{"id":36165,"date":"2025-05-02T07:24:49","date_gmt":"2025-05-02T07:24:49","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=36165"},"modified":"2025-05-02T07:26:55","modified_gmt":"2025-05-02T07:26:55","slug":"le-pere-crespi-et-le-jubile-de-1925","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/nos-saints\/le-pere-crespi-et-le-jubile-de-1925\/","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Crespi et le Jubil\u00e9 de 1925"},"content":{"rendered":"\n<p><em>En 1925, en vue de l&rsquo;Ann\u00e9e Sainte, le P\u00e8re Carlo Crespi s&rsquo;est fait le promoteur d&rsquo;une exposition missionnaire internationale. Rappel\u00e9 du Coll\u00e8ge Manfredini d&rsquo;Este, il fut charg\u00e9 de documenter les entreprises missionnaires en \u00c9quateur, en recueillant des mat\u00e9riaux scientifiques, ethnographiques et audiovisuels. Gr\u00e2ce \u00e0 des voyages et des projections, son \u0153uvre unit Rome et Turin, soulignant l&rsquo;engagement sal\u00e9sien et renfor\u00e7ant les liens entre les institutions eccl\u00e9siastiques et civiles. Son courage et sa vision ont transform\u00e9 le d\u00e9fi missionnaire en un succ\u00e8s d&rsquo;exposition, laissant une empreinte ind\u00e9l\u00e9bile dans l&rsquo;histoire de Propaganda Fide et dans celle de l&rsquo;action missionnaire sal\u00e9sienne.<br><\/em><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Quand Pie XI voulut programmer \u00e0 Rome une Exposition Missionnaire Internationale en vue de l&rsquo;Ann\u00e9e Sainte de 1925, les Sal\u00e9siens prirent leur propre initiative avec une Exposition Missionnaire, qui devait se tenir \u00e0 Turin en 1926, \u00e9galement en fonction du 50e anniversaire des Missions sal\u00e9siennes. Dans ce but, les Sup\u00e9rieurs ont tout de suite pens\u00e9 \u00e0 Don Carlo Crespi et l&rsquo;ont rappel\u00e9 du Coll\u00e8ge Manfredini d&rsquo;Este, o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 pour enseigner les sciences naturelles, les math\u00e9matiques et la musique.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 Turin, Don Carlo prit contact avec le Recteur Majeur, Don Filippo Rinaldi, avec le sup\u00e9rieur pour les missions, Don Pietro Ricaldone et, en particulier, avec Mgr Domenico Comin, vicaire apostolique de M\u00e9ndez et Gualaquiza (\u00c9quateur), qui devait soutenir son initiative. C\u2019est \u00e0 cette occasion que les voyages, les explorations, les recherches, les \u00e9tudes et tout ce qui devait na\u00eetre de l&rsquo;\u0153uvre de Carlo Crespi ont re\u00e7u l&rsquo;aval et le feu vert officiel des Sup\u00e9rieurs. Bien qu&rsquo;il manqu\u00e2t encore quatre ans pour l&rsquo;Exposition projet\u00e9e, ils demand\u00e8rent \u00e0 Don Carlo de s&rsquo;en occuper directement, afin de r\u00e9aliser un travail scientifiquement s\u00e9rieux et cr\u00e9dible.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il s&rsquo;agissait de :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 1. Cr\u00e9er un climat d&rsquo;int\u00e9r\u00eat en faveur des Sal\u00e9siens op\u00e9rant dans la mission \u00e9quatorienne de M\u00e9ndez, en valorisant leurs travaux par le biais de documentations \u00e9crites et orales, et en pr\u00e9voyant une collecte de fonds.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 2. Recueillir du mat\u00e9riel pour l&rsquo;am\u00e9nagement de l&rsquo;Exposition Missionnaire Internationale de Rome et le transf\u00e9rer ensuite \u00e0 Turin, pour comm\u00e9morer solennellement les cinquante premi\u00e8res ann\u00e9es des missions sal\u00e9siennes.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 3. Effectuer une \u00e9tude scientifique dudit territoire afin de convoyer les r\u00e9sultats, non seulement dans les expositions de Rome et Turin, mais surtout dans un mus\u00e9e permanent et dans une \u0153uvre historique, g\u00e9ographique et ethnographique pr\u00e9cise.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 partir de 1921, les Sup\u00e9rieurs charg\u00e8rent Don Carlo de mener dans diff\u00e9rentes villes italiennes des activit\u00e9s de propagande en faveur des missions. Pour sensibiliser l&rsquo;opinion publique \u00e0 ce sujet, Don Carlo organisa la projection de documentaires sur la Patagonie, la Terre de Feu et les Indiens du Mato Grosso. Aux films tourn\u00e9s par les missionnaires il adjoignit des commentaires musicaux ex\u00e9cut\u00e9s personnellement au piano.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La propagande avec des conf\u00e9rences rapporta environ 15 000 lires [correspondant \u00e0 14 684 \u20ac], d\u00e9pens\u00e9es ensuite pour les voyages, le transport et pour les mat\u00e9riels suivants : un appareil photo, une cam\u00e9ra, une machine \u00e0 \u00e9crire, quelques boussoles, des th\u00e9odolites, des niveaux \u00e0 bulle, des pluviom\u00e8tres, une trousse de m\u00e9dicaments, des outils d&rsquo;agriculture, des tentes de campement.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Plusieurs industriels de la r\u00e9gion de Milan offrirent quelques quintaux de tissus pour une valeur de 80 000 lires [78 318 \u20ac], tissus qui furent r\u00e9partis par la suite au profit des Indiens.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le 22 mars 1923, le P\u00e8re Crespi s&#8217;embarque sur le bateau \u00e0 vapeur \u00ab Venezuela \u00bb, \u00e0 destination de Guayaquil, le port fluvial et maritime le plus important de l&rsquo;\u00c9quateur, la capitale commerciale et \u00e9conomique du pays, surnomm\u00e9e pour sa beaut\u00e9 \u00ab La Perle du Pacifique \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Plus tard, il \u00e9voquera avec une grande \u00e9motion son d\u00e9part pour les Missions : <em>\u00ab Je me souviens de mon d\u00e9part de G\u00eanes le 22 mars de l&rsquo;ann\u00e9e 1923 [\u2026]. Quand on leva les ponts qui nous tenaient encore attach\u00e9s \u00e0 la terre natale, et que le navire commen\u00e7a \u00e0 bouger, mon \u00e2me fut envahie par une joie bouleversante, surhumaine, ineffable, telle que je ne l&rsquo;avais jamais ressentie \u00e0 aucun moment de ma vie, pas m\u00eame le jour de ma premi\u00e8re communion, pas m\u00eame le jour de ma premi\u00e8re messe. \u00c0 cet instant, je commen\u00e7ai \u00e0 comprendre ce qu&rsquo;\u00e9tait le missionnaire et ce que Dieu lui r\u00e9servait [\u2026]. Priez avec ferveur, afin que Dieu nous conserve la sainte vocation et nous rende dignes de notre sainte mission ; afin que ne p\u00e9risse aucune des \u00e2mes, que dans ses d\u00e9crets \u00e9ternels Dieu a voulu sauver par notre interm\u00e9diaire ; afin qu&rsquo;il fasse de nous de vaillants champions de la foi, jusqu&rsquo;\u00e0 la mort, jusqu&rsquo;au martyre \u00bb <\/em>(Carlo Crespi, Nouveau d\u00e9part. L&rsquo;hymne de reconnaissance, dans le Bollettino Salesiano, L, n.12, d\u00e9cembre 1926).<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Carlo a rempli la mission re\u00e7ue en mettant en pratique ses connaissances universitaires, en particulier \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9chantillonnage de min\u00e9raux, de flore et de faune provenant de l&rsquo;\u00c9quateur. Mais tr\u00e8s vite, il est all\u00e9 au-del\u00e0 de la mission qui lui avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e, en s&rsquo;enthousiasmant pour des th\u00e8mes de caract\u00e8re ethnographique et arch\u00e9ologique qui, par la suite, occuperont beaucoup de moments de sa vie intense.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 D\u00e8s ses premi\u00e8res recherches, Carlo Crespi ne se limite pas \u00e0 admirer, mais il recueille, classe, note, photographie, filme et documente tout ce qui attire son attention de chercheur. Avec enthousiasme, il s&rsquo;aventure dans l&rsquo;Est \u00e9quatorien pour des films, des documentaires et pour recueillir de pr\u00e9cieuses collections botaniques, zoologiques, ethniques et arch\u00e9ologiques.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C&rsquo;est ce monde magn\u00e9tique qui vibrait d\u00e9j\u00e0 dans son c\u0153ur avant m\u00eame d&rsquo;y arriver, auquel il fait r\u00e9f\u00e9rence dans ses carnets : <em>\u00ab En ces jours, une voix nouvelle, insistante, r\u00e9sonne dans mon \u00e2me, une nostalgie sacr\u00e9e des pays de mission ; parfois aussi par le d\u00e9sir de conna\u00eetre en particulier des choses scientifiques. Oh\u00a0! Seigneur ! Je suis dispos\u00e9 \u00e0 tout, \u00e0 abandonner la famille, les parents, les compagnons d&rsquo;\u00e9tudes ; le tout pour sauver quelques \u00e2mes, si tel est ton d\u00e9sir, ta volont\u00e9 \u00bb <\/em>(Sans lieu, sans date.<em> &#8211; Notes personnelles et r\u00e9flexions du Serviteur de Dieu sur des th\u00e8mes de nature spirituelle extraits de 4 petits cahiers).<\/em><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un premier itin\u00e9raire, d&rsquo;une dur\u00e9e de trois mois, le conduisit de Cuenca \u00e0 Gualaceo, Indanza et se termina \u00e0 la rivi\u00e8re Santiago. Il atteignit ensuite la vall\u00e9e du fleuve San Francesco, la lagune de Patococha, Tres Palmas, Culebrillas, Potrerillos (la localit\u00e9 la plus haute, \u00e0 3 800 m d&rsquo;altitude), Rio Ishpingo, la colline de Puerco Grande, Tinajillas, Zapote, Loma de Puerco Chico, Plan de Milagro et Pianoro. Dans chacun de ces lieux, il recueillit des \u00e9chantillons \u00e0 faire s\u00e9cher et \u00e0 int\u00e9grer dans les diff\u00e9rentes collections. Des carnets de terrain et de nombreuses photographies documentent le tout avec pr\u00e9cision.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Carlo Crespi organisa un deuxi\u00e8me voyage \u00e0 travers les vall\u00e9es de Yanganza, Lim\u00f3n, Pe\u00f1a Blanca, Tzaranbiza, ainsi que le long du sentier d&rsquo;Indanza. Comme il est facile de le supposer, les d\u00e9placements \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque \u00e9taient difficiles : il n&rsquo;existait que des chemins muletiers, sans compter les pr\u00e9cipices, les conditions climatiques inhospitali\u00e8res, les b\u00eates dangereuses, les ophidiens mortels et les maladies tropicales.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 cela s&rsquo;ajoutait le danger d&rsquo;attaques de la part des habitants indomptables de l&rsquo;Est, que Don Carlo r\u00e9ussit cependant \u00e0 approcher, ce qui lui permettra de r\u00e9aliser le long m\u00e9trage \u00ab <em>Los invencibles Shuaras del Alto Amazonas<\/em> \u00bb, qu&rsquo;il tournera en 1926 et qui sera projet\u00e9 le 26 f\u00e9vrier 1927 \u00e0 Guayaquil. Surmontant tous ces pi\u00e8ges, il r\u00e9ussit \u00e0 r\u00e9unir six cents vari\u00e9t\u00e9s de col\u00e9opt\u00e8res, soixante oiseaux empaill\u00e9s au plumage merveilleux, des mousses, des lichens, des foug\u00e8res. Il \u00e9tudia environ deux cents esp\u00e8ces locales et, en utilisant la sous-classification des lieux visit\u00e9s par les naturalistes sur les Allioni, il trouva 21 vari\u00e9t\u00e9s de foug\u00e8res, appartenant \u00e0 la zone tropicale en dessous de 800 m d&rsquo;altitude ; 72 \u00e0 la zone subtropicale qui va de 800 \u00e0 1 500 m d&rsquo;altitude ; 102 \u00e0 la r\u00e9gion subandine, entre 1 500 et 3 400 m d&rsquo;altitude, et 19 \u00e0 la zone andine, sup\u00e9rieure \u00e0 3 600 m d&rsquo;altitude (Tr\u00e8s int\u00e9ressant est le commentaire du professeur Roberto Bosco, prestigieux botaniste et membre de la Soci\u00e9t\u00e9 Botanique Italienne qui, quatorze ans plus tard, en 1938, d\u00e9cida d&rsquo;\u00e9tudier et d&rsquo;ordonner syst\u00e9matiquement<em> \u00ab la magnifique collection de foug\u00e8res \u00bb<\/em> pr\u00e9par\u00e9e en quelques mois par le \u00ab Prof. Carlo Crespi, herborisant en \u00c9quateur).<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les esp\u00e8ces les plus dignes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, \u00e9tudi\u00e9es par Roberto Bosco, ont \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9es \u00ab Crespiane \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 R\u00e9sumons. D\u00e8s octobre 1923, pour pr\u00e9parer l&rsquo;Exposition Vaticane, Don Carlo avait organis\u00e9 les premi\u00e8res excursions missionnaires \u00e0 travers tout le Vicariat, jusqu&rsquo;\u00e0 M\u00e9ndez, Gualaquiza et Indanza, en recueillant des mat\u00e9riaux ethnographiques et beaucoup de documentation photographique. Les d\u00e9penses furent couvertes au moyen des tissus et des financements recueillis en Italie. Avec le mat\u00e9riel recueilli, qu&rsquo;il allait ensuite transf\u00e9rer en Italie, il organisa une Exposition, entre les mois de juin et juillet 1924, dans la ville de Guayaquil. Son travail suscita des jugements enthousiastes, des reconnaissances et des aides. De cette Exposition il fera mention, dix ans plus tard, dans une lettre du 31 d\u00e9cembre 1935 aux Sup\u00e9rieurs de Turin, pour les informer sur les fonds recueillis de novembre 1922 \u00e0 novembre 1935.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le P\u00e8re Crespi passa le premier semestre de 1925 dans les for\u00eats de la zone de Suc\u00f9a-Macas \u00e0 \u00e9tudier la langue Shuar et \u00e0 recueillir du mat\u00e9riel suppl\u00e9mentaire pour l&rsquo;Exposition missionnaire de Turin. En ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e, il entama une n\u00e9gociation avec le Gouvernement pour obtenir un gros financement\u00a0: elle s&rsquo;est conclue le 12 septembre par un contrat de 110 000 sucres (\u00e9quivalant \u00e0 500 000 lires de l&rsquo;\u00e9poque et qui aujourd&rsquo;hui seraient 489 493,46 \u20ac), qui a permis de terminer le chemin muletier Pan-M\u00e9ndez). De plus, il obtint la permission de retirer de la douane 200 quintaux de fer et de mat\u00e9riel saisi \u00e0 certains commer\u00e7ants.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En 1926, Don Carlo revint en Italie en apportant des cages avec des animaux vivants de la zone orientale de l&rsquo;\u00c9quateur (une collecte difficile d&rsquo;oiseaux et d&rsquo;animaux rares) et des caisses avec du mat\u00e9riel ethnographique, pour l&rsquo;Exposition Missionnaire de Turin, qu&rsquo;il a organis\u00e9e personnellement et o\u00f9 il a tenu \u00e9galement le discours officiel de cl\u00f4ture le 10 octobre.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans la m\u00eame ann\u00e9e, il s\u2019occupa d\u2019organiser l&rsquo;Exposition et, ensuite, de tenir plusieurs conf\u00e9rences. Il participa au Congr\u00e8s Am\u00e9ricain de Rome o\u00f9 il fit deux conf\u00e9rences scientifiques. Cet enthousiasme et cette comp\u00e9tence et recherche scientifique r\u00e9pondaient parfaitement aux directives des Sup\u00e9rieurs, et, par cons\u00e9quent, \u00e0 travers l&rsquo;Exposition Missionnaire Internationale de 1925 \u00e0 Rome et de 1926 \u00e0 Turin, l&rsquo;\u00c9quateur a pu \u00eatre largement connu. De plus, au niveau eccl\u00e9sial, il contacta l&rsquo;\u0152uvre de Propaganda Fide, la Sainte Enfance et l&rsquo;Association pour le Clerg\u00e9 Indig\u00e8ne. Au niveau civil, il noua des relations avec le Minist\u00e8re des Affaires \u00c9trang\u00e8res du Gouvernement Italien.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ses contacts et entretiens avec les Sup\u00e9rieurs de la Congr\u00e9gation Sal\u00e9sienne eurent de bons r\u00e9sultats. En premier lieu, les Sup\u00e9rieurs lui firent cadeau de 4 pr\u00eatres, 4 s\u00e9minaristes, 9 confr\u00e8res coadjuteurs et 4 s\u0153urs pour le Vicariat. De plus, il obtint une s\u00e9rie d&rsquo;aides \u00e9conomiques des Organismes du Vatican et du mat\u00e9riel sanitaire pour les h\u00f4pitaux, pour une valeur d&rsquo;environ 100 000 lires (97 898,69 \u20ac). Comme cadeau des Sup\u00e9rieurs Majeurs pour l&rsquo;aide apport\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Exposition Missionnaire, ils se charg\u00e8rent de la construction de l&rsquo;\u00c9glise de Macas, avec deux quotes-parts de 50 000 lires (48 949, 35 \u20ac), envoy\u00e9es directement \u00e0 Mgr Domenico Comin.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Apr\u00e8s avoir conclu sa t\u00e2che de collectionneur, fournisseur et animateur des grandes expositions internationales, le P\u00e8re Crespi retourna en 1927 en \u00c9quateur, devenue sa seconde patrie. Il s&rsquo;installa dans le Vicariat, sous la juridiction de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque, Mgr Comin. Dans un esprit d&rsquo;ob\u00e9issance, il entreprenait souvent des voyages de propagande, pour assurer des subventions et des fonds sp\u00e9ciaux, n\u00e9cessaires aux \u0153uvres des missions, telles que la route Pan M\u00e9ndez, l&rsquo;H\u00f4pital Guayaquil, l&rsquo;\u00e9cole Guayaquil \u00e0 Macas, l&rsquo;H\u00f4pital Quito \u00e0 M\u00e9ndez, l&rsquo;\u00c9cole agricole de Cuenca, ville o\u00f9, d\u00e8s 1927, il avait commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper son apostolat sacerdotal et sal\u00e9sien.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pendant quelques ann\u00e9es, il continua aussi \u00e0 s&rsquo;occuper de sciences, mais toujours dans un esprit apostolique.<br><br><br><em>Carlo Riganti<br>Pr\u00e9sident de l\u2019Association Carlo Crespi<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em>Image: 24 mars 1923 &#8211; Le P\u00e8re Carlo Crespi en partance pour l&rsquo;\u00c9quateur sur le bateau \u00e0 vapeur Venezuela<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1925, en vue de l&rsquo;Ann\u00e9e Sainte, le P\u00e8re Carlo Crespi s&rsquo;est fait le promoteur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":36159,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":5,"footnotes":""},"categories":[125],"tags":[1716,2563,2554,1890,1932,1968,1956,1962,2616],"class_list":["post-36165","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nos-saints","tag-charisme-salesien","tag-charite","tag-dieu","tag-missions","tag-pauvres","tag-saints","tag-salesiens","tag-salut","tag-temoins"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/36165","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=36165"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/36165\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/36159"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=36165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=36165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=36165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}