{"id":26427,"date":"2024-02-12T09:05:19","date_gmt":"2024-02-12T09:05:19","guid":{"rendered":"https:\/\/exciting-knuth.178-32-140-152.plesk.page\/?p=26427"},"modified":"2024-05-02T12:18:32","modified_gmt":"2024-05-02T12:18:32","slug":"etre-aimables-comme-don-bosco-1-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/don-bosco\/etre-aimables-comme-don-bosco-1-2\/","title":{"rendered":"\u00catre aimables comme Don Bosco (1\/2)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><em>\u00catre aimable est une qualit\u00e9 humaine qui se cultive, en acceptant l&rsquo;effort qu&rsquo;elle implique souvent. Pour Don Bosco, ce n&rsquo;\u00e9tait pas une fin en soi, mais un moyen de conduire les \u00e2mes \u00e0 Dieu. Intervention lors des 42es Journ\u00e9es de spiritualit\u00e9 sal\u00e9sienne au Valdocco, Turin.<br><\/em><\/em><br><em>Toutes les bonnes choses de ce monde ont commenc\u00e9 par un r\u00eave (Willy Wonka).<br>N&rsquo;abandonne pas le tien (la m\u00e8re de Willy Wonka).<br><\/em><br><br>Un sculpteur \u00e9tait en train de travailler avec son marteau et son ciseau sur un grand bloc de marbre. Un petit gar\u00e7on, qui se promenait en l\u00e9chant une glace, s&rsquo;arr\u00eata devant la porte grande ouverte de l&rsquo;atelier.<br>Le petit gar\u00e7on regarda avec fascination la pluie de poussi\u00e8re blanche, de petits et de gros \u00e9clats de pierre qui tombaient \u00e0 gauche et \u00e0 droite.<br>Il n&rsquo;avait aucune id\u00e9e de ce qui se passait ; l&rsquo;homme qui frappait la grosse pierre comme un fou lui paraissait un peu \u00e9trange.<br>Quelques semaines plus tard, le petit gar\u00e7on passa devant l&rsquo;atelier et, \u00e0 sa grande surprise, vit un grand et puissant lion \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 se trouvait le bloc de marbre.<br>Tout excit\u00e9, le petit gar\u00e7on courut vers le sculpteur et lui dit : \u00ab\u00a0Monsieur, dis-moi, comment as-tu su qu&rsquo;il y avait un lion dans la pierre ?\u00a0\u00bb<br><br><strong>Le r\u00eave de Don Bosco est le ciseau de Dieu.<br><\/strong><em>Le conseil simple et singulier de la Vierge dans le r\u00eave de neuf ans \u00ab\u00a0Rends-toi humble, fort et robuste\u00a0\u00bb est devenu la structure d&rsquo;une personnalit\u00e9 unique et fascinante. Et surtout d&rsquo;un \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb que nous pouvons d\u00e9finir comme \u00ab\u00a0sal\u00e9sien\u00a0\u00bb.<br><\/em><br>Tout le monde aimait Don Bosco. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;il \u00e9tait s\u00e9duisant, un leader n\u00e9, un v\u00e9ritable aimant humain. Tout au long de sa vie, il sera toujours un \u00ab&nbsp;conqu\u00e9rant&nbsp;\u00bb d&rsquo;amis attach\u00e9s \u00e0 lui.<br>Jean Giacomelli, qui resta son ami pendant toute sa vie, se souvient : \u00ab\u00a0Entr\u00e9 au s\u00e9minaire un mois apr\u00e8s les autres, je ne connaissais presque personne et, les premiers jours, j&rsquo;\u00e9tais comme perdu dans la solitude. Le s\u00e9minariste Bosco s&rsquo;est approch\u00e9 de moi la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il m&rsquo;a vu seul, apr\u00e8s le d\u00e9jeuner, et m&rsquo;a tenu compagnie tout au long de la r\u00e9cr\u00e9ation, en me racontant diverses choses int\u00e9ressantes pour me distraire des pens\u00e9es sur la maison ou sur les parents que j\u2019avais laiss\u00e9s. En discutant avec lui, j&rsquo;ai appris qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 assez malade pendant les vacances. Il a alors fait preuve de beaucoup de gentillesse \u00e0 mon \u00e9gard. Entre autres, je me souviens que, comme j&rsquo;avais une casquette trop haute, qui suscitait les moqueries de mes compagnons, et qui me d\u00e9plaisait \u00e0 moi et \u00e0 Bosco qui m&rsquo;accompagnait souvent, il me l&rsquo;a arrang\u00e9e lui-m\u00eame, car il avait le mat\u00e9riel n\u00e9cessaire avec lui et il \u00e9tait tr\u00e8s dou\u00e9 pour la couture. D\u00e8s lors, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 admirer la bont\u00e9 de son c\u0153ur. Sa compagnie \u00e9tait \u00e9difiante.<br><em>Pouvons-nous lui d\u00e9rober quelques-unes de ses qualit\u00e9s pour devenir nous aussi \u00ab\u00a0aimables\u00a0\u00bb ?<br><\/em><br><strong>1) \u00catre une force positive<br><\/strong>Une personne qui garde constamment une attitude positive nous aide \u00e0 voir le bon c\u00f4t\u00e9 des choses et nous pousse \u00e0 aller de l&rsquo;avant.<br>\u00ab\u00a0Lorsque Don Bosco visita pour la premi\u00e8re fois le hangar mis\u00e9rable qui devait servir \u00e0 son oratoire, il dut faire attention \u00e0 ne pas heurter la t\u00eate, car il n&rsquo;avait qu&rsquo;un m\u00e8tre de haut et n\u2019avait comme plancher que le sol nu, et lorsqu&rsquo;il pleuvait, l&rsquo;eau p\u00e9n\u00e9trait de tous les c\u00f4t\u00e9s. Don Bosco sentait de gros rats courir entre ses pieds et des chauves-souris voltiger sur sa t\u00eate\u00a0\u00bb. Mais pour Don Bosco, c&rsquo;\u00e9tait le plus bel endroit du monde. Et il partit au pas de course : \u00ab\u00a0Je courus vite vers mes jeunes, je les rassemblai autour de moi et je criai d&rsquo;une voix forte : \u00ab\u00a0Courage, mes enfants, nous avons un Oratoire plus stable que par le pass\u00e9 ; nous aurons une \u00e9glise, une sacristie, des salles pour les \u00e9coles, un terrain de r\u00e9cr\u00e9ation. Le dimanche, nous irons au nouvel Oratoire qui se trouve dans la maison Pinardi. Et il leur indiqua le lieu\u00a0\u00bb.<br><br><strong>La joie.<br><\/strong>La joie, un \u00e9tat d&rsquo;esprit positif et heureux, \u00e9tait la norme dans la vie de Don Bosco.<br>Plus que jamais, il faisait sienne cette expression&nbsp;: \u00ab\u00a0Ma vocation est une autre. Ma vocation est d&rsquo;\u00eatre heureux du bonheur des autres\u00a0\u00bb.<br>Devant l&rsquo;amour, il n&rsquo;y a aucun adulte, il n&rsquo;y a que des enfants, cet esprit d&rsquo;enfance qui est abandon, insouciance, libert\u00e9 int\u00e9rieure.<br><br>\u00ab\u00a0Il allait d&rsquo;un endroit \u00e0 l&rsquo;autre de la cour, toujours consid\u00e9r\u00e9 comme un joueur habile, ce qui lui demandait des sacrifices et des efforts continus. \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait un enchantement de le voir parmi nous\u00a0\u00bb, disait l&rsquo;un de ses anciens \u00e9l\u00e8ves, aujourd&rsquo;hui \u00e2g\u00e9. Certains d&rsquo;entre nous n&rsquo;avaient pas de veste, d&rsquo;autres en avaient une, mais toute en lambeaux ; celui-ci avait du mal \u00e0 garder son pantalon attach\u00e9 sur les hanches, celui-l\u00e0 n&rsquo;avait pas de chapeau, ou ses orteils sortaient de ses chaussures. L&rsquo;un \u00e9tait \u00e9chevel\u00e9, l\u2019autre parfois sale, grossier, importun, capricieux, et il se plaisait \u00e0 fr\u00e9quenter les plus mis\u00e9rables. Pour les plus petits, il avait l&rsquo;affection d&rsquo;une m\u00e8re. Il arrivait que des gamins s&rsquo;insultaient et se battaient pour des jeux. Vite Don Bosco s&rsquo;approchait d&rsquo;eux et les invitait \u00e0 cesser. Parfois, aveugl\u00e9s par la col\u00e8re, ils ne faisaient pas attention, et alors il levait la main comme pour les frapper ; mais soudain il s&rsquo;arr\u00eatait, les prenait par le bras et les s\u00e9parait, et bient\u00f4t les petits espi\u00e8gles cessaient toutes leurs querelles comme par enchantement.<br>Souvent il rangeait les jeunes gens en deux camps oppos\u00e9s pour le jeu de la <em>barrarotta<\/em>, et prenant la t\u00eate d&rsquo;un des deux camps, il organisait un jeu si anim\u00e9 que tous les jeunes, joueurs et spectateurs, s&rsquo;enflammaient lors de ces jeux. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 on cherchait la gloire de battre Don Bosco, et de l\u2019autre on faisait f\u00eate quand il remportait la victoire.<br>Il n&rsquo;\u00e9tait pas rare de voir Don Bosco d\u00e9fier tous les jeunes \u00e0 la course et fixer l&rsquo;objectif en attribuant un prix au vainqueur. Et les voici tous align\u00e9s. Don Bosco rel\u00e8ve sa soutane jusqu&rsquo;aux genoux et crie : &#8211; Attention : un, deux, trois ! &#8211; Et une nu\u00e9e de jeunes s&rsquo;\u00e9lance, mais Don Bosco est toujours le premier \u00e0 atteindre le but. Le dernier de ces d\u00e9fis eut lieu pr\u00e9cis\u00e9ment en 1868 et Don Bosco, malgr\u00e9 ses jambes enfl\u00e9es, courait encore si vite qu&rsquo;il laissa derri\u00e8re lui 800 jeunes gens, dont beaucoup \u00e9taient d\u2019une merveilleuse agilit\u00e9. Nous qui \u00e9tions pr\u00e9sents, nous n&rsquo;en croyions pas nos yeux (MB III,127).<br><br><strong>2) Se pr\u00e9occuper sinc\u00e8rement des autres<br><\/strong>L&rsquo;une des caract\u00e9ristiques des personnes \u00ab\u00a0s\u00e9duisantes\u00a0\u00bb est l&rsquo;attention et le souci sinc\u00e8res et v\u00e9ritables qu&rsquo;elles portent aux autres. Il ne s&rsquo;agit pas simplement de demander \u00e0 quelqu&rsquo;un comment s&rsquo;est pass\u00e9e sa journ\u00e9e et d&rsquo;\u00e9couter sa r\u00e9ponse. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9couter r\u00e9ellement, de faire preuve d&#8217;empathie et de montrer un v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat pour la vie des autres. Don Bosco a pleur\u00e9, le c\u0153ur bris\u00e9, \u00e0 la mort de Don Calosso, de Luigi Comollo, et \u00e0 la vue des premiers gar\u00e7ons derri\u00e8re les barreaux des prisons.<br><br><strong>Le jeune anticl\u00e9rical<br><\/strong>Nous parlons d\u2019un jeune parce qu\u2019il nous semble le repr\u00e9sentant de beaucoup d\u2019autres. Au cours de l&rsquo;automne 1860, Don Bosco se rendit au caf\u00e9 de la Consolata, ainsi appel\u00e9 parce qu&rsquo;il se trouvait \u00e0 proximit\u00e9 du c\u00e9l\u00e8bre sanctuaire qui porte ce nom, et s&rsquo;installa dans une pi\u00e8ce isol\u00e9e pour lire tranquillement la correspondance qu&rsquo;il avait l&rsquo;habitude d&rsquo;apporter avec lui. Dans cette boutique, un serveur d\u00e9contract\u00e9 et courtois servait les clients. Il s&rsquo;appelait Cotella Giovanni Paolo, originaire de Cavour (Turin), \u00e2g\u00e9 de 13 ans. Il s&rsquo;\u00e9tait enfui de chez lui au cours de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 de cette ann\u00e9e-l\u00e0, parce qu&rsquo;il ne supportait pas les reproches et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de ses parents. Nous lui laissons la description de sa rencontre avec Don Bosco, telle qu&rsquo;il l&rsquo;a racont\u00e9e \u00e0 Don Cerruti Francesco.<br>Un soir, raconte-t-il, le patron lui dit : \u00ab&nbsp;Apporte une tasse de caf\u00e9 \u00e0 un pr\u00eatre qui se trouve dans la pi\u00e8ce l\u00e0-bas&nbsp;\u00bb. \u2013 \u00ab&nbsp;Moi, apporter du caf\u00e9 \u00e0 un pr\u00eatre ?\u00a0\u00bb ai-je dit, comme surpris. Les pr\u00eatres \u00e9taient alors aussi impopulaires qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, voire plus qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;avais entendu et lu toutes sortes de choses et je m&rsquo;\u00e9tais donc fait une tr\u00e8s mauvaise opinion des pr\u00eatres.<br>Arriv\u00e9 pr\u00e8s de Don Bosco, je lui demandai d&rsquo;un air moqueur : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce que vous voulez de moi, pr\u00eatre ?&nbsp;\u00bb Il me regarda fixement : \u00ab&nbsp;J&rsquo;aimerais que tu me donnes une tasse de caf\u00e9, jeune homme, r\u00e9pondit-il avec beaucoup de gentillesse, mais \u00e0 une condition&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Laquelle&nbsp;?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Que tu me l&rsquo;apportes toi-m\u00eame.&nbsp;\u00bb<br>Ces mots et ce regard m&rsquo;ont conquis et je me suis dit : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas un pr\u00eatre comme les autres\u00a0\u00bb.<br>Je lui ai apport\u00e9 le caf\u00e9 ; une force obscure m&rsquo;a retenu pr\u00e8s de lui. Il a commenc\u00e9 \u00e0 m&rsquo;interroger, toujours de la mani\u00e8re la plus aimable, sur mon pays d&rsquo;origine, mon \u00e2ge, mes occupations et surtout sur la raison pour laquelle j&rsquo;avais fui la maison. Puis il me dit : \u00ab&nbsp;Veux-tu venir avec moi ?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;O\u00f9 ?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;\u00c0 l&rsquo;oratoire de Don Bosco. Cet endroit et ce travail ne sont pas pour toi.&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Et quand serai-je l\u00e0-bas ?&nbsp;\u00bb&nbsp; &#8211; \u00ab&nbsp;Si tu veux, tu pourras \u00e9tudier.&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Mais vous me garderez bien ?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Comment donc ! L\u00e0-bas, on joue, on est joyeux, on s&rsquo;amuse&#8230;&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Bon, bon, r\u00e9pondis-je, je viendrai. Mais quand ? Tout de suite ? Demain ?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Ce soir&nbsp;\u00bb, ajouta Don Bosco.<br>Je donnai ma d\u00e9mission au patron, qui aurait voulu que je reste quelques jours de plus, et je pris mes quelques haillons pour me rendre \u00e0 l&rsquo;Oratoire le soir m\u00eame. Le lendemain, Don Bosco \u00e9crivit \u00e0 mes parents pour les rassurer \u00e0 mon sujet et les inviter \u00e0 venir le voir pour s\u2019entendre sur la pension. En effet, ma m\u00e8re est venue et, apr\u00e8s avoir \u00e9cout\u00e9 ce qu&rsquo;elle disait de l&rsquo;\u00e9tat de la famille : \u00ab&nbsp;Eh bien, conclut Don Bosco, faisons ainsi : vous paierez 12 lires par mois et Don Bosco y mettra le reste&nbsp;\u00bb.<br>Dans tout cela j&rsquo;ai admir\u00e9 non seulement l&rsquo;exquise charit\u00e9 de Don Bosco, mais aussi sa prudence. Ma famille n&rsquo;\u00e9tait pas riche, mais elle jouissait d&rsquo;une aisance suffisante. Si donc il m&rsquo;avait accept\u00e9 gratuitement, il n&rsquo;aurait pas bien fait, car cela aurait nui \u00e0 d&rsquo;autres plus n\u00e9cessiteux que moi.<br>Pendant deux ans, ses parents respect\u00e8rent l&rsquo;accord avec Don Bosco concernant la pension, mais au d\u00e9but de la troisi\u00e8me ann\u00e9e, ils cess\u00e8rent de payer et ne voulurent plus rien savoir. Le jeune, tr\u00e8s vif de caract\u00e8re, \u00e9tait ouvert, franc, de bon c\u0153ur, d&rsquo;une conduite exemplaire, et faisait grand profit dans ses \u00e9tudes. Or, en cette ann\u00e9e scolaire (1862-1863), alors qu&rsquo;il \u00e9tait sur le point d&rsquo;entrer en quatri\u00e8me ann\u00e9e, craignant de devoir interrompre ses \u00e9tudes, il s&rsquo;en ouvrit \u00e0 Don Bosco qui lui r\u00e9pondit : \u00ab&nbsp;Et qu&rsquo;est-ce que cela peut faire si tes parents ne veulent plus payer ? <strong>Ne suis-je pas l\u00e0 ? Sois s\u00fbr que Don Bosco ne t&rsquo;abandonnera pas&nbsp;\u00bb<\/strong>. Et en effet, tant qu&rsquo;il resta \u00e0 l&rsquo;Oratoire, Don Bosco lui fournit tout ce dont il avait besoin.<br>Lorsqu&rsquo;il eut termin\u00e9 son ann\u00e9e d&rsquo;\u00e9tudes secondaires et pass\u00e9 ses examens avec succ\u00e8s, il se mit \u00e0 travailler ; et le premier argent qu&rsquo;il put r\u00e9unir gr\u00e2ce \u00e0 son travail, il l&rsquo;envoya \u00e0 Don Bosco au prix de privations et par petits versements pour compl\u00e9ter la petite pension que ses parents avaient n\u00e9glig\u00e9 de lui verser au cours de sa derni\u00e8re ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Oratoire. Il v\u00e9cut en bon chr\u00e9tien, z\u00e9l\u00e9 pour la diffusion des <em>Lectures catholiques<\/em>, fut parmi les premiers \u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 l&rsquo;association des anciens \u00e9l\u00e8ves et resta toujours en communication affectueuse avec ses anciens sup\u00e9rieurs.<br><br><strong>3) \u00catre \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute<br><\/strong>Dans un monde o\u00f9 tout le monde semble parler tout le temps, un bon auditeur se distingue. \u00c9couter ce que dit quelqu&rsquo;un est une chose, mais \u00e9couter vraiment &#8211; absorber et comprendre &#8211; en est une autre. \u00catre un bon auditeur ne consiste pas seulement \u00e0 rester silencieux pendant que l&rsquo;autre personne parle. Il s&rsquo;agit de participer \u00e0 la conversation, de poser des questions approfondies et de faire preuve d&rsquo;un v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat.<br><br><strong>Le contact est un \u00e9change d&rsquo;\u00e9nergie.<br><\/strong>Don Bosco poss\u00e9dait une des qualit\u00e9s les plus rares : la \u00ab\u00a0gr\u00e2ce de l&rsquo;existence\u00a0\u00bb. Une vie d\u00e9bordante, comme le bon vin de la cuve. C\u2019est pourquoi des milliers de personnes ont dit : \u00ab\u00a0Merci d&rsquo;\u00eatre l\u00e0 !\u00a0\u00bb et \u00ab&nbsp;\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de toi, je suis un autre !&nbsp;\u00bb<br>\u00ab\u00a0Il \u00e9coutait les gamins avec la plus grande attention, comme si les choses qu&rsquo;ils disaient \u00e9taient toutes tr\u00e8s importantes. Parfois, il se levait ou marchait avec eux dans la pi\u00e8ce. Quand la conversation \u00e9tait termin\u00e9e, il les accompagnait jusqu&rsquo;au seuil, ouvrait lui-m\u00eame la porte et leur disait en guise d&rsquo;adieu : \u00ab&nbsp;Nous restons toujours amis, n\u2019est-ce pas&nbsp;?&nbsp;\u00bb (<em>M\u00e9moires biographiques<\/em> VI, 439).<br><br><strong>4) La beaut\u00e9 de l&rsquo;homme de bien<br><\/strong>Voil\u00e0 pourquoi Don Bosco est s\u00e9duisant. Le cardinal Jean Cagliero rapporte le fait suivant, constat\u00e9 personnellement en accompagnant Don Bosco. Apr\u00e8s une conf\u00e9rence tenue \u00e0 Nice, Don Bosco quitta le presbyt\u00e8re de l&rsquo;\u00e9glise pour se rendre \u00e0 la porte, entour\u00e9 par la foule qui ne le laissait pas marcher. Un individu \u00e0 l&rsquo;air sinistre restait immobile, l&rsquo;observant comme s&rsquo;il \u00e9tait sur le point de faire un mauvais coup. Don Cagliero, qui le surveillait, inquiet de ce qui pouvait arriver, vit l&rsquo;homme s&rsquo;approcher. Don Bosco lui adressa la parole : \u00ab\u00a0Que voulez-vous ?\u00a0\u00bb- &nbsp;\u00ab\u00a0Moi ? Rien !\u00a0\u00bb<br>&#8211; \u00ab&nbsp;Pourtant, vous avez l&rsquo;air d&rsquo;avoir quelque chose \u00e0 me dire&nbsp;\u00bb. &#8211; \u00ab&nbsp;Je n&rsquo;ai rien \u00e0 vous dire.&nbsp;\u00bb<br>&#8211; \u00ab&nbsp;Vous voulez vous confesser ?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Me confesser ? Pas du tout !&nbsp;\u00bb<br>&#8211; \u00ab&nbsp;Alors, que faites-vous ici ?&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Je suis ici parce que&#8230; je ne peux pas partir !&nbsp;\u00bb<br>&#8211; \u00ab&nbsp;J\u2019ai compris&#8230; Messieurs, laissez-moi seul un instant&nbsp;\u00bb, dit Don Bosco \u00e0 ceux qui l&rsquo;entouraient. Les voisins s&rsquo;\u00e9cartent, Don Bosco murmure quelques mots \u00e0 l&rsquo;oreille de l&rsquo;homme qui, tombant \u00e0 genoux, se confessa au milieu de l&rsquo;\u00e9glise (cf. MB XIV, 37).<br><br>Le Pape Pie XI, le Pontife qui a canonis\u00e9 Don Bosco et qui avait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;h\u00f4te de Don Bosco dans la maison Pinardi \u00e0 l&rsquo;automne 1883, se souvient : \u00ab\u00a0Il r\u00e9pondait ici \u00e0 tout le monde : et il avait le mot juste pour tout, si juste qu&rsquo;il \u00e9tonnait : d&rsquo;abord il surprenait et ensuite il \u00e9tonnait trop\u00a0\u00bb.<br>Deux choses nous font comprendre l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 : l&rsquo;amour et l&rsquo;\u00e9merveillement. Don Bosco les a r\u00e9sum\u00e9es en sa personne. La beaut\u00e9 ext\u00e9rieure est la composante visible de la beaut\u00e9 int\u00e9rieure. Elle se manifeste par la lumi\u00e8re qui \u00e9mane des yeux de chacun. Peu importe qu&rsquo;il soit mal habill\u00e9 ou qu&rsquo;il ne se conforme pas \u00e0 nos canons d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance, ou qu&rsquo;il ne cherche pas \u00e0 s&rsquo;imposer \u00e0 l&rsquo;attention des personnes qui l&rsquo;entourent. Les yeux sont le miroir de l&rsquo;\u00e2me et, dans une certaine mesure, r\u00e9v\u00e8lent ce qui semble cach\u00e9.<br>Mais, outre la possibilit\u00e9 qu\u2019ils ont de briller, ils poss\u00e8dent une autre qualit\u00e9 : ils agissent comme un miroir des dons cach\u00e9s de la personne et agissent sur les hommes et les femmes qui sont regard\u00e9s.<br>En effet, ils refl\u00e8tent celui qui les regarde. Comme tout miroir, les yeux renvoient le reflet le plus intime du visage qui se trouve devant eux.<br><br><strong>Un vieux pr\u00eatre<\/strong>, ancien \u00e9l\u00e8ve du Valdocco, \u00e9crivait en 1889 : \u00ab\u00a0Ce qui ressortait le plus de Don Bosco, c&rsquo;\u00e9tait son regard, doux mais p\u00e9n\u00e9trant jusqu&rsquo;au plus profond du c\u0153ur, si bien qu&rsquo;on pouvait difficilement lui r\u00e9sister\u00a0\u00bb. Et il ajoutait : \u00ab\u00a0D&rsquo;ordinaire, les portraits et les tableaux ne montrent pas cette singularit\u00e9\u00a0\u00bb (MB VI, 2-3).<br>Un autre ancien \u00e9l\u00e8ve des ann\u00e9es 1870, Pons Pietro, raconte dans ses souvenirs : \u00ab\u00a0Don Bosco avait deux yeux qui per\u00e7aient et p\u00e9n\u00e9traient l&rsquo;esprit&#8230; Il marchait lentement en parlant et en regardant tout le monde avec ses deux yeux qui se tournaient dans tous les sens, \u00e9lectrisant les c\u0153urs de joie\u00a0\u00bb (MB XVII, 863).<br>Vous savez que vous \u00eates quelqu&rsquo;un de bien quand les gens viennent toujours vous demander conseil et vous encourager. La porte de Don Bosco \u00e9tait toujours ouverte aux jeunes et aux moins jeunes. La beaut\u00e9 de l&rsquo;homme de bien est une qualit\u00e9 difficile \u00e0 d\u00e9finir, mais quand elle est l\u00e0, on la remarque : comme un parfum. Nous savons tous ce qu&rsquo;est le parfum des roses, mais personne ne peut l&rsquo;expliquer.<br>Parfois se produisait un ph\u00e9nom\u00e8ne curieux : un jeune homme entendait la parole de Don Bosco et ne pouvait s&rsquo;\u00e9loigner de lui, absorb\u00e9 presque dans une id\u00e9e lumineuse&#8230; D&rsquo;autres veillaient le soir devant sa porte, tapant l\u00e9g\u00e8rement de temps en temps, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il leur ouvre, parce qu&rsquo;ils ne voulaient pas s&rsquo;endormir avec le p\u00e9ch\u00e9 dans l&rsquo;\u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em><a href=\"..\/fr\/don-bosco\/etre-aimables-comme-don-bosco-2-2\/\">(suite)<\/a><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00catre aimable est une qualit\u00e9 humaine qui se cultive, en acceptant l&rsquo;effort qu&rsquo;elle implique souvent&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":26421,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":39,"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[1716,2563,2634,1764,2221,1968,1956,2616,2022],"class_list":["post-26427","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-don-bosco","tag-charisme-salesien","tag-charite","tag-conciles","tag-don-bosco","tag-formation","tag-saints","tag-salesiens","tag-temoins","tag-vertus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26427","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26427"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26427\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/26421"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.donbosco.press\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}