{"id":47464,"date":"2025-12-10T07:19:10","date_gmt":"2025-12-10T07:19:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=47464"},"modified":"2025-12-11T08:13:44","modified_gmt":"2025-12-11T08:13:44","slug":"vera-grita-une-femme-de-paix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/nos-saints\/vera-grita-une-femme-de-paix\/","title":{"rendered":"V\u00e9ra Grita, une femme de paix"},"content":{"rendered":"<p><em>La <\/em><a href=\"https:\/\/www.elledici.org\/negozio\/vera-grita-una-mistica-delleucaristia\/\"><em>figure de V\u00e9ra Grita<\/em><\/a><em>, humble institutrice ligure et Coop\u00e9ratrice Sal\u00e9sienne, brille comme un t\u00e9moignage de paix au c\u0153ur du XXe si\u00e8cle bless\u00e9 par la crise, la guerre et les contestations sociales. Marqu\u00e9e dans son corps par de graves maladies et les cons\u00e9quences d&rsquo;un bombardement, V\u00e9ra apprit \u00e0 vivre chaque souffrance comme une offrande d&rsquo;amour unie \u00e0 J\u00e9sus Eucharistie et \u00e0 la Vierge Marie. Ainsi, dans la famille, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital et dans l&rsquo;exp\u00e9rience mystique qui la conduisit \u00e0 l&rsquo;\u0152uvre des Tabernacles Vivants, elle devint une pr\u00e9sence silencieuse mais active de r\u00e9conciliation, de mis\u00e9ricorde et d&rsquo;esp\u00e9rance. Reparcourons le chemin de cette \u00ab\u00a0femme de paix\u00a0\u00bb, en nous laissant guider par sa parole simple et forte et par l&rsquo;\u00c9vangile v\u00e9cu au quotidien.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><strong>Une vie \u00e9prouv\u00e9e<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La vie de V\u00e9ra Grita s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e sur la courte p\u00e9riode de 46 ans, marqu\u00e9e par des \u00e9v\u00e9nements sociaux dramatiques tels que la grande crise \u00e9conomique de 1929-1930 et la Seconde Guerre mondiale. Elle est n\u00e9e \u00e0 Rome le 28 janvier 1923, deuxi\u00e8me de quatre s\u0153urs. La grande crise \u00e9conomique de 1929-1930 a caus\u00e9 des difficult\u00e9s \u00e9conomiques \u00e0 de nombreuses familles, y compris celle de V\u00e9ra qui, \u00e0 ce moment-l\u00e0, a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de Rome \u00e0 Savone. La vie de V\u00e9ra s&rsquo;est ensuite achev\u00e9e aux portes d&rsquo;un autre \u00e9v\u00e9nement historique important : la <em>contestation de 1968<\/em>, qui a eu de profondes r\u00e9percussions au niveau social, politique et religieux, tant en Italie que dans de nombreuses autres nations.<br \/>\nMais ce fut la Seconde Guerre mondiale avec le bombardement de Savone en 1944 qui causa un dommage irr\u00e9parable et affecta la sant\u00e9 de V\u00e9ra pour le reste de sa vie. V\u00e9ra fut en effet renvers\u00e9e et pi\u00e9tin\u00e9e par la foule qui, en fuite, cherchait refuge dans une galerie-abri situ\u00e9e pr\u00e8s du District militaire o\u00f9 V\u00e9ra travaillait comme auxiliaire. La m\u00e9decine appelle <em>syndrome d&rsquo;\u00e9crasement<\/em> les cons\u00e9quences physiques qui surviennent \u00e0 la suite de bombardements, de tremblements de terre, d&rsquo;effondrements structurels, causant l\u2019\u00e9crasement d\u2019un membre ou de tout le corps. \u00c0 cause de l&rsquo;\u00e9crasement, V\u00e9ra subit des l\u00e9sions lombaires et dorsales qui caus\u00e8rent des dommages irr\u00e9parables \u00e0 sa sant\u00e9, avec des fi\u00e8vres, des maux de t\u00eate, des pleur\u00e9sies, favorisant l&rsquo;apparition de la tuberculose qui toucha divers organes internes sans perspectives de gu\u00e9rison. V\u00e9ra avait 21 ans lorsque commen\u00e7a son chemin de croix qui dura jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort, alternant son travail d&rsquo;institutrice dans les \u00e9coles primaires avec de longs s\u00e9jours \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. \u00c0 32 ans, on lui diagnostiqua la maladie d&rsquo;Addison qui la consumera, affaiblissant son organisme qui ne p\u00e8sera plus que 40 kilos. Elle mourut \u00e0 Pietra Ligure le 22 d\u00e9cembre 1969 dans un service de l&rsquo;H\u00f4pital Santa Corona, apr\u00e8s 6 mois d&rsquo;hospitalisation et plusieurs interventions chirurgicales.<\/p>\n<p><strong>V\u00e9ra et l&rsquo;\u0152uvre des Tabernacles Vivants<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La vie de V\u00e9ra ne fut donc pas facile. Elle porta dans son corps, dans sa chair les signes de la guerre, mais son c\u0153ur \u00e9tait tourn\u00e9 vers le Dieu de la Paix, J\u00e9sus-Christ, Prince de la Paix. Son histoire montre en effet comment elle a travers\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements difficiles de sa vie en les affrontant avec la force de la foi en la Vierge Marie et en J\u00e9sus-Christ r\u00e9ellement pr\u00e9sent dans la tr\u00e8s sainte Eucharistie. En effet, quelques mois apr\u00e8s le d\u00e9but de son exp\u00e9rience mystique (septembre 1967) qui la conduisit \u00e0 \u00e9crire l&rsquo;\u0152uvre des Tabernacles Vivants, J\u00e9sus lui dit : <em>\u00ab \u00c0 toi, ma fille, \u00e0 toi qui souffres et g\u00e9mis sous le poids \u00e9crasant de ta fragilit\u00e9, \u00e0 toi ma force chaque jour davantage \u00bb<\/em> (1er janvier 1968). En effet, les seules qualit\u00e9s humaines, m\u00eame hors du commun, ne suffisent pas pour rester indemne des cons\u00e9quences n\u00e9gatives qu&rsquo;une vie marqu\u00e9e par une souffrance physique continue peut laisser au niveau psychologique, moral et spirituel. Il y faut une maturation personnelle dans le Myst\u00e8re de la Croix, dans le Myst\u00e8re de l&rsquo;Eucharistie qui introduit le croyant dans la dynamique du <em>don de soi <\/em>au P\u00e8re, en union avec J\u00e9sus crucifi\u00e9 et ressuscit\u00e9, pour \u00eatre \u00e0 son tour transform\u00e9 en don pour les besoins du prochain et de l&rsquo;\u00c9glise, anim\u00e9 et m\u00fb par la pr\u00e9sence du Dieu vivant en nous.<\/p>\n<p><strong>Femme de paix \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pr\u00e9cis\u00e9ment parce que V\u00e9ra fut une \u00e2me profond\u00e9ment eucharistique et mariale, elle fut une femme de paix dans toutes les circonstances de sa vie : en famille, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pendant ses longues hospitalisations, t\u00e9moignant ainsi d&rsquo;une fid\u00e9lit\u00e9 h\u00e9ro\u00efque \u00e0 J\u00e9sus-Christ et \u00e0 son amour pour toutes les cr\u00e9atures. Fid\u00e9lit\u00e9 que le Seigneur r\u00e9compensa \u00e0 la fin de sa vie en lui donnant un nouveau nom : <em>V\u00e9ra de J\u00e9sus. \u00ab Je t&rsquo;ai donn\u00e9 mon Saint Nom, et d\u00e9sormais tu t&rsquo;appelleras et tu seras V\u00e9ra de J\u00e9sus \u00bb<\/em> (3 d\u00e9cembre 1968). Ce n&rsquo;est pas que les luttes int\u00e9rieures aient manqu\u00e9 \u00e0 V\u00e9ra, ni les fatigues dues \u00e0 sa fragilit\u00e9 physique, ni les craintes de succomber et de sombrer sous le poids de sa souffrance et des limites que celle-ci lui imposait, mais de tout cela elle avait fait un don \u00e0 J\u00e9sus \u00e0 travers la Sainte Messe \u00e0 laquelle elle cherchait \u00e0 participer quotidiennement, quand cela \u00e9tait possible. Les lettres que V\u00e9ra \u00e9crivit au pr\u00eatre sal\u00e9sien Don Bocchi de 1965 \u00e0 1969 en t\u00e9moignent. Dans leur simplicit\u00e9 et leur imm\u00e9diatet\u00e9 de langage, les lettres jettent en effet un rayon de lumi\u00e8re sur ses luttes int\u00e9rieures, surtout lorsqu&rsquo;elle ressentait une r\u00e9bellion humaine et instinctive face aux injustices subies \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole ou en famille. Mais il suffisait d&rsquo;un mot du pr\u00eatre, d&rsquo;une simple carte postale avec le visage de Don Bosco, pour la ramener au centre de sa vie donn\u00e9e, par amour, \u00e0 J\u00e9sus. Quand la temp\u00eate int\u00e9rieure \u00e9tait pass\u00e9e, V\u00e9ra redevenait la femme de paix, car pacifi\u00e9e dans son c\u0153ur. Voyons un exemple. Au cours de l&rsquo;ann\u00e9e scolaire 1966-1967, elle avait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de Carbuta, un hameau de Calice Ligure, situ\u00e9 dans une zone vallonn\u00e9e, d\u00e9pourvue de services de transport en commun. V\u00e9ra, hospitalis\u00e9e en octobre et mi-novembre, avait demand\u00e9 \u00e0 changer d&rsquo;affectation, \u00e9tant donn\u00e9 la difficult\u00e9 r\u00e9elle de se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole \u00e0 pied, difficult\u00e9 aggrav\u00e9e par son \u00e9tat de sant\u00e9, mais cette demande lui avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e. V\u00e9ra v\u00e9cut ce refus comme une grave injustice et ressentait une r\u00e9bellion int\u00e9rieure. Elle \u00e9crivit \u00e0 Don Bocchi : \u00ab &#8230; apr\u00e8s avoir renonc\u00e9 \u00e0 votre direction \u00e9clairante [\u00e0 cause du transfert de ce pr\u00eatre de Savone \u00e0 Sampierdarena], je me suis retrouv\u00e9e une fois de plus dans la solitude spirituelle, rendue plus p\u00e9nible peut-\u00eatre par les tribulations d&rsquo;ordre moral et physique&#8230; Tout me pesait : l&rsquo;hospitalisation \u00e0 S. Corona, des soins assez douloureux, un profil scolaire difficile (j&rsquo;irai \u00e0 Carbuta, hameau de Calice L.). Ma nature, si fragile, s&rsquo;est rebell\u00e9e plusieurs fois, surtout face \u00e0 l&rsquo;injustice, tandis que j&rsquo;oubliais ma place dans la pens\u00e9e de J\u00e9sus (petite victime). Mais, un soir, \u00e0 travers votre carte postale, Saint Jean Bosco est revenu me rappeler&#8230;\u00a0\u00bb (Savone 24 novembre 1966). Dans la lettre du 20 d\u00e9cembre 1966, elle \u00e9crivait de Corbuta : \u00ab Les luttes que j&rsquo;ai soutenues pour obtenir le poste de Calice, o\u00f9 j\u2019ai \u00e9t\u00e9 r\u00e9admise le 1er janvier, \u00e9taient justes pour moi. Mais les Sup\u00e9rieurs en ont d\u00e9cid\u00e9 autrement&#8230; Maintenant que je suis rentr\u00e9e en moi-m\u00eame, la lumi\u00e8re de Dieu est revenue. Celui qui s&rsquo;offre avec J\u00e9sus doit savoir renoncer. J&rsquo;avais oubli\u00e9 cela encore une fois. Maintenant, il y a une grande paix en moi, maintenant j&rsquo;en suis contente parce que je sens qu&rsquo;Il me garde pr\u00e8s de Lui. Apr\u00e8s la Sainte Communion, \u00e0 travers l&rsquo;\u00c9vangile, Il m&rsquo;a parl\u00e9 ainsi : \u00ab &#8230; si moi, le Ma\u00eetre, je vous lave les pieds, vous devez le faire d&rsquo;autant plus&#8230; \u00bb. Et je m\u00e9ditais : \u00ab si moi, J\u00e9sus, je te pardonne toujours, pardonne <em>toujours<\/em> \u00e0 celui que tu consid\u00e8res pour toi comme une cause de renoncement ou d\u2019injustice \u00bb.<br \/>\nLa directrice de l&rsquo;\u00e9cole de Carbuta, dans le rapport annuel d&rsquo;information de cette ann\u00e9e-l\u00e0, s&rsquo;exprimait ainsi sur V\u00e9ra : \u00ab \u00c0 la reprise du service (apr\u00e8s un mois d&rsquo;hospitalisation), elle a affront\u00e9 avec une volont\u00e9 tenace le d\u00e9sagr\u00e9ment d&rsquo;une \u00e9cole situ\u00e9e dans une zone vallonn\u00e9e d\u00e9pourvue de services de transport en commun. Bonne et sensible, elle participe avec sollicitude \u00e0 la vie de l&rsquo;\u00e9cole, des \u00e9l\u00e8ves et de leurs familles qu&rsquo;elle approche avec cordialit\u00e9. Avec une ferveur singuli\u00e8re, elle a veill\u00e9 \u00e0 la formation et au d\u00e9veloppement de la personnalit\u00e9 de chaque \u00e9l\u00e8ve. Soutenue par une foi religieuse tr\u00e8s vive, elle est capable de sacrifice, de travail serein, d&rsquo;introspection. \u00bb La r\u00e9bellion int\u00e9rieure face \u00e0 l&rsquo;injustice subie, offerte \u00e0 J\u00e9sus, soutenue par la pri\u00e8re confidentielle et confiante, a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e par la Gr\u00e2ce en \u00ab volont\u00e9 tenace \u00bb, en une nouvelle force pour affronter le sacrifice.<\/p>\n<p><strong>Femme de paix en famille<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un autre \u00e9pisode significatif se trouve dans une lettre \u00e0 Don Bocchi de juillet 1967. V\u00e9ra vit un fort conflit affectif avec sa famille, car, en raison du d\u00e9m\u00e9nagement dans une nouvelle maison, voulu surtout par sa m\u00e8re, V\u00e9ra ne peut plus disposer de son salaire d&rsquo;institutrice car il est utilis\u00e9 pour payer le rachat de la nouvelle maison. V\u00e9ra \u00e9crit une longue lettre-confession \u00e0 Don Bocchi, lui exposant l&rsquo;\u00e9tat de son \u00e2me, les luttes int\u00e9rieures qu&rsquo;elle affronte, l&rsquo;obscurit\u00e9 dans laquelle elle se trouve, la difficult\u00e9 \u00e0 accepter ce nouveau sacrifice qui lui a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9. Mais \u00e0 la fin de la lettre, l&rsquo;amour pour J\u00e9sus triomphe en elle et, par cons\u00e9quent, l&rsquo;amour pour ceux qui l&rsquo;entouraient, pour sa famille, et V\u00e9ra redevient une femme de paix. Nous ne rapportons qu&rsquo;un extrait de cette longue lettre : \u00ab &#8230; Mais maintenant, c&rsquo;est moi qui ne sais pas me soumettre \u00e0 ce nouvel \u00e9tat de choses et aux situations difficiles cr\u00e9\u00e9es dans la famille. Les \u00e9pines sont \u00e9normes et je me rebelle. Parfois je suis constern\u00e9e parce que tout me blesse, \u00e0 commencer par ma m\u00e8re. Devant moi, je sens deux chemins ouverts : l&rsquo;un me rend folle, l&rsquo;autre&#8230; me m\u00e8nerait \u00e0 la saintet\u00e9&#8230; Je demande la Lumi\u00e8re de J\u00e9sus parce que je n&rsquo;arrive pas \u00e0 marcher seule, dans l&rsquo;obscurit\u00e9, dans mes mis\u00e8res. Je ne peux pas, je n&rsquo;y arrive pas, je sens que je me perds, que je perds mon \u00e2me&#8230; Oh, P\u00e8re, si vous saviez combien je la sens pleurer, agoniser devant J\u00e9sus&#8230; [elle parle de son \u00e2me]. Je ne veux rien, mais ne me quittez pas ; c&rsquo;est-\u00e0-dire, <em>ne permettez pas que je Le pi\u00e9tine dans mon prochain si proche qu&rsquo;est ma famille<\/em>. Oh, P\u00e8re, je n&rsquo;arrive plus \u00e0 les aimer apr\u00e8s avoir fait le plus grand sacrifice que je pouvais faire pour eux (je me suis engag\u00e9e, tant que je vivrai, \u00e0 donner 35 000 lires par mois, en plus de l&rsquo;entretien, c&rsquo;est-\u00e0-dire 30 000 autres pour le rachat de cette nouvelle maison). Je ne dis rien d&rsquo;autre parce que les blessures les plus cuisantes, je les ai re\u00e7ues de ma m\u00e8re et celles-ci ont rouvert d&rsquo;autres blessures lointaines&#8230; Et dans tout cela, ma m\u00e8re ne s&rsquo;est jamais rendu compte de rien \u00e0 cause de sa nature. Elle n&rsquo;en a donc pas la faute, tandis que moi, oui&#8230; Le Seigneur m&rsquo;a fait comprendre quel est le chemin : \u00ab s&rsquo;oublier et donner, s&rsquo;offrir sans demander, se laisser dominer parce que moi, en tant que moi, je ne dois pas \u00eatre&#8230;! \u00bb Cela se fait avec l&rsquo;Amour, par l&rsquo;Amour, dans l&rsquo;Amour de J\u00e9sus&#8230; Je ne peux plus vivre sans Lui, je ne peux pas. Et pourtant, Il est l\u00e0 dans la Sainte Eucharistie, Il est ici dans mon mis\u00e9rable c\u0153ur, Il est dans la mis\u00e8re de mon \u00e2me. C&rsquo;est pourquoi je souffre si je <em>Le d\u00e9figure (dans son amour divin refl\u00e9t\u00e9 dans ma famille)<\/em>, si je L&rsquo;\u00e9touffe, si je Le fais taire ! \u00bb V\u00e9ra conclut sa longue lettre par ces mots : \u00ab Je sens la paix de J\u00e9sus, je sens qu&rsquo;il m&rsquo;a guid\u00e9e dans cette longue \u00e9criture. C&rsquo;est toujours J\u00e9sus qui me confie \u00e0 vous ! Gloire \u00e0 Toi, \u00f4 Seigneur ! L&rsquo;image de Marie Auxiliatrice sourit ! <em>Avoir pu \u00e9crire, avoir vaincu les forces contraires et horribles qui sont en moi<\/em>, c\u2019est le sourire de Marie ! \u00bb (les italiques sont de nous). Ces deux \u00e9pisodes rapport\u00e9s se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant imm\u00e9diatement le d\u00e9but de l&rsquo;exp\u00e9rience mystique de V\u00e9ra (1966-1967).<\/p>\n<p><strong>Messag\u00e8re de paix pour l&rsquo;humanit\u00e9<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 partir de septembre 1967, pendant les deux derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie terrestre, V\u00e9ra a v\u00e9cu une exp\u00e9rience mystique au cours de laquelle J\u00e9sus Eucharistie lui a communiqu\u00e9 l&rsquo;<em>\u0152uvre des Tabernacles Vivants<\/em>. V\u00e9ra a \u00e9crit son exp\u00e9rience spirituelle dans 13 cahiers qui sont conserv\u00e9s aux Archives du Dioc\u00e8se de Savone. \u00c0 la m\u00eame p\u00e9riode, elle avait choisi de faire partie de l&rsquo;Association des Sal\u00e9siens Coop\u00e9rateurs pr\u00e9sente \u00e0 Savone, dans l&rsquo;\u00e9glise Marie-Auxiliatrice. Le Message d&rsquo;amour, de mis\u00e9ricorde et de salut pour l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re dont V\u00e9ra est la porte-parole peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9 ainsi : J\u00e9sus, Bon Pasteur, va \u00e0 la recherche des \u00e2mes qui se sont \u00e9loign\u00e9es de Lui pour leur offrir pardon et salut \u00e0 travers ses nouveaux Tabernacles Vivants. \u00c0 travers V\u00e9ra, J\u00e9sus cherche des \u00e2mes pauvres, simples, dispos\u00e9es \u00e0 mettre J\u00e9sus Eucharistie au centre de leur vie pour se laisser transformer en Tabernacles Vivants, des \u00e2mes eucharistiques capables d&rsquo;une profonde vie de communion et de donation \u00e0 Dieu et \u00e0 leurs fr\u00e8res. Les 13 cahiers \u00e9crits par V\u00e9ra ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans le livre intitul\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.elledici.org\/negozio\/portami-con-te\/\"><em>Portami con te!<\/em><\/a> (Elledici 2017). Par volont\u00e9 explicite du Seigneur, l&rsquo;\u0152uvre des Tabernacles Vivants a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 la Congr\u00e9gation Sal\u00e9sienne pour sa r\u00e9alisation et sa diffusion dans l&rsquo;\u00c9glise.<br \/>\nFemme de paix, V\u00e9ra fut la porte-parole d&rsquo;un Message de mis\u00e9ricorde et de paix pour l&rsquo;humanit\u00e9, \u00e0 travers l&rsquo;\u0152uvre des Tabernacles Vivants que J\u00e9sus Eucharistie lui communiquait progressivement. Voici le Message dans lequel nous voyons comment J\u00e9sus \u00e9largit les horizons de paix v\u00e9cus par V\u00e9ra jusqu&rsquo;alors dans la famille et \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, vers des horizons qui englobent l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re, surtout l&rsquo;humanit\u00e9 bless\u00e9e par la guerre. \u00c9coutons ce que J\u00e9sus lui communique le 28 f\u00e9vrier 1968 : \u00ab J\u00e9sus. Je t&rsquo;appelle \u00e0 ta mission. Il y a un horizon lointain que je veux atteindre pour y plonger mes Plaies, pour y r\u00e9pandre mon Sang, le Sang de l&rsquo;Agneau Immacul\u00e9. Mon Sang doit \u00eatre vers\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 il y a haine, rivalit\u00e9, ambitions. Les hommes versent leur sang, sacrifient leur vie, et la haine ne s&rsquo;\u00e9teint pas. Moi, J\u00e9sus, j&rsquo;irai visiter ces lieux en ruine, ces hommes afflig\u00e9s. Je veux aussi leur donner le Sang de l&rsquo;Agneau immacul\u00e9. Nous irons devant Dieu le P\u00e8re et nous nous offrirons \u00e0 Lui pour la Paix entre les peuples. Si les hommes ont ourdi leurs ligues pour nourrir les haines et d\u00e9clencher les guerres, s&rsquo;ils se combattent et se d\u00e9truisent, j&rsquo;ai piti\u00e9, j&rsquo;ai piti\u00e9 des pauvres, des malheureux qui souffrent les tyrannies des ligues. \u00c0 cela, je veux opposer ma Ligue d&rsquo;Amour. Oui, je vous rassemblerai, mes \u00e2mes b\u00e9nies, autour de Moi, et vous en Moi vous vous offrirez \u00e0 mon P\u00e8re pour la Paix entre les peuples, entre les Nations, entre les Gens. Vous serez toujours mon arm\u00e9e d&rsquo;Amour que je veux opposer \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e des hommes. Vous \u00eates l&rsquo;arm\u00e9e qui avance en Moi devant mon P\u00e8re, et Moi, en tant qu&rsquo;Agneau Immacul\u00e9, je veux implorer avec vous, avec ma Ligue d&rsquo;\u00c2mes, la Paix, comme message d&rsquo;Amour aux humbles, aux pauvres, aux d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s, \u00e0 ceux qui m&rsquo;aiment et esp\u00e8rent en Moi. Les confins de la Terre sont vastes, mais je les comprends et je les contiens tous dans ma Mis\u00e9ricorde. Moi, J\u00e9sus, en tant que Dieu et P\u00e8re, j&rsquo;adresse ma Voix au Monde, aux Peuples, aux Fr\u00e8res. Je passerai bient\u00f4t vous visiter d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de la Terre, afin que mon message d&rsquo;Amour soit adress\u00e9 \u00e0 tous, afin que les \u00e2mes se tournent vers Moi qui suis l&rsquo;Auteur de la Vie. Ma Vie passera encore parmi vous, comme un frisson d&rsquo;amour et de Pardon\u2026 Je me donne compl\u00e8tement \u00e0 vous, et vous \u00e0 Moi, et ensemble nous nous offrirons dans l&rsquo;Amour du P\u00e8re, du Fils, du Saint-Esprit. Oui, je donne ma Gr\u00e2ce dans ces Paroles : la Gr\u00e2ce de J\u00e9sus Eucharistie qui veut devenir la nourriture de toutes les \u00e2mes contenues dans le monde, l&rsquo;aliment de l&rsquo;\u00e2me, le r\u00e9confort et la paix du monde. \u00bb<br \/>\n\u00c9prouv\u00e9e par diverses maladies, V\u00e9ra a maintenu une stabilit\u00e9 et un \u00e9quilibre int\u00e9rieurs gr\u00e2ce \u00e0 son union avec l&rsquo;Agneau immol\u00e9, J\u00e9sus Eucharistie, re\u00e7u quotidiennement lorsque cela \u00e9tait possible. La Sainte Messe fut donc le centre de sa vie spirituelle. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9, comme une \u00ab petite goutte d&rsquo;eau \u00bb, elle s&rsquo;unissait au vin pour \u00eatre ins\u00e9parablement unie \u00e0 l&rsquo;Amour infini, J\u00e9sus-Christ, qui se donne, sauve et soutient continuellement le monde. Quelques mois avant de mourir, le 6 septembre 1969, elle \u00e9crivait \u00e0 son p\u00e8re spirituel, Don Gabriello Zucconi : \u00ab Les maladies que je porte en moi depuis plus de vingt ans ont d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9\u00a0; d\u00e9vor\u00e9e par la fi\u00e8vre et les douleurs dans tous les os, <em>je suis vivante dans la Sainte Messe<\/em>. \u00bb Et encore : \u00ab Reste la flamme de la Sainte Messe, l&rsquo;\u00e9tincelle divine qui m&rsquo;anime, me donne vie, puis le travail, les enfants, la famille, l&rsquo;impossibilit\u00e9 de trouver (chez moi) un petit coin tranquille o\u00f9 m&rsquo;isoler pour prier, ou la fatigue physique apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9cole \u00bb (Lettre de V\u00e9ra \u00e0 Don Borra du 13 mai 1969).<\/p>\n<p><strong>Femme de paix et de r\u00e9conciliation<br \/>\n<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Je voudrais conclure par un regard sur V\u00e9ra lors de sa derni\u00e8re hospitalisation \u00e0 l&rsquo;H\u00f4pital Santa Corona de Pietra Ligure, \u00e0 travers le t\u00e9moignage d&rsquo;une patiente, Agnese, sa voisine de lit que V\u00e9ra, femme de paix, a aid\u00e9e \u00e0 se r\u00e9concilier avec le Seigneur pour retrouver la paix et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 du c\u0153ur : \u00ab J&rsquo;ai connu V\u00e9ra lors de sa derni\u00e8re hospitalisation \u00e0 S. Corona en 1969, ayant moi aussi \u00e9t\u00e9 patiente dans le m\u00eame couloir pendant une courte p\u00e9riode. Dans ce couloir \u00e9taient hospitalis\u00e9es des patientes graves et des personnes \u00e2g\u00e9es. Je me souviens encore de notre premi\u00e8re rencontre. Je me suis trouv\u00e9e face \u00e0 une femme encore jeune, brune et tr\u00e8s maigre, de taille moyenne, avec de grands yeux marron fonc\u00e9 expressifs et profonds, les cheveux coiff\u00e9s en \u00ab\u00a0queue de cheval\u00a0\u00bb, qui m&rsquo;a tout de suite mise \u00e0 l&rsquo;aise en me souriant confidentiellement et simplement. Nous sommes devenues de tr\u00e8s bonnes amies. Je me souviens qu&rsquo;au d\u00e9but de notre relation, j&rsquo;ai remarqu\u00e9 chez elle, dans son comportement et dans toutes ses attitudes, certaines particularit\u00e9s que j&rsquo;ai consid\u00e9r\u00e9es, tr\u00e8s h\u00e2tivement, comme des contradictions de son caract\u00e8re. Par exemple, elle semblait accorder trop d&rsquo;importance aux autres, alors qu&rsquo;elle ne me semblait pas pr\u00e9occup\u00e9e par l&rsquo;issue de sa maladie. Elle prenait grand soin de son apparence ext\u00e9rieure non par ambition, mais par v\u00e9ritable respect de sa personne et malgr\u00e9 les graves souffrances que la maladie lui causait\u00a0; je ne l&rsquo;ai jamais entendue se plaindre de son \u00e9tat. Elle apportait soulagement et espoir \u00e0 tous ceux qu&rsquo;elle approchait et quand elle parlait de son avenir, elle le faisait avec enthousiasme et courage. Elle aimait beaucoup son travail d&rsquo;enseignante, qu&rsquo;elle esp\u00e9rait reprendre dans un petit village au-dessus de Varazze, et elle aimait \u00e9norm\u00e9ment les jeunes. N\u00e9anmoins, elle m&rsquo;a aussi confi\u00e9, tr\u00e8s humainement, certaines de ses m\u00e9saventures et d\u00e9ceptions, mais elle l&rsquo;a fait avec tant de mesure et d&rsquo;humilit\u00e9 que j\u2019en ai \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9e\u00a0; je m\u2019en souviens encore. D\u00e8s lors, j&rsquo;ai vu V\u00e9ra avec d&rsquo;autres yeux et j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 comprendre\u2026 Son grand et unique amour que, selon moi, chacune cache dans son c\u0153ur, n&rsquo;\u00e9tait pas terrestre. Ayant fait cette d\u00e9couverte, pour moi V\u00e9ra n&rsquo;avait plus de secrets et notre amiti\u00e9 est devenue beaucoup plus profonde\u00a0; et quand elle m&rsquo;a demand\u00e9 de r\u00e9citer le chapelet avec elle, je l&rsquo;ai fait tr\u00e8s spontan\u00e9ment. Tr\u00e8s simplement et naturellement je lui ai confi\u00e9 que depuis quatre ans je ne recevais plus l&rsquo;Eucharistie, parce que je ne me sentais pas dans les conditions mat\u00e9rielles et spirituelles appropri\u00e9es pour m&rsquo;approcher de J\u00e9sus. Elle m&rsquo;a dit : \u00ab Re\u00e7ois J\u00e9sus, ne le perds pas. Je prends sur moi, devant Lui, toute responsabilit\u00e9 pour toi. \u00bb Et j&rsquo;ai retrouv\u00e9, avec l&rsquo;aide de l&rsquo;aum\u00f4nier de l&rsquo;H\u00f4pital qui m&rsquo;a confess\u00e9e, la joie du pardon qui donne tant de paix. V\u00e9ra n&rsquo;avait qu&rsquo;un seul but dans la vie, je l&rsquo;ai finalement compris, et c&rsquo;\u00e9tait de toujours faire la volont\u00e9 de Dieu avec amour et joie. Souvent, elle recevait de ses proches beaucoup de bonnes choses, qu&rsquo;elle partageait r\u00e9guli\u00e8rement avec nous dans son couloir. Je me souviens, c&rsquo;\u00e9tait fin octobre, quand V\u00e9ra a re\u00e7u de sa famille une magnifique grappe de raisin hors saison\u00a0: elle l&rsquo;a partag\u00e9e en de nombreuses petites portions qu&rsquo;elle nous a fait trouver au petit d\u00e9jeuner sur nos tables de chevet. Ce qui m&rsquo;a frapp\u00e9e dans cet \u00e9pisode, c&rsquo;est le d\u00e9tachement qu&rsquo;elle a montr\u00e9 en recevant le cadeau, en nette opposition avec le plaisir \u00e9vident qu&rsquo;elle \u00e9prouvait \u00e0 le partager avec les autres. Mon mari, qui venait souvent me voir, \u00e9tait lui aussi devenu un grand ami de V\u00e9ra et se souvient encore aujourd&rsquo;hui, avec \u00e9motion, d&rsquo;un \u00e9pisode qui, bien qu&rsquo;il puisse para\u00eetre insignifiant, est en revanche, pour nous, un secret important \u00e0 garder dans nos c\u0153urs. Si je le raconte, c&rsquo;est parce que, en parfaite bonne foi, je crois t\u00e9moigner de V\u00e9ra comme d&rsquo;une personne que J\u00e9sus a voulue <em>dans le monde, mais pas de ce monde<\/em>. V\u00e9ra, op\u00e9r\u00e9e, gisait dans son lit, quand Guido s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il \u00e9tait important de lui retirer le couvre-lit et les draps de ses jambes pour lui donner un peu de soulagement. En effectuant l&rsquo;op\u00e9ration, ses membres inf\u00e9rieurs ont \u00e9t\u00e9 involontairement d\u00e9couverts. Alors V\u00e9ra, tr\u00e8s souffrante, presque \u00e0 la limite du supportable, a encore eu le courage et l&rsquo;esprit de nous faire sourire : \u00ab Ne regarde pas mes jambes, Guido !\u2026 \u00bb, s&rsquo;est-elle exclam\u00e9e, avec un certain humour et ainsi elle nous a imm\u00e9diatement tir\u00e9s de l&#8217;embarras. Alors moi, en passant une main sous l&rsquo;oreiller pour le remettre en place, j\u2019ai senti la pr\u00e9sence d&rsquo;un crucifix en bois\u2026 Et voil\u00e0 comment \u00e9tait V\u00e9ra, pour mon mari et moi : une personne d&rsquo;une grande humanit\u00e9 et, en m\u00eame temps, une personne tr\u00e8s\u2026 tr\u00e8s\u2026 mais tr\u00e8s proche du Christ Crucifi\u00e9. Nous continuons \u00e0 sentir V\u00e9ra vivante et proche\u2026 Nous sentons qu&rsquo;elle est l\u00e0, qu&rsquo;elle existe et que maintenant, plus qu&rsquo;avant, elle est pr\u00e9sente parmi nous. Une nuit, dans une tr\u00e8s mauvaise p\u00e9riode de ma vie, pendant que je dors, Elle m&rsquo;appara\u00eet et me parle longuement et le matin, \u00e0 mon r\u00e9veil, j&rsquo;affronte le nouveau jour avec une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 que je ne poss\u00e9dais plus depuis longtemps. Mon mari aussi se tourne souvent vers Elle dans la pri\u00e8re et lui parle comme si elle \u00e9tait vivante. \u00bb<\/p>\n<p>Deux mois plus tard, le 22 d\u00e9cembre, V\u00e9ra quitta la vie terrestre pour s&rsquo;unir d\u00e9finitivement \u00e0 son \u00c9poux et Prince de la Paix, J\u00e9sus-Christ notre Seigneur.<\/p>\n<p><em>Maria Rita Scrimieri<br \/>\n<\/em><em>Pr\u00e9sidente de la Fondation V\u00e9ra Grita et Don G. Zucconi, sdb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La figure de V\u00e9ra Grita, humble institutrice ligure et Coop\u00e9ratrice Sal\u00e9sienne, brille comme un t\u00e9moignage&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":47457,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":16,"footnotes":""},"categories":[125],"tags":[1752,2554,2587,1818,1968,1962,2616,2022],"class_list":["post-47464","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nos-saints","tag-cooperateurs-salesiens","tag-dieu","tag-famille-salesienne","tag-grace","tag-saints","tag-salut","tag-temoins","tag-vertus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47464","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47464"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47464\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47472,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47464\/revisions\/47472"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/47457"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47464"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47464"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47464"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}