{"id":28979,"date":"2024-06-21T07:46:54","date_gmt":"2024-06-21T07:46:54","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=28979"},"modified":"2026-03-25T16:31:11","modified_gmt":"2026-03-25T16:31:11","slug":"le-parcours-educatif-de-don-bosco-2-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/reflexions\/le-parcours-educatif-de-don-bosco-2-2\/","title":{"rendered":"Le parcours \u00e9ducatif de Don Bosco (2\/2)"},"content":{"rendered":"\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/reflexions\/le-parcours-educatif-de-don-bosco-1-2\/\">(suite de l&rsquo;article pr\u00e9c\u00e9dent)<\/a><\/em><br><br><strong><strong>Le march\u00e9 des jeunes bras<br><\/strong><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;\u00e9poque historique dans laquelle Don Bosco a v\u00e9cu n&rsquo;\u00e9tait pas des plus heureuses. Dans les quartiers de Turin, le saint \u00e9ducateur d\u00e9couvre un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0<em>march\u00e9 des jeunes bras<\/em>\u00a0\u00bb : la ville se remplit de plus en plus de mineurs exploit\u00e9s de fa\u00e7on inhumaine.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco lui-m\u00eame se souvient que les premiers gar\u00e7ons qu&rsquo;il a pu approcher \u00e9taient \u00ab\u00a0<em>des tailleurs de pierre, des ma\u00e7ons, des pl\u00e2triers, des burineurs et d&rsquo;autres qui venaient de villages lointains\u00a0\u00bb<\/em>. Partout ils \u00e9taient employ\u00e9s sans \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s par aucune loi. Ils \u00e9taient <em>\u00ab\u00a0colporteurs, vendeurs d\u2019allumettes, cireurs de chaussures, ramoneurs, gar\u00e7ons d&rsquo;\u00e9curie, colporteurs de brochures, serviteurs des commer\u00e7ants au march\u00e9, tous pauvres gar\u00e7ons vivant \u00e0 la journ\u00e9e\u00a0\u00bb<\/em>. Il les a vus grimper sur les \u00e9chafaudages des ma\u00e7ons, chercher une place d&rsquo;apprenti dans les magasins, errer de-ci de-l\u00e0 comme ramoneurs. Il les a vus jouer pour de l&rsquo;argent au coin des rues\u00a0; s&rsquo;il essayait de les approcher, ils se d\u00e9tournaient avec m\u00e9fiance et m\u00e9pris. Ce n&rsquo;\u00e9taient plus les gar\u00e7ons des Becchi, fascin\u00e9s par les contes ou les tours de passe-passe. C&rsquo;\u00e9taient les \u00ab\u00a0loups\u00a0\u00bb de ses r\u00eaves, premiers effets de la r\u00e9volution industrielle qui allait bouleverser le monde.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ils arrivent par centaines de leur village \u00e0 la grande ville, \u00e0 la recherche d&rsquo;un travail. Ils ne trouvent que des lieux sordides, o\u00f9 s&rsquo;entasse toute la famille, sans air, sans lumi\u00e8re, f\u00e9tides \u00e0 cause de l&rsquo;humidit\u00e9 et des bouches d&rsquo;\u00e9gout. Dans les usines et les ateliers, aucune mesure d&rsquo;hygi\u00e8ne, aucun r\u00e8glement si ce n&rsquo;est celui impos\u00e9 par le patron.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Fuir la pauvret\u00e9 de la campagne pour aller \u00e0 la ville signifiait aussi accepter des salaires m\u00e9diocres ou s&rsquo;adapter \u00e0 un niveau de vie risqu\u00e9 pour avoir quelque chose \u00e0 gagner. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1886 qu&rsquo;arrivera une premi\u00e8re loi, gr\u00e2ce aussi au z\u00e8le du pr\u00eatre des apprentis, qui r\u00e9glementera de quelque mani\u00e8re le travail des mineurs. Dans les chantiers en construction, Don Bosco voit \u00ab\u00a0<em>des enfants de huit \u00e0 douze ans, loin de leur pays, au service des ma\u00e7ons, passant leurs journ\u00e9es \u00e0 monter et descendre des \u00e9chafaudages peu s\u00fbrs, expos\u00e9s au soleil et au vent, \u00e0 grimper sur les \u00e9chelles charg\u00e9s de chaux et de briques, sans autre aide \u00e9ducative que des rebuffades grossi\u00e8res ou des coups<\/em>\u00a0\u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco en vient rapidement aux conclusions. Ces gar\u00e7ons ont besoin d&rsquo;une \u00e9cole et d&rsquo;un travail qui leur ouvrent un avenir plus s\u00fbr, ils ont besoin d&rsquo;\u00eatre des jeunes avant tout, de vivre l&rsquo;exub\u00e9rance de leur \u00e2ge, sans se morfondre sur les trottoirs et encombrer les prisons. La r\u00e9alit\u00e9 sociale de notre \u00e9poque semble un \u00e9cho de celle d&rsquo;hier : d&rsquo;autres immigr\u00e9s, d&rsquo;autres visages frappent comme un fleuve en crue aux portes de nos consciences.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco a \u00e9t\u00e9 un \u00e9ducateur dou\u00e9 d&rsquo;intuition et de sens pratique, r\u00e9ticent aux solutions intellectuelles, aux m\u00e9thodologies absconses et aux projets abstraits. La page \u00e9ducative est \u00e9crite par le saint avec sa vie, avant de l\u2019\u00eatre avec sa plume. C&rsquo;est la fa\u00e7on la plus convaincante pour donner cr\u00e9dit \u00e0 un syst\u00e8me \u00e9ducatif. Pour faire face \u00e0 l&rsquo;injustice, \u00e0 l&rsquo;exploitation morale et mat\u00e9rielle des mineurs, il cr\u00e9e des \u00e9coles, organise des ateliers artisanaux de toutes sortes, invente et promeut des initiatives contractuelles pour prot\u00e9ger les mineurs, stimule les consciences avec des propositions de formation au travail. \u00c0 la politique vide du gouvernement et aux manifestations int\u00e9ress\u00e9es de la rue il r\u00e9pond par des structures d&rsquo;accueil efficaces, des services sociaux innovants, objet d&rsquo;estime et d&rsquo;admiration m\u00eame des anticl\u00e9ricaux les plus ardents de l&rsquo;\u00e9poque. Et l&rsquo;histoire d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est pas si diff\u00e9rente de celle d&rsquo;hier ; rappelons-nous que l&rsquo;histoire porte l\u2019habit que ses tailleurs confectionnent de leurs propres mains et avec leurs propres id\u00e9es.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco a cru dans le jeune, il a pari\u00e9 sur ses capacit\u00e9s, peu nombreuses ou nombreuses, visibles ou cach\u00e9es. Ami de tant d&rsquo;enfants des rues, il savait lire le potentiel de bont\u00e9 cach\u00e9 dans leur c\u0153ur. Il a su creuser dans la vie de chacun et en tirer de pr\u00e9cieuses ressources pour tailler un habit \u00e0 la mesure de la dignit\u00e9 de ses jeunes amis. Une p\u00e9dagogie qui ne touche pas \u00e0 l&rsquo;\u00eatre m\u00eame de la personne et ne sait pas conjuguer les valeurs \u00e9ternelles de toute cr\u00e9ature, en dehors de toute logique historique et culturelle, court le risque d&rsquo;intervenir sur des personnes abstraites ou seulement en surface.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;impact sur le terrain de son \u00e9poque fut d\u00e9terminant. Il a regard\u00e9 autour de lui, partout\u00a0; il a vu et cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;impossible pour r\u00e9aliser ses saintes utopies. Il est entr\u00e9 en contact avec les r\u00e9alit\u00e9s extr\u00eames de la d\u00e9viance juv\u00e9nile. Il est entr\u00e9 dans les prisons et a pu regarder \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de ce fl\u00e9au avec courage et un esprit sacerdotal. C&rsquo;est cette exp\u00e9rience qui l&rsquo;a profond\u00e9ment marqu\u00e9. Il a abord\u00e9 les maux de la ville en se laissant toucher personnellement, conscient de l&rsquo;existence de tant de jeunes qui attendaient que quelqu&rsquo;un s&rsquo;occupe d&rsquo;eux. Il a vu avec son c\u0153ur et son esprit leurs traumatismes humains\u00a0; il a m\u00eame pleur\u00e9, mais il ne s&rsquo;est pas arr\u00eat\u00e9 aux barreaux ; il a r\u00e9ussi \u00e0 crier avec la force de son c\u0153ur, \u00e0 ceux qu&rsquo;il a rencontr\u00e9s, que la prison n&rsquo;est pas un bon cadeau pour la vie, mais qu&rsquo;il y a une autre fa\u00e7on de vivre la vie. Il l&rsquo;a cri\u00e9 \u00e0 travers des choix concrets, attentif \u00e0 ces voix provenant des cellules insalubres, semant des gestes de proximit\u00e9 envers cette foule de jeunes de la rue aveugl\u00e9s par l&rsquo;ignorance et refroidis par l&rsquo;indiff\u00e9rence des gens. Ce fut la hantise de toute une vie : emp\u00eacher que tant de jeunes ne finissent derri\u00e8re les barreaux ou pendus \u00e0 la potence. Il n&rsquo;est absolument pas concevable que son syst\u00e8me pr\u00e9ventif n&rsquo;ait aucun lien avec cette exp\u00e9rience de jeunesse am\u00e8re et choquante. M\u00eame s&rsquo;il l\u2019avait voulu, il n&rsquo;aurait jamais pu oublier la derni\u00e8re nuit pass\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un jeune homme condamn\u00e9 \u00e0 la pendaison, ni l&rsquo;accompagnement des condamn\u00e9s \u00e0 mort et son \u00e9vanouissement \u00e0 la vue de la potence. Comment est-il concevable que son c\u0153ur n&rsquo;ait pas eu une r\u00e9action en passant devant les gens qui se montraient peut-\u00eatre satisfaits, ou peut-\u00eatre apitoy\u00e9s sur le sort du condamn\u00e9, en voyant une jeune vie \u00e9touff\u00e9e par la logique humaine qui r\u00e8gle ses comptes \u00e0 ceux qui ont fini dans un ravin et ne se baisse pas pour tendre une main pour les en sortir ? Le paysan des Becchi, au c\u0153ur grand comme le sable de la mer, a \u00e9t\u00e9 une main toujours tendue vers la jeunesse pauvre et abandonn\u00e9e.<br><br><strong>Un h\u00e9ritage pr\u00e9cieux<br><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tout homme laisse toujours une trace de son passage sur la terre. Don Bosco a laiss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;histoire l&rsquo;incarnation d&rsquo;une m\u00e9thode \u00e9ducative qui est aussi une spiritualit\u00e9, le fruit d&rsquo;une sagesse \u00e9ducative exp\u00e9riment\u00e9e dans le labeur quotidien, aux c\u00f4t\u00e9s des jeunes. On a beaucoup \u00e9crit sur ce pr\u00e9cieux h\u00e9ritage !<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le champ \u00e9ducatif est aujourd&rsquo;hui plus complexe que jamais, car il \u00e9volue dans un tissu culturel d\u00e9cousu. Il existe un tr\u00e8s grand pluralisme m\u00e9thodologique dans les interventions pratiques, tant sur le plan social que politique.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;\u00e9ducateur est confront\u00e9 \u00e0 des situations difficiles \u00e0 d\u00e9crypter et souvent contradictoires, \u00e0 des mod\u00e8les tant\u00f4t permissifs, tant\u00f4t autoritaires. Que faire ? Malheur \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducateur incertain, retenu par le doute ! Celui qui \u00e9duque ne peut vivre dans l&rsquo;ind\u00e9cision et la perplexit\u00e9, faisant la navette \u00ab\u00a0entre ceci ou cela\u00a0\u00bb. \u00c9duquer dans une soci\u00e9t\u00e9 fragment\u00e9e n&rsquo;est pas facile. Face \u00e0 une cat\u00e9gorie importante de marginaux, tr\u00e8s fragment\u00e9e, il n&rsquo;est pas facile d&rsquo;apporter la lumi\u00e8re ; ce qui compte, c\u2019est le subjectif, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat personnel, la tendance \u00e0 se r\u00e9fugier dans des id\u00e9aux \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et transitoires. Apr\u00e8s les ann\u00e9es o\u00f9 pr\u00e9valait l\u2019engagement personnel, nous sommes pass\u00e9s au rejet ou au d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour la vie publique, pour la politique : peu de participation, peu de d\u00e9sir d&rsquo;engagement.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 l&rsquo;absence d&rsquo;un centre fournissant des rep\u00e8res stables, s&rsquo;ajoute l&rsquo;absence d&rsquo;un socle de certitudes, capable de donner aux jeunes l&rsquo;envie de vivre et l&rsquo;amour du service pour les autres.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et pourtant, dans ce monde d&rsquo;h\u00e9g\u00e9monies provisoires, d\u00e9pourvu de culture unitaire, aux \u00e9l\u00e9ments h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et isol\u00e9s, apparaissent de nouveaux besoins : une meilleure qualit\u00e9 de vie, des relations humaines plus constructives, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une solidarit\u00e9 centr\u00e9e sur le volontariat. Un besoin de nouveaux espaces ouverts de dialogue et de rencontre se manifeste : ce sont les jeunes qui d\u00e9cident comment, o\u00f9 et quoi se dire.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 l&rsquo;heure de la bio\u00e9thique, de la t\u00e9l\u00e9commande, de la recherche des choses belles et simples de la terre, nous cherchons le nouveau visage de la p\u00e9dagogie. Une p\u00e9dagogie qui prend le v\u00eatement de l&rsquo;accueil, de la disponibilit\u00e9, de l&rsquo;esprit de famille, qui g\u00e9n\u00e8re la confiance, la joie, l&rsquo;optimisme, la sympathie, qui ouvre des horizons d&rsquo;esp\u00e9rance, qui cherche les voies et moyens pour promouvoir la nouveaut\u00e9 de la vie. C&rsquo;est la p\u00e9dagogie du c\u0153ur humain, l&rsquo;h\u00e9ritage le plus pr\u00e9cieux que Don Bosco a laiss\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sur ce tissu, ouvert et sensible \u00e0 la pr\u00e9vention, il faut construire avec courage et volont\u00e9 un avenir meilleur pour les jeunes <em>perturb\u00e9s <\/em>d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il est toujours possible d\u2019actualiser l&rsquo;intervention p\u00e9dagogique de Don Bosco, car elle est fond\u00e9e sur la nature de tout \u00eatre humain. Ce sont les crit\u00e8res de la raison, de la religion et de l&rsquo;amour bienveillant, le trin\u00f4me sur lequel tant de jeunes ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s pour devenir \u00ab\u00a0<em>d\u2019honn\u00eates citoyens et de bons chr\u00e9tiens\u00a0\u00bb<\/em>.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une \u00e9tude abstraite, r\u00e9p\u00e9tons-le, mais d&rsquo;un mode de vie, de l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 un esprit, qui contient des valeurs n\u00e9es et d\u00e9velopp\u00e9es dans l&rsquo;homme, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l&rsquo;image et \u00e0 la ressemblance du Cr\u00e9ateur. L&rsquo;extraordinaire pr\u00e9dilection pour les jeunes, le profond respect pour leur personne et leur libert\u00e9, le souci d&rsquo;allier les besoins mat\u00e9riels \u00e0 ceux de l&rsquo;esprit, la patience pour vivre au rythme de la croissance ou du changement du jeune en sujet actif et non passif de tout processus \u00e9ducatif, telle est la synth\u00e8se de ce \u00ab\u00a0pr\u00e9cieux h\u00e9ritage\u00a0\u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mais il y a un autre aspect. Il y a un compte ouvert avec la soci\u00e9t\u00e9 : les jeunes de l&rsquo;avenir demandent un Don Bosco \u00ab\u00a0<em>universel<\/em>\u00ab\u00a0, au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de sa famille apostolique. Combien de nos jeunes n&rsquo;ont jamais entendu parler de Don Bosco !<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il est urgent de relancer son message, toujours vivant. Si nous n\u00e9gligeons ce processus naturel de r\u00e9actualisation, nous risquons aussi de tuer les signes positifs pr\u00e9sents dans la culture d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui, bien qu\u2019avec des sensibilit\u00e9s diff\u00e9rentes et des finalit\u00e9s et motivations oppos\u00e9es, a \u00e0 c\u0153ur la promotion humaine du jeune.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La p\u00e9dagogie de Don Bosco, avant d&rsquo;\u00eatre traduite en documents de r\u00e9flexion et en \u00e9crits syst\u00e9matiques, a pris le visage de tous les jeunes qu&rsquo;il a \u00e9duqu\u00e9s. Chaque page de son syst\u00e8me \u00e9ducatif porte un nom, un fait, une r\u00e9ussite, peut-\u00eatre aussi des \u00e9checs. Le secret de sa saintet\u00e9 ? Les jeunes ! \u00ab\u00a0<em>Pour vous j&rsquo;\u00e9tudie, pour vous je travaille, pour vous je suis pr\u00eat \u00e0 donner ma vie<\/em>\u00a0\u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Aux jeunes sans amour Don Bosco a redonn\u00e9 l&rsquo;amour. Pour les jeunes sans famille, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;existait pas ou parce qu&rsquo;elle \u00e9tait physiquement et spirituellement loin d&rsquo;eux, Don Bosco a cherch\u00e9 \u00e0 construire ou \u00e0 reconstruire l&rsquo;environnement et le climat de la famille. Homme dot\u00e9 d&rsquo;une profonde volont\u00e9 d&rsquo;am\u00e9lioration par un changement continuel, Don Bosco s&rsquo;est laiss\u00e9 guider par la certitude que tous les jeunes, r\u00e9ellement, pouvaient devenir meilleurs. Un germe de bont\u00e9, une possibilit\u00e9 de r\u00e9ussite \u00e9taient en chaque jeune\u00a0; il suffisait de trouver le chemin : \u00ab\u00a0<em>Il prit \u00e0 c\u0153ur le sort de milliers de petits vagabonds et de petits voleurs par abandon ou par mis\u00e8re, gamins et jeunes affam\u00e9s et sans abri\u00a0<\/em>\u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ceux que la soci\u00e9t\u00e9 mettait en marge \u00e9taient pour Don Bosco \u00e0 la premi\u00e8re place, ils \u00e9taient l&rsquo;objet de sa foi. Les jeunes rejet\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 repr\u00e9sentaient m\u00eame sa gloire ; c&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9fi \u00e0 relever \u00e0 un moment de l&rsquo;histoire o\u00f9 l&rsquo;attention et le souci \u00e9ducatif de la soci\u00e9t\u00e9 et des organisations \u00e9taient dirig\u00e9s vers les jeunes \u00ab\u00a0comme il faut\u00a0\u00bb, le plus \u00ab\u00a0comme il faut\u00a0\u00bb possible.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco a senti la puissance de l&rsquo;amour dans l&rsquo;\u00e9ducateur. Il ne se souciait pas du tout de s&rsquo;adapter et de se conformer aux syst\u00e8mes, m\u00e9thodes et concepts p\u00e9dagogiques en usage \u00e0 son \u00e9poque. Il \u00e9tait un ennemi d\u00e9clar\u00e9 d&rsquo;une \u00e9ducation qui mettait l&rsquo;accent sur l&rsquo;autorit\u00e9 avant tout, qui pr\u00f4nait une relation froide et d\u00e9tach\u00e9e entre les \u00e9ducateurs et les \u00e9l\u00e8ves. La violence punissait momentan\u00e9ment les vicieux, mais ne les gu\u00e9rissait pas. C&rsquo;est pourquoi il n&rsquo;acceptait pas et n&rsquo;a jamais autoris\u00e9 les punitions \u00ab\u00a0exemplaires\u00a0\u00bb, cens\u00e9es avoir un effet pr\u00e9ventif, en instillant la peur, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et l&rsquo;angoisse.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il comprenait qu&rsquo;aucune \u00e9ducation n&rsquo;\u00e9tait possible sans gagner le c\u0153ur du jeune ; sa m\u00e9thode \u00e9ducative \u00e9tait celle qui conduisait au consensus et \u00e0 la participation du jeune. Il \u00e9tait convaincu qu&rsquo;aucun effort p\u00e9dagogique ne porterait ses fruits tant qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas trouv\u00e9 son fondement dans une enti\u00e8re disponibilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il y a une caract\u00e9ristique qui concerne la sph\u00e8re dans laquelle se d\u00e9roule l&rsquo;\u00e9ducation et qui est typique de la p\u00e9dagogie de Don Bosco : la cr\u00e9ation et la pr\u00e9servation d&rsquo;un climat de joie, o\u00f9 chaque jour devient une f\u00eate. Une telle joie n&rsquo;existe, et il ne peut en \u00eatre autrement, que dans un contexte de cr\u00e9ativit\u00e9, qui exclut l\u2019ennui, tout sentiment de lassitude de ne pas savoir comment occuper le temps. Dans ce domaine, Don Bosco poss\u00e9dait une inventivit\u00e9 et une habilet\u00e9 extraordinaires qui lui permettaient non seulement de divertir les jeunes, mais de les attirer \u00e0 lui par des jeux, des r\u00e9citations, des chants, des promenades. Le monde de la gaiet\u00e9 repr\u00e9sentait un passage oblig\u00e9 pour sa p\u00e9dagogie.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les jeunes doivent bien s\u00fbr d\u00e9couvrir o\u00f9 se situe leur erreur, et pour cela ils ont besoin de l&rsquo;aide de l&rsquo;\u00e9ducateur, y compris de sa d\u00e9sapprobation, mais celle-ci ne doit absolument pas s&rsquo;accompagner de violence. La d\u00e9sapprobation est un appel \u00e0 la conscience. L&rsquo;\u00e9ducateur doit \u00eatre le guide des valeurs et non de sa propre personne. Dans l&rsquo;intervention \u00e9ducative, un lien trop fort de l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 la personne de l&rsquo;\u00e9ducateur peut menacer l&rsquo;effet favorable de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9ducative de l&rsquo;\u00e9ducateur ; un mythe, g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9, peut facilement surgir au point d&rsquo;en faire un id\u00e9al absolutis\u00e9. Les jeunes ne doivent pas \u00eatre dispos\u00e9s \u00e0 faire notre volont\u00e9 : ils doivent apprendre \u00e0 faire ce qui est juste et significatif pour leur croissance humaine et existentielle. L&rsquo;\u00e9ducateur travaille pour l&rsquo;avenir, mais il ne peut pas travailler sur l&rsquo;avenir ; il doit donc accepter d&rsquo;\u00eatre continuellement expos\u00e9 \u00e0 la r\u00e9vision de son travail, de ses m\u00e9thodologies et surtout il doit se pr\u00e9occuper continuellement de d\u00e9couvrir de plus en plus profond\u00e9ment la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9duqu\u00e9, afin d&rsquo;intervenir au bon moment.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Bosco disait : \u00ab\u00a0<em>Il ne suffit pas que le premier cercle, c&rsquo;est-\u00e0-dire celui de la famille, soit sain, il faut aussi que le deuxi\u00e8me cercle, in\u00e9vitable, form\u00e9 par les amis de l&rsquo;enfant, soit sain. Commencez par lui dire qu&rsquo;il y a une grande diff\u00e9rence entre les camarades et les amis. On ne choisit pas ses camarades ; on les trouve sur les bancs de l&rsquo;\u00e9cole et sur le lieu de travail ou lors de r\u00e9unions. Les amis, en revanche, il peut et doit les choisir&#8230; N&rsquo;entravez pas la vivacit\u00e9 naturelle de l&rsquo;enfant et ne dites pas qu\u2019il est mauvais parce qu&rsquo;il ne tient pas en place<\/em>\u00a0\u00bb.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mais cela ne suffit pas ; le jeu et le mouvement peuvent occuper une bonne partie, mais pas toute la vie de l&rsquo;enfant. Le c\u0153ur a besoin de sa nourriture propre, il a besoin d&rsquo;aimer.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00ab\u00a0Un jour, apr\u00e8s une s\u00e9rie de consid\u00e9rations sur Don Bosco, j&rsquo;ai invit\u00e9 les gar\u00e7ons de notre centre \u00e0 exprimer par un dessin, par un mot, par un geste l&rsquo;image qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient faite du saint.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Certains dessin\u00e8rent la figure du pr\u00eatre entour\u00e9 de gar\u00e7ons. Un autre dessina un barreau : le visage d&rsquo;un gar\u00e7on \u00e9tait esquiss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, tandis que de l&rsquo;ext\u00e9rieur une main essayait de forcer une cha\u00eene. Un autre encore, apr\u00e8s un long silence, repr\u00e9senta deux mains qui se serraient. Un troisi\u00e8me dessina des c\u0153urs \u00e0 volont\u00e9, aux formes les plus vari\u00e9es et, au centre, un demi-buste de Don Bosco, avec beaucoup, beaucoup de mains qui touchaient ces c\u0153urs. Un dernier a \u00e9crit un seul mot : p\u00e8re ! La plupart de ces gar\u00e7ons ne connaissent pas Don Bosco.\u00a0\u00bb<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00ab\u00a0Je r\u00eavais depuis longtemps de les accompagner \u00e0 Turin, mais les circonstances ne nous avaient pas toujours \u00e9t\u00e9 favorables. Et apr\u00e8s plusieurs tentatives infructueuses, nous avions r\u00e9ussi \u00e0 constituer un groupe de huit gar\u00e7ons, tous avec des condamnations p\u00e9nales. Deux jeunes avaient \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s \u00e0 sortir de prison pendant quatre jours, trois \u00e9taient assign\u00e9s \u00e0 r\u00e9sidence, les autres \u00e9taient soumis \u00e0 diverses obligations.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 J&rsquo;aimerais avoir une plume d&rsquo;artiste pour d\u00e9crire les \u00e9motions que j&rsquo;ai lues dans leurs yeux pendant qu&rsquo;ils \u00e9coutaient le r\u00e9cit de leurs semblables que Don Bosco avait aid\u00e9s. Ils d\u00e9ambulaient dans ces lieux b\u00e9nis comme s&rsquo;ils revivaient leur propre histoire. Dans les salles du saint, ils suivirent la sainte messe avec un recueillement \u00e9mouvant. Je les revois fatigu\u00e9s, appuyant leur t\u00eate contre la ch\u00e2sse de Don Bosco, les yeux fix\u00e9s sur son corps, murmurant des pri\u00e8res. Ce qu&rsquo;ils ont dit, ce que Don Bosco a dit \u00e0 ces gar\u00e7ons, je ne le saurai jamais. Avec eux, j&rsquo;ai go\u00fbt\u00e9 \u00e0 la joie de ma vocation.\u00a0\u00bb<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Chez Don Bosco, nous trouvons une sagesse sup\u00e9rieure centr\u00e9e sur la vie concr\u00e8te de chaque gar\u00e7on ou jeune qu&rsquo;il rencontrait : leur vie devenait sa vie, leurs souffrances devenaient ses souffrances. Il ne se reposait pas tant qu&rsquo;il ne les avait pas aid\u00e9s. Les gar\u00e7ons qui entraient en contact avec Don Bosco se sentaient ses amis, ils sentaient qu&rsquo;il \u00e9tait \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, ils percevaient sa pr\u00e9sence, ils go\u00fbtaient son affection. Ils \u00e9taient ainsi en s\u00e9curit\u00e9, moins seuls : pour ceux qui vivent en marge, c&rsquo;est le plus grand soutien qu&rsquo;ils puissent recevoir.<br>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans un manuel d&rsquo;\u00e9cole primaire, jauni et us\u00e9 par les ann\u00e9es, j&rsquo;ai lu quelques phrases, \u00e9crites \u00e0 l&rsquo;encre, au bas de l&rsquo;histoire du jongleur des Becchi. Celui qui les avait \u00e9crites \u00e9tait quelqu\u2019un qui avait entendu parler du petit Jean Bosco pour la premi\u00e8re fois : \u00ab\u00a0<em>Seul Dieu, sa Parole, est la r\u00e8gle immortelle et le guide de notre comportement et de nos actions. Dieu est l\u00e0 malgr\u00e9 les guerres. La terre, malgr\u00e9 les haines, continue \u00e0 nous donner le pain pour vivre.\u00a0<\/em>\u00bb<br><br><br><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Don Alfonso Alfano, sdb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(suite de l&rsquo;article pr\u00e9c\u00e9dent) Le march\u00e9 des jeunes bras\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;\u00e9poque historique dans laquelle Don Bosco&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":28958,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":46,"footnotes":""},"categories":[469],"tags":[1716,1764,2194,2049,2050,1962,2616],"class_list":["post-28979","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-reflexions","tag-charisme-salesien","tag-don-bosco","tag-education","tag-jeunes","tag-les-gars","tag-salut","tag-temoins"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28979","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28979"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28979\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":51098,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28979\/revisions\/51098"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/28958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28979"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=28979"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=28979"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}