{"id":30189,"date":"2024-10-03T15:24:04","date_gmt":"2024-10-03T15:24:04","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=30189"},"modified":"2024-10-03T15:24:51","modified_gmt":"2024-10-03T15:24:51","slug":"le-serpent-et-le-rosaire-1862","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/songes-de-don-bosco\/le-serpent-et-le-rosaire-1862\/","title":{"rendered":"Le serpent et le rosaire (1862)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><strong>Premi\u00e8re partie<br><\/strong><\/strong><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 20 ao\u00fbt 1862, apr\u00e8s les pri\u00e8res du soir, Don Bosco donna quelques avis concernant l&rsquo;ordre de la maison, puis il dit :<br><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Je veux vous raconter un r\u00eave que j&rsquo;ai fait il y a quelques nuits. (Ce devait \u00eatre la nuit pr\u00e9c\u00e9dant la f\u00eate de l&rsquo;Assomption).<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J&rsquo;ai r\u00eav\u00e9 que j&rsquo;\u00e9tais avec tous les jeunes \u00e0 Castelnuovo d&rsquo;Asti chez mon fr\u00e8re. Pendant que tous faisaient la r\u00e9cr\u00e9ation, quelqu&rsquo;un que je ne connaissais pas s&rsquo;est approch\u00e9 de moi et m&rsquo;a invit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;accompagner. Je l&rsquo;ai suivi et il m&rsquo;a conduit dans un pr\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la cour et l\u00e0, il m&rsquo;a montr\u00e9 dans l\u2019herbe un serpent de sept ou huit m\u00e8tres de long et d&rsquo;une grosseur extraordinaire. Je fus horrifi\u00e9 par ce spectacle et je voulais m&rsquo;enfuir :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Non, non, dit l&rsquo;homme, ne fuyez pas, venez ici et voyez.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Et comment veux-tu que j&rsquo;ose m&rsquo;approcher de cette b\u00eate ? Ne sais-tu pas qu&rsquo;elle est capable de se jeter sur moi et de me d\u00e9vorer en un instant ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; N\u2019ayez pas peur, elle ne vous fera aucun mal ; venez avec moi.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Ah, je ne suis pas fou au point de me jeter dans un tel danger.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Alors, reprit l&rsquo;inconnu, arr\u00eatez-vous ici ! Il alla chercher une corde et, la tenant \u00e0 la main, il revint vers moi en disant :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Prenez cette corde par un bout et tenez-la bien dans vos mains ; je prendrai l&rsquo;autre bout et j&rsquo;irai du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9, et ainsi nous suspendrons la corde au-dessus du serpent.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Et apr\u00e8s ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Nous la laisserons tomber sur son \u00e9chine.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Ah ! non, pour l&rsquo;amour du ciel ! Malheur si nous faisons cela. Le serpent va bondir de col\u00e8re et nous mettre en pi\u00e8ces.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Non, non, laissez-moi faire.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Non, non, je ne veux pas prendre cette satisfaction qui peut me co\u00fbter la vie. Et d\u00e9j\u00e0 je voulais m&rsquo;enfuir. Mais l&rsquo;autre insista de nouveau, m&rsquo;assurant que je n&rsquo;avais rien \u00e0 craindre, que le serpent ne me ferait aucun mal. Il parla tant et si bien que je restai et consentis \u00e0 faire sa volont\u00e9. Pendant ce temps, il passa de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du monstre, souleva la corde et donna un coup sur l\u2019\u00e9chine du serpent. Le serpent fit un bond, tournant la t\u00eate en arri\u00e8re pour mordre ce qui l&rsquo;avait frapp\u00e9, mais au lieu de mordre la corde, il en resta enlac\u00e9 comme par un n\u0153ud coulant. L&rsquo;homme me cria alors :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Tenez bon, tenez bon, et ne laissez pas la corde glisser de vos mains. Il courut vers un poirier qui se trouvait \u00e0 proximit\u00e9 et y attacha le bout de la corde qu&rsquo;il tenait dans ses mains. Puis il courut vers moi, me prit le bout de la corde et alla l&rsquo;attacher aux barreaux d&rsquo;une fen\u00eatre de la maison. Pendant ce temps, le serpent se d\u00e9menait, se d\u00e9battait furieusement, et donnait de tels coups sur le sol avec sa t\u00eate et avec ses \u00e9normes spires qu&rsquo;il se d\u00e9chirait la chair et faisait sauter des morceaux \u00e0 une grande distance. Il continua ainsi tant qu&rsquo;il v\u00e9cut, et, mort, il ne resta de lui qu&rsquo;un squelette d\u00e9charn\u00e9.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand le serpent fut mort, le m\u00eame homme d\u00e9tacha la corde de l&rsquo;arbre et de la fen\u00eatre, la tira \u00e0 lui, la ramassa, en fit une boule et me dit :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Soyez attentif ! Il mit la corde dans une cassette qu&rsquo;il ferma et qu&rsquo;il ouvrit quelques instants plus tard. Les jeunes \u00e9taient accourus autour de moi. Nous jet\u00e2mes un coup d&rsquo;\u0153il \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la bo\u00eete et nous furent tous stup\u00e9faits. La corde \u00e9tait dispos\u00e9e de telle fa\u00e7on qu&rsquo;elle formait les mots <em>Ave Maria<\/em> !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Mais comment fais-tu, ai-je dit ? Tu as mis cette corde dans la cassette de fa\u00e7on si d\u00e9sordonn\u00e9e et maintenant elle est bien arrang\u00e9e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Voil\u00e0, dit-il. Le serpent repr\u00e9sente le diable, et la corde l&rsquo;<em>Ave Maria<\/em>, ou plut\u00f4t le Rosaire, qui est une suite d\u2019<em>Ave Maria. <\/em>Avec cette corde et avec ces <em>Je vous salue <\/em>on peut battre, vaincre et d\u00e9truire tous les d\u00e9mons de l&rsquo;enfer.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jusqu&rsquo;ici, conclut Don Bosco, c&rsquo;est la premi\u00e8re partie du r\u00eave. Il y a une autre partie, qui sera encore plus curieuse et int\u00e9ressante pour tout le monde. Mais l&rsquo;heure est d\u00e9j\u00e0 tardive et nous remettons la suite pour demain soir. En attendant, gardons \u00e0 l&rsquo;esprit ce que mon ami a dit \u00e0 propos de l&rsquo;<em>Ave Maria <\/em>et du Rosaire. R\u00e9citons-la pieusement \u00e0 chaque assaut de la tentation, et soyons certains que nous en sortirons toujours vainqueurs. Bonne nuit !<br><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et ici, qu\u2019il nous soit permis de faire quelques commentaires, puisque Don Bosco n&rsquo;a pas donn\u00e9 l&rsquo;interpr\u00e9tation de cette sc\u00e8ne.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le <em>poirier<\/em> dont il est question dans le r\u00eave est le m\u00eame que celui auquel Don Bosco avait tant de fois attach\u00e9 une corde dans son enfance, en fixant l&rsquo;autre extr\u00e9mit\u00e9 \u00e0 un second arbre non loin de l\u00e0, pour amuser les villageois avec des jeux de gymnastique et les obliger ainsi \u00e0 \u00e9couter ses cat\u00e9chismes. Ce poirier nous semble comparable \u00e0 l\u2019arbre dont parle le Cantique des Cantiques, au chapitre II, verset 3&nbsp;: <em>Sicut malus inter ligna silvarum, sic dilectus meus inter filios<\/em> (Comme un pommier parmi les arbres de la for\u00eat, ainsi mon bien-aim\u00e9 parmi les jeunes gens, Cant. 2,3). Tirino et d&rsquo;autres c\u00e9l\u00e8bres commentateurs de l&rsquo;\u00c9criture Sainte notent que le pommier d\u00e9signe ici toute plante qui porte des fruits. Cet arbre, qui r\u00e9pand une ombre agr\u00e9able et salubre, est un symbole de J\u00e9sus-Christ et de sa croix, d\u2019o\u00f9 d\u00e9coulent l&rsquo;efficacit\u00e9 de la pri\u00e8re et la certitude de la victoire. Serait-ce la raison pour laquelle l&rsquo;une des extr\u00e9mit\u00e9s de la corde, fatale au serpent, est d&rsquo;abord attach\u00e9e au poirier ? Et l&rsquo;autre extr\u00e9mit\u00e9 nou\u00e9e aux barreaux de la fen\u00eatre ne serait-elle pas l&rsquo;indice que l&rsquo;habitant de cette maison et ses enfants ont re\u00e7u la mission de propager la pratique du Rosaire.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Don Bosco avait compris cela depuis longtemps.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il avait institu\u00e9 la f\u00eate annuelle du Rosaire aux Becchi. Il voulait que les \u00e9l\u00e8ves de toutes ses maisons r\u00e9citent un chapelet chaque jour ; dans ses sermons et dans ses \u00e9crits il insistait pour r\u00e9tablir l&rsquo;ancienne coutume dans les familles. Il consid\u00e9rait le Rosaire comme une arme qui donnerait la victoire non seulement aux individus, mais aussi \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise. C&rsquo;est pourquoi ses disciples publi\u00e8rent par la suite toutes les encycliques de L\u00e9on XIII consacr\u00e9es \u00e0 cette pri\u00e8re si ch\u00e8re \u00e0 Marie, et ils recommand\u00e8rent aux lecteurs du Bulletin sal\u00e9sien de correspondre aux v\u0153ux du Vicaire de J\u00e9sus-Christ.<br><br><em>Tr\u00e8s R\u00e9v\u00e9rend P\u00e8re (Don Rua),<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De retour \u00e0 Rome apr\u00e8s le Congr\u00e8s eucharistique de Naples, j&rsquo;apprends avec grand plaisir que l&rsquo;exhortation adress\u00e9e aux cur\u00e9s dans le Bulletin sal\u00e9sien commence \u00e0 porter ses fruits. J&rsquo;adresse donc mes meilleurs remerciements \u00e0 Votre Excellence, et je vous assure que vous avez accompli un travail bien agr\u00e9able au Saint-P\u00e8re, qui d\u00e9sire tant que ses encycliques sur le Rosaire soient maintenues vivantes gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;\u00e9rection de la Confraternit\u00e9 du m\u00eame nom.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aux sentiments de gratitude j&rsquo;ajoute une pri\u00e8re, celle de rafra\u00eechir de temps en temps la m\u00e9moire en quelques mots aux cur\u00e9s et aux recteurs d&rsquo;\u00e9glises, afin que l&rsquo;oubli ne leur fasse pas perdre de vue la fondation de la Confraternit\u00e9 du Saint-Rosaire.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et que Dieu fasse toujours prosp\u00e9rer Votre Excellence, dont je reste<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le serviteur affectionn\u00e9 en J\u00e9sus et Marie<br><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rome, Palais du Saint-Office, 27 novembre 1891.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u2020 Fr. VINCENZO LEONE SALLUA, Commissaire g\u00e9n\u00e9ral<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Archev\u00eaque de Chalc\u00e9doine.<br><\/em><br><br><strong>Deuxi\u00e8me partie<br><\/strong><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Le 22 ao\u00fbt, nous l&rsquo;avons pri\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises de nous raconter, sinon en public, du moins en priv\u00e9, la partie de son r\u00eave qu&rsquo;il avait gard\u00e9e sous silence, mais il ne voulut pas r\u00e9pondre. Cependant, apr\u00e8s de nombreuses supplications, il c\u00e9da et d\u00e9clara qu\u2019il parlerait le soir de nouveau de son r\u00eave. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il fit. Apr\u00e8s les pri\u00e8res, il commen\u00e7a :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00c0 la suite de vos nombreuses supplications, je vais raconter la deuxi\u00e8me partie du r\u00eave. Si je ne peux pas vous raconter tout, je veux du moins vous raconter ce que je pourrai. Mais je dois d&rsquo;abord poser une condition : que personne n&rsquo;\u00e9crive ou ne dise en dehors de la maison ce que je vais vous raconter. Parlez-en entre vous, riez-en, faites ce que vous voulez, mais seulement entre vous.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pendant que ce personnage et moi parlions de la corde et du serpent et de leur signification, je me retourne et je vois des jeunes ramasser des morceaux de chair du serpent pour les manger. Imm\u00e9diatement je me mis \u00e0 crier :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Que faites-vous ? Vous \u00eates fous ! Ne savez-vous pas que cette chair est empoisonn\u00e9e et qu&rsquo;elle vous fera beaucoup de mal ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Non, non, me r\u00e9pondirent les jeunes, elle est tr\u00e8s bonne !<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais apr\u00e8s avoir mang\u00e9, ils tombaient par terre, gonflaient et restaient durs comme la pierre. Je ne pouvais pas retrouver mon calme, car malgr\u00e9 ce spectacle, d&rsquo;autres jeunes continuaient \u00e0 manger. Je criais sur l&rsquo;un, je criais sur l&rsquo;autre, je donnais des gifles \u00e0 celui-ci, des coups de poing \u00e0 celui-l\u00e0, j&rsquo;essayais de les emp\u00eacher de manger, mais en vain. Ici l&rsquo;un tombait, l\u00e0 un autre se mettait \u00e0 manger. J&rsquo;ai alors appel\u00e9 nos abb\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide et leur ai dit qu&rsquo;ils devaient rester au milieu des jeunes et faire tout ce qu&rsquo;ils pouvaient pour que personne ne mange plus de cette viande. Mon ordre n&rsquo;eut pas l&rsquo;effet escompt\u00e9, et m\u00eame des abb\u00e9s commenc\u00e8rent \u00e0 manger la chair du serpent et tomb\u00e8rent par terre comme les autres. J&rsquo;\u00e9tais hors de moi quand j&rsquo;ai vu tout autour de moi un grand nombre de jeunes \u00e9tendus sur le sol dans cet \u00e9tat mis\u00e9rable.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je me tournai alors vers cet inconnu et lui dis :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Mais qu&rsquo;est-ce que cela signifie ? Ces jeunes savent que cette chair leur apporte la mort, et pourtant ils veulent la manger ! Et pourquoi ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il me r\u00e9pondit : &#8211; Tu sais bien que <em>animalis homo non percipit ea quae Dei sunt<\/em> (l&rsquo;homme naturel ne comprend pas les choses de Dieu, Cor 2,14).<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Mais maintenant, n&rsquo;y a-t-il plus de rem\u00e8de pour faire revenir ces jeunes ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Si, il y en a un.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Lequel ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Il n&rsquo;y a que l&rsquo;enclume et le marteau.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; L&rsquo;enclume ? le marteau ? Et que faire de ces choses-l\u00e0 ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Il faut soumettre les jeunes \u00e0 l&rsquo;action de ces instruments.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Comment ? Dois-je les mettre sur une enclume et les battre avec un marteau ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors l&rsquo;autre expliqua sa pens\u00e9e en disant :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Voici. Le marteau signifie la confession, l&rsquo;enclume la sainte communion. Il faut se servir de ces deux moyens. Je me mis alors \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre et je trouvai que ce rem\u00e8de \u00e9tait tr\u00e8s valable, mais pas pour tout le monde. Beaucoup revinrent \u00e0 la vie et furent gu\u00e9ris, mais pour certains le rem\u00e8de ne servit \u00e0 rien. Ce sont ceux qui ne faisaient pas de bonnes confessions.<br><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lorsque les jeunes se furent retir\u00e9s dans leurs dortoirs, j&rsquo;ai demand\u00e9 en priv\u00e9 \u00e0 Don Bosco pourquoi l&rsquo;ordre qu&rsquo;il avait donn\u00e9 aux abb\u00e9s d&#8217;emp\u00eacher les jeunes de manger la chair du serpent n&rsquo;avait pas eu l&rsquo;effet escompt\u00e9. Il me r\u00e9pondit :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Je n&rsquo;ai pas \u00e9t\u00e9 ob\u00e9i par tous, et m\u00eame j&rsquo;ai vu certains abb\u00e9s manger cette viande, comme je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit\u00a0\u00bb.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ces r\u00eaves repr\u00e9sentent en substance la r\u00e9alit\u00e9 de la vie, et \u00e0 travers les paroles et les actes de Don Bosco, ils montrent l&rsquo;\u00e9tat intime d&rsquo;une communaut\u00e9, de cent communaut\u00e9s, o\u00f9 les plus grandes vertus cohabitent avec beaucoup de mis\u00e8res. Il ne faut pas s&rsquo;en \u00e9tonner. Le vice, par nature, se d\u00e9veloppe bien plus que la vertu, d&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une vigilance de tous les instants.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D&rsquo;aucuns pourraient faire remarquer qu&rsquo;il aurait \u00e9t\u00e9 opportun d&rsquo;att\u00e9nuer ou m\u00eame d&rsquo;omettre certaines descriptions trop r\u00e9pugnantes, mais ce n&rsquo;est pas notre avis. Si l&rsquo;histoire doit remplir son noble r\u00f4le d&rsquo;\u00e9ducatrice, elle doit d\u00e9crire la vie pass\u00e9e telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9, afin que les g\u00e9n\u00e9rations futures puissent non seulement puiser courage et ferveur dans les vertus de ceux qui les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es, mais aussi apprendre de leurs \u00e9checs et de leurs erreurs la prudence dont elles doivent faire preuve. Un r\u00e9cit qui ne pr\u00e9sente qu&rsquo;un seul aspect de la r\u00e9alit\u00e9 historique ne peut conduire qu&rsquo;\u00e0 une conception erron\u00e9e. Les erreurs et les fautes commises en d&rsquo;autres temps, si elles ne sont pas connues ou reconnues comme telles, continueront \u00e0 \u00eatre commises, sans correction. Une apologie mal comprise n&rsquo;apporte rien \u00e0&nbsp; ceux qui sont bien dispos\u00e9s et ne convertit pas ceux qui sont mal dispos\u00e9s, car seule une franchise sans limite peut donner du cr\u00e9dit et engendrer la confiance.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour exposer toute notre pens\u00e9e, nous dirons que Don Bosco a donn\u00e9 au r\u00eave les explications les plus \u00e9videntes pour l&rsquo;intelligence des jeunes, mais qu&rsquo;il en a laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;autres non moins importantes. Il ne les a pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9es parce qu&rsquo;elles ne les concernaient peut-\u00eatre pas \u00e0 ce moment-l\u00e0. Car dans les r\u00eaves, on le voit envisager non seulement le pr\u00e9sent, mais aussi l&rsquo;avenir lointain, comme dans celui de la Roue et dans d&rsquo;autres que nous exposerons. Mais en attendant, la chair pourrie de ce monstre ne pourrait-elle pas indiquer le scandale qui fait perdre la foi, la lecture de livres immoraux ou irr\u00e9ligieux ? Que signifie la d\u00e9sob\u00e9issance au Sup\u00e9rieur, le fait de tomber, d&rsquo;\u00eatre gonfl\u00e9, dur comme la pierre, sinon la culpabilit\u00e9, l&rsquo;orgueil, l&rsquo;obstination, la m\u00e9chancet\u00e9 ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est le poison qui leur a \u00e9t\u00e9 transfus\u00e9 par cette nourriture maudite, ce dragon d\u00e9crit par Job au chapitre XLI, dont les Saints P\u00e8res affirment qu&rsquo;il est une figure de Lucifer. Le verset 15 dit : \u00ab\u00a0<em>Son c\u0153ur est dur comme la pierre<\/em>\u00ab\u00a0. C\u2019est ainsi que devient le c\u0153ur du malheureux empoisonn\u00e9, rebelle et obstin\u00e9 dans le mal. Et quel sera le rem\u00e8de \u00e0 une telle duret\u00e9 ? Don Bosco s&rsquo;exprime au moyen d\u2019un symbole assez obscur, mais qui indique en substance une aide surnaturelle. Il nous semble qu&rsquo;il peut s&rsquo;expliquer ainsi : il faut que la gr\u00e2ce pr\u00e9ventive, obtenue par la pri\u00e8re et les sacrifices des bons, enflamme les c\u0153urs endurcis et les rende mall\u00e9ables ; que les deux sacrements, c&rsquo;est-\u00e0-dire le marteau de l&rsquo;humilit\u00e9 et l&rsquo;enclume de l&rsquo;Eucharistie sur laquelle le fer re\u00e7oit une forme constante et artistique pour \u00eatre ensuite tremp\u00e9, puissent exercer leur efficacit\u00e9 divine ; pour que le marteau qui frappe et l&rsquo;enclume qui porte travaillent ensemble \u00e0 l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;\u0153uvre qui, dans notre cas, est la r\u00e9forme d&rsquo;un c\u0153ur bless\u00e9, mais devenu docile. Et c&rsquo;est alors que ce c\u0153ur, entour\u00e9 d&rsquo;un nimbe d&rsquo;\u00e9tincelles brillantes, redevient ce qu&rsquo;il \u00e9tait.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ayant ainsi exprim\u00e9 notre id\u00e9e, reprenons les chroniques. Avec la protection de la Vierge Marie, Don Bosco \u00e9tait s\u00fbr de pouvoir supporter et surmonter les coups de l&rsquo;ennemi infernal, et ainsi il pr\u00e9parait ses \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la f\u00eate de la Nativit\u00e9 de la M\u00e8re de Dieu. Le 29 ao\u00fbt, il donna le premier <em>fioretto<\/em>, puis cinq autres les soirs suivants. Don Bonetti les a transcrits.<br><br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1\u00b0 Effor\u00e7ons-nous tous de passer cette neuvaine sans commettre aucun p\u00e9ch\u00e9, ni mortel, ni v\u00e9niel.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2\u00b0 Donner un bon conseil \u00e0 un ami.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le lendemain soir, il le donna \u00e0 tous en g\u00e9n\u00e9ral en disant que nous devrions nous faire une g\u00e9n\u00e9reuse violence pour corriger nos mauvaises habitudes pendant que nous sommes encore jeunes, et que nous devrions avoir une grande confiance en nos sup\u00e9rieurs, aussi bien pour les choses de l&rsquo;\u00e2me que pour les choses du corps.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3\u00b0 R\u00e9fl\u00e9chir s&rsquo;il est bon de faire une confession g\u00e9n\u00e9rale, et cela pour ceux qui ne l&rsquo;ont pas encore faite ; quant \u00e0 ceux qui l&rsquo;ont d\u00e9j\u00e0 faite, qu&rsquo;ils r\u00e9citent un acte de contrition pour tous les p\u00e9ch\u00e9s de la vie pass\u00e9e.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 4) Il nous a racont\u00e9 ce que Don Cafasso a dit un jour \u00e0 un marchand de vin qui lui avait demand\u00e9 ce que la Madone aimait le plus. Il demanda au marchand : &#8211; Quelle est la chose qui fait le plus plaisir aux m\u00e8res ?<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;autre r\u00e9pondit :<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Les m\u00e8res aiment beaucoup qu\u2019on caresse leurs enfants.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Bravo, reprit Don Cafasso, tu as bien r\u00e9pondu. Si tu veux faire quelque chose de tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 la Sainte Vierge, caresse beaucoup son Divin Fils J\u00e9sus, d&rsquo;abord au moyen de la sainte Communion, puis en \u00e9loignant de ton c\u0153ur toute esp\u00e8ce de p\u00e9ch\u00e9, m\u00eame v\u00e9niel. &#8211; C&rsquo;est ce qu&rsquo;a dit Don Cafasso \u00e0 cet homme et c&rsquo;est ce que je dis \u00e0 vous tous.<br><em>(MB VII, 238-239.242-245)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Premi\u00e8re partie&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 20 ao\u00fbt 1862, apr\u00e8s les pri\u00e8res du soir, Don Bosco donna quelques&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":30182,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":102,"footnotes":""},"categories":[130],"tags":[1734,1716,2634,1764,1980,1968,1956,1962],"class_list":["post-30189","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-songes-de-don-bosco","tag-catechese","tag-charisme-salesien","tag-conciles","tag-don-bosco","tag-reves","tag-saints","tag-salesiens","tag-salut"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30189","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30189"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30189\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30182"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30189"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30189"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}