{"id":47689,"date":"2025-12-22T08:39:13","date_gmt":"2025-12-22T08:39:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=47689"},"modified":"2025-12-22T08:46:45","modified_gmt":"2025-12-22T08:46:45","slug":"noel-avec-don-bosco-et-ses-jeunes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/noel-avec-don-bosco-et-ses-jeunes\/","title":{"rendered":"No\u00ebl avec Don Bosco et ses jeunes"},"content":{"rendered":"<p><em>Au d\u00e9but de la neuvaine de No\u00ebl, en d\u00e9cembre 1859, Don Bosco adressait aux jeunes de l&rsquo;Oratoire quelques br\u00e8ves instructions et confidences pour bien se pr\u00e9parer \u00e0 la f\u00eate. C&rsquo;\u00e9taient des paroles d&rsquo;un langage simple, nourri de l&rsquo;Eucharistie, capable de toucher les c\u0153urs et d&rsquo;orienter la vie quotidienne. En recommandant l&rsquo;\u00e9tude, l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9, la fa\u00e7on de parler, l&rsquo;ob\u00e9issance et la sinc\u00e9rit\u00e9 en confession, Don Bosco dessine un itin\u00e9raire \u00e9ducatif unifi\u00e9, o\u00f9 la pi\u00e9t\u00e9 illumine chaque devoir. Ce sont des conseils n\u00e9s de l&rsquo;amour, pens\u00e9s pour former de \u00ab bons chr\u00e9tiens et d&rsquo;honn\u00eates citoyens \u00bb, et qui sont encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une surprenante actualit\u00e9.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>Nous sommes en d\u00e9cembre 1859. La neuvaine de No\u00ebl allait commencer et Don Bosco, comme toujours, ne laissait pas passer une occasion si pr\u00e9cieuse pour faire aimer \u00e0 ses jeunes l&rsquo;ineffable myst\u00e8re de l&rsquo;Incarnation. Durant ces jours, il parla \u00e0 plusieurs reprises. Parfois, le soir, il devait rester tard au confessionnal, mais il ne manquait pas d&rsquo;offrir des paroles br\u00e8ves, simples et incisives. Un abb\u00e9 en nota les points principaux \u2014 y compris ceux de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e \u2014 et nous les a transmis en guise de cadeau.<br \/>\nEn haut des feuilles \u00e9tait \u00e9crit un verset du Cantique des cantiques : <em>\u00ab Sicut vitta coccinea labia tua\u2026 et eloquium tuum dulce \u00bb<\/em> \u2014 \u00ab Tes l\u00e8vres sont comme un ruban d&rsquo;\u00e9carlate, et ta parole est douce \u00bb. C&rsquo;\u00e9tait une mani\u00e8re d&rsquo;exprimer l&rsquo;affection qui jaillissait des l\u00e8vres de Don Bosco, nourrie chaque matin par l&rsquo;Eucharistie, une affabilit\u00e9 et une onction qui ne s&rsquo;expliquent qu&rsquo;en voyant leur effet dans les c\u0153urs.<\/p>\n<p><strong>Annonce de la neuvaine et moyens de la sanctifier<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Demain commence la neuvaine de No\u00ebl. On raconte qu&rsquo;un jour, un d\u00e9vot de l&rsquo;Enfant J\u00e9sus, voyageant dans une for\u00eat en hiver, entendit comme le g\u00e9missement d&rsquo;un enfant. En s&rsquo;enfon\u00e7ant dans le bois vers l&rsquo;endroit d&rsquo;o\u00f9 il entendait partir la voix, il vit un bel enfant qui pleurait. Pris de compassion, il dit : &#8211; Pauvre enfant, comment se fait-il que tu te trouves ici, abandonn\u00e9 dans cette neige ? &#8211; Et l&rsquo;enfant r\u00e9pondit : &#8211; H\u00e9las ! comment pourrais-je ne pas pleurer, alors que tu me vois abandonn\u00e9 de tous, alors que personne n&rsquo;a piti\u00e9 de moi ? &#8211; Ayant dit cela, il disparut. Alors ce bon voyageur comprit que cet enfant \u00e9tait J\u00e9sus lui-m\u00eame, qui se plaignait de l&rsquo;ingratitude et de la froideur des hommes. Je vous ai racont\u00e9 ce fait pour que nous fassions en sorte que J\u00e9sus n&rsquo;ait pas \u00e0 se plaindre de nous aussi. C&rsquo;est pourquoi, pr\u00e9parons-nous \u00e0 bien faire cette neuvaine. Le matin, au moment de la Messe, il y aura le chant des Proph\u00e9ties, quelques mots du pr\u00e9dicateur, puis la b\u00e9n\u00e9diction. Je vous conseille deux choses en ces jours, pour passer saintement la neuvaine.<br \/>\nPremi\u00e8rement : <strong>se souvenir souvent de l&rsquo;Enfant J\u00e9sus<\/strong>, de son amour et des preuves qu&rsquo;il nous en a donn\u00e9es, jusqu&rsquo;\u00e0 mourir pour nous. Le matin, en se levant d\u00e8s que la cloche sonne, en sentant le froid, pensez \u00e0 J\u00e9sus qui tremblait sur la paille. Pendant la journ\u00e9e, bien \u00e9tudier, bien travailler, \u00eatre attentif en classe par amour pour lui, en se rappelant que J\u00e9sus aussi \u00ab croissait en sagesse, en \u00e2ge et en gr\u00e2ce \u00bb devant Dieu et devant les hommes. Et surtout veiller \u00e0 ne pas lui causer de chagrin par une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 ou une faute.<br \/>\nDeuxi\u00e8mement : <strong>aller souvent lui rendre visite<\/strong>. \u00ab Nous envions les bergers de Bethl\u00e9em \u00bb, dit-il : le voyant \u00e0 peine n\u00e9, ils lui bais\u00e8rent la main, lui offrirent leurs dons. \u00ab Et pourtant, nous n&rsquo;avons rien \u00e0 envier : le m\u00eame J\u00e9sus qui fut visit\u00e9 dans la cr\u00e8che est ici, dans le tabernacle \u00bb. Une seule chose change : eux le virent avec les yeux du corps, nous le voyons avec la foi. Et rien ne lui est plus agr\u00e9able que d&rsquo;\u00eatre visit\u00e9.<br \/>\nComment lui rendre visite ? Tout d&rsquo;abord par <strong>la Communion fr\u00e9quente. <\/strong>Pendant la neuvaine, \u00e0 l&rsquo;Oratoire, il y avait toujours une grande ferveur, et Don Bosco esp\u00e9rait qu\u2019il en serait de m\u00eame cette ann\u00e9e-l\u00e0. Puis faire de <strong>br\u00e8ves visites \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise<\/strong> pendant la journ\u00e9e, ne serait-ce que pour une minute, en r\u00e9citant un simple <em>Gloire au P\u00e8re<\/em>. \u00ab Avez-vous compris ? Deux choses : se souvenir souvent de lui et s&rsquo;approcher de lui par la Communion et par la visite \u00bb.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tudier signifie \u00eatre bon<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco constata avec joie que les notes scolaires \u00e9taient bonnes. \u00ab Si les notes sont bonnes, cela veut dire qu&rsquo;on \u00e9tudie ; et si on \u00e9tudie, cela veut dire deux choses : vous vous faites honneur et vous \u00eates de bons \u00e9l\u00e8ves \u00bb. Il parla aussi en souriant des r\u00e9compenses, non seulement pour quelques-uns, mais pour tous ceux qui les auront m\u00e9rit\u00e9es. Et il imaginait le jour de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, avec les parents, les cur\u00e9s, les maires et les amis invit\u00e9s : quelle satisfaction pour celui qui aura vraiment bien \u00e9tudi\u00e9.<br \/>\nMais m\u00eame celui qui n&rsquo;aurait obtenu que son passage en classe sup\u00e9rieure aura une grande r\u00e9compense, car il pourra dire avec sinc\u00e9rit\u00e9\u00a0: \u00ab j&rsquo;ai fait ce que j&rsquo;ai pu \u00bb, avoir la conscience tranquille, rendre ses parents heureux, enrichir son esprit de connaissances utiles. Puis il ajouta une pens\u00e9e plus profonde : \u00ab Le principal moyen qui stimule \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude est la pi\u00e9t\u00e9 \u00bb. Les bonnes notes indiquaient donc aussi que la neuvaine portait ses fruits et que l&rsquo;Enfant J\u00e9sus avait d\u00e9j\u00e0 allum\u00e9 dans les c\u0153urs un bon \u00ab feu \u00bb. \u00ab Courage : que ce ne soit pas le feu d&rsquo;une seule semaine, mais de toutes les semaines \u00bb.<br \/>\nIl exhorta ceux qui avaient d\u00e9j\u00e0 obtenu des notes <em>excellentes<\/em> \u00e0 pers\u00e9v\u00e9rer ; et ceux qui avaient des notes suffisantes \u00e0 prendre courage : \u00ab Si celui-ci et celui-l\u00e0 ont eu d&rsquo;excellentes notes, pourquoi ne pourrais-je pas les avoir moi aussi ? \u00bb Il rappela la chance d&rsquo;avoir les moyens d&rsquo;\u00e9tudier. Beaucoup, \u00e0 leur \u00e2ge, regrettaient de ne pas les avoir eus, beaucoup d&rsquo;autres auraient d\u00e9sir\u00e9 entrer dans la maison, mais il n&rsquo;y avait pas de place. \u00ab Vous avez \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s par la Providence. Si quelqu&rsquo;un choisissait la paresse, quel compte devra-t-il rendre \u00e0 Dieu du temps perdu ! \u00bb M\u00eame une minute n&rsquo;est pas sans valeur devant le Seigneur.<br \/>\nEnfin, il donna un conseil pratique : pour bien \u00e9tudier, \u00ab il faut commencer d&rsquo;en haut \u00bb. Avant l&rsquo;\u00e9tude, r\u00e9citer avec d\u00e9votion la pri\u00e8re <em>Actiones<\/em>, comme le r\u00e9citaient saint Louis de Gonzague, Comollo et Dominique Savio.<\/p>\n<p><strong>Ne pas voler<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;habitude de remettre chaque soir les objets trouv\u00e9s, m\u00eame les plus petits, pr\u00e9servait de la malhonn\u00eatet\u00e9. Pourtant, Don Bosco voulut mettre tout le monde en garde, car \u00ab le d\u00e9mon est rus\u00e9 \u00bb. Le vice qui consiste \u00e0 prendre ce qui n&rsquo;est pas \u00e0 soi est \u00ab le plus d\u00e9shonorant \u00bb : quand quelqu&rsquo;un est reconnu comme voleur, ce nom lui colle \u00e0 la peau et le suit partout. Mais une parole de l&rsquo;\u00c9criture l&rsquo;effrayait surtout : \u00ab <em>Fures regnum Dei non possidebunt<\/em> \u00bb \u2014 les voleurs ne poss\u00e9deront pas le royaume de Dieu.<br \/>\nIl utilisa une image concr\u00e8te : \u00ab Savez-vous combien de choses peuvent tenir dans un \u0153il ? Pas m\u00eame un brin de paille. Eh bien, au paradis n&rsquo;entre m\u00eame pas un brin de paille du bien d&rsquo;autrui \u00bb. M\u00eame une petite chose, si on la garde injustement, devient un poids devant Dieu. Et il rappela le principe : le p\u00e9ch\u00e9 n&rsquo;est pas pardonn\u00e9 si l&rsquo;on ne restitue pas ce qui a \u00e9t\u00e9 pris, quand c&rsquo;est possible ; et si ce n&rsquo;est pas possible, il faut au moins une v\u00e9ritable volont\u00e9 de r\u00e9parer. De plus, il avertit : beaucoup de \u00ab petites choses \u00bb additionn\u00e9es deviennent une mati\u00e8re grave. Aujourd&rsquo;hui deux sous, demain un objet, puis un cahier\u2026 et en peu de temps, on se pr\u00e9pare un lourd compte \u00e0 rendre au tribunal de Dieu.<br \/>\nLa conclusion \u00e9tait claire : ne toucher \u00e0 rien de ce qui n\u2019est pas \u00e0 soi ; les affaires des autres doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme du feu. Si l&rsquo;on s&rsquo;aper\u00e7oit qu&rsquo;on a pr\u00e8s de soi un objet qui n&rsquo;est pas \u00e0 soi, m\u00eame minime, on le laisse o\u00f9 il est. Si l&rsquo;on a besoin de quelque chose, on le demande avec simplicit\u00e9 : les camarades savent \u00eatre g\u00e9n\u00e9reux ; et puis il y a les sup\u00e9rieurs, qui y pourvoiront.<\/p>\n<p><strong>Ne pas prononcer de mots grossiers<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco passa ensuite au langage. Certains s&rsquo;offensent si on les appelle avec des surnoms humiliants ; et pourtant, ils ne rougissent pas de se rendre tels par des mots grossiers, des jurons et des mani\u00e8res inciviles, qui font mauvaise impression sur ceux qui les \u00e9coutent. Il pr\u00e9cisa : ce n&rsquo;\u00e9tait pas du m\u00e9pris pour les ouvriers, qui sont des hommes comme les autres et souvent sans instruction ; c&rsquo;\u00e9tait plut\u00f4t un rappel aux jeunes de l&rsquo;Oratoire : \u00ab Vous avez plus d&rsquo;\u00e9ducation et vous \u00eates occup\u00e9s \u00e0 des choses plus \u00e9lev\u00e9es : montrez-le par vos actes et par vos paroles \u00bb.<br \/>\nQuelqu&rsquo;un aurait pu objecter : \u00ab Ce n&rsquo;est pas un p\u00e9ch\u00e9 de dire certains mots \u00bb. Don Bosco r\u00e9pondit par une question : si ce n&rsquo;est pas un p\u00e9ch\u00e9 de faire un m\u00e9tier humble, pourquoi alors \u00e9viterait-on ce m\u00e9tier ? Tout ce qui n&rsquo;est pas p\u00e9ch\u00e9 n&rsquo;est pas pour autant convenable : l&rsquo;\u00e9ducation compte, le scandale compte, la joie des parents compte. Il raconta avoir entendu certains mots alors qu&rsquo;un \u00e9tranger passait : et si \u00e7\u2019avait \u00e9t\u00e9 une personne importante, quelle id\u00e9e se serait-elle faite des jeunes ?<br \/>\nPour se corriger, il sugg\u00e9ra une m\u00e9thode : prendre la r\u00e9solution de ne pas les dire \u00ab expr\u00e8s \u00bb, \u00eatre vigilant aux moments o\u00f9 ils \u00e9chappent le plus facilement, accepter sereinement les avertissements des assistants, demander aux camarades de nous reprendre, par charit\u00e9, quand une expression grossi\u00e8re nous \u00e9chappe. \u00ab Faites-le en l&rsquo;honneur de l&rsquo;Enfant J\u00e9sus \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Ob\u00e9ir au confesseur<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il parla ensuite de l&rsquo;ob\u00e9issance, se limitant ce soir-l\u00e0 \u00e0 un point : l&rsquo;ob\u00e9issance au confesseur. Si un sup\u00e9rieur parle au nom du Seigneur, \u00e0 plus forte raison le confesseur qui tient la place de Dieu. C&rsquo;est pourquoi ses paroles doivent \u00eatre accueillies avec un grand respect.<br \/>\nIl donna un exemple c\u00e9l\u00e8bre. Sainte Th\u00e9r\u00e8se, qui fut favoris\u00e9e de gr\u00e2ces extraordinaires, re\u00e7ut de son confesseur \u2014 qui craignait des tromperies \u2014 l&rsquo;ordre de cracher sur les apparitions. Quand J\u00e9sus lui apparut, elle ob\u00e9it ; et le Seigneur loua cet acte qui semblait une offense mais qui \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 une vertu. \u00ab Si vous vous confessez bien, conclut-il, le confesseur ne pourra pas facilement se tromper, et m\u00eame s&rsquo;il se trompait en commandant quelque chose, vous ne vous tromperez jamais en ob\u00e9issant \u00bb.<br \/>\nIl conseilla de ne pas laisser les conseils au confessionnal. Il faut y penser tout de suite, se d\u00e9cider \u00e0 les mettre en pratique, les reprendre dans l&rsquo;examen de conscience du soir, et renouveler sa r\u00e9solution. M\u00eame en allant \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, dites \u00e0 J\u00e9sus : \u00ab Par amour pour vous, je ferai ce que le confesseur m&rsquo;a dit \u00bb. \u00ab Si vous faites ainsi, assura-t-il, vous ferez de grands progr\u00e8s dans la vertu \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Sinc\u00e9rit\u00e9 en confession<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Enfin, il aborda le \u00ab pi\u00e8ge \u00bb le plus courant du d\u00e9mon avec les jeunes : la honte en confession. Quand il pousse \u00e0 p\u00e9cher, il enl\u00e8ve la honte et fait para\u00eetre tout anodin ; puis, au moment de la confession, il la restitue, l\u2019augmente, en sugg\u00e9rant que le confesseur sera \u00e9tonn\u00e9 et perdra votre estime. C&rsquo;est ainsi que le d\u00e9mon entra\u00eene les \u00e2mes toujours plus loin dans le mal.<br \/>\nDon Bosco renversa ce mensonge : le confesseur ne s&rsquo;\u00e9tonne pas du p\u00e9ch\u00e9, m\u00eame chez celui qui paraissait bon, il conna\u00eet la faiblesse humaine et compatit. Comme une m\u00e8re aime davantage son enfant malade, ainsi le confesseur \u00e9prouve de la joie \u00e0 \u00ab ressusciter \u00bb l&rsquo;\u00e2me. Bien plus, dit-il, apr\u00e8s la confession, souvent il n&rsquo;y pense plus, et m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;en souvenait, il aurait une raison d&rsquo;aimer et de se r\u00e9jouir davantage, en pensant : \u00ab Ce fils est revenu \u00e0 Dieu \u00bb. Il raconta deux \u00e9pisodes de saint Fran\u00e7ois de Sales. \u00c0 un p\u00e9nitent qui craignait son m\u00e9pris, le saint r\u00e9pondit qu&rsquo;apr\u00e8s une bonne confession, il le voyait \u00ab plus blanc que la neige \u00bb ; \u00e0 une p\u00e9nitente qui craignait le jugement sur son pass\u00e9, il expliqua que devant Dieu, ce pass\u00e9 est pardonn\u00e9, \u00ab n&rsquo;est plus rien \u00bb\u00a0; ce qui reste, c&rsquo;est la f\u00eate de la conversion, que les anges c\u00e9l\u00e8brent.<br \/>\nEt il conclut par une parole nette et paternelle : si quelqu&rsquo;un, malgr\u00e9 tout, ne parvenait pas \u00e0 s&rsquo;ouvrir pleinement en confession, plut\u00f4t que de commettre un sacril\u00e8ge, qu&rsquo;il change de confesseur et aille en voir un autre.<\/p>\n<p><strong>Suggestions pour la solennit\u00e9 de No\u00ebl<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour les f\u00eates de No\u00ebl, Don Bosco voulait une joie pleine : \u00ab Je penserai \u00e0 la joie du corps et vous, avec moi, \u00e0 la joie de l&rsquo;\u00e2me \u00bb. L&rsquo;Enfant qui na\u00eet et qui chaque ann\u00e9e veut rena\u00eetre dans les c\u0153urs attend un don particulier. Et il rappela une v\u00e9rit\u00e9 qui rend No\u00ebl tr\u00e8s personnel : ce que J\u00e9sus a fait, il l&rsquo;a fait pour tous, mais aussi pour chacun. Beaucoup de P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise disaient qu&rsquo;il serait n\u00e9 et mort m\u00eame pour sauver un seul homme. Chacun peut donc se dire : \u00ab Il est n\u00e9 pour moi ; il a souffert pour moi : quel signe de gratitude lui rendrai-je ? \u00bb<br \/>\nIl proposa deux cadeaux concrets. Premi\u00e8rement : <strong>une bonne Confession et une bonne Communion<\/strong>, avec la promesse de lui \u00eatre fid\u00e8le. Deuxi\u00e8mement : <strong>\u00e9crire une belle lettre \u00e0 ses parents<\/strong>, non pour demander des aliments et des cadeaux, mais comme des enfants chr\u00e9tiens : pr\u00e9senter ses v\u0153ux, assurer de sa pri\u00e8re, remercier pour les sacrifices, demander pardon si l&rsquo;on a manqu\u00e9 de respect, promettre ob\u00e9issance, transmettre mes salutations et souhaiter un joyeux No\u00ebl et une bonne ann\u00e9e. Et ne pas oublier les bienfaiteurs et le cur\u00e9, pour qu&rsquo;ils reconnaissent des jeunes ayant du c\u0153ur, reconnaissants et bien \u00e9duqu\u00e9s.<br \/>\nSur ce, Don Bosco conclut, en souhaitant \u00e0 tous de bonnes f\u00eates.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but de la neuvaine de No\u00ebl, en d\u00e9cembre 1859, Don Bosco adressait aux jeunes&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":47682,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":14,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[1716,2634,2554,1764,2194,1818,2050,1968,2022],"class_list":["post-47689","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-charisme-salesien","tag-conciles","tag-dieu","tag-don-bosco","tag-education","tag-grace","tag-les-gars","tag-saints","tag-vertus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47689","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47689"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47689\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47697,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47689\/revisions\/47697"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/47682"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47689"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47689"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47689"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}