{"id":30687,"date":"2024-11-07T08:43:23","date_gmt":"2024-11-07T08:43:23","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=30687"},"modified":"2024-11-07T08:44:08","modified_gmt":"2024-11-07T08:44:08","slug":"troisieme-reve-missionnaire-le-voyage-aerien-1885","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/songes-de-don-bosco\/troisieme-reve-missionnaire-le-voyage-aerien-1885\/","title":{"rendered":"Troisi\u00e8me r\u00eave missionnaire : le voyage a\u00e9rien (1885)"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Le r\u00eave de Don Bosco \u00e0 la veille du d\u00e9part des missionnaires pour l&rsquo;Am\u00e9rique est un \u00e9v\u00e9nement riche de signification spirituelle et symbolique dans l&rsquo;histoire de la Congr\u00e9gation Sal\u00e9sienne. Au cours de cette nuit du 31 janvier au 1er f\u00e9vrier, Don Bosco eut une vision proph\u00e9tique qui souligne l&rsquo;importance de la pi\u00e9t\u00e9, du z\u00e8le apostolique et de la confiance totale en la providence divine pour le succ\u00e8s de la mission. Cet \u00e9pisode a non seulement encourag\u00e9 les missionnaires, mais a \u00e9galement renforc\u00e9 la conviction de Don Bosco quant \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tendre leur \u0153uvre au-del\u00e0 des fronti\u00e8res italiennes, en apportant \u00e9ducation, soutien et espoir aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations dans des terres lointaines.<\/em><br><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On \u00e9tait \u00e0 la veille du d\u00e9part. Pendant toute la journ\u00e9e, la pens\u00e9e que Monseigneur et les autres allaient partir si loin, et l&rsquo;impossibilit\u00e9 absolue de les accompagner, comme les fois pr\u00e9c\u00e9dentes, jusqu&rsquo;\u00e0 l&#8217;embarquement, voire m\u00eame l&rsquo;impossibilit\u00e9 peut-\u00eatre de leur donner au moins l\u2019adieu dans l&rsquo;\u00e9glise Marie-Auxiliatrice, lui caus\u00e8rent des soubresauts d&rsquo;\u00e9motion, qui parfois l&rsquo;oppressaient et le laissaient abattu. Or, dans la nuit du 31 janvier au 1<sup>er <\/sup>f\u00e9vrier, il fit un r\u00eave semblable \u00e0 celui de 1883 au sujet des Missions. Il le raconta \u00e0 Don Lemoyne qui l&rsquo;\u00e9crivit imm\u00e9diatement. Le voici.<br><br><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il me semblait que j&rsquo;accompagnais les Missionnaires dans leur voyage. Nous avons parl\u00e9 un court instant avant de quitter l&rsquo;Oratoire. Ils m&rsquo;entouraient et me demandaient conseil, et il m&rsquo;a sembl\u00e9 que je leur disais :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong>&#8211; Ce n&rsquo;est pas avec la science, ce n&rsquo;est pas avec la sant\u00e9, ce n&rsquo;est pas avec les richesses, mais avec le z\u00e8le et la pi\u00e9t\u00e9 que vous ferez un grand bien, pour la gloire de Dieu et le salut des \u00e2mes.<\/strong><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Peu de temps auparavant nous \u00e9tions \u00e0 l&rsquo;Oratoire, et puis sans savoir par quel chemin nous \u00e9tions partis et avec quel moyen, nous nous sommes retrouv\u00e9s presque imm\u00e9diatement en Am\u00e9rique. \u00c0 la fin du voyage, je me trouvais seul au milieu d&rsquo;une vaste plaine entre le Chili et la R\u00e9publique argentine. Mes chers missionnaires s&rsquo;\u00e9taient tous dispers\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0 dans cet espace sans limites. En les regardant, je m&rsquo;\u00e9tonnais, car ils me semblaient peu nombreux. Apr\u00e8s avoir envoy\u00e9 tant de Sal\u00e9siens en Am\u00e9rique \u00e0 diverses reprises, je pensais que j&rsquo;aurais d\u00fb voir un nombre plus grand de missionnaires. Mais en r\u00e9fl\u00e9chissant, j&rsquo;ai compris que si leur nombre paraissait petit, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils \u00e9taient dispers\u00e9s en de nombreux endroits, comme une semence qui doit \u00eatre transport\u00e9e ailleurs pour \u00eatre cultiv\u00e9e et se multiplier.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans cette plaine apparaissaient des routes nombreuses et tr\u00e8s longues au bord desquelles \u00e9taient dispers\u00e9es de nombreuses maisons. Ces routes n&rsquo;\u00e9taient pas comme les routes de notre pays, et les maisons n&rsquo;\u00e9taient pas comme les maisons de notre monde. C&rsquo;\u00e9taient des objets myst\u00e9rieux et je dirais presque spirituels. Ces routes \u00e9taient parcourues par des v\u00e9hicules, ou moyens de transport qui, en roulant, prenaient successivement mille aspects fantastiques et mille formes toutes diff\u00e9rentes, bien que magnifiques et stup\u00e9fiantes, de sorte que je ne peux en d\u00e9finir ou en d\u00e9crire une seule. J&rsquo;ai observ\u00e9 avec \u00e9tonnement que lorsque les v\u00e9hicules s&rsquo;approchaient de groupes de maisons, des villages et des villes, ils passaient au-dessus des habitations, de sorte que le voyageur pouvait voir au-dessous de lui les toits des maisons. Bien que ces maisons fussent tr\u00e8s hautes, elles \u00e9taient bien en-dessous des voies, et alors que les voies du d\u00e9sert adh\u00e9raient au sol, celles-ci devenaient a\u00e9riennes lorsqu&rsquo;elles s&rsquo;approchaient de lieux habit\u00e9s, formant une sorte de pont magique. De l\u00e0-haut, on pouvait voir les habitants dans les maisons, les cours, les rues, et dans la campagne, occup\u00e9s \u00e0 travailler leur domaine.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Chacune de ces routes menait dans une de nos missions. Au bout d&rsquo;une tr\u00e8s longue voie qui menait du c\u00f4t\u00e9 du Chili, je vis une maison [<em>toutes les particularit\u00e9s topographiques qui pr\u00e9c\u00e8dent et qui suivent semblent indiquer la maison de Fort\u00edn Mercedes, sur la rive gauche du Colorado<\/em>] avec de nombreux confr\u00e8res Sal\u00e9siens adonn\u00e9s \u00e0 la science, \u00e0 la pi\u00e9t\u00e9, \u00e0 divers arts et m\u00e9tiers, et \u00e0 l&rsquo;agriculture. Au sud, il y avait la Patagonie. Du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9, je pouvais voir d&rsquo;un seul coup d&rsquo;\u0153il toutes nos maisons de la R\u00e9publique argentine. Puis, en Uruguay, Paysand\u00fa, Las Piedras, Villa Col\u00f3n ; au Br\u00e9sil, le coll\u00e8ge de Nicteroy et beaucoup d\u2019autres maisons diss\u00e9min\u00e9es dans les provinces de cet empire. Enfin, \u00e0 l&rsquo;ouest, partait une autre route tr\u00e8s longue, traversant des fleuves, des mers et des lacs dans des pays inconnus. Dans cette r\u00e9gion, j&rsquo;ai vu peu de sal\u00e9siens. En regardant attentivement, je n&rsquo;en ai vu que deux.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 cet instant, apparut pr\u00e8s de moi un personnage d&rsquo;allure distingu\u00e9e, au teint p\u00e2le, corpulent, \u00e0 la barbe ras\u00e9e de mani\u00e8re \u00e0 para\u00eetre imberbe, un homme d&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr. Il \u00e9tait v\u00eatu de blanc, avec une sorte de cape rose tiss\u00e9e de fils d&rsquo;or. Tout brillait en lui. J&rsquo;avais reconnu mon interpr\u00e8te habituel.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; O\u00f9 sommes-nous ici ? demandai-je en lui montrant ce dernier pays.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Nous sommes en M\u00e9sopotamie, me r\u00e9pondit l&rsquo;interpr\u00e8te.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; En M\u00e9sopotamie ? r\u00e9pliquai-je, mais ici, c&rsquo;est la Patagonie.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Je vous dis, r\u00e9pondit l&rsquo;autre, que nous sommes en M\u00e9sopotamie.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Et pourtant&#8230; pourtant&#8230; je n&rsquo;arrive pas \u00e0 m\u2019en convaincre.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Il en est bien ainsi ! C&rsquo;est la M\u00e9&#8230; so&#8230; po&#8230; ta&#8230; mie&#8230;, conclut l&rsquo;interpr\u00e8te en \u00e9pelant chaque syllabe du mot pour qu&rsquo;il me reste en m\u00e9moire.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Mais pourquoi les Sal\u00e9siens que je vois ici sont-ils si peu nombreux ?<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Ce qui n&rsquo;est pas, sera, conclut mon interpr\u00e8te.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pendant que je m\u2019arr\u00eatais dans cette plaine, je regardais toutes ces routes interminables et je contemplais, d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s claire mais inexplicable, les lieux qui sont et seront occup\u00e9s par les Sal\u00e9siens. Que de choses magnifiques j&rsquo;ai vues ! Je vis tous les coll\u00e8ges un par un. J\u2019embrassai simultan\u00e9ment le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l&rsquo;avenir de nos missions. Comme j&rsquo;ai tout vu d&rsquo;un seul coup d&rsquo;\u0153il, il est tr\u00e8s difficile, voire impossible, de donner m\u00eame une p\u00e2le id\u00e9e de ce spectacle. Ce que j&rsquo;ai vu dans cette plaine du Chili, du Paraguay, du Br\u00e9sil, de la R\u00e9publique Argentine, demanderait un gros volume, si je voulais en faire une description sommaire. Dans cette vaste plaine j\u2019ai vu aussi une foule de sauvages dispers\u00e9s dans le Pacifique jusqu&rsquo;au golfe d&rsquo;Ancud, au d\u00e9troit de Magellan, au cap Horn, dans les \u00eeles Diego et dans les Malvines. Toute cette moisson est destin\u00e9e aux Sal\u00e9siens. J&rsquo;ai vu que maintenant les Sal\u00e9siens ne font que semer, mais que nos successeurs r\u00e9colteront. Des hommes et des femmes nous apporteront du renfort et deviendront des pr\u00e9dicateurs. Les enfants des sauvages, qu&rsquo;il semble presque impossible de gagner \u00e0 la foi, deviendront eux-m\u00eames les \u00e9vang\u00e9lisateurs de leurs parents et amis. Les Sal\u00e9siens r\u00e9ussiront en tout gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;humilit\u00e9, au travail et \u00e0 la temp\u00e9rance. Tout ce que j&rsquo;ai vu \u00e0 cet instant et que j&rsquo;ai vu par la suite, tout cela concernait les Sal\u00e9siens, leur \u00e9tablissement r\u00e9gulier dans ces pays, leur accroissement merveilleux, la conversion de tant d&rsquo;indig\u00e8nes et de tant d&rsquo;Europ\u00e9ens \u00e9tablis dans la r\u00e9gion. L&rsquo;Europe va se d\u00e9verser en Am\u00e9rique du Sud. \u00c0 partir du moment o\u00f9 on a commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9pouiller les \u00e9glises en Europe, le commerce a commenc\u00e9 \u00e0 diminuer, il a perdu et il perdra de plus en plus sa prosp\u00e9rit\u00e9. C\u2019est pourquoi les ouvriers et leurs familles, pouss\u00e9s par la mis\u00e8re, se pr\u00e9cipiteront pour chercher refuge dans ces nouvelles terres hospitali\u00e8res.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Voyant le champ que le Seigneur nous avait assign\u00e9 et l&rsquo;avenir glorieux de la Congr\u00e9gation sal\u00e9sienne, il m&rsquo;a sembl\u00e9 qu&rsquo;il fallait que je reprenne le chemin de retour en Italie. Je fus rapidement transport\u00e9 sur une voie \u00e9trange et tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e et en un instant j&rsquo;ai survol\u00e9 l&rsquo;Oratoire.\u00a0 J\u2019avais sous les yeux les places, les rues, les jardins, les avenues, les voies ferr\u00e9es, les murs de la ville, la campagne et les collines environnantes, les villes, les villages de la province, la cha\u00eene gigantesque des Alpes couvertes de neige. Un panorama stup\u00e9fiant\u00a0! Je voyais les jeunes de l&rsquo;Oratoire qui ressemblaient \u00e0 autant de petites souris. Mais leur nombre \u00e9tait extraordinairement grand\u00a0: partout des pr\u00eatres, des abb\u00e9s, des \u00e9l\u00e8ves, des chefs d\u2019atelier. Beaucoup partaient en procession et d&rsquo;autres rejoignaient les rangs de ceux qui partaient. C&rsquo;\u00e9tait une procession continue.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tout ce monde partait pour se retrouver dans cette vaste plaine entre le Chili et la R\u00e9publique argentine, o\u00f9 j\u2019\u00e9tais revenu en un clin d&rsquo;\u0153il. Je les observais. Un jeune pr\u00eatre, qui ressemblait \u00e0 notre Don Pavia, mais ce n\u2019\u00e9tait pas lui, s&rsquo;avan\u00e7a vers moi\u00a0; avec son air affable, sa parole courtoise, sa physionomie candide et son teint juv\u00e9nile, il me dit :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Voici les \u00e2mes et les pays destin\u00e9s aux fils de saint Fran\u00e7ois de Sales.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Je fus stup\u00e9fait en voyant dispara\u00eetre en un instant toute cette multitude rassembl\u00e9e en ce lieu, et l&rsquo;on voyait \u00e0 peine au loin la direction qu&rsquo;ils avaient prise.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Je note ici qu&rsquo;en racontant mon r\u00eave, je le fais de fa\u00e7on sommaire, et qu&rsquo;il ne m&rsquo;est pas possible de pr\u00e9ciser la succession exacte des magnifiques spectacles qui se pr\u00e9sentaient \u00e0 moi et les divers \u00e9v\u00e9nements qui s\u2019y rapportaient. L&rsquo;esprit ne retient pas, la m\u00e9moire oublie, la parole ne suffit pas. Au-del\u00e0 du myst\u00e8re qui les enveloppait, ces sc\u00e8nes alternaient, s&rsquo;entrem\u00ealaient parfois, se r\u00e9p\u00e9taient souvent selon que les missionnaires se r\u00e9unissaient, se s\u00e9paraient ou partaient, ou selon que les peuples appel\u00e9s \u00e0 la foi et \u00e0 la conversion s\u2019unissaient \u00e0 eux ou s\u2019\u00e9loignaient d\u2019eux. Je le r\u00e9p\u00e8te : je voyais dans le m\u00eame temps le pr\u00e9sent, le pass\u00e9 et l&rsquo;avenir de ces missions, avec toutes les phases, les dangers, les succ\u00e8s, les \u00e9checs momentan\u00e9s ou les d\u00e9sillusions qui accompagneront cet apostolat. Alors je comprenais tout, mais maintenant il m\u2019est impossible de d\u00e9m\u00ealer cette intrigue de faits, d&rsquo;id\u00e9es, de personnages. C&rsquo;est comme si quelqu\u2019un voulait comprendre dans une unique histoire et r\u00e9duire \u00e0 un seul fait et \u00e0 une seule unit\u00e9 tout le spectacle du firmament, en racontant le mouvement, la splendeur, les propri\u00e9t\u00e9s de tous les astres avec leurs relations et leurs lois particuli\u00e8res et r\u00e9ciproques, alors qu&rsquo;une seule \u00e9toile donnerait mati\u00e8re \u00e0 l&rsquo;attention et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;esprit le plus capable. Et je note \u00e0 nouveau qu&rsquo;il s&rsquo;agit ici de choses qui n&rsquo;ont aucun rapport avec les objets mat\u00e9riels.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Reprenant donc le r\u00e9cit, je dis que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 \u00e9tonn\u00e9 de voir dispara\u00eetre une telle multitude. Monseigneur Cagliero \u00e9tait \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s \u00e0 ce moment-l\u00e0. Quelques missionnaires se trouvaient \u00e0 une certaine distance. Beaucoup d&rsquo;autres \u00e9taient autour de moi avec un bon nombre de coop\u00e9rateurs Sal\u00e9siens, parmi lesquels je distinguais Mgr Espinosa, le Dr Torrero, le Dr Caranza et le Vicaire g\u00e9n\u00e9ral du Chili [<em>il pourrait s\u2019agir de Mgr Dominique Cruz, Vicaire capitulaire du dioc\u00e8se de Concepci\u00f3n<\/em>]. Alors mon interpr\u00e8te habituel vint vers moi pendant que je parlais avec Mgr Cagliero et beaucoup d\u2019autres, cherchant \u00e0 savoir si ce fait avait une signification quelconque. De la mani\u00e8re la plus courtoise, l&rsquo;interpr\u00e8te me dit :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Ecoutez et vous verrez.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et voici qu&rsquo;\u00e0 ce moment-l\u00e0, la vaste plaine devint une grande salle. Je ne peux pas d\u00e9crire exactement ce \u00e0 quoi elle ressemblait avec sa magnificence et sa richesse. Je dirai seulement que si l&rsquo;on devait la d\u00e9crire, aucun homme ne pourrait en soutenir la splendeur, m\u00eame avec beaucoup d&rsquo;imagination. Sa largeur \u00e9tait telle qu&rsquo;on ne pouvait en voir les murs lat\u00e9raux. Sa hauteur \u00e9tait inaccessible. La vo\u00fbte se terminait par des arcs d\u2019une hauteur, largeur et splendeur extraordinaires, et l&rsquo;on ne voyait pas sur quel support ils reposaient. Il n&rsquo;y avait ni piliers ni colonnes. D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, on aurait dit que la coupole de cette grande salle \u00e9tait d&rsquo;un lin candide comme une tapisserie. Il en allait de m\u00eame pour le sol. Il n&rsquo;y avait pas de lumi\u00e8res, pas de soleil, pas de lune, pas d&rsquo;\u00e9toiles, mais une splendeur g\u00e9n\u00e9rale, r\u00e9partie de fa\u00e7on \u00e9gale de toute part. La blancheur des lins scintillait et faisait briller chaque partie, chaque ornement, chaque fen\u00eatre, chaque entr\u00e9e, chaque sortie. Tout autour se r\u00e9pandait un doux parfum, m\u00e9lange de tous les parfums les plus agr\u00e9ables.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C\u2019est alors que se produisit un curieux ph\u00e9nom\u00e8ne. Un grand nombre de tables de salle \u00e0 manger se trouvaient l\u00e0, d&rsquo;une longueur extraordinaire. Il y avait des tables dans toutes les directions, mais elles convergeaient toutes vers un seul centre. Elles \u00e9taient recouvertes d&rsquo;\u00e9l\u00e9gantes nappes recouvertes de beaux vases cristallins remplis de fleurs nombreuses et vari\u00e9es.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La premi\u00e8re chose que remarqua Mgr Cagliero fut :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Les tables sont l\u00e0, mais o\u00f9 sont les aliments ?<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En effet, il n&rsquo;y avait ni nourriture ni boisson, ni m\u00eame d\u2019assiettes, de coupes ou d\u2019autres r\u00e9cipients pour y mettre les aliments.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;ami interpr\u00e8te r\u00e9pondit alors :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Ceux qui viennent ici, <em>neque sitient, neque esurient amplius<\/em> (Ils n&rsquo;auront plus ni faim, ni soif Ap 7,16).<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ceci dit, les gens commenc\u00e8rent \u00e0 entrer, tous v\u00eatus de blanc avec une simple bande comme collier, couleur de rose et brod\u00e9 de fils d&rsquo;or, qui leur entourait le cou et les \u00e9paules. Les premiers \u00e0 entrer \u00e9taient peu nombreux. Quelques-uns seulement, en petit groupe. \u00c0 peine entr\u00e9s dans la grande salle, ils allaient s&rsquo;asseoir autour d&rsquo;une table pr\u00e9par\u00e9e pour eux, en chantant : <em>Victoire\u00a0!<\/em> Mais apr\u00e8s eux, des troupes plus nombreuses s&rsquo;avanc\u00e8rent en chantant : <em>Triomphe\u00a0!<\/em> C&rsquo;est alors qu&rsquo;apparut une grande vari\u00e9t\u00e9 de personnes, des grands et des petits, des hommes et des femmes, de toutes les g\u00e9n\u00e9rations, de couleurs, de formes, d&rsquo;attitudes vari\u00e9es, et de tous c\u00f4t\u00e9s r\u00e9sonnaient des chants. Ceux qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 en place chantaient <em>Victoire\u00a0!<\/em> Ceux qui entraient chantaient <em>Triomphe<\/em>\u00a0! Chaque foule qui entrait repr\u00e9sentait des nations ou des parties de nations qui seront toutes converties par les missionnaires.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ayant jet\u00e9 un coup d&rsquo;\u0153il sur ces tables interminables, j&rsquo;ai vu beaucoup de nos s\u0153urs assises qui chantaient, ainsi qu\u2019un grand nombre de nos confr\u00e8res. Cependant, personne ne portait l&rsquo;habit du pr\u00eatre, du clerc ou de la religieuse, mais ils portaient tous comme les autres la robe blanche et le pallium rose.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mais mon \u00e9tonnement grandit lorsque j&rsquo;ai vu des hommes rudes qui portaient le m\u00eame habit que les autres et chantaient : <em>Victoire et triomphe !<\/em> C&rsquo;est alors que notre interpr\u00e8te dit :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Les \u00e9trangers, les sauvages qui buvaient le lait de la parole divine aupr\u00e8s de leurs \u00e9ducateurs, sont devenus des h\u00e9rauts de la parole de Dieu.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 J&rsquo;ai aussi observ\u00e9 au milieu de la foule des enfants \u00e0 l&rsquo;aspect rude et \u00e9trange et j&rsquo;ai demand\u00e9 :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Et ces enfants, dont la peau est si grossi\u00e8re qu&rsquo;elle ressemble \u00e0 celle d&rsquo;un crapaud, et pourtant belle et d&rsquo;une couleur si resplendissante, qui sont-ils ?<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;interpr\u00e8te r\u00e9pondit :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Ce sont les fils de Cham qui n&rsquo;ont pas renonc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage de L\u00e9vi. Ils renforceront les arm\u00e9es pour prot\u00e9ger le royaume de Dieu, qui est arriv\u00e9 aussi chez nous. Leur nombre \u00e9tait petit, mais les fils de leurs fils l&rsquo;ont augment\u00e9. Maintenant, \u00e9coutez et voyez, mais vous ne pouvez pas comprendre les myst\u00e8res que vous verrez.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ces jeunes appartenaient \u00e0 la Patagonie et \u00e0 l&rsquo;Afrique australe.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Entre-temps, les rangs de ceux qui entraient dans cette salle extraordinaire grossissaient tellement que toutes les chaises semblaient occup\u00e9es. Les chaises et les si\u00e8ges n&rsquo;avaient pas de forme sp\u00e9cifique, mais prenaient la forme que chacun souhaitait. Chacun \u00e9tait heureux du si\u00e8ge qu&rsquo;il occupait et de celui que les autres occupaient.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et tandis qu&rsquo;on criait de tous c\u00f4t\u00e9s <em>Victoire\u00a0! triomphe<\/em>, voici qu&rsquo;enfin une grande foule en f\u00eate arrivait \u00e0 la rencontre de ceux qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 entr\u00e9s et qui chantaient : <em>All\u00e9luia, gloire, triomphe !<\/em><br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lorsque la salle parut compl\u00e8tement remplie, au point qu\u2019on ne pouvait plus compter les milliers de personnes rassembl\u00e9es, il se fit un profond silence, puis cette multitude commen\u00e7a \u00e0 chanter en se divisant en plusieurs ch\u0153urs.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le premier ch\u0153ur : <em>Appropinquavit in nos regnum Dei<\/em> (Le royaume de Dieu est proche de vous, Lc 10,11) ; <em>laetentur Coeli et exultet terra<\/em> (Que les cieux se r\u00e9jouissent, que la terre exulte, 1 Co 16,31) ; <em>Dominus regnavit super nos<\/em> (Le Seigneur a r\u00e9gn\u00e9 sur nous) ; <em>alleluia<\/em>.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un autre ch\u0153ur : <em>Vicerunt, et ipse Dominus dabit edere de ligno vitae et non esurient in aeternum, alleluia<\/em> (Au vainqueur je donnerai la nourriture de l&rsquo;arbre de vie et il n&rsquo;aura plus faim \u00e0 jamais, all\u00e9luia, Ap 2,7).<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un troisi\u00e8me ch\u0153ur : <em>Laudate Dominum omnes gentes, laudate eum omnes populi <\/em>(Tous les peuples, louez le Seigneur, tous les peuples, chantez sa louange, Ps 117,1).<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tandis que ces personnes et d&rsquo;autres chantaient et se relayaient, il y eut soudain, pour la deuxi\u00e8me fois, un profond silence. Puis des voix se mirent \u00e0 r\u00e9sonner en haut et au loin. Le sens de ce cantique, d\u2019une harmonie qui ne peut \u00eatre exprim\u00e9e d&rsquo;aucune mani\u00e8re, \u00e9tait le suivant: S<em>oli Deo honor et gloria in saecula saeculorum <\/em>([\u00e0 Dieu seul] honneur et gloire pour les si\u00e8cles des si\u00e8cles 1 Tt 1,17). D&rsquo;autres ch\u0153urs r\u00e9pondaient d\u2019en haut et de loin \u00e0 ces voix : <em>Semper gratiarum actio illi qui erat, est, et venturus est. Illi eucharistia, illi soli honor sempiternus<\/em> (Action de gr\u00e2ce \u00e0 jamais \u00e0 celui qui \u00e9tait, qui est et qui vient. \u00c0 lui l&rsquo;Eucharistie, \u00e0 lui seul l&rsquo;honneur \u00e9ternel).<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mais \u00e0 cet instant voici que ces ch\u0153urs descendirent et s&rsquo;approch\u00e8rent. Parmi ces musiciens c\u00e9lestes se trouvait Louis Colle. Les autres personnes qui se trouvaient dans la salle commenc\u00e8rent alors \u00e0 chanter et \u00e0 se joindre \u00e0 eux, unissant leurs voix \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;instruments de musique extraordinaires, avec des sons dont l&rsquo;extension n&rsquo;avait pas de limites. Cette musique semblait avoir \u00e0 la fois mille notes et mille degr\u00e9s de hauteur et s\u2019accordaient pour former un seul accord de voix. Les voix aig\u00fces s&rsquo;\u00e9levaient \u00e0 une hauteur inimaginable. Les voix sonores et rondes de ceux qui se trouvaient dans la salle descendaient si bas qu&rsquo;on ne peut l&rsquo;exprimer. Tous ne formaient qu\u2019un seul ch\u0153ur, une seule harmonie\u00a0; toutes les voix, les basses comme les aig\u00fces, avaient un tel \u00e9lan et une telle beaut\u00e9, et p\u00e9n\u00e9traient tellement dans tous les sens de l&rsquo;homme en les absorbant que l&rsquo;homme en oubliait sa propre existence. Je tombai \u00e0 genoux aux pieds de Mgr Cagliero en m&rsquo;exclamant :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Oh Cagliero ! Nous sommes au paradis !<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mgr Cagliero me prit par la main et me r\u00e9pondit :<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8211; Ce n&rsquo;est pas le paradis, c&rsquo;est une simple et tr\u00e8s faible image de ce que sera le paradis.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pendant ce temps, les voix des deux ch\u0153urs grandioses continuaient et chantaient \u00e0 l&rsquo;unisson avec une harmonie inexprimable : <em>Soli Deo honor et gloria, et triumphus alleluia, in aeternum in aeternum !<\/em> (\u00c0 Dieu seul honneur et gloire et victoire, all\u00e9luia, pour les si\u00e8cles des si\u00e8cles !). Ici, je me suis oubli\u00e9 moi-m\u00eame et je ne sais plus ce que je suis devenu. Le matin, j&rsquo;ai eu du mal \u00e0 me lever de mon lit, et \u00e0 revenir \u00e0 moi quand je suis all\u00e9 c\u00e9l\u00e9brer la sainte Messe.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019id\u00e9e principale qui m&rsquo;est rest\u00e9e apr\u00e8s ce r\u00eave a \u00e9t\u00e9 de donner \u00e0 Mgr Cagliero et \u00e0 mes chers missionnaires un avis de la plus haute importance concernant l\u2019avenir de nos missions : &#8211; Que les Sal\u00e9siens et les S\u0153urs de Marie Auxiliatrice aient le plus grand souci de promouvoir les vocations eccl\u00e9siastiques et religieuses.<br><em>(MB XVII, 299-305)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00eave de Don Bosco \u00e0 la veille du d\u00e9part des missionnaires pour l&rsquo;Am\u00e9rique est&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":30679,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":22,"footnotes":""},"categories":[130],"tags":[1716,2634,2554,1764,1992,1890,1698,1980,1968,1956,1962,2616,2622,2016],"class_list":["post-30687","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-songes-de-don-bosco","tag-charisme-salesien","tag-conciles","tag-dieu","tag-don-bosco","tag-espoir","tag-missions","tag-providence","tag-reves","tag-saints","tag-salesiens","tag-salut","tag-temoins","tag-vocations","tag-voyages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30687","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30687"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30687\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30679"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30687"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30687"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30687"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}