsquo;accomplisse en lui d&rsquo;une mani\u00e8re admirable. En effet, ce nom, qui en h\u00e9breu signifie accroissement, augmentation, pr\u00e9sageait, dit saint Bernard, le progr\u00e8s que Joseph devait faire dans la saintet\u00e9, comme l&rsquo;ancien patriarche du m\u00eame nom, le fils de Jacob, qui fut si grand parmi ses fr\u00e8res.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Adam re\u00e7ut du Seigneur le pouvoir de donner un nom \u00e0 celle qui lui avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e pour compagne. Ainsi le Saint-Esprit voulut choisir un nom \u00e0 celui qui devait tenir sa place et le repr\u00e9senter aupr\u00e8s de l&rsquo;auguste M\u00e8re de Dieu.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si le nom du patriarche Isaac a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par un ange \u00e0 son p\u00e8re Abraham ; si le nom du saint Pr\u00e9curseur saint Jean-Baptiste a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 par un ange \u00e0 Zacharie et \u00e0 sainte \u00c9lisabeth, ne pouvons-nous pas croire que Joseph, choisi par Dieu pour \u00eatre le p\u00e8re de J\u00e9sus et le chaste \u00e9poux de Marie, ait joui au moins du m\u00eame privil\u00e8ge ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quel grand amour Dieu montre pour ce saint Patriarche, en lui imposant lui-m\u00eame le nom qu&rsquo;il doit porter parmi les anges et parmi les hommes, afin qu&rsquo;il n&rsquo;e\u00fbt rien de terrestre !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le Fils de Dieu a voulu honorer ce nom auguste avant sa naissance, pendant sa vie et apr\u00e8s sa mort. Avant sa naissance, il a voulu qu&rsquo;un de ces anciens patriarches, qui figuraient sa divine personne, port\u00e2t le nom de Joseph. Pendant sa vie mortelle, ce fut le nom b\u00e9ni qu&rsquo;il pronon\u00e7a le premier avec celui de sa M\u00e8re ; c&rsquo;est le nom de Joseph qu&rsquo;il r\u00e9p\u00e9tait le plus souvent, et toujours avec tout le respect et l&rsquo;amour du fils le plus affectionn\u00e9 et le plus fid\u00e8le.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Apr\u00e8s sa mort, le divin Sauveur ne voulut confier le soin de descendre son corps de la croix, de le recevoir entre ses bras et de l&rsquo;ensevelir dans le s\u00e9pulcre, \u00e0 cet homme juste d&rsquo;Arimathie qui justement s&rsquo;appelait Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Fid\u00e8le imitatrice des exemples de J\u00e9sus, avec quelle v\u00e9n\u00e9ration et quelle tendresse l&rsquo;auguste Vierge Marie ne devait-elle pas prononcer le nom de Joseph, de Joseph qui lui \u00e9tait uni par des liens si \u00e9troits et si purs !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il doit donc \u00eatre extr\u00eamement agr\u00e9able \u00e0 Marie que l\u2019on respecte et honore le saint nom de Joseph. Elle commanda un jour \u00e0 un esclave maure, qui \u00e9tait sur le point de recevoir le bapt\u00eame, de prendre le nom de Joseph, en m\u00e9moire de son saint \u00e9poux. Ce fut Marie qui, ouvrant les cieux, d\u00e9couvrit aux yeux de sainte Gertrude l&rsquo;incomparable splendeur du tr\u00f4ne sur lequel si\u00e9geait son glorieux \u00e9poux, et qui lui fit encore observer comment, au seul nom de Joseph, tous les saints du paradis inclinaient doucement la t\u00eate pour lui rendre hommage.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Parmi tous les bienheureux qui r\u00e8gnent au ciel, saint Joseph est le seul qui ait l&rsquo;honneur de voir son propre nom associ\u00e9 et comme ins\u00e9parablement uni aux noms divins de J\u00e9sus et de Marie.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Apr\u00e8s le glorieux nom de la M\u00e8re de Dieu et de son adorable Fils, celui de Joseph tient le premier rang. Le ciel et la terre n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre nom \u00e0 prononcer, qui permette aux \u00e2mes pieuses de recevoir une gr\u00e2ce plus abondante, une esp\u00e9rance plus s\u00fbre, une plus douce suavit\u00e9.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;De fait, observez avec quelle tendre confiance le nom de Joseph est invoqu\u00e9 dans toute l&rsquo;\u00c9glise, comment les parents chr\u00e9tiens se consid\u00e8rent heureux de pouvoir le donner \u00e0 leurs enfants au bapt\u00eame, comme un gage de salut et de protection c\u00e9leste.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comme votre nom est glorieux, \u00f4 mon P\u00e8re bien-aim\u00e9 ! Il a la force de dissiper et de vaincre les tentations de l&rsquo;enfer. Ah ! je veux d\u00e9sormais \u00eatre plus fid\u00e8le \u00e0 l&rsquo;invoquer dans les moments d&rsquo;\u00e9preuve, et j&rsquo;esp\u00e8re que vous me d\u00e9fendrez contre les assauts de l&rsquo;ennemi infernal.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Que le nom de Joseph, \u00f4 \u00e2mes pieuses, soit avec celui de J\u00e9sus et de Marie votre premi\u00e8re parole au r\u00e9veil et la derni\u00e8re avant de vous endormir. Mettez ces noms aimables au d\u00e9but de tous vos \u00e9crits, comme une pri\u00e8re efficace et un gage certain de b\u00e9n\u00e9diction ; accomplissez toutes vos \u0153uvres avec ces noms saints, et fasse Dieu que vous puissiez rendre le dernier soupir en pronon\u00e7ant ces noms si doux et si propres \u00e0 ranimer votre confiance.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le saint nom de Joseph pla\u00eet aux \u00e2mes qui le portent, et aux anges, qui se r\u00e9jouissent de voir ceux qui leur sont confi\u00e9s plac\u00e9s sous un patronage si puissant. Il fait peur aux d\u00e9mons, qui n&rsquo;osent pas nuire \u00e0 ceux qui ont saint Joseph pour patron. Voici un fait rapport\u00e9 par le p\u00e8re Barry en confirmation de cette v\u00e9rit\u00e9 : \u00ab J\u2019ai appris, dit-il, de bonne source, qu&rsquo;un homme de condition respectable qui avait eu plusieurs enfants morts dans leur jeunesse, soit par mal\u00e9fice ou par d&rsquo;autres accidents, s&rsquo;adressa \u00e0 l&rsquo;un de ses amis qu&rsquo;il soup\u00e7onnait de magie, et le pria de bien vouloir lui enseigner quelque exp\u00e9dient pour conserver les enfants que Dieu lui donnait. Cet homme, apr\u00e8s de nombreux refus et difficult\u00e9s, lui dit finalement qu&rsquo;il voulait lui donner une preuve de son amiti\u00e9. Je sais par exp\u00e9rience, dit-il, que les d\u00e9mons craignent et tremblent en entendant prononcer le nom de Joseph, et qu&rsquo;ils osent difficilement faire du mal \u00e0 ceux qui portent ce nom. Suivez mon conseil : donnez le nom de Joseph au premier des enfants que Dieu vous accordera, et soyez certains qu&rsquo;il \u00e9chappera au malheur dont les autres ont \u00e9t\u00e9 victimes. En effet, il eut un fils qu\u2019il appela Joseph, et \u00e0 la grande satisfaction des parents, il v\u00e9cut longtemps. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;On peut donc croire, ajouta le p\u00e8re Barry, qu&rsquo;une b\u00e9n\u00e9diction sp\u00e9ciale est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 ceux qui portent ce nom, car on a observ\u00e9 qu&rsquo;il est rare que des personnes portant ce nom se soient signal\u00e9es par leur sc\u00e9l\u00e9ratesse ou leur infamie. Un pieux eccl\u00e9siastique, ayant eu l&rsquo;occasion de consulter les registres des causes criminelles du Parlement de Provence, eut la curiosit\u00e9 de parcourir les noms de tous les d\u00e9linquants inscrits depuis deux cents ans, c&rsquo;est-\u00e0-dire depuis l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 le nom de Joseph commen\u00e7ait \u00e0 \u00eatre plus en vogue, et il trouva qu&rsquo;aucun de ces malheureux ne s&rsquo;appelait Joseph.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494275\"><\/a><strong><em>Pratique<\/em><\/strong><strong><em><br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Invoquer souvent dans la journ\u00e9e J\u00e9sus, Marie, Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citer les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494276\"><\/a><strong>Deuxi\u00e8me dimanche. Grandeur de saint Joseph<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dire que saint Joseph est l&rsquo;\u00e9poux de Marie, c&rsquo;est dire de lui, s&rsquo;exclame saint Jean Damasc\u00e8ne, ce qu&rsquo;il y a de plus grand.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Marie, si sublime en perfection, m\u00e9ritait certainement de recevoir des mains de Dieu un \u00e9poux d&rsquo;une saintet\u00e9 \u00e9minente.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab S\u2019il y avait eu une femme plus pure que Marie, dit le savant Billeurt, elle aurait \u00e9t\u00e9 choisie pour m\u00e8re de Dieu ; et si l&rsquo;on avait trouv\u00e9 un homme plus juste que Joseph, celui-l\u00e0 aurait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;\u00e9poux de Marie. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab Vous voyez la dignit\u00e9 de Marie, dit Bossuet, en ce que sa bienheureuse virginit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 choisie de toute \u00e9ternit\u00e9 pour donner J\u00e9sus-Christ au monde ; et vous voyez la dignit\u00e9 de Joseph en ce que cette puret\u00e9 de Marie, qui fut si utile \u00e0 notre nature, lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e, et a conserv\u00e9 au monde une chose si n\u00e9cessaire. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Paul prouve que l&rsquo;excellence de J\u00e9sus-Christ surpasse celle de tous les anges par la noblesse de son nom : <em>Tanto melior angelis effectus, quanto prae illis differentius nomen haereditavit<\/em>. Quelle estime ne devons-nous pas avoir pour saint Joseph, qui porte avec raison le nom de p\u00e8re de Dieu, et qui, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 la paternit\u00e9 divine, a pu dire avec le P\u00e8re \u00c9ternel, en parlant \u00e0 son Fils : Je lui tiendrai lieu de P\u00e8re, et il m&rsquo;ob\u00e9ira comme Fils ; <em>Ego ero illi in Patrem, et ipse mihi erit in Filium !<br \/>\n<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quand Dieu donne des charges, dit saint Paul, il pourvoit en m\u00eame temps aux qualit\u00e9s n\u00e9cessaires pour les remplir : <em>Qui facit nos idoneos ministros<\/em>. Quelle maturit\u00e9 d&rsquo;intellect, quelle rare prudence n&rsquo;aura-t-il pas donn\u00e9es \u00e0 cet homme choisi par sa sagesse pour l&rsquo;administration d&rsquo;affaires si importantes, telles que la garde du Fils de Dieu lui-m\u00eame et de sa tr\u00e8s sainte M\u00e8re Marie ! Quelle \u00e9l\u00e9vation d&rsquo;esprit n&rsquo;aura-t-il pas donn\u00e9e \u00e0 Joseph qui, pendant trente ans, devait \u00e9tudier \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de la Sagesse incarn\u00e9e ! Mais surtout quelle capacit\u00e9 de c\u0153ur, quelle dimension de volont\u00e9, quelle grandeur d&rsquo;amour n&rsquo;aura-t-il pas donn\u00e9es \u00e0 celui qui devait \u00eatre l&rsquo;autel vivant sur lequel devait reposer tout le feu de l&rsquo;amour de Dieu, enferm\u00e9 dans la personne de J\u00e9sus-Christ ! Mais si nous ne pouvons m\u00eame pas comprendre les dispositions de saint Joseph pour cette sublime paternit\u00e9, comment pourrons-nous avoir une juste id\u00e9e des m\u00e9rites que le grand Patriarche acquit dans l&rsquo;exercice de ses fonctions divines ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quelque docteur semble s&rsquo;\u00e9tonner que le Sauveur n&rsquo;ait jamais prononc\u00e9 un mot \u00e0 la louange de la Tr\u00e8s Sainte Vierge et de saint Joseph, bien qu&rsquo;il ait fait l&rsquo;\u00e9loge de son Pr\u00e9curseur, de saint Pierre, et m\u00eame de certains p\u00e9cheurs sinc\u00e8rement convertis. C&rsquo;est sans doute parce qu&rsquo;en se disant leur fils et en leur rendant toute l&rsquo;ob\u00e9issance que les p\u00e8res et les m\u00e8res peuvent pr\u00e9tendre de leurs enfants, il ne pouvait rien faire pour eux de plus honorifique ni plus glorieux.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00abSi le nom de d\u00e9positaire, dit Bossuet, porte en soi une preuve d&rsquo;estime et est un signe de probit\u00e9 ; si pour confier un d\u00e9p\u00f4t nous choisissons parmi nos amis ceux dont la vertu est la plus reconnue, dont la fid\u00e9lit\u00e9 est la plus assur\u00e9e, enfin les plus intimes, les plus confidents, quelle sera la gloire de saint Joseph, que Dieu fit d\u00e9positaire non seulement de la bienheureuse Vierge Marie, si agr\u00e9able \u00e0 ses yeux par sa puret\u00e9, mais m\u00eame de son propre Fils, unique objet de ses complaisances et unique esp\u00e9rance de notre salut ! C\u2019est ainsi que, dans la personne de J\u00e9sus-Christ, saint Joseph est \u00e9tabli d\u00e9positaire du tr\u00e9sor commun de Dieu et des hommes. Quelle \u00e9loquence pourra jamais \u00e9galer la grandeur et la majest\u00e9 de ce titre ! \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab \u00c9tant donn\u00e9 que Dieu a constitu\u00e9 saint Joseph pour exercer l&rsquo;autorit\u00e9 de p\u00e8re sur le Verbe incarn\u00e9, on doit tenir pour certain, dit saint Alphonse de Liguori, qu&rsquo;il lui conf\u00e9ra tous les dons qui convenaient \u00e0 une si grande charge. On ne peut douter qu&rsquo;il ne l&rsquo;ait enrichi de toutes les gr\u00e2ces et de tous les privil\u00e8ges accord\u00e9s aux autres saints. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si la sagesse de saint Joseph a eu un emploi si noble dans le gouvernement du Verbe incarn\u00e9, sa patience dans les \u00e9preuves ne fut pas moins glorieuse. Chacun de ses pas, tous les soucis qu&rsquo;il se donnait, les sueurs qu&rsquo;il r\u00e9pandait, ne concernaient que la vie de J\u00e9sus, dont d\u00e9pendait le salut g\u00e9n\u00e9ral de tous les hommes. De sorte que, si d&rsquo;autres saints souffrirent plus que lui, personne certainement ne souffrit pour un sujet plus digne. Les anachor\u00e8tes firent de grandes abstinences pour conserver la vie de l&rsquo;\u00e2me, mais saint Joseph se privait du n\u00e9cessaire pour soutenir J\u00e9sus et Marie. Les martyrs ont souffert d&rsquo;atroces tourments pour le nom de J\u00e9sus, mais saint Joseph exposa sa propre vie pour sauver celle de J\u00e9sus.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;S\u2019il est vrai que servir fid\u00e8lement Dieu est r\u00e9gner, selon ce que dit Dieu lui-m\u00eame, les services que saint Joseph lui rendit sont si grands et concernent une affaire si importante, et furent employ\u00e9s dans un emploi tellement glorieux, que non seulement ils le distinguent des autres saints, mais il peut \u00eatre leur mod\u00e8le. La noble qualit\u00e9 de serviteur, que Dieu conf\u00e9ra aux patriarches, aux ap\u00f4tres et \u00e0 tous les saints de l&rsquo;ancienne et de la nouvelle loi, convient donc particuli\u00e8rement \u00e0 saint Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Au vu de ces sublimes consid\u00e9rations, jugez le respect que nous devons porter \u00e0 ce saint admirable, la confiance que nous devons avoir en sa protection. S&rsquo;il est singulier dans ses m\u00e9rites, il est certain qu&rsquo;il l\u2019est aussi dans le pouvoir et le cr\u00e9dit qu&rsquo;il a au ciel aupr\u00e8s de J\u00e9sus et Marie, \u00e0 qui il a rendu de si grands services au temps de leur vie mortelle.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans les premi\u00e8res ann\u00e9es du dix-septi\u00e8me si\u00e8cle, la peste faisait de grands ravages dans la ville d&rsquo;Avignon. Le clerg\u00e9 et la magistrature eurent recours \u00e0 saint Joseph en faisant le v\u0153u de c\u00e9l\u00e9brer chaque ann\u00e9e solennellement sa f\u00eate, s&rsquo;il les d\u00e9livrait de cette cruelle \u00e9pid\u00e9mie. \u00c0 partir de ce moment, il n&rsquo;y eut plus de victimes et le fl\u00e9au disparut enti\u00e8rement ; mais le fl\u00e9au se porta \u00e0 Lyon. L\u00e0, il s\u00e9vit encore plus horriblement et on crut un moment que la ville serait enti\u00e8rement d\u00e9peupl\u00e9e. Instruits par l&rsquo;exemple des Avignonnais, ils eurent eux aussi recours \u00e0 saint Joseph et leurs pri\u00e8res furent exauc\u00e9es et la peste cessa.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00c0 partir de ce moment, la d\u00e9votion des Lyonnais pour ce grand Patriarche commen\u00e7a. Le p\u00e8re Barry, contemporain, raconte dans son livre plusieurs miracles obtenus par ce grand saint \u00e0 cette occasion. \u00ab L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, dit-il, alors que la peste faisait le plus de ravages, je sais que beaucoup d&rsquo;habitants portaient au doigt un anneau sur lequel \u00e9tait \u00e9crit le nom de saint Joseph afin d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s de la peste ; et Dieu, b\u00e9nissant leur foi et leur confiance en ce nom aimable, ne permit qu&rsquo;aucun d&rsquo;eux ne f\u00fbt frapp\u00e9 par le mal. \u00bb<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Donnez une aum\u00f4ne \u00e0 un pauvre ou faites une pri\u00e8re en l&rsquo;honneur de saint Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citez les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494279\"><\/a><strong>Troisi\u00e8me dimanche. Saint Joseph combl\u00e9 de gr\u00e2ces et de m\u00e9rites<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;On doit juger des gr\u00e2ces que Dieu communique \u00e0 ses saints par ces deux grands principes : par leurs relations avec J\u00e9sus-Christ et par l&rsquo;excellence de leur dignit\u00e9 et vocation. \u00ab Plus une chose est proche de son principe, dit saint Thomas d&rsquo;Aquin, plus elle participe de son influence \u00e9nergique ; ce qui fit dire \u00e0 saint Denys que les anges, \u00e9tant plus proches de Dieu que les hommes, participent davantage de ses divines faveurs. \u00bb Or Joseph \u00e9tait proche du principe de la saintet\u00e9 autant qu&rsquo;un homme pouvait l&rsquo;\u00eatre. Et J\u00e9sus-Christ n&rsquo;est-il pas en v\u00e9rit\u00e9 le divin soleil de justice, dont la lumi\u00e8re et la chaleur op\u00e8rent la saintet\u00e9 dans les \u00e2mes, selon qu&rsquo;elles y participent plus ou moins ? Or, ne dira-t-on pas que saint Joseph a eu la gr\u00e2ce d&rsquo;en recevoir imm\u00e9diatement pendant trente ans les c\u00e9lestes influences ? On ne peut douter, dit saint Alphonse de Liguori, que pendant que Joseph v\u00e9cut avec J\u00e9sus-Christ, ses m\u00e9rites et sa saintet\u00e9 n&rsquo;aient grandi de mani\u00e8re \u00e0 d\u00e9passer les m\u00e9rites de tous les autres saints.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Plus sont hautes et sublimes la dignit\u00e9 et la fonction auxquelles un saint est destin\u00e9 par la Providence, plus les gr\u00e2ces qui lui sont communiqu\u00e9es doivent \u00eatre pr\u00e9cieuses et abondantes, car c\u2019est le propre de la sagesse de Dieu de donner \u00e0 ses saints les gr\u00e2ces convenant au degr\u00e9 auquel il les \u00e9l\u00e8ve. Or, comme la dignit\u00e9 de Joseph, \u00e9poux de Marie et p\u00e8re de J\u00e9sus, est sans \u00e9gale, sa saintet\u00e9 a \u00e9t\u00e9 au-dessus de la saintet\u00e9 de tous les hommes, apr\u00e8s celle de la M\u00e8re de Dieu.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est une doctrine re\u00e7ue dans l&rsquo;\u00c9glise qu&rsquo;il y a des gr\u00e2ces particuli\u00e8res pour les diff\u00e9rents \u00e9tats auxquels Dieu nous appelle. Par cons\u00e9quent, saint Joseph a d\u00fb recevoir une gr\u00e2ce tr\u00e8s particuli\u00e8re relative au titre auguste de chaste \u00e9poux de Marie et de p\u00e8re putatif de J\u00e9sus. Tous les docteurs reconnaissent que nous recevons une gr\u00e2ce d&rsquo;adoption filiale lorsque Dieu nous fait l&rsquo;honneur de faire de nous ses fils adoptifs; nous devons par cons\u00e9quent admettre aussi une gr\u00e2ce d&rsquo;adoption, pour ainsi dire, paternelle, que le Sauveur a r\u00e9pandue dans le c\u0153ur de Joseph en le choisissant pour p\u00e8re, et cette gr\u00e2ce a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;autant plus remarquable, car il est incomparablement plus glorieux pour un homme vertueux d&rsquo;\u00eatre p\u00e8re de Dieu que de lui appartenir simplement en qualit\u00e9 de fils adoptif.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Joseph concourt avec J\u00e9sus et Marie \u00e0 l&rsquo;accomplissement des d\u00e9crets \u00e9ternels de Dieu pour le salut du genre humain ; il est choisi d\u00e8s l&rsquo;origine du monde pour de si hautes destin\u00e9es, dit un savant \u00e9v\u00eaque, et la tr\u00e8s adorable Trinit\u00e9, formant le c\u0153ur de J\u00e9sus et faisant sur ce mod\u00e8le le c\u0153ur de Marie, fit le c\u0153ur de Joseph aussi ressemblant \u00e0 celui du Fils et de la M\u00e8re que le peuvent permettre la gloire divine du Fils et la gloire incommunicable de la M\u00e8re.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si le Saint-Esprit s&rsquo;est communiqu\u00e9 avec tant de pl\u00e9nitude aux Ap\u00f4tres, dont la charge ne concernait que le corps mystique du Fils de Dieu, qui est l&rsquo;\u00c9glise, que dirons-nous du c\u0153ur de ce grand Patriarche ? Le Saint-Esprit n&rsquo;est pas descendu sur lui sous forme de langue de feu, mais le P\u00e8re \u00c9ternel lui a confi\u00e9 son Fils unique qui est sa parole et son Verbe. Or, qui pourra redire les richesses spirituelles et les gr\u00e2ces que Joseph d\u00e9couvrit en J\u00e9sus ? C&rsquo;est une chose horrible, dit la loi, de voir un p\u00e8re pauvre tandis que le fils est dans l&rsquo;abondance. Qui croirait que le Sauveur, qui est le Seigneur de toutes les vertus, ait pu oublier Joseph, qu&rsquo;il aimait tendrement comme son p\u00e8re ? Nous devons donc croire qu&rsquo;il l&rsquo;a immens\u00e9ment enrichi de toutes sortes de gr\u00e2ces et de vertus. Comme il lui a plu d&rsquo;\u00eatre d\u00e9biteur \u00e0 Joseph de tous les secours dont il avait besoin dans son enfance \u2014 nourriture, soutien, conservation m\u00eame de sa vie \u2014 pouvait-il ne pas le r\u00e9compenser abondamment ? Ce grand Saint trouva donc dans l&rsquo;amour de J\u00e9sus une ineffable source de gr\u00e2ces et de moyens pour augmenter ces gr\u00e2ces m\u00eames.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais cette source avait des accroissements et en certaines occasions elle se r\u00e9pandait avec plus d&rsquo;abondance. Dans la cour des rois de cette terre il y a des jours de joie et de f\u00eate o\u00f9 ils prodiguent avec plus de profusion et r\u00e9pandent \u00e0 pleines mains les richesses de leurs tr\u00e9sors. Par exemple, \u00e0 la naissance d&rsquo;un prince, apr\u00e8s une victoire signal\u00e9e, apr\u00e8s un service \u00e9clatant rendu \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat ou \u00e0 la personne m\u00eame du prince, il arrive \u00e0 beaucoup de faire fortune. Ainsi op\u00e9rait Dieu avec Joseph : tous les jours pour lui \u00e9taient favorables, mais il y avait des jours plus favorables et plus aventureux. Qui pourrait douter que lorsque s\u2019accomplissait quelque myst\u00e8re, Dieu ne r\u00e9pand\u00eet sur Joseph ses tr\u00e9sors avec plus de profusion ? \u00c0 la naissance de J\u00e9sus-Christ, je vois ce grand Saint prostern\u00e9 et tout en larmes aux pieds de la cr\u00e8che, et transport\u00e9 d\u2019admiration je me dis : \u00d4 mon Dieu ! Si jamais le ciel a d\u00fb verser ses gr\u00e2ces sur la terre, ce fut en ce jour. Mais ces gr\u00e2ces r\u00e9pandues si g\u00e9n\u00e9reusement, sur qui seront-elles descendues avec plus d&rsquo;abondance sinon sur Joseph ? Il se trouve seul avec Marie dans l&rsquo;\u00e9table de Bethl\u00e9em ; il a la fortune d&rsquo;adorer le premier le Messie, le Sauveur n\u00e9 depuis peu ; il re\u00e7oit ses premiers regards, il recueille ses premiers soupirs et ses premi\u00e8res larmes. Ne devra-t-il donc pas avoir re\u00e7u aussi ses premi\u00e8res gr\u00e2ces, comme les premiers rayons du soleil naissant ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je le d\u00e9couvre aussi lors de la fuite en \u00c9gypte. Que n&rsquo;a-t-il pas d\u00fb souffrir dans ce long voyage en voyant les souffrances et les privations de J\u00e9sus et de Marie ! Quel d\u00e9sir d&rsquo;adoucir ses douleurs, quels regrets de ne pouvoir le faire ! Il est sensible aux souffrances de J\u00e9sus et de Marie : J\u00e9sus et Marie seront-ils insensibles \u00e0 ses v\u0153ux ? Il veille sur la Providence : la Providence aura-t-elle les yeux ferm\u00e9s sur lui ? Et ainsi de suite pour les autres myst\u00e8res. Toute la vie de Joseph fut remplie de ces pr\u00e9cieuses circonstances de gr\u00e2ces, de m\u00e9rites et de vertus.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Monsieur Augery, avocat au parlement du Dauphin\u00e9, se trouvant \u00e0 Lyon au temps o\u00f9 la peste affligeait cette ville en l&rsquo;an 1638, vit un de ses fils, Th\u00e9odore Augery, \u00e2g\u00e9 de sept ans, frapp\u00e9 par le fl\u00e9au avec tous les indices qui pr\u00e9sageaient une mort prochaine et in\u00e9vitable. Dans son extr\u00eame douleur, le p\u00e8re afflig\u00e9 se tourna avec la plus vive confiance vers saint Joseph et lui promit que, s&rsquo;il lui sauvait son fils, il assisterait en son honneur pendant neuf jours \u00e0 la sainte messe dans l&rsquo;\u00e9glise qui lui \u00e9tait consacr\u00e9e, il illuminerait son image avec des cierges et y placerait un tableau dont l&rsquo;inscription indiquerait le bienfait obtenu par son intercession. En attendant, les m\u00e9decins, qui avaient visit\u00e9 le jeune malade, le trouv\u00e8rent dans un \u00e9tat tellement d\u00e9plorable qu&rsquo;ils le firent transporter imm\u00e9diatement \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, disant qu&rsquo;il ne resterait pas plus de deux heures en vie. Mais \u00e0 peine arriv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, l&rsquo;enfant fut gu\u00e9ri en un instant. Le p\u00e8re, plein de gratitude envers son glorieux bienfaiteur, accomplit son v\u0153u avec des sentiments de la plus grande d\u00e9votion. Ce fut lui-m\u00eame, dit le P. de Barry, qui me donna le proc\u00e8s-verbal de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, \u00e9crit de sa main et dans lequel il racontait toutes les circonstances de cette gu\u00e9rison.<br \/>\nDe BARRY.<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Remercier Dieu des gr\u00e2ces accord\u00e9es \u00e0 saint Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citer les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494282\"><\/a><strong>Quatri\u00e8me dimanche. Pouvoir de saint Joseph<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si dans le monde on consid\u00e8re comme bienheureux celui qui a un ami parmi les grands de la cour, qui jouit de ses bonnes gr\u00e2ces et a libre acc\u00e8s \u00e0 la personne du Souverain, parce qu&rsquo;on esp\u00e8re obtenir par son interm\u00e9diaire ce que l&rsquo;on d\u00e9sire, comme nous devons estimer heureux le fid\u00e8le serviteur de Joseph qui a dans la cour c\u00e9leste un puissant protecteur, toujours pr\u00eat \u00e0 pr\u00e9senter ses suppliques et ses v\u0153ux au Seigneur ! Jetez un regard sur l&rsquo;innombrable multitude des saints qui composent la J\u00e9rusalem c\u00e9leste, et observez s&rsquo;il y en a un seul qui soit plus favoris\u00e9 de Dieu et plus puissant aupr\u00e8s de lui que le grand saint Joseph. Il fut choisi et appel\u00e9 dans les d\u00e9crets \u00e9ternels de la Providence pour \u00eatre le chef de la Sainte Famille : <em>Quem constituit Dominus super familiam suam<\/em>. Il fut par la gr\u00e2ce uni ins\u00e9parablement \u00e0 l&rsquo;adorable personne du Fils unique de Dieu et \u00e0 sa bienheureuse M\u00e8re.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le Fils de Dieu, dit sainte Th\u00e9r\u00e8se, n&rsquo;a jamais rien refus\u00e9 \u00e0 saint Joseph, tant qu&rsquo;il vivait sous sa d\u00e9pendance : refusera-t-il ce qu&rsquo;il lui demande pour nous maintenant qu&rsquo;il r\u00e8gne \u00e0 la droite de Dieu son P\u00e8re ! Peut-on croire qu&rsquo;il l&rsquo;aime moins au ciel qu&rsquo;il ne l&rsquo;aimait sur la terre ? Si au temps de sa vie mortelle il l&rsquo;a \u00e9lu comme son plus cher favori pour \u00eatre toujours aupr\u00e8s de sa personne, afin de recevoir de lui tous les services dont il avait besoin, et pour le r\u00e9compenser de l&rsquo;affection la plus tendre et la plus reconnaissante, est-il possible qu&rsquo;il ne continue pas de lui accorder la m\u00eame faveur maintenant qu&rsquo;il r\u00e8gne dans la splendeur des saints ? Qu&rsquo;a-t-il fait pour perdre la gr\u00e2ce de Dieu et cesser d&rsquo;\u00eatre son premier ministre au ciel comme il le fut sur la terre ? Ne doit-il pas plut\u00f4t lui accorder les m\u00eames privil\u00e8ges, l&rsquo;ayant fait proche de sa divinit\u00e9 plus que tout autre saint, et ne pas lui refuser ce qu&rsquo;il d\u00e9sire ? <em>Dubitandum non est, quod Christus familiaritatem et reverentiam quarti exhibuit illi cum viventi tanquam filius patri suo, in coelis utique non negavit, sed potius complevit.<br \/>\n<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il est certain que saint Joseph jouit aupr\u00e8s de Dieu d&rsquo;un plus grand cr\u00e9dit que les anges et tous les bienheureux. Quel est en fait le prince sage et g\u00e9n\u00e9reux qui ne se montre pas sensible aux pri\u00e8res de son p\u00e8re ou de son ancien gouverneur, bien plus qu&rsquo;aux suppliques de tous les serviteurs qui composent sa cour et son royaume ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Antonin en donne une excellente raison. Le pouvoir d&rsquo;une personne, dit ce grand docteur, vient de la nature, de la gr\u00e2ce et du m\u00e9rite. La nature rend un p\u00e8re tout-puissant sur le c\u0153ur de son fils ; la gr\u00e2ce rend un mari tout-puissant sur le c\u0153ur de son \u00e9pouse ; le m\u00e9rite rend un serviteur tout-puissant aupr\u00e8s de son ma\u00eetre, \u00e0 qui il a rendu de grands services. Or, quelle cr\u00e9ature a des liens plus \u00e9troits que Joseph avec J\u00e9sus et avec Marie, \u00e9tant le p\u00e8re de l&rsquo;un et l&rsquo;\u00e9poux de l&rsquo;autre ? Qui pourrait \u00eatre plus agr\u00e9able \u00e0 Dieu que ce grand saint dont la puret\u00e9 ang\u00e9lique ne fut jamais obscurcie par le souffle des passions, et qui pendant trente ans exer\u00e7a toutes les \u0153uvres de mis\u00e9ricorde envers l&rsquo;adorable personne du Fils de Dieu avec un z\u00e8le si ardent, une humilit\u00e9 si profonde et une fid\u00e9lit\u00e9 si inviolable ? \u00ab Et s&rsquo;il est \u00e9crit, dit Saint Bernard, que <em>le Seigneur fait la volont\u00e9 de ceux qui le craignent,<\/em> comment refusera-t-il de faire celle de saint Joseph qui l\u2019a nourri si longtemps \u00e0 la sueur de son front ? <em>Voluntatem timentium se facies quomodo voluntatem nutrientium non faciet ?<\/em> \u00bb \u00ab Nous devons \u00eatre bien persuad\u00e9s, dit saint Alphonse de Liguori, que Dieu, en consid\u00e9ration de ses grands m\u00e9rites, ne refusera jamais \u00e0 saint Joseph une gr\u00e2ce en faveur de ceux qui l&rsquo;honorent. \u00bb Ah ! si, par le t\u00e9moignage de J\u00e9sus-Christ lui-m\u00eame, tout est possible \u00e0 celui qui n&rsquo;a qu&rsquo;une foi aussi grosse qu&rsquo;un grain de moutarde, ne devons-nous pas croire, sans crainte de nous tromper, que saint Joseph est tout-puissant au ciel, sa foi ayant \u00e9t\u00e9 plus grande que celle d&rsquo;Abraham et des Ap\u00f4tres, et sa charit\u00e9 plus ardente que celle des ch\u00e9rubins et des s\u00e9raphins ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab Plusieurs saints, dit le Docteur ang\u00e9lique, ont re\u00e7u de Dieu le pouvoir de nous assister et de nous aider dans certains besoins particuliers. Mais le pouvoir de saint Joseph n&rsquo;est pas limit\u00e9, il s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 toutes nos n\u00e9cessit\u00e9s, et tous ceux qui l&rsquo;invoquent avec confiance sont certains d&rsquo;\u00eatre promptement exauc\u00e9s. \u00bb Les autres saints jouissent, il est vrai, d&rsquo;un grand cr\u00e9dit au ciel, mais ils interc\u00e8dent et supplient comme des serviteurs, et ne commandent pas comme des ma\u00eetres. Joseph, qui a vu J\u00e9sus soumis \u00e0 son autorit\u00e9, obtient ce qu&rsquo;il d\u00e9sire du Roi son Fils et, comme dit le savant Gerson, il ne demande pas, mais ordonne : <em>Non impetrat, sed imperat<\/em>. \u00ab J\u00e9sus, dit Saint Bernardin de Sienne, veut continuer au ciel \u00e0 donner \u00e0 saint Joseph des preuves de son respect filial en ob\u00e9issant \u00e0 ses d\u00e9sirs : <em>Dum pater orat natum, velut imperium reputatur<\/em>. \u00bb \u00ab Oh ! comme nous serons heureux, dit saint Fran\u00e7ois de Sales, si nous pouvons m\u00e9riter d&rsquo;avoir part \u00e0 ses saintes intercessions ! Car rien ne lui sera refus\u00e9, ni par Marie, ni par son Fils. Si nous avons confiance en lui, il nous obtiendra un saint accroissement de toutes sortes de vertus, mais sp\u00e9cialement de celles qu&rsquo;il poss\u00e9dait au plus haut degr\u00e9, telles que la sainte puret\u00e9 du corps et de l&rsquo;esprit, l\u2019aimable vertu de l&rsquo;humilit\u00e9, la constance, le courage et la pers\u00e9v\u00e9rance, vertus qui nous rendront victorieux de nos ennemis dans cette vie, et dignes d&rsquo;aller jouir dans la vie \u00e9ternelle de la r\u00e9compense qui est pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 ceux qui imiteront les exemples que saint Joseph leur a donn\u00e9s. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si le Seigneur a b\u00e9ni autrefois la maison royale de Pharaon, s&rsquo;il a multipli\u00e9 ses richesses et ses revenus en consid\u00e9ration de Joseph son serviteur, pourrons-nous apr\u00e8s cela douter que J\u00e9sus, par amour pour Joseph son p\u00e8re adoptif, ne veuille nous enrichir de ses biens les plus pr\u00e9cieux, et augmenter les quelques gr\u00e2ces, vertus et bonnes habitudes que nous avons d\u00e9j\u00e0 ? Ah ! Notre-Seigneur lui dit, bien mieux encore que le roi d&rsquo;\u00c9gypte n\u2019a dit au fils de Jacob dont il avait fait son premier ministre : \u00ab Mon royaume est tout entier entre tes mains, je me repose tranquillement sur toi plus que sur tout autre, apr\u00e8s ma M\u00e8re, pour effectuer le dessein de sauver tous les hommes. Je laisse \u00e0 ta disposition le tr\u00e9sor de mes gr\u00e2ces, fais-en librement part \u00e0 tes fr\u00e8res ; d\u00e9couvre-leur la richesse et la beaut\u00e9 de la demeure que je leur ai pr\u00e9par\u00e9e dans mon royaume, et dont ils jouiront \u00e9ternellement s&rsquo;ils sont fid\u00e8les \u00e0 me servir et \u00e0 m&rsquo;honorer. \u00bb<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La sup\u00e9rieure de la congr\u00e9gation des religieuses du Verbe Incarn\u00e9 \u00e9tait, il y a quelques ann\u00e9es, afflig\u00e9e d&rsquo;une maladie des yeux telle qu&rsquo;elle ne pouvait plus lire ; sa vue s&rsquo;\u00e9tait obscurcie et elle craignait de la perdre enti\u00e8rement. Consult\u00e9s, les meilleurs m\u00e9decins r\u00e9pondirent que c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;effet d&rsquo;une fluxion qu&rsquo;ils jugeaient incurable. Cette bonne moniale, voyant que les hommes ne savaient pas la gu\u00e9rir, et que l&rsquo;art se d\u00e9clarait impuissant pour la lib\u00e9rer de son infirmit\u00e9, se tourna pleine de confiance vers saint Joseph, son bien-aim\u00e9 protecteur, et fit v\u0153u de r\u00e9citer pendant un an l&rsquo;office compos\u00e9 en son honneur. \u00c0 peine sa pri\u00e8re termin\u00e9e, elle fut au m\u00eame instant enti\u00e8rement gu\u00e9rie de ce mal.<br \/>\n(La d\u00e9votion \u00e0 Saint Joseph).<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citer aujourd&rsquo;hui trois fois l&rsquo;<em>Ave Joseph<\/em><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citer les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494285\"><\/a><strong>Cinqui\u00e8me<\/strong><strong> dimanche. Amour de saint Joseph pour les hommes<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre mesure de l&rsquo;amour pour le prochain que celle de l&rsquo;amour que l&rsquo;on porte \u00e0 Dieu. L&rsquo;amour de Dieu et du prochain sont, dit saint Gr\u00e9goire, deux anneaux d&rsquo;une m\u00eame cha\u00eene, deux fleuves qui jaillissent de la m\u00eame source. Il est indubitable que l&rsquo;amour de saint Joseph envers Dieu, lorsqu&rsquo;il \u00e9tait encore sur terre, surpassait incomparablement l&rsquo;amour de tous les hommes, de tous les saints et de tous les anges. C&rsquo;est par l&rsquo;amour dont Joseph br\u00fble pour Dieu qu&rsquo;il faut mesurer celui qu&rsquo;il a pour nous ; et il est facile de comprendre que l&rsquo;un et l&rsquo;autre d\u00e9passent l&rsquo;entendement humain.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00c0 cette raison fondamentale, il faut en ajouter beaucoup d&rsquo;autres. Joseph est notre p\u00e8re, puisque nous sommes enfants de Marie, fr\u00e8res et coh\u00e9ritiers de J\u00e9sus-Christ, son divin Fils. J\u00e9sus, en devenant son Fils, lui a mis au c\u0153ur un amour plus tendre que celui du meilleur des p\u00e8res ; et cela non seulement pour \u00eatre aim\u00e9 par lui comme un fils, mais afin que ce m\u00eame amour se r\u00e9pande sur tous les hommes devenus \u00e9galement ses fils. Jugez si Joseph, le plus tendre des p\u00e8res, pourrait oublier les hommes confi\u00e9s \u00e0 sa tendresse. Comme Dieu a voulu que notre glorieux saint serve de p\u00e8re \u00e0 son Fils unique, il a voulu aussi, dit une v\u00e9n\u00e9rable s\u0153ur de Saint Joseph, premi\u00e8re carm\u00e9lite en France, qu&rsquo;il tienne lieu de p\u00e8re \u00e0 ses fr\u00e8res adoptifs, aux membres mystiques du divin Enfant. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il lui communiqua une gr\u00e2ce toute sp\u00e9ciale d&rsquo;amour, de tendresse et de sollicitude pour nous, qui le porte \u00e0 nous faire autant de bien que le p\u00e8re le plus d\u00e9vou\u00e9 pourrait en d\u00e9sirer \u00e0 ses enfants, qu&rsquo;il aime plus que lui-m\u00eame.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Divin J\u00e9sus, qui avez repos\u00e9 tant de fois sur le c\u0153ur de Joseph pour y allumer une fournaise d&rsquo;amour en proportion des soins paternels dont il \u00e9tait charg\u00e9, vous avez su lui donner un c\u0153ur grand, afin que tous les chr\u00e9tiens puissent y trouver un asile dans leurs peines et leurs tribulations. Saint Joseph sait que son divin Fils nous a aim\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;incarner, souffrir et mourir pour nous. Combien de fois, au cours de sa vie, n&rsquo;a-t-il pas entendu le Sauveur manifester le vif d\u00e9sir dont il br\u00fblait de donner, pour chacun de nous, jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re goutte de son sang ! Comment serait-il possible que Joseph nous regarde avec indiff\u00e9rence en voyant p\u00e9rir sans douleur une famille dont J\u00e9sus-Christ est le premier-n\u00e9 ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est pour le service des hommes que saint Joseph fut enrichi de tant de gr\u00e2ces et de privil\u00e8ges si glorieux, et qu&rsquo;il fut choisi pour \u00eatre le chaste \u00e9poux de Marie et le p\u00e8re de J\u00e9sus. S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu d&rsquo;hommes, et si Dieu ne les avait pas aim\u00e9s au point de s&rsquo;incarner pour les sauver, Joseph n&rsquo;aurait pas re\u00e7u le titre sublime qui le place au-dessus de tous les anges et de tous les saints. Il conna\u00eet ces v\u00e9rit\u00e9s ; comment pourrait-il alors, lui si reconnaissant, ne pas en \u00eatre reconnaissant et ne pas nous aimer ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lorsque Joseph vivait sur terre, il \u00e9tait dot\u00e9 d&rsquo;un c\u0153ur excellent, enclin \u00e0 la compassion et \u00e0 la mis\u00e9ricorde envers tous les hommes. Maintenant que sa charit\u00e9 est parfaite au ciel, pourrait-il \u00eatre insensible \u00e0 nos dangers, \u00e0 nos mis\u00e8res ? Joseph est notre p\u00e8re, certes, mais de la m\u00eame nature que nous : il a souffert et pleur\u00e9 comme nous, il a connu tous nos dangers et c&rsquo;est une raison de plus pour nous aimer et nous plaindre dans nos peines.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est parce que Joseph est le p\u00e8re de tous les chr\u00e9tiens que nous devons nous adresser \u00e0 lui avec une confiance filiale, recourir \u00e0 sa charit\u00e9 dans tous nos besoins. Ainsi nous \u00e9prouverons la v\u00e9rit\u00e9 de ce qui nous est donn\u00e9 pour certain par sainte Th\u00e9r\u00e8se, \u00e0 savoir que jamais une personne humaine, aussi pauvre et abandonn\u00e9e f\u00fbt-elle, ne l&rsquo;a invoqu\u00e9 en vain ; toujours du haut des cieux il tourne ses regards pleins de mis\u00e9ricorde vers les malheureux qui l&rsquo;implorent dans leur triste exil.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Des mains de Joseph comme des mains de Marie pleuvent les gr\u00e2ces \u00e0 torrents ; il verse les b\u00e9n\u00e9dictions du ciel sur tous les hommes, mais il les r\u00e9pand avec plus d&rsquo;abondance sur ceux qui l&rsquo;invoquent. Implorons-le avec confiance, et ne nous d\u00e9courageons pas si notre pri\u00e8re n&rsquo;est pas exauc\u00e9e aussi promptement que nous le voudrions. Le savant fondateur des religieux du Verbe Incarn\u00e9 disait \u00e0 une personne qui d\u00e9sirait obtenir une gr\u00e2ce : \u00ab R\u00e9citez pendant neuf jours avec une foi vive les litanies de saint Joseph ; si vous ne l&rsquo;obtenez pas, r\u00e9p\u00e9tez vingt fois les m\u00eames neuvaines en lui disant : je continuerai ainsi jusqu&rsquo;\u00e0 ce que j&rsquo;obtienne la gr\u00e2ce. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une \u00e2me qui pers\u00e9v\u00e8re ainsi dans la pri\u00e8re, et s&rsquo;applique en m\u00eame temps \u00e0 imiter les vertus du glorieux saint Joseph, est certaine d&rsquo;obtenir ce qu&rsquo;elle d\u00e9sire, si sa demande peut servir \u00e0 la gloire de Dieu.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lorsqu\u2019en 1638 la peste affligeait la ville de Lyon, de nombreuses gu\u00e9risons miraculeuses furent obtenues par l&rsquo;intercession de saint Joseph. Nous nous contenterons de rapporter la suivante, racont\u00e9e par un t\u00e9moin oculaire et digne de foi dans un ouvrage imprim\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. \u00ab Le p\u00e8re Melchior du Fany, occup\u00e9 depuis un mois \u00e0 servir ceux qui \u00e9taient en quarantaine, fut atteint de la peste, et la maladie fit des progr\u00e8s si rapides qu&rsquo;on n&rsquo;avait plus d&rsquo;espoir de le sauver. En agonie depuis trois jours, il \u00e9tait sur le point de rendre le dernier soupir, lorsqu&rsquo;un de ses confr\u00e8res fit v\u0153u d&rsquo;inviter le moribond, en cas de gu\u00e9rison, \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer neuf messes en l&rsquo;honneur de saint Joseph dans l&rsquo;\u00e9glise qui lui est consacr\u00e9e, promettant de les lui servir. \u00c0 peine eut-il fait ce v\u0153u, le malade recouvra la parole, se trouva mieux, et en quelques jours fut enti\u00e8rement gu\u00e9ri. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ce fut \u00e0 cette occasion que le p\u00e8re de Barry composa son ouvrage sur la D\u00e9votion \u00e0 saint Joseph, qui est rempli de faits extraordinaires et miraculeux. En peu de temps, 26 \u00e9ditions en furent publi\u00e9es, tant \u00e9tait grande chez les Lyonnais la confiance en saint Joseph !<br \/>\n(De BARRY, page 246).<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Remercier saint Joseph des gr\u00e2ces qu&rsquo;il nous a obtenues.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citer les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494288\"><\/a><strong>Sixi\u00e8me dimanche. Saint Joseph refuge des p\u00e9cheurs<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;ancien Joseph fut \u00e9tabli par Pharaon protecteur de tous les sujets de son royaume. C&rsquo;est pourquoi \u00e0 chacune de leurs demandes il r\u00e9pondait : <em>Allez \u00e0 Joseph<\/em>, <em>et faites tout ce qu&rsquo;il vous dira<\/em>. Le Seigneur, en choisissant saint Joseph pour \u00eatre le guide et le chef de la Sainte Famille, l&rsquo;\u00e9tablit \u00e9galement protecteur de tous les hommes. \u00ab Dieu, dit sainte Th\u00e9r\u00e8se, l&rsquo;a fait en quelque sorte son ministre pl\u00e9nipotentiaire, son tr\u00e9sorier g\u00e9n\u00e9ral, pour aider et soulager les \u00e2mes, aussi grands que soient leurs besoins. \u00bb Mais c&rsquo;est sp\u00e9cialement \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des pauvres p\u00e9cheurs qu&rsquo;il d\u00e9montre toute la tendresse de son c\u0153ur, car si l&rsquo;ancien patriarche Joseph re\u00e7ut avec tant de bont\u00e9 ses propres fr\u00e8res, qui avaient voulu lui donner la mort, si, oubliant leurs cruels outrages, il porta la charit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 les embrasser et m\u00eame les excuser dans leur faute, avec combien plus de mis\u00e9ricorde encore saint Joseph accueillera les pauvres p\u00e9cheurs, et leur fera sentir qu&rsquo;il n&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 un degr\u00e9 de gloire si haut que pour les arracher des mains du d\u00e9mon et les ramener au sein de Dieu, dont ils s&rsquo;\u00e9taient \u00e9loign\u00e9s par le p\u00e9ch\u00e9 !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si le second Joseph ne pleure pas sur le malheur de ceux qui perdent Dieu, il fera bien plus, en leur faisant r\u00e9pandre des larmes de contrition. Le souvenir de l&rsquo;amertume dont son c\u0153ur fut rempli, lorsqu&rsquo;il perdit J\u00e9sus, bien que sans faute, augmente sa compassion pour les p\u00e9cheurs et l&rsquo;engage encore plus vivement \u00e0 leur obtenir la gr\u00e2ce de pleurer leurs \u00e9garements. Il sera lui-m\u00eame leur guide pour les conduire au temple, o\u00f9, apr\u00e8s trois jours de tristesse et de larmes, ils ne manqueront pas de retrouver J\u00e9sus : <em>Tu quaerens cum Joseph Mariaque reperies<\/em>, dit Orig\u00e8ne.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;amour que saint Joseph nous porte est un amour compatissant, qui le rend sensible \u00e0 nos mis\u00e8res, et comme le p\u00e9ch\u00e9 est le plus grand de tous les maux, il a plus de tendresse et de compassion pour les p\u00e9cheurs. La conformit\u00e9 de son c\u0153ur avec celui de son divin Fils lui inspire cette pieuse affection. Quel tendre amour ne doit pas avoir pour les p\u00e9cheurs le saint Patriarche, rest\u00e9 si longtemps en compagnie d&rsquo;un Dieu descendu du ciel et fait homme pour les sauver !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Allez donc, mis\u00e9rables p\u00e9cheurs, allez \u00e0 Joseph avec confiance, et dites-lui comme ces gentils qui, d\u00e9sireux d&rsquo;\u00eatre introduits aupr\u00e8s du Sauveur, disaient \u00e0 l&rsquo;ap\u00f4tre saint Philippe : <em>Domine, volumus Jesum videre<\/em>. Ah ! p\u00e8re mis\u00e9ricordieux, conduisez-moi vous-m\u00eame \u00e0 J\u00e9sus ; rebelles et coupables, nous n&rsquo;osons pas nous pr\u00e9senter nous-m\u00eames, mais nous vous r\u00e9p\u00e9terons ce que les \u00c9gyptiens dirent \u00e0 celui qui \u00e9tait votre figure : \u00ab Notre salut est entre vos mains : <em>Salus nostra in manu tua est<\/em>. \u00bb Gr\u00e2ce \u00e0 votre paternelle m\u00e9diation et \u00e0 vos pri\u00e8res, nous esp\u00e9rons rentrer en gr\u00e2ce aupr\u00e8s de J\u00e9sus. Quelle consolation pour les pauvres p\u00e9cheurs de trouver un avocat si puissant dans le p\u00e8re de leur Juge, un d\u00e9fenseur si z\u00e9l\u00e9 dans une cause d&rsquo;une si grave importance, dont le r\u00e9sultat infaillible est la privation ou la possession d&rsquo;une \u00e9ternelle f\u00e9licit\u00e9 !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Parmi les louanges que l&rsquo;\u00c9glise lui accorde, on trouve le titre de vainqueur de l&rsquo;enfer. Il m\u00e9rita ce glorieux titre lorsque, pour soustraire le divin Enfant \u00e0 la mort qu&rsquo;H\u00e9rode lui pr\u00e9parait, il le transporta en \u00c9gypte. Car, ce mauvais prince \u00e9tant la figure et le ministre du dragon infernal, pers\u00e9cuteur de J\u00e9sus et de toutes les \u00e2mes rachet\u00e9es par lui, Joseph, en vainquant ce prince, vainquit le d\u00e9mon, et cette premi\u00e8re victoire ne fut que le pr\u00e9lude d&rsquo;une autre plus \u00e9clatante. Le savant Orig\u00e8ne observa que, dans l&rsquo;ordre que l&rsquo;ange donna \u00e0 Joseph de se rendre en \u00c9gypte, il y avait aussi le pouvoir d&rsquo;en chasser tous les d\u00e9mons qui avaient en quelque sorte fix\u00e9 le centre de leur demeure dans cette terre infid\u00e8le. De fait, \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 le saint Patriarche y entra avec le saint Enfant et sa M\u00e8re, les idoles furent abattues, les oracles se turent, le p\u00e8re du mensonge se trouva encha\u00een\u00e9, et les esprits des t\u00e9n\u00e8bres prirent la fuite \u00e0 la premi\u00e8re apparition du divin Soleil de justice, bien qu&rsquo;\u00e0 peine naissant et encore cach\u00e9 sous le voile de l&rsquo;humanit\u00e9, comme l&rsquo;avait pr\u00e9dit le proph\u00e8te Isa\u00efe. Ces victoires sur l&rsquo;enfer appartenaient indubitablement \u00e0 l&rsquo;Enfant-Dieu, mais il a voulu se servir du bras droit de saint Joseph. C&rsquo;est pourquoi, \u00e0 partir de ce moment, le d\u00e9mon vaincu commen\u00e7a \u00e0 craindre le saint nom de Joseph. Par cons\u00e9quent, avec combien plus de raison ne le craindra-t-il pas maintenant qu&rsquo;il voit resplendir avec tant de magnificence son m\u00e9rite, sa saintet\u00e9, sa dignit\u00e9 et sa puissance ? Tout cela lui vaut au ciel une place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Marie, sa chaste \u00e9pouse, que nous invoquons comme M\u00e8re de mis\u00e9ricorde et refuge des p\u00e9cheurs. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;esprit du mal ne s&rsquo;approche qu&rsquo;avec crainte du chr\u00e9tien qui se d\u00e9clare fid\u00e8le serviteur de saint Joseph. Recourez donc avec la plus grande confiance \u00e0 ce saint Patriarche, si vous d\u00e9sirez obtenir la gloire \u00e9ternelle ; allez, pr\u00e9sentez-vous \u00e0 Joseph, recommandez-lui votre \u00e2me, honorez-le toujours : cette d\u00e9votion est un indice de l&rsquo;\u00e9lection divine et presque un gage de salut.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voici les paroles qu&rsquo;une sainte, favoris\u00e9e de r\u00e9v\u00e9lations extraordinaires, met dans la bouche de Marie : \u00ab Au dernier jour, lorsque tous les hommes seront jug\u00e9s, les damn\u00e9s \u00e9prouveront un amer regret de n&rsquo;avoir pas connu, \u00e0 cause de leurs p\u00e9ch\u00e9s, combien la protection de saint Joseph \u00e9tait puissante et efficace pour les aider \u00e0 se sauver et \u00e0 retrouver la gr\u00e2ce de Dieu. Le monde n&rsquo;a pas assez connu combien sont admirables les pr\u00e9rogatives dont le Seigneur a favoris\u00e9 mon saint \u00c9poux, et combien est puissante son intercession aupr\u00e8s de mon divin Fils et aupr\u00e8s de moi. Je vous assure que saint Joseph est l&rsquo;un des plus capables de retenir la justice de Dieu contre les p\u00e9cheurs. \u00bb<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une personne, dont je dois taire le nom par respect, m&rsquo;\u00e9crit la lettre suivante, dit le P\u00e8re de Barry : \u00ab Ayant compris que vous vous occupez de recueillir des faits propres \u00e0 d\u00e9montrer la puissance et la bont\u00e9 de saint Joseph, je veux vous en raconter un dont la manifestation m&rsquo;est dict\u00e9e par la reconnaissance. Dans ma jeunesse, j&rsquo;avais fait v\u0153u de chastet\u00e9, et j&rsquo;ai eu le malheur de le violer. Honteux de mon p\u00e9ch\u00e9, je n&rsquo;ai pas eu la force de m&rsquo;en accuser devant le saint tribunal, et j&rsquo;ai profan\u00e9 les sacrements. Ma conscience, d\u00e9chir\u00e9e par de cruels remords, m&rsquo;a fait payer cher ce triple crime. Je n&rsquo;avais plus de paix ni le jour ni la nuit, me voyant toujours sur le point de pr\u00e9cipiter dans les flammes \u00e9ternelles. Je d\u00e9testais ma faiblesse coupable, je maudissais le plaisir inf\u00e2me qui m&rsquo;avait entra\u00een\u00e9 dans cet ab\u00eeme, et pourtant je ne pouvais me r\u00e9soudre \u00e0 faire la confession qui seule aurait mis fin \u00e0 mes souffrances. Dans cet \u00e9tat de perplexit\u00e9, j&rsquo;eus l&rsquo;id\u00e9e de recourir \u00e0 saint Joseph. Ce fut une bonne inspiration. Je r\u00e9citai avec d\u00e9votion pendant neuf jours l&rsquo;hymne des v\u00eapres et la pri\u00e8re de son office. D\u00e8s que cette neuvaine fut termin\u00e9e, je me sentis lib\u00e9r\u00e9 de cette fausse honte. J&rsquo;ai confess\u00e9 mon p\u00e9ch\u00e9 non seulement sans r\u00e9pugnance, mais volontiers, et mes souffrances ont pris fin. Convaincu par cette exp\u00e9rience de la puissance et de la bont\u00e9 de saint Joseph, je porte depuis lors son image sur moi avec l&rsquo;intention de ne plus m&rsquo;en s\u00e9parer. \u00c0 partir de ce moment, j&rsquo;ai facilement vaincu toutes les tentations et j&rsquo;ai re\u00e7u de nombreuses gr\u00e2ces.<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prier saint Joseph pour la conversion des p\u00e9cheurs.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;R\u00e9citer les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494291\"><\/a><strong>Septi\u00e8me dimanche. Saint Joseph patron de la bonne mort<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une \u00e2me chr\u00e9tienne ne d\u00e9sire pas seulement un protecteur qui puisse la soutenir dans ses derniers combats contre l&rsquo;enfer, mais elle d\u00e9sire davantage un ami compatissant qui sache la consoler, la fortifier et adoucir les tristesses de l&rsquo;agonie. Qui mieux que saint Joseph peut remplir une fonction aussi douce et importante, lui qui a lui-m\u00eame re\u00e7u sur son lit de mort les plus puissants secours et les plus tendres t\u00e9moignages d&rsquo;affection de la part de J\u00e9sus et de Marie ? Ils le servaient de leurs propres mains et le r\u00e9confortaient avec une charit\u00e9 digne de l&rsquo;Homme-Dieu et de sa tr\u00e8s sainte M\u00e8re ; ils suppl\u00e9aient aux secours que leur indigence ne leur permettait pas de lui donner par des soins redoubl\u00e9s, par des gages de tendresse qui ravissaient les anges d&rsquo;admiration. Joseph, ainsi aid\u00e9 et assist\u00e9 par J\u00e9sus et Marie, mourut d&rsquo;une mort qui ne doit pas \u00eatre appel\u00e9e mort. C&rsquo;est parmi leurs caresses qu&rsquo;il s&rsquo;endormit d&rsquo;un sommeil paisible. Il re\u00e7ut doucement la mort dans les bras de la vie, sans angoisse et sans la moindre douleur.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, le p\u00e8re putatif de J\u00e9sus, l&rsquo;\u00e9poux chaste de la M\u00e8re de la gr\u00e2ce divine, r\u00e8gne au ciel dans une gloire certes inf\u00e9rieure \u00e0 celle de Marie, mais dot\u00e9 de pr\u00e9rogatives qui le placent au-dessus de tous les bienheureux ; c&rsquo;est de l\u00e0 qu&rsquo;il r\u00e9pand sur ses fid\u00e8les serviteurs, en proie aux horreurs de l&rsquo;agonie, des gr\u00e2ces abondantes, qu&rsquo;il puise dans les m\u00e9rites de Celui qui fut son Fils sur terre et qui se compla\u00eet \u00e0 le glorifier au ciel. J\u00e9sus-Christ, pour r\u00e9compenser saint Joseph de lui avoir sauv\u00e9 la vie en le lib\u00e9rant de la fureur d&rsquo;H\u00e9rode, lui a donn\u00e9 le pouvoir sp\u00e9cial de soustraire aux pi\u00e8ges du d\u00e9mon les agonisants qui se sont plac\u00e9s sous sa puissante protection. P\u00e8re de notre juge, pourrait-il manquer d&rsquo;autorit\u00e9 pour l&rsquo;apaiser et le ramener \u00e0 la cl\u00e9mence ? Vainqueur des esprits infernaux, ne pourra-t-il pas les \u00e9loigner et les disperser par sa pr\u00e9sence ? Favoris\u00e9 de la mort la plus sainte et la plus heureuse qui soit, ne viendra-t-il pas avec sa divine \u00e9pouse aider \u00e0 bien mourir les fid\u00e8les chr\u00e9tiens qui invoquent son nom ? Le Fils de Dieu, dit le v\u00e9n\u00e9rable Bernardin de Bustis, ayant les cl\u00e9s du paradis, en donna une \u00e0 Marie et l&rsquo;autre \u00e0 saint Joseph, afin qu&rsquo;ils puissent introduire tous leurs enfants au ciel. Il suffit de rappeler \u00e0 Notre-Seigneur les services que saint Joseph lui a rendus, dit la v\u00e9n\u00e9rable Agn\u00e8s de J\u00e9sus, pour obtenir tout ce que l&rsquo;on veut de la bont\u00e9 divine. Plusieurs saints, ajoute le Docteur ang\u00e9lique, ont re\u00e7u de Dieu le pouvoir de nous assister dans certains besoins particuliers, mais le cr\u00e9dit de l&rsquo;auguste \u00c9poux de Marie est sans limite : il s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 tous nos besoins, et tous ceux qui ont recours \u00e0 lui avec confiance sont assur\u00e9s d&rsquo;\u00eatre exauc\u00e9s. Adressons-nous donc \u00e0 ce bienheureux Patriarche pour obtenir, par son intercession, la gr\u00e2ce d&rsquo;une bonne mort, cette gr\u00e2ce si pr\u00e9cieuse, couronne des mis\u00e9ricordes de Dieu, preuve supr\u00eame de son amour et gage de son \u00e9lection. Et comme nous ne connaissons pas notre dernier jour, ne laissons passer aucun jour sans lui rendre un hommage d\u00e9vot, afin de m\u00e9riter la gr\u00e2ce de pers\u00e9v\u00e9rer comme lui, jusqu&rsquo;au dernier souffle de notre vie, dans la justice et la charit\u00e9.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Je n&rsquo;aurais jamais cru que la mort f\u00fbt si douce \u00bb, disait dans ses derni\u00e8res heures le savant et pieux Suarez, qui a \u00e9crit de si belles pages en l&rsquo;honneur de saint Joseph.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab J&rsquo;ai beaucoup craint la mort \u00bb, disait dans son lit de douleur un pieux \u00e9v\u00eaque de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie, Mgr Douarre : \u00ab Aujourd&rsquo;hui, je ne la crains plus. Depuis dix mois, je la consid\u00e8re dans ma m\u00e9ditation, et depuis vingt-cinq ans, je prie saint Joseph de m&rsquo;obtenir la gr\u00e2ce d&rsquo;une bonne mort \u00bb (Annales de la Propagation de la foi, n\u00b0 133).<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ton nom, \u00f4 Joseph, est pour nous une source in\u00e9puisable de gr\u00e2ces ; d\u00e9sormais, de notre c\u0153ur, il passera plus souvent sur nos l\u00e8vres, qui le prononceront avec un amour tout filial. Dans nos \u00e9preuves, nous l&rsquo;invoquerons comme un ange consolateur ; dans nos souffrances, comme un r\u00e9confort salutaire qui apaisera nos douleurs ; dans nos combats, comme un puissant rempart qui nous d\u00e9fendra contre les fl\u00e8ches de nos ennemis. Et quand viendra pour nous le moment supr\u00eame o\u00f9 l&rsquo;\u00e2me passera de cette demeure de boue aux demeures \u00e9ternelles, si \u00e0 cette heure notre langue aura encore la force de prononcer votre nom, puisse-t-elle, \u00f4 Joseph, rendre son dernier souffle avec votre nom sur les l\u00e8vres avec ceux de J\u00e9sus et de Marie.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La v\u00e9n\u00e9rable s\u0153ur Prudenziali Zagnoni, c\u00e9l\u00e8bre dans l&rsquo;ordre de Saint Fran\u00e7ois pour ses \u00e9minentes vertus, qui avait eu toute sa vie une grande d\u00e9votion pour saint Joseph, en fut r\u00e9compens\u00e9e \u00e0 l&rsquo;heure de sa mort par la plus douce des faveurs. Le saint lui apparut et vint lui-m\u00eame soulager ses souffrances des derniers instants, et pour comble de consolation, il tenait dans ses bras Celui qui est la joie des anges, la beaut\u00e9 du paradis, la vie des \u00e2mes innocentes : l&rsquo;Enfant J\u00e9sus. On ne peut exprimer le bonheur ineffable qui inonda le c\u0153ur de la sainte malade. Il suffit de dire que les religieuses qui l&rsquo;assistaient \u00e9taient \u00e9merveill\u00e9es de la voir s&rsquo;adresser tant\u00f4t \u00e0 saint Joseph, tant\u00f4t \u00e0 son divin Fils ; remercier l&rsquo;un d&rsquo;\u00eatre venu lui rendre visite, ce qui \u00e9tait pour elle comme un avant-go\u00fbt du paradis ; remerciant l&rsquo;autre d&rsquo;\u00eatre venu, sous une forme si aimable ; l&rsquo;inviter au banquet nuptial qu&rsquo;il avait pr\u00e9par\u00e9 dans le ciel pour ses \u00e9pouses vierges. Les gestes et les regards de la malade indiquaient que saint Joseph avait fait quelque chose de plus, qu&rsquo;il avait mis l&rsquo;Enfant dans ses bras comme pour rappeler \u00e0 sa fid\u00e8le servante sa mort bienheureuse \u00e0 Nazareth dans les bras du Sauveur \u00bb<br \/>\n(L\u00e9gende franciscaine, 14 f\u00e9vrier).<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les fid\u00e8les enfants de Marie et de Joseph sont invit\u00e9s \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter chaque soir, avant de s&rsquo;endormir, les belles invocations suivantes, auxquelles sont associ\u00e9es de pr\u00e9cieuses gr\u00e2ces et de grandes indulgences :<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;J\u00e9sus, Marie, Joseph, je vous donne mon c\u0153ur, mon \u00e2me et ma vie !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;J\u00e9sus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma derni\u00e8re agonie !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;J\u00e9sus, Marie, Joseph, faites que je meure en votre sainte compagnie !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Trois cents jours d&rsquo;indulgence chaque fois que ces trois invocations sont r\u00e9cit\u00e9es avec d\u00e9votion, cent jours pour chacune d&rsquo;elles. Les indulgences sont applicables aux \u00e2mes du purgatoire.<br \/>\nR\u00e9citer les sept douleurs et les sept all\u00e9gresses.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494294\"><\/a><strong>Salutation \u00e0 saint Joseph<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je vous salue, Joseph, plein de gr\u00e2ce ; J\u00e9sus et Marie sont avec vous ; vous \u00eates b\u00e9ni entre tous les hommes, et J\u00e9sus, le fruit de votre chaste \u00e9pouse, est b\u00e9ni.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Joseph, p\u00e8re putatif de J\u00e9sus et \u00e9poux de la Bienheureuse Vierge Marie, priez pour nous, pauvres p\u00e9cheurs, maintenant et \u00e0 l&rsquo;heure de notre mort. Ainsi soit-il.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>\u00ab Ave, Joseph, gratia plene, Iesu et Maria tecum ; benedictus tu in hominibus, et benedictus fructus Sponsae tuae, Iesus.<br \/>\n<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>\u00ab Sancte Ioseph, pater nutriti Iesu et Beatae Virginis Mariae sponse, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae. Amen. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494295\"><\/a><strong>M\u00e9ditation pour la F\u00eate de saint Joseph (19 mars)<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><strong>Sainte Th\u00e9r\u00e8se, mod\u00e8le de confiance en saint Joseph<br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;une des gloires de la mission providentielle de sainte Th\u00e9r\u00e8se \u00e0 la fin de sa vie a \u00e9t\u00e9 de propager le culte de saint Joseph dans toute l&rsquo;\u00c9glise catholique. \u00ab Sainte Th\u00e9r\u00e8se, dit le p\u00e8re Patrignani, a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des \u00e9toiles les plus brillantes, l&rsquo;un des plus beaux diamants de la couronne de saint Joseph. Elle a \u00e9t\u00e9 suscit\u00e9e par Dieu pour propager dans le monde entier la d\u00e9votion au chaste \u00e9poux de Marie. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans cette page c\u00e9leste o\u00f9 sa plume s\u00e9raphique a fait l&rsquo;\u00e9loge de saint Joseph et d\u00e9montr\u00e9 son pouvoir aupr\u00e8s de Dieu, elle a raviv\u00e9 la confiance des chr\u00e9tiens dans le bienheureux Patriarche qui n&rsquo;est jamais invoqu\u00e9 en vain.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Laissons-la parler elle-m\u00eame.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab J&rsquo;ai pris pour avocat et protecteur le glorieux saint Joseph, et je me suis recommand\u00e9e \u00e0 lui avec la plus grande ferveur. Son secours s&rsquo;est manifest\u00e9 de mani\u00e8re visible. Ce tendre p\u00e8re de mon \u00e2me, ce protecteur bien-aim\u00e9, s&rsquo;est empress\u00e9 de me sortir de l&rsquo;\u00e9tat dans lequel mon corps languissait ; il m&rsquo;a sauv\u00e9e de dangers plus grands et d&rsquo;un autre genre, qui mena\u00e7aient mon honneur et mon salut \u00e9ternel. Pour comble de bonheur, il m&rsquo;a toujours exauc\u00e9e au-del\u00e0 de mes pri\u00e8res et de mes espoirs. Je ne me souviens pas avoir jamais demand\u00e9 une gr\u00e2ce sans l&rsquo;avoir obtenue. Quel spectacle pr\u00e9senterais-je \u00e0 vos yeux si je pouvais vous raconter les gr\u00e2ces exceptionnelles dont Dieu m&rsquo;a combl\u00e9e, et les dangers, tant pour mon \u00e2me que pour mon corps, dont j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e par l&rsquo;intercession de ce grand saint ! Le Tr\u00e8s-Haut n&rsquo;accorde aux autres saints que la gr\u00e2ce de nous secourir dans tel ou tel besoin, mais le glorieux saint Joseph, je le sais par exp\u00e9rience, \u00e9tend son pouvoir sur tous nos besoins. Notre-Seigneur veut ainsi nous faire comprendre que, de la m\u00eame mani\u00e8re qu&rsquo;il lui a \u00e9t\u00e9 soumis sur cette terre d&rsquo;exil, reconnaissant en lui l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un p\u00e8re putatif et d&rsquo;un gouverneur, il se compla\u00eet encore au ciel \u00e0 faire sa volont\u00e9 en exau\u00e7ant toutes ses demandes. Beaucoup de personnes \u00e0 qui j&rsquo;avais conseill\u00e9 de se recommander \u00e0 ce protecteur incomparable en ont fait l&rsquo;exp\u00e9rience. C&rsquo;est pourquoi le nombre des \u00e2mes qui l&rsquo;honorent ne cesse de cro\u00eetre, et le succ\u00e8s de sa m\u00e9diation confirme chaque jour davantage la v\u00e9rit\u00e9 de mes paroles. J&rsquo;ai d\u00e9ploy\u00e9 pour le jour de sa f\u00eate tout le z\u00e8le dont j&rsquo;\u00e9tais capable, plus par vanit\u00e9 que par d\u00e9votion ; je voulais que cette f\u00eate soit c\u00e9l\u00e9br\u00e9e avec la plus grande solennit\u00e9 et le plus grand soin. Mon intention \u00e9tait certes bonne, mais voici le c\u00f4t\u00e9 d\u00e9plaisant : pour le moindre bien accompli avec l&rsquo;aide de la gr\u00e2ce divine, je commettais une infinit\u00e9 d&rsquo;imperfections et de d\u00e9fauts, alors que pour le mal, pour la recherche et pour la vanit\u00e9, j&rsquo;avais en moi une perspicacit\u00e9 et une activit\u00e9 admirables. Que le Seigneur me pardonne !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Connaissant aujourd&rsquo;hui par une longue exp\u00e9rience le merveilleux pouvoir de saint Joseph aupr\u00e8s de Dieu, je voudrais persuader tout le monde de l&rsquo;honorer d&rsquo;un culte particulier. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, j&rsquo;ai toujours vu les personnes qui ont pour lui une d\u00e9votion vraie et soutenue par les \u0153uvres progresser dans la vertu ; car ce protecteur c\u00e9leste favorise d&rsquo;une mani\u00e8re merveilleuse l&rsquo;avancement spirituel des \u00e2mes qui se recommandent \u00e0 lui. Depuis de nombreuses ann\u00e9es, le jour de sa f\u00eate, je lui demande une faveur particuli\u00e8re : il ne me l&rsquo;a jamais refus\u00e9e. Si, par quelque imperfection, ma demande s&rsquo;\u00e9loignait de son but, \u00e0 savoir la gloire de Dieu, il la redressait de mani\u00e8re \u00e0 en tirer un bien plus grand.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si j&rsquo;avais l&rsquo;autorit\u00e9 pour \u00e9crire, quel pur plaisir j&rsquo;\u00e9prouverais \u00e0 raconter minutieusement les gr\u00e2ces dont tant de personnes sont, comme moi, d\u00e9bitrices \u00e0 ce grand Saint ; je voudrais certainement le faire. Mais qu&rsquo;il me suffise de conjurer pour l\u2019amour de Dieu ceux qui ne me croient pas d&rsquo;en faire l\u2019exp\u00e9rience, et ils verront combien il est avantageux de se recommander \u00e0 ce grand Patriarche et de l&rsquo;honorer d&rsquo;une mani\u00e8re sp\u00e9ciale. Les personnes qui pratiquent l&rsquo;oraison mentale devraient toujours l&rsquo;aimer d\u2019une tendresse filiale. Pour moi, je ne sais pas comment on peut contempler la Reine des anges prodiguer ses soins maternels \u00e0 l&rsquo;Enfant J\u00e9sus, sans rendre gr\u00e2ces en m\u00eame temps \u00e0 son chaste \u00c9poux pour la parfaite sollicitude avec laquelle il secourait la M\u00e8re et le Fils. Que ceux qui ne trouvent personne pour leur enseigner \u00e0 prier prennent ce saint admirable pour ma\u00eetre, et sous sa direction, qu&rsquo;ils ne craignent pas de s&rsquo;\u00e9garer. Dieu veuille que je ne me sois pas \u00e9gar\u00e9e moi-m\u00eame en ayant la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;oser parler de lui !<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00c0 l&rsquo;exemple de sainte Th\u00e9r\u00e8se, malgr\u00e9 toutes vos mis\u00e8res et imperfections, adressez-vous avec confiance \u00e0 saint Joseph, \u00e2mes pieuses ; faites appel \u00e0 sa puissante m\u00e9diation pour demander les gr\u00e2ces dont vous avez besoin : gr\u00e2ce de conversion, gr\u00e2ce de renouvellement spirituel, gr\u00e2ce d&rsquo;une bonne mort. Lorsque les peuples, press\u00e9s par la faim, s&rsquo;adressaient au roi d&rsquo;\u00c9gypte pour avoir du froment, ce prince les envoyait \u00e0 Joseph, qu&rsquo;il avait \u00e9tabli dispensateur de toutes les richesses de son royaume. C&rsquo;est aussi \u00e0 Joseph, son premier ministre, que le Sauveur nous envoie pour obtenir plus s\u00fbrement, par son intercession, les gr\u00e2ces qui nous sont n\u00e9cessaires : <em>Ite ad Joseph.<\/em> Recourons \u00e0 lui avec la ferme confiance d&rsquo;obtenir ce que nous demanderons. Il est le favori du Roi du ciel, \u00e0 qui nous devons plaire si nous voulons \u00eatre bien accueillis par la divine majest\u00e9 ; il est le p\u00e8re que nous devons nous rendre favorable pour pouvoir obtenir quelque faveur du Fils ; il est l&rsquo;intendant de sa maison, qui doit pr\u00e9senter nos suppliques pour les faire agr\u00e9er au ma\u00eetre ; il est le meilleur et le plus charitable avocat que nous puissions employer aupr\u00e8s de son \u00e9pouse, pour plaider notre cause aupr\u00e8s de J\u00e9sus-Christ, nous r\u00e9concilier avec lui et nous remettre dans ses bonnes gr\u00e2ces jusqu&rsquo;\u00e0 notre dernier soupir.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Allez donc \u00e0 Joseph, afin qu&rsquo;il interc\u00e8de pour vous. Tous les chr\u00e9tiens trouvent dans la vie de ce grand Patriarche de grands motifs de confiance. Les nobles et les riches doivent consid\u00e9rer, en le priant, que saint Joseph est le petit-fils des patriarches et des rois ; les pauvres consid\u00e8rent qu&rsquo;il a v\u00e9cu comme eux dans la pauvret\u00e9 ; les artisans, qu&rsquo;il a continuellement travaill\u00e9 comme un simple artisan ; les personnes vierges, qu&rsquo;il a conserv\u00e9 toute sa vie la plus parfaite virginit\u00e9, et a \u00e9t\u00e9 choisi par Dieu pour \u00eatre le gardien et le protecteur de la Reine des vierges ; les personnes mari\u00e9es, qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 le chef de la famille la plus auguste qui puisse jamais exister ; les enfants, qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 le p\u00e8re putatif de J\u00e9sus, le sauveur et le gouverneur de son enfance ; les pr\u00eatres, qu&rsquo;il a eu souvent la grande fortune de porter J\u00e9sus dans ses bras, et m\u00eame d&rsquo;offrir au P\u00e8re \u00e9ternel les pr\u00e9mices du sang du Sauveur le jour de la circoncision ; les personnes religieuses, qu&rsquo;il a sanctifi\u00e9 sa solitude de Nazareth par la pratique des vertus les plus parfaites et par de pieux entretiens avec J\u00e9sus et Marie.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Depuis celui qui si\u00e8ge sur le tr\u00f4ne jusqu\u2019\u00e0 celui qui, pour vivre, doit mendier son pain, tous trouvent dans son cr\u00e9dit de quoi esp\u00e9rer, dans ses grandeurs de puissants motifs de l&rsquo;honorer et dans ses vertus des exemples \u00e0 imiter.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Joseph est si grand qu&rsquo;il exauce parfois ceux-l\u00e0 m\u00eames qui le prient machinalement, sans intention formelle d&rsquo;obtenir une gr\u00e2ce. Il y a quelques ann\u00e9es, un pauvre jeune homme de la ville de Turin, qui n&rsquo;avait aucun principe de religion, ayant achet\u00e9 un sou de tabac, voulut lire ce petit morceau de papier dans lequel on le lui avait donn\u00e9 ; il y avait une oraison \u00e0 saint Joseph pour obtenir une bonne mort. Le bon jeune homme avait du mal \u00e0 en comprendre le sens, et pourtant il en \u00e9tait si \u00e9mu qu&rsquo;il ne pouvait s&rsquo;en d\u00e9tacher. Aussi ses compagnons, pouss\u00e9s par la curiosit\u00e9, voulaient-ils voir ce morceau de papier, mais il le cacha et se mit \u00e0 s&rsquo;amuser avec eux. Il \u00e9tait d&rsquo;ailleurs impatient de relire cette oraison, tant \u00e9tait l&rsquo;ineffable douceur qu&rsquo;il avait \u00e9prouv\u00e9e en la lisant la premi\u00e8re fois. L&rsquo;ayant relue plusieurs fois, il la savait ensuite par c\u0153ur et la r\u00e9citait sans y penser.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Joseph ne fut pas insensible \u00e0 cet hommage involontaire : il toucha le c\u0153ur de ce pauvre jeune homme, lequel, s&rsquo;\u00e9tant pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 un pr\u00eatre qui recueille et instruit les jeunes abandonn\u00e9s, fut par celui-ci ramen\u00e9 \u00e0 Dieu. Le bon jeune homme correspondit \u00e0 la gr\u00e2ce. Il eut le temps de s&rsquo;instruire dans la religion qu&rsquo;il avait jusqu&rsquo;alors n\u00e9glig\u00e9e, il put bien faire sa confession et sa communion, mais peu apr\u00e8s il tomba malade et mourut consol\u00e9, louant et invoquant le nom de saint Joseph.<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ne terminez pas la journ\u00e9e sans demander \u00e0 Dieu, par l&rsquo;intercession de saint Joseph, la gr\u00e2ce dont vous avez le plus besoin.<\/p>\n<p><a name=\"_Toc220494298\"><\/a><strong>M\u00e9ditation pour la f\u00eate du Patronage de saint Joseph<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><strong>(Troisi\u00e8me dimanche apr\u00e8s P\u00e2ques)<br \/>\n<\/strong><br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Saint Joseph a eu part \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre la plus importante qui ait jamais \u00e9t\u00e9 faite. Il a gouvern\u00e9 la sainte Famille avec autant de prudence que de fid\u00e9lit\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 le gardien de celui qui gouverne tous les \u00eatres cr\u00e9\u00e9s, l&rsquo;ange du grand conseil lui a rendu les services que nous rendent nos anges gardiens, il est le gardien du Sauveur du monde, l&rsquo;ayant sauv\u00e9 de mille dangers, le ma\u00eetre du Seigneur, le sup\u00e9rieur du Roi et de la Reine du ciel, leur tuteur, leur nourricier, leur guide, leur ami, leur d\u00e9fenseur. Il a eu cet avantage, comme le notent les saints docteurs, que ses soins, son \u0153uvre et ses sollicitudes avaient pour objet imm\u00e9diat l&rsquo;adorable personne du Sauveur. Ceux qui nourrissent J\u00e9sus-Christ dans les pauvres, qui sont ses membres souffrants, m\u00e9ritent une grande r\u00e9compense, et le Saint-Esprit leur promet l&rsquo;abondance des biens temporels et \u00e9ternels; mais rien n&rsquo;est comparable \u00e0 la gloire et \u00e0 la fortune de saint Joseph, qui a r\u00e9ellement nourri le Fils de Dieu lui-m\u00eame, et \u00e0 qui le Seigneur a pu vraiment dire, plus qu&rsquo;\u00e0 tout autre homme : J&rsquo;ai eu faim, et vous m&rsquo;avez rassasi\u00e9 ; j&rsquo;ai eu soif, et vous m&rsquo;avez donn\u00e9 \u00e0 boire ; j&rsquo;\u00e9tais orphelin et vous m&rsquo;avez h\u00e9berg\u00e9.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si Dieu a promis anciennement de donner aux hommes qui recevraient un Proph\u00e8te, au nom du Proph\u00e8te, la r\u00e9compense due au Proph\u00e8te lui-m\u00eame, n&rsquo;est-il pas oblig\u00e9 par la m\u00eame loi de donner \u00e0 Joseph, qui a re\u00e7u un Dieu au nom de Dieu, des r\u00e9compenses dignes de la grandeur de Dieu ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le droit naturel, la raison et la saintet\u00e9 de Joseph n&rsquo;exigent-ils pas que Notre-Seigneur fasse asseoir ce saint Patriarche sur un tr\u00f4ne le plus proche de lui apr\u00e8s celui de son auguste M\u00e8re ? Tout pouvoir a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 au Fils de Dieu au ciel et sur la terre ; et dans le royaume de la gloire, pourrait-il y avoir des serviteurs interpos\u00e9s entre son P\u00e8re et lui ? Peut-on croire que l&rsquo;aimable Sauveur ait plac\u00e9 loin de lui un Saint qui l&rsquo;a h\u00e9berg\u00e9 pendant trente ans dans sa propre maison, qui l&rsquo;a port\u00e9 si souvent dans ses bras, qui l&rsquo;a aim\u00e9 d&rsquo;un amour si tendre et constant ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Marie est la souveraine des cieux, <em>Regina coeli,<\/em> et dans l&#8217;empire de cette auguste Reine, pourrait-il y avoir quelqu&rsquo;un au-dessus de son chaste \u00c9poux ? Ils \u00e9taient trop unis sur la terre pour \u00eatre s\u00e9par\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Si, en vertu de l&rsquo;adoption divine, nous devons esp\u00e9rer pouvoir un jour voir Dieu sans voile et jouir d&rsquo;une gloire semblable \u00e0 la sienne, quelle r\u00e9compense plus magnifique encore doit \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 celui qui fut choisi pour \u00eatre le p\u00e8re du Fils unique de Dieu ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dites-nous, \u00f4 bienheureux Joseph, dites-nous les honneurs que J\u00e9sus, votre fils adoptif, vous rend en pr\u00e9sence des Anges et des Bienheureux, en vous faisant asseoir au ciel sur le tr\u00f4ne de gloire qu&rsquo;il a lui-m\u00eame pr\u00e9par\u00e9 pour vous. Quelle ineffable consolation remplit votre c\u0153ur lorsque vous avez entendu sortir de sa divine bouche ces merveilleuses paroles :<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab Venez, mon p\u00e8re, venez triompher dans le royaume qui vous fut pr\u00e9par\u00e9 d\u00e8s les principes du monde ; venez jouir de la f\u00e9licit\u00e9 que vous avez m\u00e9rit\u00e9e par les longs et laborieux services que vous m&rsquo;avez rendus, non seulement dans la personne des plus petits de mes fr\u00e8res, mais \u00e0 moi-m\u00eame. Vous m&rsquo;avez h\u00e9berg\u00e9 dans votre maison, quand, ayant quitt\u00e9 le ciel, je vivais comme \u00e9tranger et comme orphelin parmi les hommes. Et moi maintenant, apr\u00e8s vous avoir lib\u00e9r\u00e9 de votre exil, je veux vous donner une demeure permanente, une place d&rsquo;honneur dans la patrie c\u00e9leste. Vous avez v\u00eatu mon corps expos\u00e9 \u00e0 la rigueur des saisons avec des langes et des v\u00eatements, et moi je vous rev\u00eatirai des plus beaux ornements de ma gloire. Vous m&rsquo;avez nourri du fruit de vos sueurs quand j&rsquo;ai eu faim, et moi je vous rassasierai des d\u00e9lices \u00e9ternels que mes \u00e9lus go\u00fbtent largement au banquet de l&rsquo;Agneau immacul\u00e9. Vous m&rsquo;avez donn\u00e9 \u00e0 boire quand j&rsquo;ai eu soif, et moi je vous d\u00e9salt\u00e9rerai \u00e9ternellement aux torrents des joies divines. Vous avez souvent support\u00e9 le poids des fatigues et des peines pour pourvoir \u00e0 ma subsistance, et moi je vous ferai jouir d\u00e9sormais d&rsquo;un repos infini en dur\u00e9e et ineffable en douceur. Venez donc, venez, mon bien-aim\u00e9, venez prendre possession de tous ces biens. \u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Apr\u00e8s cette invitation toute d&rsquo;amour, n&rsquo;est-il pas vraisemblable que J\u00e9sus se tourne vers son P\u00e8re c\u00e9leste pour lui pr\u00e9senter saint Joseph en lui disant \u2014 mais avec plus de tendresse que ne le fit le jeune Tobie en parlant de son guide, l&rsquo;archange Rapha\u00ebl, qu&rsquo;il ne connaissait pas encore \u2014 : Mon P\u00e8re, quelle r\u00e9compense donnerons-nous \u00e0 cet homme qui puisse \u00e9galer les bons offices que j&rsquo;ai re\u00e7us de lui ? Il a \u00e9t\u00e9 le gardien et le protecteur de la virginit\u00e9 de ma M\u00e8re, il m&rsquo;a fait un berceau le jour de ma naissance, il m&rsquo;a conduit en \u00c9gypte pour me lib\u00e9rer de la fureur d\u00e9icide d&rsquo;H\u00e9rode, il m&rsquo;a \u00e9lev\u00e9 avec le plus grand soin, il m&rsquo;a aim\u00e9 et m&rsquo;a combl\u00e9 de toutes sortes de biens : <em>Bonis omnibus per eum repleti sumus<\/em>. Que lui donnerons-nous ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Grand Dieu, qui prenez part aux obligations que le Verbe incarn\u00e9 croit avoir envers saint Joseph, bont\u00e9 souveraine, qui ne vous laissez jamais vaincre en g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 par vos cr\u00e9atures, Dieu du ciel, qui avez promis votre gloire \u00e0 ceux qui donnent en votre nom un verre d&rsquo;eau au pauvre mendiant, quel t\u00e9moignage de gratitude ne rendrez-vous pas au grand Patriarche ? P\u00e8re de toute bont\u00e9, ne r\u00e9compenserez-vous pas la fid\u00e9lit\u00e9 et la prudence de ce bienheureux serviteur, en lui donnant la moiti\u00e9 de vos biens et la libert\u00e9 d&rsquo;en disposer au b\u00e9n\u00e9fice de ceux qui l&rsquo;honorent et l&rsquo;invoquent ? Et vous, \u00f4 J\u00e9sus, Fils unique de Dieu, id\u00e9e parfaite de la parfaite reconnaissance, que rendrez-vous \u00e0 celui de qui vous avez re\u00e7u tant d&rsquo;honneur et tant de biens ? Fid\u00e8le \u00e0 votre promesse : <em>Donnez et il vous sera donn\u00e9 ; il sera vers\u00e9 dans votre sein une mesure comble, press\u00e9e et d\u00e9bordante<\/em>, vous lui rendrez un palais dans le ciel pour une maison sur la terre, le sein d&rsquo;un Dieu pour le sein d&rsquo;un homme, la gloire \u00e9ternelle pour des honneurs temporels, votre c\u0153ur pour le sien, enfin amour pour amour.<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Faites, \u00f4 bienheureux Joseph, que nous puissions avoir part \u00e0 tous ces biens qui couronnent vos m\u00e9rites et aux joies surabondantes qui remplissent votre c\u0153ur, apr\u00e8s que nous aurons contribu\u00e9 de toutes nos forces \u00e0 la gloire que Dieu vous a destin\u00e9e et que nous sommes oblig\u00e9s de vous rendre.<\/p>\n<p><strong><em>Exemple<br \/>\n<\/em><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le fait suivant nous a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9 par le directeur d&rsquo;un coll\u00e8ge des P\u00e8res Maristes : \u00ab Il n&rsquo;y a pas longtemps qu&rsquo;un bon jeune homme, plein de grande volont\u00e9 mais d\u00e9pourvu de talent pour l&rsquo;\u00e9tude, se pr\u00e9senta \u00e0 moi pour que je lui enseigne un moyen d&rsquo;\u00e9tudier avec profit. La foi \u00e9tait tr\u00e8s vive dans ce jeune c\u0153ur. \u2014 Moi, me dit-il, je me r\u00e9signerais tr\u00e8s bien \u00e0 occuper toujours la derni\u00e8re place, mais j&rsquo;en souffre beaucoup \u00e0 cause de mes parents, qui en ont du d\u00e9plaisir et ne peuvent croire que j\u2019\u00e9tudie ; mais Dieu m&rsquo;est t\u00e9moin que je fais tout ce qui d\u00e9pend de moi. \u2014 Mon fils, lui r\u00e9pondis-je, connaissez-vous la d\u00e9votion \u00e0 saint Joseph ? \u2014 Pas encore, mon P\u00e8re. \u2014 Voulez-vous que je vous en parle ? \u2014 Vous me faites une gr\u00e2ce. \u2014 Et je lui racontai quelques traits de la puissance et de la bont\u00e9 de saint Joseph, dont j&rsquo;avais moi-m\u00eame \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin. Et voici que le c\u0153ur du pieux \u00e9l\u00e8ve s\u2019ouvre \u00e0 la confiance. Nous commen\u00e7\u00e2mes ensemble une neuvaine \u00e0 saint Joseph pour obtenir les succ\u00e8s si l\u00e9gitimement d\u00e9sir\u00e9s. La neuvaine n&rsquo;\u00e9tait pas encore termin\u00e9e que le jeune homme devait faire une version latine (c&rsquo;\u00e9tait la partie o\u00f9 il \u00e9tait le plus faible), et il la fit parfaitement, sans la moindre erreur dans son travail. Il vint alors aussit\u00f4t me chercher pour me dire : P\u00e8re, saint Joseph nous a d\u00e9j\u00e0 exauc\u00e9s ; j&rsquo;ai tr\u00e8s bien fait ma traduction, je suis s\u00fbr d&rsquo;\u00eatre le premier ou le second. Et il ne se trompait pas. Le lendemain, \u00e0 la grande stup\u00e9faction de tous, il fut proclam\u00e9 le second de sa classe, et en moins d\u2019un mois il fut le premier. \u00c0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, un premier prix et une belle couronne r\u00e9jouirent le pieux \u00e9l\u00e8ve et ses bons parents, et pendant quatre ann\u00e9es cons\u00e9cutives, on a vu se renouveler le m\u00eame prodige de protection de la part de saint Joseph en faveur de son fid\u00e8le serviteur. \u00ab Je suis heureux, mon P\u00e8re, me disait ce jeune reconnaissant, je suis heureux d&rsquo;aimer ainsi saint Joseph ; je suis certain que je lui devrai un jour aussi ma pers\u00e9v\u00e9rance et mon salut. \u00bb Il ne se trompa pas dans ses esp\u00e9rances ; il fut la plus douce consolation de sa famille, apr\u00e8s avoir fait l&rsquo;\u00e9dification de ses ma\u00eetres. \u00bb (Ce fait a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par tous les professeurs et par les nombreux \u00e9l\u00e8ves de ce coll\u00e8ge.)<\/p>\n<p><strong><em>Pratique<br \/>\n<\/em><\/strong>Renouveler aujourd&rsquo;hui la cons\u00e9cration personnelle \u00e0 saint Joseph.<\/p>\n<p><em>du P. Huguet, traduction de Giuseppina Pellico<br \/>\nDeuxi\u00e8me \u00e9dition<br \/>\nTurin, Typ. de l&rsquo;Orat. de S. Fran\u00e7ois de Sales, 1867<br \/>\nAvec approbation eccl\u00e9siastique.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9votion de Don Bosco \u00e0 saint Joseph est n\u00e9e de la constatation de sa&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":49400,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":26,"footnotes":""},"categories":[119],"tags":[2554,2631,2595,1818,2186,1686,1968],"class_list":["post-49408","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bonne-presse","tag-dieu","tag-eglise","tag-foi","tag-grace","tag-jesus","tag-marie","tag-saints"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49408","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49408"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49408\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":52169,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49408\/revisions\/52169"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/49400"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49408"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49408"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49408"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}