{"id":36061,"date":"2025-04-27T08:31:19","date_gmt":"2025-04-27T08:31:19","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=36061"},"modified":"2025-04-27T08:52:32","modified_gmt":"2025-04-27T08:52:32","slug":"don-bosco-promoteur-de-la-misericorde-divine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/don-bosco-promoteur-de-la-misericorde-divine\/","title":{"rendered":"Don Bosco, promoteur de la \u00ab\u00a0mis\u00e9ricorde divine\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><em>Tout jeune pr\u00eatre, Don Bosco a publi\u00e9 un volume, en petit format, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Exercice de d\u00e9votion \u00e0 la mis\u00e9ricorde de Dieu\u00a0\u00bb.<br><\/em><\/em><br><br><strong>Tout commen\u00e7a avec la Marquise de Barolo<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La marquise Giulia Colbert di Barolo (1785-1864), d\u00e9clar\u00e9e v\u00e9n\u00e9rable par le pape Fran\u00e7ois le 12 mai 2015, cultivait personnellement une d\u00e9votion particuli\u00e8re pour la mis\u00e9ricorde divine, si bien qu&rsquo;elle fit introduire la coutume d&rsquo;une semaine de m\u00e9ditations et de pri\u00e8res sur le sujet dans les communaut\u00e9s religieuses et \u00e9ducatives qu&rsquo;elle avait fond\u00e9es pr\u00e8s du Valdocco. Mais elle n&rsquo;\u00e9tait pas satisfaite. Elle voulait que cette pratique se r\u00e9pand\u00eet ailleurs, surtout dans les paroisses, parmi le peuple. Elle demanda le consentement du Saint-Si\u00e8ge, qui non seulement l&rsquo;accorda, mais accorda \u00e9galement diverses indulgences \u00e0 cette pratique d\u00e9votionnelle. Il s&rsquo;agissait alors de faire une publication adapt\u00e9e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous sommes \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1846, lorsque Don Bosco, apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 la grave crise d&rsquo;\u00e9puisement qui l&rsquo;avait conduit au bord de la tombe, s&rsquo;\u00e9tait retir\u00e9 chez Maman Marguerite aux Becchi pour se reposer et avait alors \u00ab\u00a0d\u00e9missionn\u00e9\u00a0\u00bb de son service tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 d&rsquo;aum\u00f4nier d&rsquo;une des \u0153uvres de Barolo, au grand dam de la Marquise elle-m\u00eame. Mais \u00ab\u00a0ses jeunes\u00a0\u00bb l&rsquo;appelaient \u00e0 la maison Pinardi nouvellement lou\u00e9e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est alors qu&rsquo;intervint le c\u00e9l\u00e8bre patriote Silvio Pellico, secr\u00e9taire-biblioth\u00e9caire de la marquise, admirateur et ami de Don Bosco, qui avait mis en musique certains de ses po\u00e8mes. Les m\u00e9moires sal\u00e9siennes racontent que Pellico, avec une certaine audace, proposa \u00e0 la marquise de confier \u00e0 Don Bosco la publication qui l&rsquo;int\u00e9ressait. Que fit la marquise ? Elle accepta, mais sans grand enthousiasme. Qui sait ? Peut-\u00eatre voulait-elle le mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve. Et Don Bosco, lui aussi, a accept\u00e9.<br><br><strong>Un th\u00e8me qui lui tient \u00e0 c\u0153ur<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le th\u00e8me de la mis\u00e9ricorde de Dieu faisait partie de ses int\u00e9r\u00eats spirituels, ceux auxquels il avait \u00e9t\u00e9 form\u00e9 au s\u00e9minaire de Chieri et surtout au Convitto de Turin. Deux ans auparavant, il avait termin\u00e9 de suivre les cours de son compatriote Saint Joseph Cafasso, de quatre ans son a\u00een\u00e9, mais son directeur spirituel, dont il suivait les sermons lors des exercices spirituels pour les pr\u00eatres, mais aussi le formateur d&rsquo;une demi-douzaine d&rsquo;autres fondateurs, certains m\u00eame des saints. Ainsi, Cafasso, bien qu&rsquo;issu de la culture religieuse de son temps &#8211; faite de prescriptions et de la logique du \u00ab\u00a0faire le bien pour \u00e9chapper au ch\u00e2timent divin et m\u00e9riter le Paradis\u00a0\u00bb &#8211; ne manquait pas une occasion, tant dans son enseignement que dans sa pr\u00e9dication, de parler de la mis\u00e9ricorde de Dieu. Et comment ne pas le faire alors qu&rsquo;il se consacrait constamment au sacrement de la p\u00e9nitence et \u00e0 l&rsquo;assistance aux condamn\u00e9s \u00e0 mort ? D&rsquo;autant plus que cette d\u00e9votion indulgente constituait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque une r\u00e9action pastorale contre le rigorisme du jans\u00e9nisme qui pr\u00f4nait la pr\u00e9destination des sauv\u00e9s.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco, d\u00e8s son retour de la campagne au d\u00e9but du mois de novembre, se mit donc au travail, suivant les pratiques pieuses approuv\u00e9es par Rome et r\u00e9pandues dans tout le Pi\u00e9mont. A l&rsquo;aide de quelques textes qu&rsquo;il put trouver facilement dans la biblioth\u00e8que du Convitto qu&rsquo;il connaissait bien, il publia \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, \u00e0 ses frais, un petit livret de 111 pages, de format r\u00e9duit, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.donboscosanto.eu\/oe\/esercizio_di_divozione_alla_misericordia_di_dio.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Exercice de d\u00e9votion \u00e0 la Mis\u00e9ricorde de Dieu<\/a>\u00ab\u00a0. Il le donna imm\u00e9diatement aux jeunes filles, aux femmes et aux religieuses des fondations de Barolo. Ce n\u2019est attest\u00e9 par aucun document, mais la logique et la gratitude voudraient qu&rsquo;il en ait \u00e9galement fait don \u00e0 la Marquise Barolo, promotrice du projet : mais la m\u00eame logique et la m\u00eame gratitude voudraient que la Marquise se soit laiss\u00e9e aller \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, en lui envoyant, peut-\u00eatre anonymement comme en d&rsquo;autres occasions, une contribution personnelle aux frais.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous n&rsquo;avons pas la place de pr\u00e9senter ici le contenu \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb du livret de m\u00e9ditations et de pri\u00e8res de Don Bosco ; nous voudrions seulement rappeler que son principe de base est le suivant : \u00ab\u00a0chacun doit invoquer la Mis\u00e9ricorde de Dieu pour lui-m\u00eame et pour tous les hommes, parce que \u00ab\u00a0nous sommes tous p\u00e9cheurs\u00a0\u00bb [&#8230;] tous ayant besoin de pardon et de gr\u00e2ce [&#8230;] tous appel\u00e9s au salut \u00e9ternel\u00a0\u00bb.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est donc significatif qu&rsquo;\u00e0 la fin de chaque jour de la semaine, Don Bosco, dans la logique du titre \u00ab\u00a0exercices de d\u00e9votion\u00a0\u00bb, assign\u00e2t une pratique de pi\u00e9t\u00e9 : inviter les autres \u00e0 intervenir, pardonner \u00e0 ceux qui nous ont offens\u00e9s, faire une mortification imm\u00e9diate pour obtenir la mis\u00e9ricorde de Dieu pour tous les p\u00e9cheurs, faire quelques aum\u00f4nes ou les remplacer par la r\u00e9citation de pri\u00e8res ou d&rsquo;oraisons jaculatoires, etc. Le dernier jour, la pratique est remplac\u00e9e par une belle invitation, peut-\u00eatre m\u00eame allusive \u00e0 la Marquise de Barolo, \u00e0 r\u00e9citer \u00ab\u00a0au moins un <em>Ave Maria<\/em> pour la personne qui a promu cette d\u00e9votion\u00a0\u00bb.<br><br><strong>Une pratique \u00e9ducative<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais au-del\u00e0 des \u00e9crits \u00e0 finalit\u00e9 \u00e9difiante et formatrice, on peut se demander comment Don Bosco a concr\u00e8tement \u00e9duqu\u00e9 ses jeunes \u00e0 la confiance en la mis\u00e9ricorde divine. La r\u00e9ponse n&rsquo;est pas difficile et peut \u00eatre document\u00e9e de multiples fa\u00e7ons. Nous nous limiterons \u00e0 trois exp\u00e9riences vitales v\u00e9cues au Valdocco : les sacrements de la confession et de la communion et sa figure de \u00ab\u00a0p\u00e8re plein de bont\u00e9 et d&rsquo;amour\u00a0\u00bb.<br><br><strong>La confession<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco a initi\u00e9 des centaines de jeunes du Valdocco \u00e0 la vie chr\u00e9tienne adulte. Mais par quels moyens ? Deux en particulier : la confession et la communion.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco, comme nous le savons, est l&rsquo;un des grands ap\u00f4tres de la confession, avant tout parce qu&rsquo;il a exerc\u00e9 pleinement ce minist\u00e8re, tout comme d&rsquo;ailleurs son ma\u00eetre et directeur spirituel Cafasso d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, et la figure tr\u00e8s admir\u00e9e de son presque contemporain, le saint cur\u00e9 d&rsquo;Ars (1876-1859). Si la vie de ce dernier, comme on l&rsquo;a \u00e9crit, \u00ab\u00a0s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e dans le confessionnal\u00a0\u00bb et si le premier a pu offrir de nombreuses heures de la journ\u00e9e (\u00ab\u00a0le temps n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb) pour \u00e9couter se confesser \u00ab\u00a0des \u00e9v\u00eaques, des pr\u00eatres, des religieux, des la\u00efcs \u00e9minents et des gens simples qui affluaient vers lui\u00a0\u00bb, celle de Don Bosco n&rsquo;a pas pu en faire autant \u00e0 cause des nombreuses occupations dans lesquelles il \u00e9tait plong\u00e9. N\u00e9anmoins, il se rendait disponible au confessionnal pour les jeunes (et les sal\u00e9siens) chaque jour o\u00f9 des services religieux \u00e9taient c\u00e9l\u00e9br\u00e9s au Valdocco ou dans les maisons sal\u00e9siennes, ou lors d&rsquo;occasions sp\u00e9ciales.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il avait commenc\u00e9 \u00e0 le faire d\u00e8s la fin de son \u00ab\u00a0apprentissage sacerdotal\u00a0\u00bb au Convitto (1841-1844), lorsque le dimanche il r\u00e9unissait les jeunes dans l&rsquo;oratoire itin\u00e9rant de deux ans, lorsqu&rsquo;il allait se confesser au sanctuaire de la Consolata ou dans les paroisses pi\u00e9montaises o\u00f9 il \u00e9tait invit\u00e9, lorsqu&rsquo;il profitait des voyages en cal\u00e8che ou en train pour entendre les confessions des cochers ou des passagers. Il ne cessa de le faire jusqu&rsquo;\u00e0 la fin, lorsqu&rsquo;on lui demanda de ne pas s&rsquo;\u00e9puiser en confessions, il r\u00e9pondit que c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9sormais la seule chose qu&rsquo;il pouvait faire pour ses jeunes. Et quelle ne fut pas sa douleur lorsque, pour des raisons bureaucratiques et des malentendus, son permis de confesser ne fut pas renouvel\u00e9 par l&rsquo;archev\u00eaque ! Les t\u00e9moignages sur Don Bosco en tant que confesseur sont innombrables et, de fait, la c\u00e9l\u00e8bre photographie le repr\u00e9sentant en train de confesser un jeune gar\u00e7on entour\u00e9 de tant d&rsquo;autres en attente de le faire, a d\u00fb plaire au saint lui-m\u00eame, qui en a peut-\u00eatre eu l&rsquo;id\u00e9e, et qui reste une ic\u00f4ne significative et ind\u00e9l\u00e9bile de sa figure dans l&rsquo;imaginaire collectif.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais au-del\u00e0 de son exp\u00e9rience de confesseur, Don Bosco fut un infatigable promoteur du sacrement de la R\u00e9conciliation, il en divulgua la n\u00e9cessit\u00e9, l&rsquo;importance, l&rsquo;utilit\u00e9 de sa fr\u00e9quence, il signala les dangers d&rsquo;une c\u00e9l\u00e9bration d\u00e9pourvue des conditions n\u00e9cessaires, il illustra les modalit\u00e9s classiques d&rsquo;une approche fructueuse. Il le fit par des conf\u00e9rences, des bonsoirs, des devises spirituelles et des petits mots \u00e0 l&rsquo;oreille, des lettres circulaires aux jeunes des coll\u00e8ges, des lettres personnelles, et le r\u00e9cit de nombreux r\u00eaves qui avaient pour objet la confession, bien ou mal faite. Conform\u00e9ment \u00e0 sa pratique cat\u00e9ch\u00e9tique intelligente, il leur racontait des \u00e9pisodes de conversions de grands p\u00e9cheurs, ainsi que ses exp\u00e9riences personnelles en la mati\u00e8re.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco, profond connaisseur de l&rsquo;\u00e2me juv\u00e9nile, pour inciter tous les jeunes \u00e0 un repentir sinc\u00e8re, utilisait l&rsquo;amour et la gratitude envers Dieu, pr\u00e9sent\u00e9 dans son infinie bont\u00e9, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et mis\u00e9ricorde. Au contraire, pour secouer les c\u0153urs les plus froids et les plus endurcis, il d\u00e9crit les ch\u00e2timents possibles du p\u00e9ch\u00e9 et impressionne salutairement leur esprit avec des descriptions vivantes du jugement divin et de l&rsquo;enfer. M\u00eame dans ces cas, cependant, non content de conduire les gar\u00e7ons \u00e0 la douleur pour leurs p\u00e9ch\u00e9s, il essaie de les amener \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de la mis\u00e9ricorde divine, une disposition importante pour anticiper leur pardon m\u00eame avant la confession sacramentelle. Don Bosco, comme d&rsquo;habitude, n&rsquo;entre pas dans des disputes doctrinales, il est seulement int\u00e9ress\u00e9 par une confession sinc\u00e8re, qui gu\u00e9rit th\u00e9rapeutiquement la blessure du pass\u00e9, recompose le tissu spirituel du pr\u00e9sent pour un avenir de \u00ab\u00a0vie de gr\u00e2ce\u00a0\u00bb.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco croit au p\u00e9ch\u00e9, il croit au p\u00e9ch\u00e9 grave, il croit \u00e0 l&rsquo;enfer et il parle de leur existence \u00e0 ses lecteurs et \u00e0 ses auditeurs. Mais il est aussi convaincu que Dieu est mis\u00e9ricorde en personne, c&rsquo;est pourquoi il a donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homme le sacrement de la r\u00e9conciliation. Il insiste donc sur les conditions pour bien le recevoir et surtout sur le confesseur comme \u00ab\u00a0p\u00e8re\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0m\u00e9decin\u00a0\u00bb et non pas comme \u00ab\u00a0m\u00e9decin et juge\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Le confesseur sait combien plus grande que vos fautes est la mis\u00e9ricorde de Dieu qui vous accorde le pardon par son intervention\u00a0\u00bb (<a href=\"https:\/\/www.donboscosanto.eu\/oe\/cenno_biografico_sul_giovanetto_magone_michele.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Esquisse biographique du jeune Michel Magone<\/a>, pp. 24-25).<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Selon les m\u00e9moires sal\u00e9siennes, il sugg\u00e9rait souvent \u00e0 ses jeunes d&rsquo;invoquer la mis\u00e9ricorde divine, de ne pas se d\u00e9courager apr\u00e8s un p\u00e9ch\u00e9, mais de revenir se confesser sans crainte, en faisant confiance \u00e0 la bont\u00e9 du Seigneur et en prenant ensuite de fermes r\u00e9solutions pour le bien.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En tant qu'\u00a0\u00bb\u00e9ducateur dans le domaine de la jeunesse\u00a0\u00bb, Don Bosco ressent la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;insister moins sur l&rsquo;<em>ex opere operato <\/em>que sur l&rsquo;<em>ex opere operantis<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire sur les dispositions du p\u00e9nitent. Au Valdocco, tous se sont sentis invit\u00e9s \u00e0 faire une bonne confession, tous ont senti le risque des mauvaises confessions et l&rsquo;importance de faire une bonne confession ; beaucoup se sont alors sentis vivre dans une terre b\u00e9nie par le Seigneur. Ce n&rsquo;est pas pour rien que la mis\u00e9ricorde divine a fait qu&rsquo;un jeune homme d\u00e9c\u00e9d\u00e9 s&rsquo;est r\u00e9veill\u00e9 apr\u00e8s l&rsquo;exposition des rideaux fun\u00e9raires pour pouvoir confesser (\u00e0 Don Bosco) ses p\u00e9ch\u00e9s.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En d\u00e9finitive, le sacrement de la confession, bien expliqu\u00e9 dans ses sp\u00e9cificit\u00e9s et fr\u00e9quemment c\u00e9l\u00e9br\u00e9, fut peut-\u00eatre le moyen le plus\u0300 efficace par lequel le saint pi\u00e9montais a amen\u00e9 ses jeunes \u00e0 se confier \u00e0 l&rsquo;immense mis\u00e9ricorde de Dieu.<br><br><strong>La Communion<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais la communion, deuxi\u00e8me pilier de la p\u00e9dagogie religieuse de Don Bosco, avait aussi sa raison d&rsquo;\u00eatre.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco est certainement l&rsquo;un des plus grands promoteurs de la pratique sacramentelle de la communion fr\u00e9quente. Sa doctrine, calqu\u00e9e sur la pens\u00e9e de la Contre-R\u00e9forme, donnait de l&rsquo;importance \u00e0 la Communion plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration liturgique de l&rsquo;Eucharistie, m\u00eame s&rsquo;il y eut une \u00e9volution dans la fr\u00e9quence de celle-ci. Dans les vingt premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie sacerdotale, dans le sillage de saint Alphonse, mais aussi du Concile de Trente et avant lui de Tertullien et de saint Augustin, il proposait une communion hebdomadaire, ou plusieurs fois par semaine, voire quotidienne selon la perfection des dispositions correspondant aux gr\u00e2ces du sacrement. Dominique Savio, qui au Valdocco avait commenc\u00e9 \u00e0 se confesser et \u00e0 communier tous les quinze jours, passa ensuite \u00e0 la communion hebdomadaire, puis \u00e0 trois fois par semaine, et enfin, apr\u00e8s une ann\u00e9e d&rsquo;intense croissance spirituelle, \u00e0 tous les jours, en suivant \u00e9videmment toujours les conseils de son confesseur, Don Bosco lui-m\u00eame.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus tard, dans la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 60, Don Bosco, sur la base de ses exp\u00e9riences p\u00e9dagogiques et d&rsquo;un fort courant th\u00e9ologique en faveur de la communion fr\u00e9quente, dont les chefs de file \u00e9taient l&rsquo;\u00e9v\u00eaque fran\u00e7ais de S\u00e9gur et le prieur de G\u00eanes, don Giuseppe Frassinetti, passa \u00e0 inviter ses jeunes \u00e0 une communion plus fr\u00e9quente, convaincu qu&rsquo;elle permettait des pas d\u00e9cisifs dans la vie spirituelle et qu&rsquo;elle favorisait la croissance dans l&rsquo;amour de Dieu. Et dans le cas o\u00f9 la communion sacramentelle quotidienne ne serait pas possible, il sugg\u00e9ra la communion spirituelle, \u00e9ventuellement au cours d&rsquo;une visite au Saint-Sacrement, si appr\u00e9ci\u00e9e par saint Alphonse. Toutefois, l&rsquo;important \u00e9tait de maintenir la conscience en \u00e9tat de pouvoir communier tous les jours : la d\u00e9cision revenait en quelque sorte au confesseur.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour Don Bosco, toute Communion dignement re\u00e7ue &#8211; je\u00fbne prescrit, \u00e9tat de gr\u00e2ce, volont\u00e9 de se d\u00e9tacher du p\u00e9ch\u00e9, belle action de gr\u00e2ce ensuite &#8211; annule les fautes quotidiennes, fortifie l&rsquo;\u00e2me pour les \u00e9viter \u00e0 l&rsquo;avenir, augmente la confiance en Dieu et en son infinie bont\u00e9 et mis\u00e9ricorde ; elle est en outre une source de gr\u00e2ce pour r\u00e9ussir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole et dans la vie, elle est une aide pour supporter les souffrances et vaincre les tentations.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco pense que la Communion est une n\u00e9cessit\u00e9 pour que les \u00ab\u00a0bons\u00a0\u00bb se maintiennent comme tels et pour que les \u00ab\u00a0mauvais\u00a0\u00bb deviennent \u00ab\u00a0bons\u00a0\u00bb. Elle est pour ceux qui veulent devenir saints, et non pour les saints, comme les m\u00e9dicaments sont donn\u00e9s aux malades. Il sait \u00e9videmment que l&rsquo;assistance seule n&rsquo;est pas un indice s\u00fbr de bont\u00e9, car il y a ceux qui la re\u00e7oivent avec beaucoup de ti\u00e9deur et par habitude, d&rsquo;autant plus que la superficialit\u00e9 m\u00eame des jeunes ne leur permet souvent pas de comprendre toute l&rsquo;importance de ce qu&rsquo;ils sont en train de faire.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec la Communion, on peut donc implorer du Seigneur des gr\u00e2ces particuli\u00e8res pour soi et pour les autres. Les lettres de Don Bosco sont pleines de demandes \u00e0 ses jeunes de prier et de communier selon son intention, afin que le Seigneur lui accorde un bon succ\u00e8s dans les \u00ab\u00a0affaires\u00a0\u00bb de chaque ordre dans lequel il se trouve plong\u00e9. Il faisait de m\u00eame avec tous ses correspondants, qui \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 s&rsquo;approcher de ce sacrement pour obtenir les gr\u00e2ces demand\u00e9es, tandis qu&rsquo;il faisait de m\u00eame lors de la c\u00e9l\u00e9bration de la Sainte Messe.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco tenait beaucoup \u00e0 ce que ses gar\u00e7ons grandissent nourris des sacrements, mais il voulait aussi le plus grand respect de leur libert\u00e9. Il a laiss\u00e9 des instructions pr\u00e9cises \u00e0 ses \u00e9ducateurs dans son trait\u00e9 sur le syst\u00e8me pr\u00e9ventif : \u00ab\u00a0Ne forcez jamais les jeunes \u00e0 assister aux saints sacrements, mais encouragez-les et donnez-leur le confort d&rsquo;en profiter\u00a0\u00bb.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En m\u00eame temps, il reste fermement convaincu que les sacrements sont d&rsquo;une importance capitale. Il \u00e9crivait de mani\u00e8re p\u00e9remptoire : \u00ab\u00a0Dites ce que vous voulez des divers syst\u00e8mes d&rsquo;\u00e9ducation, mais je ne trouve aucune base s\u00fbre si ce n&rsquo;est dans la fr\u00e9quence de la confession et de la communion\u00a0\u00bb (<a href=\"https:\/\/www.donboscosanto.eu\/oe\/il_pastorello_delle_alpi_ovvero_vita_del_giovane_besucco_francesco_d-argentera.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>Il pastorello delle Alpi, ovvero vita del giovane Besucco Francesco d&rsquo;Argentera<\/em><\/a>, 1864. p. 100).<br><br><strong>Une paternit\u00e9 et une mis\u00e9ricorde personnalis\u00e9es<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La mis\u00e9ricorde de Dieu, \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre surtout au moment des sacrements de la Confession et de la Communion, trouve alors son expression ext\u00e9rieure non seulement dans un Don Bosco \u00ab\u00a0p\u00e8re confesseur\u00a0\u00bb, mais aussi \u00ab\u00a0p\u00e8re, fr\u00e8re, ami\u00a0\u00bb des jeunes gens dans la vie quotidienne ordinaire. Avec une certaine exag\u00e9ration, on pourrait dire que leur confiance en Don Bosco \u00e9tait telle que beaucoup d&rsquo;entre eux faisaient \u00e0 peine la distinction entre Don Bosco \u00ab\u00a0confesseur\u00a0\u00bb et Don Bosco \u00ab\u00a0ami\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0fr\u00e8re\u00a0\u00bb ; d&rsquo;autres pouvaient parfois \u00e9changer l&rsquo;aveu sacramentel avec les sinc\u00e8res effusions d&rsquo;un fils envers son p\u00e8re ; d&rsquo;autre part, la connaissance que Don Bosco avait des jeunes \u00e9tait telle qu&rsquo;avec des questions sobres, il leur inspirait une confiance extr\u00eame et savait souvent comment faire l&rsquo;aveu \u00e0 leur place.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La figure de Dieu p\u00e8re, mis\u00e9ricordieux et pr\u00e9voyant, qui tout au long de l&rsquo;histoire a manifest\u00e9 sa bont\u00e9 depuis Adam envers les hommes, justes ou p\u00e9cheurs, mais tous ayant besoin d&rsquo;aide et faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une attention paternelle, et en tout cas tous appel\u00e9s au salut en J\u00e9sus-Christ, est ainsi modul\u00e9e et refl\u00e9t\u00e9e dans la bont\u00e9 de Don Bosco \u00ab\u00a0P\u00e8re de ses jeunes\u00a0\u00bb, qui ne veut que leur bien, qui ne les abandonne pas, toujours pr\u00eat \u00e0 les comprendre, \u00e0 compatir, \u00e0 leur pardonner. Pour beaucoup d&rsquo;entre eux, orphelins, pauvres et abandonn\u00e9s, habitu\u00e9s d\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge \u00e0 un dur travail quotidien, objets de tr\u00e8s modestes manifestations de tendresse, enfants d&rsquo;une \u00e9poque o\u00f9 pr\u00e9valaient la soumission d\u00e9cisive et l&rsquo;ob\u00e9issance absolue \u00e0 toute autorit\u00e9 constitu\u00e9e, Don Bosco a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 la caresse jamais v\u00e9cue par un p\u00e8re, la \u00ab\u00a0tendresse\u00a0\u00bb dont parle le Pape Fran\u00e7ois.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sa lettre aux jeunes de la maison de Mirabello \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1864 est encore \u00e9mouvante : \u00ab\u00a0Ces voix, ces acclamations, ces baisers et ces poign\u00e9es de main, ce sourire cordial, cette conversation sur l&rsquo;\u00e2me, cet encouragement \u00e0 faire le bien sont des choses qui embaument mon c\u0153ur, et c&rsquo;est pourquoi je ne peux pas y penser sans \u00eatre \u00e9mu aux larmes. Je vous dirai [&#8230;] que vous \u00eates la prunelle de mes yeux\u00a0\u00bb (Epistolario II \u00e9dit\u00e9 par F. Motto II, lett. n\u00b0 792).<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus \u00e9mouvante encore est sa lettre aux jeunes gens de Lanzo du 3 janvier 1876 : \u00ab\u00a0Laissez-moi vous dire, et que personne ne s&rsquo;en offusque, que vous \u00eates tous des voleurs ; je le dis et je le r\u00e9p\u00e8te, vous m&rsquo;avez tout pris. Quand j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 Lanzo, vous m&rsquo;avez enchant\u00e9 par votre bienveillance et votre bont\u00e9, vous avez li\u00e9 les facult\u00e9s de mon esprit par votre piti\u00e9 ; il me restait encore ce pauvre c\u0153ur, dont vous m&rsquo;aviez d\u00e9j\u00e0 enti\u00e8rement d\u00e9rob\u00e9 les affections. Maintenant votre lettre marqu\u00e9e de 200 mains amicales et tr\u00e8s ch\u00e8res ont pris possession de ce c\u0153ur tout entier, auquel il ne reste plus qu&rsquo;un vif d\u00e9sir de vous aimer dans le Seigneur, de vous faire du bien et de sauver les \u00e2mes de tous\u00a0\u00bb (Epistolario III, lett. no. 1389).<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;amour bienveillant avec lequel il traitait et voulait que les Sal\u00e9siens traitent les gar\u00e7ons avait un fondement divin. Il l&rsquo;affirmait en citant une expression de saint Paul : \u00ab\u00a0La charit\u00e9 est bienveillante et patiente ; elle souffre tout, mais elle esp\u00e8re tout, et elle supporte toutes les d\u00e9tresses\u00a0\u00bb.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;amour bienveillant est donc un signe de mis\u00e9ricorde et d&rsquo;amour divin qui \u00e9chappe au sentimentalisme et aux formes de sensualit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la charit\u00e9 th\u00e9ologale qui en est la source. Don Bosco communiquait cet amour \u00e0 des gar\u00e7ons pris individuellement et aussi \u00e0 des groupes de gar\u00e7ons : \u00ab\u00a0Que je vous porte beaucoup d&rsquo;affection, je n&rsquo;ai pas besoin de vous le dire, je vous en ai donn\u00e9 la preuve \u00e9vidente. Que vous m&rsquo;aimiez aussi, je n&rsquo;ai pas besoin de le dire, parce que vous me l&rsquo;avez constamment montr\u00e9. Mais sur quoi se fonde cette affection r\u00e9ciproque ? [&#8230;] Le bien de nos \u00e2mes est donc le fondement de notre affection\u00a0\u00bb (Epistolario II, n\u00b0 1148). L&rsquo;amour de Dieu, primum th\u00e9ologique, est donc le fondement du <em>primum<\/em> p\u00e9dagogique.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;amour bienveillant \u00e9tait aussi la traduction de l&rsquo;amour divin en un amour vraiment humain, fait de sensibilit\u00e9 droite, de cordialit\u00e9 aimable, d&rsquo;affection bienveillante et patiente tendant \u00e0 une profonde communion de c\u0153ur. En somme, cet amour effectif et affectif qui se vit sous une forme privil\u00e9gi\u00e9e dans la relation entre l&rsquo;\u00e9duqu\u00e9 et l&rsquo;\u00e9ducateur, lorsque des gestes d&rsquo;amiti\u00e9 et de pardon de la part de l&rsquo;\u00e9ducateur am\u00e8nent le jeune, en vertu de l&rsquo;amour qui guide l&rsquo;\u00e9ducateur, \u00e0 s&rsquo;ouvrir \u00e0 la confiance, \u00e0 se sentir soutenu dans son effort de d\u00e9passement et d&rsquo;engagement, \u00e0 consentir et \u00e0 adh\u00e9rer en profondeur aux valeurs que l&rsquo;\u00e9ducateur vit personnellement et qu&rsquo;il lui propose. Le jeune comprend que cette relation le reconstruit et le restructure en tant qu&rsquo;homme. L&rsquo;entreprise la plus ardue du syst\u00e8me pr\u00e9ventif est pr\u00e9cis\u00e9ment de gagner le c\u0153ur du jeune, de jouir de son estime, de sa confiance, d&rsquo;en faire un ami. Si le jeune n&rsquo;aime pas l&rsquo;\u00e9ducateur, celui-ci ne peut pas faire grand-chose du jeune et pour le jeune.<br><br><strong>Les \u0153uvres de mis\u00e9ricorde<br><\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous pourrions maintenant poursuivre avec les \u0153uvres de mis\u00e9ricorde, que le Cat\u00e9chisme distingue entre les \u0153uvres corporelles et les \u0153uvres spirituelles, en \u00e9tablissant deux groupes de sept. Il ne serait pas difficile de documenter comment Don Bosco a v\u00e9cu, pratiqu\u00e9 et encourag\u00e9 la pratique de ces \u0153uvres de mis\u00e9ricorde et comment, par son \u00ab\u00a0\u00eatre et son travail\u00a0\u00bb, il a en effet constitu\u00e9 un signe et un t\u00e9moignage visible, en actes et en paroles, de l&rsquo;amour de Dieu pour l&rsquo;humanit\u00e9. Faute de place, nous nous contentons d&rsquo;indiquer les possibilit\u00e9s de recherche. Il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui elles semblent \u00eatre abandonn\u00e9es \u00e9galement \u00e0 cause de la fausse opposition entre mis\u00e9ricorde et justice, comme si la mis\u00e9ricorde n&rsquo;\u00e9tait pas une mani\u00e8re typique d&rsquo;exprimer cet amour qui, en tant que tel, ne peut jamais contredire la justice.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout jeune pr\u00eatre, Don Bosco a publi\u00e9 un volume, en petit format, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Exercice de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":36054,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":23,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[1734,1716,2563,2554,1764,1992,1968,1956,1962],"class_list":["post-36061","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-catechese","tag-charisme-salesien","tag-charite","tag-dieu","tag-don-bosco","tag-espoir","tag-saints","tag-salesiens","tag-salut"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/36061","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=36061"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/36061\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/36054"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=36061"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=36061"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=36061"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}