{"id":34578,"date":"2025-01-20T07:49:00","date_gmt":"2025-01-20T07:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=34578"},"modified":"2025-01-20T07:49:46","modified_gmt":"2025-01-20T07:49:46","slug":"saint-francois-de-sales-fondateur-dune-nouvelle-ecole-de-perfection","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/nos-saints\/saint-francois-de-sales-fondateur-dune-nouvelle-ecole-de-perfection\/","title":{"rendered":"Saint Fran\u00e7ois de Sales fondateur d\u2019une nouvelle \u00e9cole de perfection"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour Fran\u00e7ois de Sales, la vie religieuse est \u00ab une \u00e9cole de la perfection \u00bb, o\u00f9 l\u2019on est plus totalement et plus facilement \u00e0 Notre-Seigneur. La vie religieuse, disait encore le fondateur de la Visitation, est \u00ab une \u00e9cole o\u00f9 l\u2019on apprend sa le\u00e7on : le ma\u00eetre ne requiert pas toujours que l\u2019\u00e9colier sache sa le\u00e7on sans faillir, il suffit qu\u2019il ait attention de faire son possible pour l\u2019apprendre \u00bb. Parlant un jour de la congr\u00e9gation de la Visitation qu\u2019il avait fond\u00e9e, il emploiera le m\u00eame langage : \u00ab La congr\u00e9gation est une \u00e9cole \u00bb ; on y entre \u00ab pour y vaquer \u00e0 la perfection du divin amour \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il revenait au fondateur de former ses filles spirituelles, faisant office d\u2019\u00ab instituteur \u00bb et de ma\u00eetre des novices. Il y a excell\u00e9. On a pu dire que dans l\u2019histoire de la vie religieuse f\u00e9minine, saint Fran\u00e7ois de Sales occupe la place que saint Ignace tient dans l\u2019histoire de la vie religieuse pour hommes.<br><br><strong>Jeanne de Chantal aux origines de la Visitation<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En 1604, Fran\u00e7ois de Sales rencontra \u00e0 Dijon, o\u00f9 il pr\u00eachait le car\u00eame, celle qui allait devenir la \u00ab pierre fondamentale \u00bb d\u2019un nouvel institut. \u00c0 cette date, Jeanne-Fran\u00e7oise Fr\u00e9myot \u00e9tait une jeune veuve de trente-deux ans. \u00c0 vingt ans elle avait \u00e9pous\u00e9 Christophe Rabutin, baron de Chantal et devint la m\u00e8re de quatre enfants, \u00e0 commencer par l\u2019a\u00een\u00e9 Celse B\u00e9nigne, suivi de trois filles : Marie Aim\u00e9e, Fran\u00e7oise et Charlotte. Quinze jours apr\u00e8s la naissance de la derni\u00e8re, son mari fut bless\u00e9 mortellement au cours d\u2019une partie de chasse. Rest\u00e9e veuve, madame de Chantal continua courageusement \u00e0 s\u2019occuper de l\u2019\u00e9ducation de ses enfants et \u00e0 aider les pauvres.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 partir de sa rencontre avec l\u2019\u00e9v\u00eaque de Gen\u00e8ve naquit une v\u00e9ritable amiti\u00e9 spirituelle qui d\u00e9bouchera sur une nouvelle forme de vie religieuse : une \u00ab petite congr\u00e9gation \u00bb, sans cl\u00f4ture stricte, pour veuves et jeunes filles que leur \u00e2ge ou leur condition emp\u00eachaient d\u2019entrer dans un ordre r\u00e9form\u00e9 plus aust\u00e8re. Six ann\u00e9es seront n\u00e9cessaires pour atteindre ce but.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tout d\u2019abord Fran\u00e7ois de Sales l\u2019encourage dans ses \u00e9preuves et ses tentations contre la foi et contre l\u2019\u00c9glise. En 1605, la baronne vint \u00e0 Sales pour revoir son directeur et traiter \u00e0 fond avec lui les sujets qui la pr\u00e9occupaient. Celui-ci r\u00e9pondit \u00e9vasivement \u00e0 son d\u00e9sir d\u2019\u00eatre religieuse, mais il ajouta : \u00ab Un jour vous quitterez toutes choses, vous viendrez \u00e0 moi, et je vous mettrai dans un total d\u00e9pouillement et nudit\u00e9 de tout pour Dieu \u00bb. Pour la pr\u00e9parer \u00e0 cet objectif lointain, il lui recommande \u00ab ces trois petites vertus : la douceur de c\u0153ur, la pauvret\u00e9 d\u2019esprit et la simplicit\u00e9 de vie ; et ces exercices grossiers : visiter les malades, servir aux pauvres, consoler les afflig\u00e9s et semblables \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Au d\u00e9but de 1606, alors que le p\u00e8re de la baronne la pressait de se remarier, la question de la vie religieuse devenait urgente. Que faire, se demandait l\u2019\u00e9v\u00eaque de Gen\u00e8ve ? Une chose \u00e9tait claire mais l\u2019autre restait en suspens :<br><br><em>J\u2019ai appris que je vous dois un jour conseiller de tout quitter. Je dis tout ; mais que ce soit pour entrer en religion, c\u2019est grand cas, il ne m\u2019est encore point arriv\u00e9 d\u2019en \u00eatre d\u2019avis ; j\u2019en suis encore en doute, et ne vois rien devant mes yeux qui me convie \u00e0 le d\u00e9sirer. Entendez bien, pour l\u2019amour de Dieu ; je ne dis pas que non, mais je dis que mon esprit n\u2019a encore su trouver de quoi dire oui.<\/em><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La prudence et la lenteur de Fran\u00e7ois de Sales s\u2019expliquent facilement, car la baronne songeait peut-\u00eatre \u00e0 se faire carm\u00e9lite et lui-m\u00eame, d\u2019autre part, n\u2019avait pas encore m\u00fbri son projet de fondation. Mais l\u2019obstacle principal \u00e9tait que les enfants de madame de Chantal \u00e9taient encore en bas \u00e2ge.<br><br><strong>La fondation de la Visitation<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Au cours d\u2019une nouvelle entrevue qui eut lieu \u00e0 Annecy en 1607 au lendemain de la Pentec\u00f4te, il lui d\u00e9clara cette fois : \u00ab Eh bien ! ma fille, je suis r\u00e9solu de ce que je veux faire de vous \u00bb, lui d\u00e9voilant son projet de fonder avec elle et par elle un nouvel institut. Restaient deux obstacles majeurs \u00e0 la r\u00e9alisation : les obligations familiales et maternelles de madame de Chantal et sa \u00ab retraite \u00bb \u00e0 Annecy car, disait-il, \u00ab il faut planter dans notre petit Annecy le germe de notre congr\u00e9gation \u00bb. Et alors qu\u2019elle r\u00eavait probablement d\u2019une vie purement contemplative, il lui citait en exemple sainte Marthe, mais une Marthe \u00ab corrig\u00e9e \u00bb par l\u2019exemple de sa s\u0153ur Marie, qui partagerait les heures de ses journ\u00e9es en deux, \u00ab donnant une bonne partie aux \u0153uvres ext\u00e9rieures de charit\u00e9, et la meilleure partie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la contemplation \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Au cours des trois ann\u00e9es qui suivirent, les principaux obstacles tomb\u00e8rent l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre : son p\u00e8re et sa parent\u00e9 se laiss\u00e8rent peu \u00e0 peu convaincre de la laisser suivre sa voie ; son p\u00e8re accepta de parfaire l\u2019\u00e9ducation de Celse-B\u00e9nigne ; l\u2019a\u00een\u00e9e des filles, Marie-Aim\u00e9e, allait \u00e9pouser Bernard de Sales, le fr\u00e8re de Fran\u00e7ois, qu\u2019elle rejoindrait en Savoie ; la deuxi\u00e8me fille, Fran\u00e7oise, viendrait avec sa m\u00e8re \u00e0 Annecy ; quant \u00e0 la derni\u00e8re, Charlotte, elle mourait fin janvier 1610 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de neuf ans.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le 6 juin 1610, Jeanne de Chantal s\u2019installa dans une maison particuli\u00e8re avec Charlotte de Br\u00e9chard, une amie de Bourgogne, Jacqueline Favre, fille du pr\u00e9sident Antoine Favre, et une servante d\u2019auberge, Jacqueline Coste. L\u2019\u00e9v\u00eaque leur donna \u00e0 cette occasion une esquisse de r\u00e8glement. Leur but \u00e9tait de \u00ab consacrer tous les moments de leur vie \u00e0 l\u2019amour et service de Dieu \u00bb, sans oublier le service des pauvres et des malades. La Visitation serait une petite congr\u00e9gation, unissant la vie int\u00e9rieure et une forme de vie active. Les trois premi\u00e8res visitandines firent profession exactement un an plus tard, le 6 juin 1611. Le 1er janvier 1612, elles commenc\u00e8rent la visite des pauvres et des malades. Le 30 octobre de la m\u00eame ann\u00e9e, la communaut\u00e9 quitta la maison devenue trop exigu\u00eb et se transporta dans une nouvelle maison, avant d\u2019\u00e9riger le premier monast\u00e8re de la Visitation \u00e0 Annecy.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Durant les premi\u00e8res ann\u00e9es on ne songea \u00e0 aucune autre fondation, jusqu\u2019\u00e0 ce que v\u00eent une demande insistante de quelques personnes de Lyon en 1615. L\u2019archev\u00eaque de cette ville ne voulait pas que les s\u0153urs sortent de leur monast\u00e8re pour les visites aux malades ; d\u2019apr\u00e8s lui, il fallait transformer la congr\u00e9gation en un v\u00e9ritable ordre religieux, avec les v\u0153ux solennels et la cl\u00f4ture. Le fondateur dut accepter la majeure partie de ces conditions : la visite des malades fut supprim\u00e9e et la Visitation devint un ordre quasi monastique, sous la r\u00e8gle de saint Augustin, tout en gardant la possibilit\u00e9 d\u2019accueillir des personnes du dehors. Son d\u00e9veloppement fut rapide : on comptera treize monast\u00e8res \u00e0 la mort du fondateur en 1622 et quatre-vingt-sept \u00e0 la mort de la m\u00e8re de Chantal en 1641.<br><br><strong>La formation sous forme d\u2019entretiens<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Georges Rolland a bien d\u00e9crit la t\u00e2che de formation des \u00ab filles \u00bb de la Visitation \u00e0 laquelle Fran\u00e7ois de Sales s\u2019est astreint au d\u00e9but du nouvel institut : \u00ab Il les assistait \u00e0 leur commencement avec beaucoup de peine et il employait beaucoup de temps pour les \u00e9duquer et les styler au chemin de la perfection, toutes en g\u00e9n\u00e9ral, et puis chacune en particulier. Pour cela, il y allait souvent deux ou trois fois le jour, et toutes les fois qu\u2019elles lui donnaient avis de quelques affaires qui leur survenaient, soit pour le spirituel, soit pour le temporel. [\u2026] Il \u00e9tait leur confesseur, aum\u00f4nier, p\u00e8re spirituel et directeur \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ce r\u00f4le du fondateur \u00e9tait encourag\u00e9 par la m\u00e8re de Chantal. En 1615 elle \u00e9crivait de Lyon, o\u00f9 elle travaillait \u00e0 la fondation du second monast\u00e8re de la Visitation, pour demander \u00e0 son assistante d\u2019Annecy de le faire parler \u00e0 toutes les s\u0153urs r\u00e9unies apr\u00e8s qu\u2019il les aura rencontr\u00e9es une par une en particulier : \u00ab Je vous prie, quand il vous viendra voir avec un peu de loisir, que vous le fassiez parler en commun, si toutefois il l\u2019a agr\u00e9able \u00bb. En r\u00e9alit\u00e9, ses filles avaient un grand d\u00e9sir d\u2019entendre le fondateur, dont le r\u00f4le \u00e9tait en quelque sorte celui d\u2019un ma\u00eetre des novices.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le ton de ces \u00ab entretiens \u00bb \u00e9tait fort simple et familier. Un entretien est une agr\u00e9able conversation, un dialogue ou colloque familier, non un sermon mais une \u00ab simple conf\u00e9rence en laquelle chacun dit son opinion \u00bb. Nous poss\u00e9dons une relation qui ne manque pas de pittoresque sur une de ces rencontres : \u00ab Le jour de Saint Laurent de l\u2019ann\u00e9e 1612, notre bienheureux P\u00e8re vint voir notre v\u00e9n\u00e9rable fondatrice, toujours accompagn\u00e9 de M. Michel Favre son aum\u00f4nier, car jamais il n\u2019entrait sans lui. Toutes les s\u0153urs descendirent au verger de la fontaine, on lui apporta une chaire, les s\u0153urs se mirent \u00e0 terre autour de lui \u00bb. Au bout d\u2019un moment \u00ab il fut interrompu du tonnerre et de la pluie qui le contraignit de monter en une galerie, o\u00f9 les s\u0153urs le suivirent \u00bb. \u00c0 une des s\u0153urs qui lui dit : Monseigneur, j\u2019ai grand peur, il r\u00e9pondit : Ma fille, ne craignez point, le tonnerre ne tue que les saints et les p\u00e9cheurs, vous n\u2019\u00eates ni sainte, ni p\u00e9cheresse \u00bb. Avec l\u2019augmentation du nombre des s\u0153urs, on passera du jardin ou de la chambre de la fondatrice au parloir.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Normalement, les questions \u00e9taient pos\u00e9es par les s\u0153urs elles-m\u00eames, comme cela se voit clairement dans le troisi\u00e8me <em>Entretien<\/em> traitant <em>De la confiance et abandonnement<\/em>. La premi\u00e8re question \u00e9tait celle de savoir \u00ab si une \u00e2me peut, ayant le sentiment de sa mis\u00e8re, aller \u00e0 Dieu avec une grande confiance \u00bb. Un peu plus loin, le fondateur semble reprendre au bond une nouvelle question : \u00ab Mais vous dites que vous ne sentez point cette confiance \u00bb. Un peu plus loin il dit : \u00ab Maintenant passons \u00e0 l\u2019autre question, qui est de l\u2019abandonnement de soi-m\u00eame \u00bb. Plus loin encore on trouve des encha\u00eenements de questions tels que : \u00ab Or maintenant vous demandez en quoi s\u2019occupe int\u00e9rieurement cette \u00e2me qui est tout abandonn\u00e9e entre les mains de Dieu \u00bb ; \u00ab vous me dites \u00e0 cette heure \u00bb ; \u00ab vous dites maintenant \u00bb ; \u00ab pour r\u00e9pondre \u00e0 ce que vous demandez \u00bb ; \u00ab vous voulez encore savoir \u00bb. Il est tr\u00e8s possible, voire probable, que les secr\u00e9taires ont supprim\u00e9 les questions des interlocutrices pour les mettre dans la bouche de l\u2019\u00e9v\u00eaque. Les questions pouvaient aussi \u00eatre formul\u00e9es par \u00e9crit puisqu\u2019on lit au d\u00e9but du onzi\u00e8me <em>Entretien<\/em> : \u00ab Je commence notre discours par la r\u00e9ponse \u00e0 la question qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e en ce billet \u00bb.<br><br><strong>Instructions et exhortations<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019autre m\u00e9thode de formation excluait les questions et le dialogue : c\u2019\u00e9taient les sermons que le fondateur faisait dans la chapelle du monast\u00e8re. Le ton familier qui les caract\u00e9rise ne permet pas de les ranger parmi les grands sermons pour le peuple, tels qu\u2019on les entendait \u00e0 l\u2019\u00e9poque ; c\u2019\u00e9taient plut\u00f4t des exhortations. \u00ab Le discours que je m\u2019en vais vous faire \u00bb, disait-il au moment de commencer. Il lui arrivait de parler de son \u00ab petit discours \u00bb, ce qui ne s\u2019appliquait gu\u00e8re \u00e0 la dur\u00e9e qui \u00e9tait ordinairement d\u2019une heure. Une fois il dira : \u00ab Si j\u2019ai du temps, je traiterai de\u2026 \u00bb<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 M\u00eame \u00e0 la chapelle, le ton restait familier, comme pour une causerie. \u00ab Il nous faut passer outre, car je n\u2019ai pas le temps de m\u2019arr\u00eater beaucoup sur ce sujet \u00bb, disait-il ; ou encore : \u00ab avant de finir, disons encore ce mot \u00bb. \u00ab Mais je passe ce premier point sans en dire davantage, disait-il une autre fois, parce que ce n\u2019est pas l\u00e0 o\u00f9 je me veux arr\u00eater \u00bb. Quand il parle du myst\u00e8re de la Visitation, il a besoin d\u2019un temps suppl\u00e9mentaire : \u00ab Je finirai par deux exemples, et bien que le temps soit d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9, n\u00e9anmoins un petit quart d\u2019heure en fera la raison \u00bb. Parfois il parle de ses sentiments, disant qu\u2019il a trouv\u00e9 du \u00ab plaisir \u00bb \u00e0 traiter de l\u2019amour mutuel. Il ne craint pas de faire quelques digressions : \u00ab Je vous raconterai deux petites histoires que je ne dirais pas si j\u2019\u00e9tais en une autre chaire ; mais en ce lieu il n\u2019y a point de danger \u00bb. Pour soutenir l\u2019attention, il interpelle l\u2019auditoire par un \u00ab dites-moi \u00bb, ou par un \u00ab remarquez donc, je vous prie \u00bb. Il y avait souvent un lien avec le sujet qu\u2019il avait d\u00e9velopp\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment puisqu\u2019il dit : \u00ab J\u2019ai d\u00e9sir d\u2019ajouter encore un mot au discours que je fis l\u2019autre jour \u00bb. \u00ab Mais je vois que l\u2019heure s\u2019en va passer, s\u2019exclame-t-il, ce qui me fera finir et parachever le peu de temps qui reste sur l\u2019histoire de cet \u00e9vangile \u00bb. Au moment de conclure, il dit : \u00ab J\u2019ach\u00e8ve \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il faut croire que le pr\u00e9dicateur \u00e9tait d\u00e9sir\u00e9 et \u00e9cout\u00e9 avec attention, ce qui l\u2019autorisait \u00e0 raconter parfois la m\u00eame histoire : \u00ab Encore que l\u2019aie j\u00e0 dite, je ne laisserai pas de la r\u00e9p\u00e9ter, parce que je ne suis pas devant des personnes si d\u00e9go\u00fbt\u00e9es qu\u2019elles ne puissent entendre deux fois une m\u00eame chose ; car ceux qui ont bon app\u00e9tit mangent bien d\u2019une m\u00eame viande deux fois \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les <em>Sermons<\/em> se pr\u00e9sentent comme une instruction plus structur\u00e9e que les <em>Entretiens<\/em>, o\u00f9 les sujets se suivent parfois rapidement au hasard des questions. Ici l\u2019encha\u00eenement est plus logique, les diverses articulations du discours sont mieux indiqu\u00e9es. Le pr\u00e9dicateur explique l\u2019\u00c9criture ; il la commente avec les P\u00e8res et les th\u00e9ologiens, mais c\u2019est plut\u00f4t une explication m\u00e9dit\u00e9e qui pourra alimenter l\u2019oraison mentale des religieuses. Comme toute m\u00e9ditation, elle comporte des consid\u00e9rations, des \u00ab affections \u00bb et des r\u00e9solutions. Tout son discours aboutissait en fait \u00e0 une question essentielle : \u00ab Voulez-vous devenir une bonne fille de la Visitation ? \u00bb<br><br><strong>L\u2019accompagnement personnel<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il y avait enfin le contact personnel du fondateur avec chacune des s\u0153urs. Lui-m\u00eame avait une longue exp\u00e9rience de confesseur et de directeur spirituel individuel. De toute \u00e9vidence, il fallait tenir compte de la \u00ab vari\u00e9t\u00e9 des esprits \u00bb, des temp\u00e9raments, des situations particuli\u00e8res et des progr\u00e8s dans la perfection.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans les souvenirs de Marie-Adrienne Fichet on trouve un \u00e9pisode qui montre sa mani\u00e8re de faire. Un jour la m\u00e8re de Chantal lui demanda : \u00ab Monseigneur, Votre Grandeur voudrait-elle bien nous donner \u00e0 chacune une vertu pour notre application particuli\u00e8re \u00bb ? Peut-\u00eatre s\u2019agissait-il l\u00e0 d\u2019un pieux stratag\u00e8me invent\u00e9 par la sup\u00e9rieure. Il r\u00e9pondit : \u00ab Ma M\u00e8re, je le veux bien, il faut commencer par vous \u00bb. Les s\u0153urs se retir\u00e8rent et l\u2019\u00e9v\u00eaque les appela l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre, et en se promenant il donna \u00e0 chacune un \u00ab d\u00e9fi \u00bb en secret. Au cours de la r\u00e9cr\u00e9ation qui suivit, tout le monde sut ce qu\u2019il avait dit \u00e0 chacune en particulier. \u00c0 la m\u00e8re de Chantal il avait recommand\u00e9 l\u2019indiff\u00e9rence et l\u2019amour de la volont\u00e9 de Dieu ; \u00e0 Jacqueline Favre, la pr\u00e9sence de Dieu ; \u00e0 Charlotte de Br\u00e9chard, la r\u00e9signation \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu. Les \u00ab d\u00e9fis \u00bb destin\u00e9s aux autres religieuses \u00e0 tour de r\u00f4le concernaient la modestie et tranquillit\u00e9, l\u2019amour de l\u2019abjection, la mortification des sens, l\u2019affabilit\u00e9, l\u2019humilit\u00e9 int\u00e9rieure, l\u2019humilit\u00e9 ext\u00e9rieure, l\u2019oubli des parents et du monde, la mortification des passions. Avant de partir, l\u2019\u00e9v\u00eaque leur adressa des paroles d\u2019encouragement \u00e0 toutes ensemble.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La formation devait forc\u00e9ment s\u2019adapter \u00e0 la diversit\u00e9 des personnes sans pour autant cacher le fait que la vie religieuse est un combat dans lequel la victoire sur les passions et les inclinations exige un dur entra\u00eenement. Aux s\u0153urs de la Visitation tent\u00e9es de consid\u00e9rer la perfection comme un v\u00eatement \u00e0 enfiler, il rappelait avec une pointe d\u2019humour leur responsabilit\u00e9 personnelle :<br><br><em>Vous voudriez que je vous enseignasse une voie de perfection toute faite, ou une m\u00e9thode de perfection tellement faite qu\u2019il n\u2019y e\u00fbt que la mettre sur votre t\u00eate comme vous jetteriez votre robe, et que par ce moyen vous vous trouvassiez toute parfaite sans peine, c\u2019est-\u00e0-dire que je vous donnasse la perfection toute faite [\u2026]. Oh certes ! s\u2019il \u00e9tait \u00e0 mon pouvoir, je serais le plus parfait homme du monde, si je la pouvais donner aux autres sans qu\u2019il fall\u00fbt rien faire, car je la prendrais premi\u00e8rement pour moi.<\/em><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019accompagnement \u00e9tait destin\u00e9 surtout \u00e0 soutenir les responsables. Jacqueline Favre, sup\u00e9rieure de la Visitation de Lyon, \u00e9tait pr\u00e9occup\u00e9e et accabl\u00e9e par plusieurs s\u0153urs malades de sa communaut\u00e9. Il la console dans une de ses lettres :<br><br><em>Je vous vois, ma tr\u00e8s ch\u00e8re fille, toute malade et dolente sur les maladies et douleurs de vos filles. On ne peut \u00eatre m\u00e8re sans peine. Qui est celui qui est malade, dit l\u2019Ap\u00f4tre, que je ne le sois avec lui ? Et nos anciens P\u00e8res ont dit l\u00e0-dessus, que les poules sont toujours afflig\u00e9es de travail* tandis qu\u2019elles conduisent leurs poussins et que c\u2019est ce qui les fait glousser continuellement, et que l\u2019Ap\u00f4tre \u00e9tait comme cela.<\/em><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La m\u00e8re de Blonay avait le z\u00e8le \u00ab un peu amer, un peu pressant, un peu inquiet, un peu pointilleux \u00bb ; il fallait lui inspirer un z\u00e8le \u00ab doux, b\u00e9nin, gracieux, paisible, supportant \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Comment concilier dans une communaut\u00e9 la n\u00e9cessaire unit\u00e9, voire uniformit\u00e9, avec la diversit\u00e9 des personnes et des temp\u00e9raments qui la composent ? Il \u00e9crivait \u00e0 ce propos \u00e0 la sup\u00e9rieure de la Visitation de Lyon : \u00ab S\u2019il se trouve quelque \u00e2me, voire m\u00eame au noviciat, qui craigne trop d\u2019assujettir son esprit aux exercices marqu\u00e9s, pourvu que cette crainte ne proc\u00e8de pas de caprice, outrecuidance, d\u00e9dain ou chagrin, c\u2019est \u00e0 la prudente ma\u00eetresse de les conduire par une autre voie, bien que pour l\u2019ordinaire celle-ci soit utile, ainsi que l\u2019exp\u00e9rience le fait voir \u00bb. Comme toujours, ob\u00e9issance et libert\u00e9 ne doivent pas \u00eatre oppos\u00e9es l\u2019une \u00e0 l\u2019autre.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Force et douceur doivent en outre caract\u00e9riser la mani\u00e8re dont les sup\u00e9rieures de la Visitation devaient fa\u00e7onner les \u00e2mes \u00ab ou par le marteau, ou par le ciseau, ou par le pinceau, pour les former toutes selon son bon plaisir \u00bb. C\u2019est pour cela qu\u2019il faut leur donner \u00ab des c\u0153urs de p\u00e8res, solides, fermes et constants, sans omettre les tendresses de m\u00e8res qui font d\u00e9sirer les douceurs aux enfants, suivant l\u2019ordre divin qui gouverne tout avec une force toute suave et une suavit\u00e9 toute forte \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les directrices des novices avaient droit \u00e0 des attentions sp\u00e9ciales de sa part car \u00ab la conservation et le bonheur de la congr\u00e9gation \u00bb d\u00e9pend de la bonne formation des nouvelles recrues. Comment former les futures visitandines, alors que l\u2019on est loin des fondateurs ? se demandait la ma\u00eetresse des novices de Lyon. Il lui r\u00e9pond : \u00ab Dites ce que vous avez vu, enseignez ce que vous avez ou\u00ef \u00e0 Annecy. H\u00e9las ! cette racine est petite, basse et profonde ; mais la branche qui s\u2019en s\u00e9parera p\u00e9rira sans doute, s\u00e9chera et ne sera bonne que pour \u00eatre coup\u00e9e et jet\u00e9e au feu \u00bb.<br><br><strong>Un manuel de la perfection<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En publiant en 1616 le <em>Trait\u00e9 de l\u2019amour de Dieu<\/em>, un livre \u00ab fait pour aider l\u2019\u00e2me d\u00e9j\u00e0 d\u00e9vote \u00e0 ce qu\u2019elle se puisse avancer en son dessein \u00bb, Fran\u00e7ois de Sales reconnaissait tout ce qu\u2019il devait \u00e0 cette \u00ab b\u00e9nite assembl\u00e9e \u00bb de la Visitation et en particulier \u00e0 la m\u00e8re qui \u00ab y pr\u00e9side \u00bb et qui \u00ab n\u2019a pas eu peu de pouvoir pour animer [mon \u00e2me] en cette occasion \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Comme on le devine, le <em>Trait\u00e9<\/em> propose une doctrine sublime de l\u2019amour de Dieu, qui valut \u00e0 son auteur le titre de \u00ab docteur de la charit\u00e9 \u00bb. L\u2019auteur se propose, sur l\u2019exemple de Marie et de Joseph, d\u2019accompagner sur le chemin du plus haut amour une personne appel\u00e9e Th\u00e9otime, nom symbolique qui d\u00e9signe \u00ab l\u2019esprit humain, qui d\u00e9sire faire progr\u00e8s en la dilection sainte \u00bb. Le but de l\u2019auteur est de montrer \u00ab l\u2019histoire de la naissance, du progr\u00e8s, de la d\u00e9cadence, des op\u00e9rations, propri\u00e9t\u00e9s, avantages et excellences de l\u2019amour divin \u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le <em>Trait\u00e9 de l\u2019amour de Dieu<\/em> se r\u00e9v\u00e8le comme le manuel de l\u2019\u00e9cole de la perfection que Fran\u00e7ois de Sales a voulu cr\u00e9er. On y trouve m\u00eame l\u2019id\u00e9e implicite de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une formation continue, qu\u2019il illustrera au moyen de cette image v\u00e9g\u00e9tale :<br><br><em>Ne voyons-nous pas par exp\u00e9rience que les plantes et fruits n\u2019ont pas leur juste croissance et maturit\u00e9 que quand elles portent leurs graines et p\u00e9pins, qui leur servent de g\u00e9niture pour la production de plantes et d\u2019arbres de pareille sorte ? Jamais nos vertus n\u2019ont leur juste stature et suffisance qu\u2019elles ne produisent en nous des d\u00e9sirs de faire progr\u00e8s.<\/em><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il faut en somme imiter ce curieux animal qu\u2019est le crocodile, \u00ab qui \u00e9tant extr\u00eamement petit en son commencement ne cesse jamais de cro\u00eetre tandis qu\u2019il est en vie \u00bb. Face \u00e0 la d\u00e9cadence et parfois \u00e0 la conduite scandaleuse de nombreux monast\u00e8res et abbayes de son temps, saint Fran\u00e7ois de Sales tra\u00e7ait un chemin exigeant mais aimable. Par rapport aux ordres r\u00e9form\u00e9s, o\u00f9 r\u00e9gnaient une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et une aust\u00e9rit\u00e9 telles qu\u2019elles \u00e9loignaient un bon nombre de personnes de la vie religieuse, l\u2019intuition profonde du fondateur de la Visitation fut de concentrer l\u2019essence de la vie religieuse simplement dans la recherche de la perfection de la charit\u00e9. Avec les adaptations n\u00e9cessaires, cette \u00ab p\u00e9dagogie des sommets \u00bb d\u00e9bordera largement les murs de son premier monast\u00e8re et tentera d\u2019autres \u00ab apprentis \u00bb de la perfection.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour Fran\u00e7ois de Sales, la vie religieuse est \u00ab une \u00e9cole de la perfection&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":34571,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":39,"footnotes":""},"categories":[125],"tags":[2563,2634,2554,2631,1968,2616,2022,2622],"class_list":["post-34578","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nos-saints","tag-charite","tag-conciles","tag-dieu","tag-eglise","tag-saints","tag-temoins","tag-vertus","tag-vocations"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34578","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34578"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34578\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34571"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34578"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34578"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34578"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}