{"id":45201,"date":"2025-09-10T07:28:17","date_gmt":"2025-09-10T07:28:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.donbosco.press\/?p=45201"},"modified":"2025-09-10T16:23:00","modified_gmt":"2025-09-10T16:23:00","slug":"loteries-de-veritables-exploits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/loteries-de-veritables-exploits\/","title":{"rendered":"Loteries : de v\u00e9ritables exploits"},"content":{"rendered":"<p>Don Bosco ne fut pas seulement un \u00e9ducateur et un pasteur d\u2019\u00e2mes infatigable, mais aussi un homme d\u2019une extraordinaire ing\u00e9niosit\u00e9, capable d\u2019inventer des solutions nouvelles et courageuses pour soutenir ses \u0153uvres. Les n\u00e9cessit\u00e9s \u00e9conomiques de l\u2019Oratoire de Valdocco, en constante expansion, le pouss\u00e8rent \u00e0 chercher des moyens toujours plus efficaces pour garantir le g\u00eete, le couvert, l\u2019\u00e9cole et le travail \u00e0 des milliers de gar\u00e7ons. Parmi ceux-ci, les loteries repr\u00e9sent\u00e8rent l\u2019une des intuitions les plus ing\u00e9nieuses : de v\u00e9ritables entreprises collectives, qui impliquaient nobles, pr\u00eatres, bienfaiteurs et simples citoyens. Ce n\u2019\u00e9tait pas simple, car la l\u00e9gislation pi\u00e9montaise r\u00e9glementait rigoureusement les loteries, n\u2019en permettant l\u2019organisation aux particuliers que dans des cas bien d\u00e9finis. Et il ne s\u2019agissait pas seulement de collecter des fonds, mais de cr\u00e9er un r\u00e9seau de solidarit\u00e9 qui unissait la soci\u00e9t\u00e9 turinoise autour du projet \u00e9ducatif et spirituel de l\u2019Oratoire. La premi\u00e8re, en 1851, fut une aventure m\u00e9morable, riche en impr\u00e9vus et en succ\u00e8s.<\/p>\n<p>            L\u2019argent qui arrivait entre les mains de Don Bosco y restait peu de temps, car il \u00e9tait imm\u00e9diatement utilis\u00e9 pour nourrir, loger, scolariser et faire travailler des dizaines de milliers de gar\u00e7ons ou pour construire des coll\u00e8ges, des orphelinats et des \u00e9glises ou pour soutenir les missions d\u2019Am\u00e9rique du Sud. Ses comptes, on le sait, ont toujours \u00e9t\u00e9 d\u00e9ficitaires ; les dettes l\u2019ont accompagn\u00e9 tout au long de sa vie.<br \/>\n            Or, parmi les moyens intelligemment adopt\u00e9s par Don Bosco pour financer ses \u0153uvres, on peut certainement placer les loteries : une quinzaine ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es par lui, petites et grandes. La premi\u00e8re, modeste, fut celle de Turin en 1851 en faveur de l\u2019\u00e9glise Saint Fran\u00e7ois de Sales de Valdocco et la derni\u00e8re, grandiose, au milieu des ann\u00e9es 1880, fut celle pour faire face aux immenses d\u00e9penses de l\u2019\u00e9glise et de l\u2019Hospice du Sacr\u00e9-C\u0153ur de la gare Termini \u00e0 Rome.<br \/>\n            Une v\u00e9ritable histoire de ces loteries reste \u00e0 \u00e9crire, bien que les sources ne manquent pas \u00e0 cet \u00e9gard. Ce n\u2019est que pour la premi\u00e8re, celle de 1851, que nous avons retrouv\u00e9 une douzaine d\u2019in\u00e9dits. Gr\u00e2ce \u00e0 elles, nous reconstituons son histoire tourment\u00e9e en deux \u00e9pisodes.<\/p>\n<p>La demande d\u2019autorisation<br \/>\n            Selon la loi du 24 f\u00e9vrier 1820 \u2013 modifi\u00e9e par les brevets royaux de janvier 1835 et par les instructions de la Compagnie g\u00e9n\u00e9rale des finances royales du 24 ao\u00fbt 1835, puis par les brevets royaux du 17 juillet 1845 \u2013 toute loterie nationale (Royaume de Sardaigne) devait faire l\u2019objet d\u2019une autorisation gouvernementale pr\u00e9alable.<br \/>\n            Pour Don Bosco, il s\u2019agissait avant tout d\u2019avoir la certitude morale de r\u00e9ussir le projet. Il l\u2019a eue gr\u00e2ce au soutien \u00e9conomique et moral des tout premiers bienfaiteurs : les nobles familles Callori et Fassati et le chanoine Anglesio de Cottolengo. Il se lance donc dans ce qui s\u2019av\u00e9rera \u00eatre une authentique entreprise. En peu de temps, il r\u00e9ussit \u00e0 mettre en place une commission d\u2019organisation, compos\u00e9e au d\u00e9part de seize personnalit\u00e9s, puis de vingt. Parmi elles, de nombreuses autorit\u00e9s civiles officiellement reconnues, comme un s\u00e9nateur (nomm\u00e9 tr\u00e9sorier), deux adjoints au maire, trois conseillers municipaux ; puis des pr\u00eatres prestigieux comme les th\u00e9ologiens Pietro Baricco, adjoint au maire et secr\u00e9taire de la Commission, Giovanni Borel, aum\u00f4nier de la cour, Giuseppe Ortalda, directeur de l\u2019Opera Pia di Propaganda Fide, Roberto Murialdo, cofondateur du Collegio degli Artigianelli et de l\u2019Association de charit\u00e9 ; enfin, des hommes d\u2019exp\u00e9rience comme un ing\u00e9nieur, un orf\u00e8vre r\u00e9put\u00e9, un n\u00e9gociant en gros, etc. Tous des gens, pour la plupart propri\u00e9taires terriens, connus de Don Bosco et \u00ab proches \u00bb de l\u2019\u0153uvre du Valdocco.<br \/>\n            La Commission termin\u00e9e, Don Bosco transmet, d\u00e9but d\u00e9cembre 1851, la demande formelle \u00e0 l\u2019Intendant G\u00e9n\u00e9ral des Finances, le Chevalier Alessandro Pernati di Momo (futur S\u00e9nateur et Ministre de l\u2019Int\u00e9rieur du Royaume) ainsi qu\u2019\u00e0 un \u00ab ami \u00bb de l\u2019\u0153uvre du Valdocco.<\/p>\n<p>L\u2019appel aux dons<br \/>\n            Il joint \u00e0 la demande d\u2019autorisation une circulaire tr\u00e8s int\u00e9ressante dans laquelle, apr\u00e8s avoir retrac\u00e9 l\u2019histoire \u00e9mouvante de l\u2019Oratoire \u2013 appr\u00e9ci\u00e9 par la famille royale, les autorit\u00e9s gouvernementales et communales \u2013 il signale que la n\u00e9cessit\u00e9 constante d\u2019agrandir l\u2019\u0152uvre du Valdocco pour accueillir de plus en plus de jeunes consomme les ressources \u00e9conomiques de la bienfaisance priv\u00e9e. C\u2019est pourquoi, pour payer les frais d\u2019ach\u00e8vement de la nouvelle chapelle en construction, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de faire appel \u00e0 la charit\u00e9 publique par le biais d\u2019une loterie de dons \u00e0 offrir spontan\u00e9ment : \u00ab Ce moyen consiste en une loterie d\u2019objets, que le soussign\u00e9 a eu l\u2019id\u00e9e d\u2019entreprendre pour couvrir les frais d\u2019ach\u00e8vement de la nouvelle chapelle, et \u00e0 laquelle votre seigneurie voudra sans doute pr\u00eater son concours, r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 l\u2019excellence de l\u2019\u0153uvre \u00e0 laquelle elle s\u2019adresse. Quel que soit l\u2019objet que Votre Seigneurie voudra offrir, qu\u2019il soit de soie, de laine, de m\u00e9tal ou de bois, qu\u2019il soit l\u2019oeuvre d\u2019un artiste r\u00e9put\u00e9, d\u2019un modeste ouvrier, d\u2019un artisan laborieux ou d\u2019une dame charitable, tout sera accept\u00e9 avec reconnaissance, parce qu\u2019en mati\u00e8re de charit\u00e9, chaque petit secours est une grande chose, et parce que les offrandes, m\u00eame petites, d\u2019un grand nombre peuvent suffire \u00e0 achever l\u2019oeuvre d\u00e9sir\u00e9e \u00bb.<br \/>\n            La circulaire indiquait \u00e9galement les noms des promoteurs \u00e0 qui les dons pouvaient \u00eatre remis et des personnes de confiance qui les recueillaient et les gardaient. Les 46 promoteurs comprenaient diverses cat\u00e9gories de personnes : professionnels, professeurs, impr\u00e9sarios, \u00e9tudiants, clercs, commer\u00e7ants, marchands, pr\u00eatres ; par contre, parmi les quelque 90 promoteurs, les femmes de la noblesse (baronne, marquise, comtesse et leurs accompagnatrices) semblaient pr\u00e9dominer.<br \/>\n            Elle ne manqua pas de joindre \u00e0 la demande le \u00ab plan de la loterie \u00bb dans ses multiples aspects formels : collecte des objets, r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 de livraison des objets, leur \u00e9valuation, billets authentifi\u00e9s \u00e0 vendre en nombre proportionnel au nombre et \u00e0 la valeur des objets, leur exposition au public, tirage au sort des gagnants, publication des num\u00e9ros tir\u00e9s, heure de la collecte des lots, etc. Une s\u00e9rie de t\u00e2ches exigeantes auxquelles Don Bosco ne s\u2019est pas soustrait. La chapelle de Pinardi ne suffisait plus \u00e0 ses jeunes : il leur faut une \u00e9glise plus grande, celle pr\u00e9vue de Saint Fran\u00e7ois de Sales (une douzaine d\u2019ann\u00e9es plus tard, il leur en faudra une autre encore plus grande, celle de Marie Auxiliatrice !)<\/p>\n<p>Une r\u00e9ponse positive<br \/>\n            Compte tenu du s\u00e9rieux de l\u2019initiative et de la grande \u00ab qualit\u00e9 \u00bb des membres de la Commission de proposition, la r\u00e9ponse de l\u2019Intendance ne pouvait \u00eatre que positive et imm\u00e9diate. Le 17 d\u00e9cembre, le d\u00e9put\u00e9-maire Pietro Baricco a transmis \u00e0 Don Bosco le d\u00e9cret correspondant, en l\u2019invitant \u00e0 transmettre des copies des futurs actes formels de la loterie \u00e0 l\u2019administration municipale, responsable de la r\u00e9gularit\u00e9 de toutes les exigences l\u00e9gales. A ce moment-l\u00e0, avant No\u00ebl, Don Bosco envoya la circulaire susmentionn\u00e9e \u00e0 l\u2019imprimerie, la fit circuler et commen\u00e7a \u00e0 recueillir des dons.<br \/>\n            Il disposait de deux mois pour le faire, car d\u2019autres loteries avaient lieu au cours de l\u2019ann\u00e9e. Mais les dons arrivaient lentement et, \u00e0 la mi-janvier, Don Bosco se vit contraint de r\u00e9imprimer la circulaire et de demander la collaboration de tous les jeunes du Valdocco et de leurs amis pour \u00e9crire des adresses, rendre visite aux bienfaiteurs connus, faire conna\u00eetre l\u2019initiative et collecter les dons.<br \/>\n            Mais le meilleur reste \u00e0 venir.<\/p>\n<p>La salle d\u2019exposition<br \/>\n            Le Valdocco n\u2019ayant pas d\u2019espace pour exposer les dons, Don Bosco demanda \u00e0 l\u2019adjoint au maire Baricco, tr\u00e9sorier de la commission de la loterie, de demander au minist\u00e8re de la Guerre trois salles dans la partie du couvent Saint-Dominique mise \u00e0 la disposition de l\u2019arm\u00e9e. Les p\u00e8res dominicains acceptaient. Le ministre Alfonso Lamarmora les leur accorda le 16 janvier. Mais Don Bosco se rendit vite compte qu\u2019elles ne seraient pas assez grandes et demanda au roi, par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019aum\u00f4nier, l\u2019abb\u00e9 Stanislao Gazzelli, une chambre plus grande. Le surintendant royal Pampar\u00e0 lui r\u00e9pondit que le roi ne disposait pas de locaux ad\u00e9quats et proposa de louer \u00e0 ses frais un local pour le jeu du Trincotto (ou pallacorda : une sorte de tennis \u00e0 main ante litteram). Ce local ne serait cependant disponible que pour le mois de mars et sous certaines conditions. Don Bosco refusa la proposition mais accepta les 200 lires offertes par le roi pour la location du local. Il se mit alors \u00e0 la recherche d\u2019une autre salle et en trouva une convenable sur la recommandation de la mairie, derri\u00e8re l\u2019\u00e9glise Saint-Dominique, \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres du Valdocco.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e des dons<br \/>\n            Entre-temps, Don Bosco avait demand\u00e9 au ministre des Finances, le c\u00e9l\u00e8bre comte Camillo Cavour, une r\u00e9duction ou une exon\u00e9ration des frais de port pour les lettres circulaires, les billets et les cadeaux eux-m\u00eames. Par l\u2019interm\u00e9diaire du fr\u00e8re du comte, le tr\u00e8s religieux marquis Gustavo di Cavour, il obtient l\u2019approbation de diverses r\u00e9ductions postales.<br \/>\n            Il s\u2019agissait maintenant de trouver un expert pour \u00e9valuer le montant des cadeaux et le nombre de billets \u00e0 vendre. Don Bosco s\u2019adressa \u00e0 l\u2019intendant et lui proposa aussi le nom : un orf\u00e8vre membre de la Commission. L\u2019intendant, cependant, r\u00e9pondit par l\u2019interm\u00e9diaire du maire en lui demandant une double copie des cadeaux re\u00e7us afin de nommer son propre expert. Don Bosco ex\u00e9cuta imm\u00e9diatement la demande et le 19 f\u00e9vrier, l\u2019expert \u00e9valua les 700 objets collect\u00e9s \u00e0 4124,20 lires. Au bout de trois mois, on arriva \u00e0 1000 dons, au bout de quatre mois \u00e0 2000, jusqu\u2019\u00e0 la conclusion de 3251 dons, gr\u00e2ce \u00e0 la \u00ab qu\u00eate \u00bb continue de Don Bosco aupr\u00e8s des particuliers, des pr\u00eatres et des \u00e9v\u00eaques et \u00e0 ses demandes formelles r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 la Commune de prolonger le d\u00e9lai pour le tirage. Don Bosco ne manqua pas non plus de critiquer l\u2019estimation faite par l\u2019assesseur municipal des dons qui arrivaient continuellement, qu\u2019il disait inf\u00e9rieure \u00e0 leur valeur r\u00e9elle ; et de fait, d\u2019autres assesseurs s\u2019ajout\u00e8rent, en particulier un peintre pour les \u0153uvres d\u2019art.<br \/>\n            Le chiffre final est tel que Don Bosco est autoris\u00e9 \u00e0 \u00e9mettre 99.999 billets au prix de 50 centimes l\u2019unit\u00e9. Au catalogue d\u00e9j\u00e0 imprim\u00e9 des dons num\u00e9rot\u00e9s avec le nom du donateur et des promoteurs, on ajouta un suppl\u00e9ment avec les derniers dons arriv\u00e9s. Parmi eux, ceux du Pape, du Roi, de la Reine M\u00e8re, de la Reine Consort, des d\u00e9put\u00e9s, des s\u00e9nateurs, des autorit\u00e9s municipales, mais aussi de nombreuses personnes modestes, surtout des femmes, qui ont offert des objets m\u00e9nagers et mobiliers, m\u00eame de faible valeur (verre, encrier, bougie, carafe, tire-bouchon, bouchon, d\u00e9 \u00e0 coudre, ciseaux, lampe, m\u00e8tre, pipe, porte-cl\u00e9s, savon, taille-crayon, sucrier). Les cadeaux les plus fr\u00e9quents sont les livres (629) et les tableaux (265). M\u00eame les gar\u00e7ons du Valdocco ont rivalis\u00e9 pour offrir leur propre petit cadeau, peut-\u00eatre un livret offert par Don Bosco lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Un travail \u00e9norme jusqu\u2019au tirage au sort<br \/>\n            \u00c0 ce moment-l\u00e0, il fallait imprimer les billets en s\u00e9rie progressive sous deux formes (petit talon et billet), les faire signer par deux membres de la commission, envoyer le billet avec une note, documenter l\u2019argent collect\u00e9. De nombreux bienfaiteurs ont re\u00e7u des dizaines de billets, avec une invitation \u00e0 les conserver ou \u00e0 les transmettre \u00e0 des amis et connaissances.<br \/>\n            La date du tirage au sort, initialement fix\u00e9e au 30 avril, fut report\u00e9e au 31 mai, puis au 30 juin, pour se tenir \u00e0 la mi-juillet. Ce dernier report est d\u00fb \u00e0 l\u2019explosion de la poudri\u00e8re de Borgo Dora qui a d\u00e9vast\u00e9 la r\u00e9gion du Valdocco.<br \/>\n            Pendant deux apr\u00e8s-midi, les 12 et 13 juillet 1852, des billets sont tir\u00e9s au sort sur le balcon de l\u2019h\u00f4tel de ville. Quatre urnes \u00e0 roue de couleurs diff\u00e9rentes contenaient 10 balles (de 0 \u00e0 9) identiques et de la m\u00eame couleur que la roue. Introduites une \u00e0 une par l\u2019adjoint au maire dans les urnes, puis tourn\u00e9es, huit jeunes gens de l\u2019Oratoire effectuent l\u2019op\u00e9ration et le num\u00e9ro tir\u00e9 est proclam\u00e9 \u00e0 haute voix puis publi\u00e9 dans la presse. De nombreux cadeaux ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s \u00e0 l\u2019Oratoire, o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9utilis\u00e9s par la suite.<\/p>\n<p>Le jeu en valait-il la chandelle ?<br \/>\n            Pour les quelque 74 000 billets vendus, apr\u00e8s d\u00e9duction des frais, il reste \u00e0 Don Bosco environ 26 000 lires, qu\u2019il partage \u00e0 parts \u00e9gales avec l\u2019\u0153uvre voisine de Cottolengo. Un petit capital certes (la moiti\u00e9 du prix d\u2019achat de la maison Pinardi l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente), mais le plus grand r\u00e9sultat du travail ext\u00e9nuant qu\u2019il effectua pour r\u00e9aliser la loterie \u2013 document\u00e9 par des dizaines de lettres souvent in\u00e9dites \u2013 fut l\u2019implication directe et sinc\u00e8re de milliers de personnes de toutes les classes sociales dans son \u00ab projet naissant du Valdocco \u00bb : en le faisant conna\u00eetre, appr\u00e9cier et ensuite soutenir \u00e9conomiquement, socialement et politiquement.<br \/>\n            Don Bosco a eu recours \u00e0 plusieurs reprises \u00e0 des loteries, toujours dans un double but : collecter des fonds pour ses \u0153uvres en faveur des gar\u00e7ons pauvres, pour les missions, et offrir aux croyants (et aux non-croyants) des moyens de pratiquer la charit\u00e9, le moyen le plus efficace, comme il le r\u00e9p\u00e9tait continuellement, pour \u00ab obtenir le pardon des p\u00e9ch\u00e9s et s\u2019assurer la vie \u00e9ternelle \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai toujours eu besoin de tous \u00bb Don Bosco<\/p>\n<p>Au s\u00e9nateur Giuseppe Cotta<\/p>\n<p>Giuseppe Cotta, banquier, \u00e9tait un grand bienfaiteur de Don Bosco. La d\u00e9claration suivante sur papier timbr\u00e9, dat\u00e9e du 5 f\u00e9vrier 1849, est conserv\u00e9e dans les archives : \u00ab Les pr\u00eatres soussign\u00e9s T. Borrelli Gioanni de Turin et D. Bosco Gio\u2019 di Castelnuovo d\u2019Asti se d\u00e9clarent d\u00e9biteurs de trois mille francs envers le malheureux Cavaliere Cotta qui les leur a pr\u00eat\u00e9s pour une \u0153uvre pieuse. Cette somme doit \u00eatre rembours\u00e9e par les soussign\u00e9s dans un an avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00bb. Sign\u00e9 Pr\u00eatre Giovanni Borel, D. Bosco Gio.<\/p>\n<p>Au bas de la m\u00eame page et \u00e0 la m\u00eame date, don Joseph Cafasso \u00e9crit : \u00ab Le soussign\u00e9 remercie vivement tr\u00e8s Illustre Mr le Chev. Cotta pour ce qui pr\u00e9c\u00e8de et se porte garant aupr\u00e8s de lui pour la somme mentionn\u00e9e \u00bb. Au bas de la page, Cotta signe qu\u2019il a re\u00e7u 2 000 lires le 10 avril 1849, 500 lires le 21 juillet 1849 et le solde le 4 janvier 1851.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Don Bosco ne fut pas seulement un \u00e9ducateur et un pasteur d\u2019\u00e2mes infatigable, mais aussi&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":44819,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":5,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[1704,1716,1758,1764,2580,1728,1914,1956],"class_list":["post-45201","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-bienfaiteurs","tag-charisme-salesien","tag-creativite-salesienne","tag-don-bosco","tag-evenement","tag-maisons-salesiennes","tag-oratoire","tag-salesiens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45201","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=45201"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45201\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":45203,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45201\/revisions\/45203"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44819"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=45201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=45201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=45201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}