{"id":26537,"date":"2024-02-21T13:22:32","date_gmt":"2024-02-21T13:22:32","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=26537"},"modified":"2024-05-02T12:18:39","modified_gmt":"2024-05-02T12:18:39","slug":"etre-aimables-comme-don-bosco-2-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/etre-aimables-comme-don-bosco-2-2\/","title":{"rendered":"\u00catre aimables comme Don Bosco (2\/2)"},"content":{"rendered":"\n<p><em><a href=\"..\/fr\/don-bosco\/etre-aimables-comme-don-bosco-1-2\/\">(suite de l&rsquo;article pr\u00e9c\u00e9dent)<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong>5) \u00catre authentiques<br><\/strong><\/strong>\u00c0 l&rsquo;\u00e8re num\u00e9rique, les personnes authentiques sont tr\u00e8s importantes. Elles ne se vantent pas, elles n&rsquo;essaient pas d&rsquo;entrer dans un moule, elles sont \u00e0 l&rsquo;aise avec ce qu&rsquo;elles sont et n&rsquo;ont pas peur de le montrer. Elles expriment leurs pens\u00e9es et leurs sentiments en toute honn\u00eatet\u00e9, sans se soucier de ce que les autres pourraient penser, cr\u00e9ant ainsi un environnement d&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 et d&rsquo;acceptation.<br>Dans les <em>M\u00e9moires <\/em>de Don Bosco, on peut lire cette heureuse d\u00e9claration : \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais craint par tous mes camarades, m\u00eame par ceux qui \u00e9taient plus \u00e2g\u00e9s et plus grands que moi, \u00e0 cause de mon courage et ma force physique\u00a0\u00bb.<br>\u00ab\u00a0C&rsquo;est inutile, dira \u00e0 son tour Don Cafasso, il fait comme il veut, il faut le laisser faire ; m\u00eame quand un projet lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9conseill\u00e9, Don Bosco r\u00e9ussit\u00a0\u00bb. M\u00e9contente de ne pas l&rsquo;avoir gagn\u00e9 \u00e0 sa cause, la marquise Barolo l&rsquo;accusera d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0t\u00eatu, obstin\u00e9, orgueilleux\u00a0\u00bb.<br>Ce sont de bonnes briques. Il sait les utiliser \u00e0 bon escient pour construire un chef-d&rsquo;\u0153uvre.<br><br><strong>Simplicit\u00e9.<br><\/strong>Beaucoup de gens ont besoin de faire semblant d&rsquo;\u00eatre diff\u00e9rents, de para\u00eetre plus forts qu&rsquo;ils ne le sont. De vouloir \u00eatre ce qu&rsquo;ils ne sont pas.<br>Les fleurs s&rsquo;\u00e9panouissent simplement. Elles sont d&rsquo;une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 silencieuse. La personne simple est comme les oiseaux dans le ciel\u00a0: le chant parfois, le silence plus souvent, la vie toujours. Don Bosco vit comme il respire. C&rsquo;est toujours lui. Jamais double, jamais pr\u00e9tentieux, jamais complexe. L&rsquo;intelligence n&rsquo;est pas l&rsquo;\u00e9bouriffement, la complication, le snobisme. La r\u00e9alit\u00e9 est complexe sans aucun doute. Nous ne pourrions pas d\u00e9crire facilement un arbre, une fleur, une \u00e9toile, une pierre&#8230; Cela ne les emp\u00eache pas d&rsquo;\u00eatre simplement ce qu&rsquo;ils sont. La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu&rsquo;elle fleurit, elle ne s&rsquo;occupe pas d&rsquo;elle-m\u00eame, elle ne veut pas \u00eatre vue&#8230;<br>Les <em>M\u00e9moires<\/em> racontent qu&rsquo;en 1877, \u00e0 Anc\u00f4ne, \u00ab\u00a0Don Bosco alla c\u00e9l\u00e9brer vers dix heures dans l&rsquo;\u00e9glise du Ges\u00f9, offici\u00e9e par les Missionnaires du Pr\u00e9cieux Sang. La messe lui fut servie par un jeune homme qui n&rsquo;oublia jamais cette rencontre jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de sa vie. Il vit entrer dans la sacristie un \u00ab\u00a0petit pr\u00eatre\u00a0\u00bb, au visage et \u00e0 l&rsquo;attitude modestes, totalement inconnu. Mais \u00ab\u00a0dans ce visage brun\u00a0\u00bb, il vit quelque chose d&rsquo;une bont\u00e9 attirante, qui suscita imm\u00e9diatement en lui un m\u00e9lange de curiosit\u00e9 et de respect. Au cours de la c\u00e9l\u00e9bration, il remarqua qu&rsquo;il y avait en lui quelque chose de particulier, qui invitait au recueillement et \u00e0 la ferveur. \u00c0 la fin de la messe, apr\u00e8s l&rsquo;action de gr\u00e2ce, le pr\u00eatre lui posa la main sur la t\u00eate, lui donna dix centimes, voulut savoir qui il \u00e9tait et ce qu&rsquo;il faisait, et lui dit quelques bonnes paroles. Quarante-huit ans plus tard, ce jeune homme, qui s&rsquo;appelait Eugenio Marconi et qui \u00e9tait \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;Institut du Bon Pasteur, \u00e9crira plus tard : \u00ab\u00a0Oh, la douceur de cette voix ! l&rsquo;affabilit\u00e9, l&rsquo;affection contenues dans ces paroles ! J&rsquo;\u00e9tais troubl\u00e9 et \u00e9mu\u00a0\u00bb. Il d\u00e9couvrit peu apr\u00e8s que le \u00ab\u00a0petit pr\u00eatre\u00a0\u00bb \u00e9tait Don Bosco et fut pour lui un ami d\u00e9vou\u00e9 tout au long de sa vie.<br>Le contraire de simple n&rsquo;est pas compliqu\u00e9, mais faux. La simplicit\u00e9 est la nudit\u00e9, la spoliation, la pauvret\u00e9. Sans autre richesse que tout. Sans autre tr\u00e9sor que rien. La simplicit\u00e9, c&rsquo;est la libert\u00e9, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, la transparence. Simple comme l&rsquo;air, libre comme l&rsquo;air. Comme une fen\u00eatre ouverte sur le grand souffle du monde, sur la pr\u00e9sence infinie et silencieuse de tout.<br>L\u00e0 o\u00f9 souffle l&rsquo;Esprit de l&rsquo;\u00c9vangile : \u00ab\u00a0Regardez les oiseaux qui vivent dans la libert\u00e9 : ils ne s\u00e8ment pas, ils ne moissonnent pas, ils ne mettent pas leur r\u00e9colte dans des greniers&#8230; et votre P\u00e8re qui est aux cieux les nourrit ! N&rsquo;\u00eates-vous donc pas beaucoup plus importants qu&rsquo;eux ?\u00a0\u00bb (Mt 6, 26).<br>Les <em>M\u00e9moires biographiques<\/em> affirment tranquillement : \u00ab\u00a0Il \u00e9tait \u00e9vident qu&rsquo;il se jetait dans les bras de la divine Providence, comme un enfant dans ceux de sa m\u00e8re\u00a0\u00bb (MB III, 36).<br>Tout est simple pour Dieu. Tout est divin pour les simples. M\u00eame le travail. M\u00eame l&rsquo;effort.\u00a0<br><br><strong>6) \u00catre r\u00e9sistants<br><\/strong>La vie est pleine de surprises. Les choses ne se passent pas toujours sans heurts et nous sommes parfois confront\u00e9s \u00e0 des d\u00e9fis qui mettent \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve notre force et notre d\u00e9termination. Dans ces moments-l\u00e0, la r\u00e9silience est une qualit\u00e9 puissante. Il s&rsquo;agit d&rsquo;avoir la force mentale et \u00e9motionnelle pour rebondir face \u00e0 l&rsquo;adversit\u00e9, pour continuer \u00e0 avancer m\u00eame lorsque les choses deviennent difficiles. Et c&rsquo;est quelque chose que les gens admirent. Avoir \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s quelqu&rsquo;un qui incarne le courage peut \u00eatre une incroyable source d&rsquo;inspiration. Je pense que le meilleur titre pour une vie de Don Bosco est \u00ab\u00a0Petit Jean toujours debout\u00a0\u00bb.<br>Monseigneur Cagliero se souvient : \u00ab\u00a0Je ne me souviens pas de l&rsquo;avoir vu un seul instant, pendant les 35 ans o\u00f9 j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, d\u00e9courag\u00e9, ennuy\u00e9 ou agit\u00e9 \u00e0 cause des dettes qui l&rsquo;accablaient souvent. Il disait souvent : \u00ab\u00a0La Providence est grande, et comme elle pense aux oiseaux du ciel, elle pensera \u00e0 mes jeunes\u00a0\u00bb.<br>\u00ab\u00a0Regardez, je suis un pauvre pr\u00eatre, mais s&rsquo;il me restait ne serait-ce qu&rsquo;un morceau de pain, je le partagerais avec toi\u00a0\u00bb. C&rsquo;est la phrase la plus souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9e par Don Bosco.<br>Les vrais amis sont comme les \u00e9toiles&#8230; on ne les voit pas toujours, mais on sait qu&rsquo;ils sont toujours l\u00e0.<br><br><strong>7) \u00catre humbles<br><\/strong>Les personnes humbles n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;\u00eatre constamment f\u00e9licit\u00e9es ou reconnues pour se sentir bien dans leur peau et ne ressentent pas le besoin de prouver leur valeur aux autres. En outre, elles ont l&rsquo;esprit ouvert et sont toujours pr\u00eates \u00e0 apprendre des autres, quel que soit leur statut ou leur position.<br>Don Bosco n&rsquo;a jamais eu honte de demander l&rsquo;aum\u00f4ne. Humble et fort, comme le lui avait demand\u00e9 la Ma\u00eetresse dans son premier r\u00eave. Il gardait la t\u00eate haute avec tout le monde.<br><br><strong>8) R\u00e9pandre la tendresse<br><\/strong>Michel Rua s&rsquo;\u00e9tait pris d&rsquo;affection pour Don Bosco, ce pr\u00eatre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 duquel on se sentait joyeux et comme plein de chaleur. Il vivait \u00e0 la Manufacture Royale d&rsquo;Armes, o\u00f9 son p\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 employ\u00e9. Quatre de ses fr\u00e8res \u00e9taient morts tr\u00e8s jeunes et il \u00e9tait tr\u00e8s fragile. C&rsquo;est pourquoi sa m\u00e8re ne le laissait pas aller souvent \u00e0 l&rsquo;oratoire. Mais il a quand m\u00eame rencontr\u00e9 Don Bosco chez les Fr\u00e8res des Ecoles Chr\u00e9tiennes, o\u00f9 il est all\u00e9 jusqu&rsquo;en troisi\u00e8me ann\u00e9e. Il raconte :<br>\u00ab\u00a0Quand Don Bosco venait dire la messe et pr\u00eacher, d\u00e8s qu&rsquo;il entrait dans la chapelle, on avait l&rsquo;impression qu&rsquo;un courant \u00e9lectrique traversait tous ces nombreux enfants. Nous sautions, nous nous levions de nos si\u00e8ges, nous nous agglutinions autour de lui. Il mettait longtemps \u00e0 atteindre la sacristie. Les bons Fr\u00e8res n&rsquo;ont pas pu emp\u00eacher ce d\u00e9sordre apparent. Quand d&rsquo;autres pr\u00eatres venaient, rien de tel ne se produisait\u00a0\u00bb.<br>Don Bosco \u00e9tait aussi attirant qu&rsquo;un aimant. Il y a un \u00e9pisode comique et tendre, racont\u00e9 dans les <em>M\u00e9moires biographiques<\/em> de Don Bosco avec la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 des Fioretti :<br>\u00ab\u00a0Un soir, Don Bosco, qui marchait sur un trottoir de la rue Doragrossa, aujourd&rsquo;hui rue Garibaldi, passa devant la porte vitr\u00e9e d&rsquo;une magnifique boutique de drapier dont la vitre occupait toute la largeur de la porte. Un bon jeune homme de l&rsquo;Oratoire, qui y faisait les courses, voyant Don Bosco, dans le premier \u00e9lan de son c\u0153ur, sans r\u00e9fl\u00e9chir que la porte vitr\u00e9e \u00e9tait ferm\u00e9e, courut pour aller le saluer ; mais il heurta la t\u00eate \u00e0 la vitre et la brisa en mille morceaux. Au bruit de la vitre, Don Bosco s&rsquo;arr\u00eata et ouvrit la porte ; le gar\u00e7on mortifi\u00e9 s&rsquo;approcha de lui ; le ma\u00eetre sortit de la boutique, \u00e9leva la voix et cria ; les voyageurs s&rsquo;attroup\u00e8rent. Don Bosco demanda au jeune : \u00a0\u00bb Qu&rsquo;as-tu fait ?\u00a0\u00bb et celui-ci r\u00e9pondit na\u00efvement : \u00ab\u00a0Je vous ai vu passer et, comme je d\u00e9sirais vous saluer, je n&rsquo;ai plus fait attention au fait que je devais ouvrir la porte vitr\u00e9e et je l&rsquo;ai cass\u00e9e\u00a0\u00bb (<em>M\u00e9moires biographiques MB III, 169-170<\/em>).<br>C&rsquo;\u00e9tait un sentiment d&rsquo;amiti\u00e9 explosive que les gamins ressentaient pour Don Bosco. Dans la lign\u00e9e de saint Fran\u00e7ois de Sales, chantre de l&rsquo;amiti\u00e9 spirituelle, Don Bosco estimait que l&rsquo;amiti\u00e9 bas\u00e9e sur la bienveillance et la confiance mutuelles semblait essentielle \u00e0 son syst\u00e8me de pr\u00e9vention.<br>L&rsquo;amiti\u00e9, pour Don Bosco, est ce \u00ab\u00a0plus\u00a0\u00bb qui transforme une m\u00e9thode \u00e9ducative semblable \u00e0 d&rsquo;autres en un chef-d&rsquo;\u0153uvre unique et original.<br>Don Rua, Monseigneur Cagliero et d&rsquo;autres <strong>l&rsquo;appelaient papa<\/strong>&#8230;<br>En fin de compte, la gentillesse est ce qui compte le plus. C&rsquo;est la fa\u00e7on dont vous traitez les autres, la compassion dont vous faites preuve et l&rsquo;amour que vous r\u00e9pandez qui d\u00e9finissent r\u00e9ellement qui vous \u00eates en tant que personne. La gentillesse peut \u00eatre aussi simple qu&rsquo;un sourire, un mot d&rsquo;encouragement ou une main tendue. L&rsquo;id\u00e9e est de faire en sorte que les autres se sentent valoris\u00e9s et aim\u00e9s. Les gar\u00e7ons de Don Bosco t\u00e9moignaient avec une insistance presque monotone : \u00ab\u00a0Il m&rsquo;aimait bien\u00a0\u00bb. L&rsquo;un d&rsquo;eux, saint Louis Orione, \u00e9crira : \u00ab\u00a0Je marcherais sur des charbons ardents pour le revoir et lui dire merci\u00a0\u00bb.<br>Le gar\u00e7on ne comprend pas comment Don Bosco, qu&rsquo;il avait rencontr\u00e9 par hasard des semaines auparavant dans la cour, se souvenait encore de son nom. Il prend son courage \u00e0 deux mains et lui demande : \u00ab\u00a0<em>Don Bosco, comment avez-vous fait pour vous rappeler mon nom ?\u00a0<\/em>\u00bb<br>&#8211; \u00ab\u00a0<em>Je n&rsquo;oublie jamais mes enfants<\/em>\u00a0\u00bb, lui r\u00e9pondit-il.<br><br>\u00c0 un gar\u00e7on qui quittait l&rsquo;Oratoire de son plein gr\u00e9, Don Bosco, le rencontrant, lui demanda :<br>&#8211; \u00ab\u00a0Qu&rsquo;as-tu dans la main ?\u00a0\u00bb.<br>&#8211; \u00ab\u00a0Cinq lires que ma m\u00e8re m&rsquo;a donn\u00e9es pour acheter un billet de train\u00a0\u00bb.<br>&#8211; \u00ab\u00a0Ta maman a pay\u00e9 ton billet pour le trajet de l&rsquo;Oratoire \u00e0 ta maison, et c&rsquo;est tr\u00e8s bien. Maintenant, prends ces cinq autres lires. C&rsquo;est pour ton billet de retour. Chaque fois que tu en auras besoin, viens me voir !\u00a0\u00bb<br>L&rsquo;attention est une forme de gentillesse, tout comme l&rsquo;inattention est la plus grande impolitesse que l&rsquo;on puisse faire. Elle est parfois une violence implicite, surtout lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;enfants : la n\u00e9gligence est \u00e0 juste titre consid\u00e9r\u00e9e comme une maltraitance lorsqu&rsquo;elle atteint un seuil insupportable, mais \u00e0 petite dose, elle fait partie des ignominies ordinaires que beaucoup d&rsquo;enfants sont contraints de subir. L&rsquo;inattention, c&rsquo;est la glace : et il est difficile de grandir dans la glace, o\u00f9 la seule consolation est peut-\u00eatre une t\u00e9l\u00e9vision pleine de r\u00eaves violents ou consum\u00e9ristes. L&rsquo;attention, c&rsquo;est la chaleur et l&rsquo;affection, qui permettent au meilleur potentiel de se d\u00e9velopper et de s&rsquo;\u00e9panouir.<br>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai aussi besoin que les gens connaissent l&rsquo;importance des Sal\u00e9siens Coop\u00e9rateurs. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, cela semble une petite chose, mais j&rsquo;esp\u00e8re que, par ce biais, une bonne partie de la population italienne deviendra sal\u00e9sienne et ouvrira la voie \u00e0 beaucoup de choses. L&rsquo;\u0152uvre des Sal\u00e9siens Coop\u00e9rateurs&#8230; se r\u00e9pandra dans tous les pays, dans toute la chr\u00e9tient\u00e9, un temps viendra o\u00f9 le nom de Coop\u00e9rateur signifiera vrai chr\u00e9tien&#8230; D\u00e9j\u00e0 je vois non seulement des familles, mais des villes et des villages entiers devenir des Sal\u00e9siens Coop\u00e9rateurs.\u00a0\u00bb<br>Puisque les pr\u00e9dictions de Don Bosco se sont r\u00e9alis\u00e9es, pr\u00e9parez-vous \u00e0 voir de bonnes choses dans ce si\u00e8cle !<br><br><strong>9) C&rsquo;est ainsi que Don Bosco pr\u00eachait Dieu<br><\/strong>Ceux qui \u00e9crivent sur lui se trompent lourdement lorsqu&rsquo;ils essaient de faire de lui un p\u00e9dagogue ou m\u00eame un brillant innovateur social. Certes, Don Bosco s&rsquo;est pr\u00e9occup\u00e9 d&rsquo;\u0153uvres caritatives comme beaucoup d&rsquo;autres, et encore de justice sociale. Mais sa force exceptionnelle r\u00e9side dans le fait qu&rsquo;en tout ce qu&rsquo;il a fait, il s&rsquo;en est remis uniquement et compl\u00e8tement \u00e0 Dieu.<br>\u00ab\u00a0C&rsquo;est vraiment admirable, s&rsquo;est exclam\u00e9 une des personnes pr\u00e9sentes, la mani\u00e8re dont les choses se d\u00e9roulent. Don Bosco commence et n&rsquo;abandonne jamais\u00a0\u00bb.<br>\u00a0\u00ab\u00a0C&rsquo;est pour cela, reprit Don Bosco, que nous ne renon\u00e7ons jamais, parce que nous avan\u00e7ons toujours en s\u00e9curit\u00e9. Avant d&rsquo;entreprendre quelque chose, nous nous assurons que c&rsquo;est la volont\u00e9 de Dieu que les choses se fassent. Nous commen\u00e7ons nos \u0153uvres avec la certitude que c&rsquo;est Dieu qui les veut. Forts de cette certitude, nous allons de l&rsquo;avant. Il peut sembler que mille difficult\u00e9s se dressent sur le chemin ; peu importe, Dieu le veut, et nous restons intr\u00e9pides face \u00e0 tout obstacle. J&rsquo;ai une confiance illimit\u00e9e dans la Providence, mais <em>la Providence elle-m\u00eame veut \u00eatre aid\u00e9e par nos immenses efforts<\/em>\u00ab\u00a0.<br>Ses efforts ont toujours la couleur de l&rsquo;infini.<br>Nietzsche lui-m\u00eame affirme que la perception de la vie int\u00e9rieure des gens est instinctive. Les jeunes ont donc une aptitude naturelle \u00e0 observer ce qui se cache derri\u00e8re l&rsquo;ext\u00e9rieur d&rsquo;une personne.\u00a0 Ils ont des antennes sp\u00e9ciales pour capter des signaux qui ne peuvent \u00eatre observ\u00e9s par des moyens ordinaires. Ils sont capables de percevoir ce qui est cach\u00e9 aux autres.\u00a0<br>Notre antenne spirituelle nous rend sensibles \u00e0 la beaut\u00e9 morale des personnes, nous fait instinctivement remarquer la dimension morale et spirituelle de leur vie.\u00a0<br>En 1864, Don Bosco arrive \u00e0 Morn\u00e8se avec ses gar\u00e7ons, lors de leurs promenades d&rsquo;automne. Il fait d\u00e9j\u00e0 nuit. Les gens viennent \u00e0 sa rencontre, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s par le cur\u00e9 Don Valle et le pr\u00eatre Don Pestarino. La fanfare joue, beaucoup s&rsquo;agenouillent au passage de Don Bosco en lui demandant de les b\u00e9nir. Les jeunes et le peuple entrent dans l&rsquo;\u00e9glise, on donne la b\u00e9n\u00e9diction avec le Saint-Sacrement, puis tout le monde va d\u00eener.<br>Ensuite, encourag\u00e9s par les applaudissements, les gar\u00e7ons de Don Bosco donnent un petit concert de marches et de musique joyeuse. Au premier rang, Maria Mazzarello, 27 ans. \u00c0 la fin, Don Bosco prononce quelques mots : \u00ab\u00a0Nous sommes tous fatigu\u00e9s et mes gar\u00e7ons veulent passer une bonne nuit de sommeil. Mais demain, nous parlerons plus longuement\u00a0\u00bb.<br>Don Bosco est rest\u00e9 cinq jours \u00e0 Morn\u00e8se. Chaque soir, Maria Mazzarello peut \u00e9couter le petit \u00ab\u00a0mot du soir\u00a0\u00bb qu&rsquo;il donne \u00e0 ses jeunes. Elle grimpe sur les bancs pour s&rsquo;approcher de cet homme. Quelqu&rsquo;un lui reproche ce geste d\u00e9plac\u00e9. Elle r\u00e9pond : \u00ab\u00a0Don Bosco est un saint, je le sens\u00a0\u00bb.<br><br>C&rsquo;est bien plus qu&rsquo;un sentiment. Combien de femmes lui devront un changement dans la vie ? Il suffit d&rsquo;un mouvement, un simple mouvement comme celui que font les enfants lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9lancent de toutes leurs forces, sans peur de tomber ou de mourir, sans se soucier du poids du monde.<br>C&rsquo;est encore une question de miroir : personne n&rsquo;a tourn\u00e9 son visage vers les femmes plus que J\u00e9sus-Christ, comme on tourne son regard vers le feuillage des arbres, comme on se penche sur l&rsquo;eau d&rsquo;une rivi\u00e8re pour y puiser la force et la volont\u00e9 de continuer son chemin. Les femmes dans la Bible sont nombreuses. Elles sont l\u00e0 au d\u00e9but et elles sont l\u00e0 \u00e0 la fin. Elles donnent naissance \u00e0 Dieu, le regardent grandir, jouer et mourir, puis le ressuscitent par les gestes simples d&rsquo;un amour insens\u00e9.<br><br>Il y a encore des gens qui s&rsquo;inqui\u00e8tent des d\u00e9monstrations de l&rsquo;existence de Dieu. La d\u00e9monstration la plus parfaite de Dieu n&rsquo;est pas difficile.<br>L&rsquo;enfant demande \u00e0 sa m\u00e8re : \u00ab\u00a0D\u2019apr\u00e8s toi, Dieu existe-t-il ?\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0Oui.\u00a0\u00bb<br>\u00a0\u00ab\u00a0Comment est-il ?\u00a0\u00bb<br>La femme attira son fils vers elle.<br>Elle le sera tr\u00e8s fort dans ses bras et lui dit : \u00ab\u00a0Dieu est comme \u00e7a.\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai compris\u00a0\u00bb.<br>Don Paolo Albera : \u00ab\u00a0Don Bosco \u00e9duquait en aimant, en attirant, en conqu\u00e9rant et en transformant. [&#8230;] Il nous enveloppait tous et presque enti\u00e8rement dans une atmosph\u00e8re de contentement et de bonheur, d&rsquo;o\u00f9 \u00e9taient bannis le chagrin, la tristesse, la m\u00e9lancolie&#8230;. Tout en lui exer\u00e7ait sur nous une puissante attraction : son regard p\u00e9n\u00e9trant, parfois plus efficace qu&rsquo;un sermon ; le simple mouvement de sa t\u00eate ; le sourire qui fleurissait perp\u00e9tuellement sur ses l\u00e8vres, toujours nouveau et vari\u00e9, et pourtant toujours calme ; la flexion de sa bouche, comme lorsqu&rsquo;on veut parler sans prononcer les mots ; les mots m\u00eames cadenc\u00e9s d&rsquo;une mani\u00e8re plut\u00f4t qu&rsquo;une autre ; le port de sa personne et sa d\u00e9marche svelte et ais\u00e9e : tout cela agissait sur nos jeunes c\u0153urs comme un aimant auquel il \u00e9tait impossible d&rsquo;\u00e9chapper ; et m\u00eame si nous l&rsquo;avions pu, nous ne l&rsquo;aurions pas fait pour tout l&rsquo;or du monde, tant nous \u00e9tions heureux de cet ascendant singulier qu&rsquo;il avait sur nous, et qui chez lui \u00e9tait la chose la plus naturelle, sans \u00e9tude ni effort\u00a0\u00bb.<br><br><strong>Toujours pr\u00e9sent et vivant. Dieu comme compagnie, air que l&rsquo;on respire. <\/strong>Dieu comme l&rsquo;eau pour les poissons. Dieu comme le nid chaud d&rsquo;un c\u0153ur aimant. Dieu comme le parfum de la vie. Dieu est ce que savent les enfants, pas les adultes.<br><br><strong><em><strong><em>Maintenant, allons changer le monde (Willy Wonka)<\/em><\/strong><\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(suite de l&rsquo;article pr\u00e9c\u00e9dent) 5) \u00catre authentiques\u00c0 l&rsquo;\u00e8re num\u00e9rique, les personnes authentiques sont tr\u00e8s importantes&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":26530,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":74,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[1716,2563,2634,1764,2221,1968,1956,2616,2022],"class_list":["post-26537","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-charisme-salesien","tag-charite","tag-conciles","tag-don-bosco","tag-formation","tag-saints","tag-salesiens","tag-temoins","tag-vertus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26537","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26537"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26537\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/26530"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}