4 Avr 2026, sam

Examen de conscience selon les devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers moi-même

 

I. EXAMEN DE CONSCIENCE SUR LES DEVOIRS ENVERS DIEU
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit » (Lc 10, 27)

1. Foi et adhésion à l’Église
Les manquements les plus graves concernent la foi elle-même – fondement de tout le cheminement chrétien.
1. Ai-je fondé mon acceptation de Dieu uniquement sur des impressions, des on-dit ou des lectures superficielles, sans chercher sérieusement la vérité ?
2. Ai-je mis en doute les vérités fondamentales : la foi en Dieu, en Jésus-Christ, Fils de Dieu venu nous sauver, en l’Esprit Saint et dans le mystère de la Très Sainte Trinité ?
3. N’ai-je pas refusé d’accepter le jugement de Dieu, préférant le mien ?
4. Ai-je adhéré fermement à tout ce que l’Église enseigne ?
5. Ai-je eu peur de me déclarer chrétien, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ?
6. Ai-je eu honte de montrer ma foi ?
7. Ai-je évité les programmes, les lectures ou les environnements qui auraient pu mettre ma foi en danger ?
8. Suis-je vraiment soucieux de m’instruire sur la foi, de lire la Parole de Dieu et de participer à la catéchèse ?

2. Les idoles dans ma vie
Juste après la foi vient le risque de mettre quelque chose ou quelqu’un à la place de Dieu.
9. Ai-je placé la richesse ou les biens matériels au-dessus de Dieu, en m’en préoccupant de manière excessive ?
10. Ai-je pratiqué la superstition, la magie, le spiritisme, la divination ou d’autres formes d’occultisme ?
11. Ai-je mis ma confiance dans des choses vaines plutôt qu’en Dieu ?
12. N’y a-t-il pas des « idoles » dans ma vie – famille, carrière, santé, renommée, honneur, mon avenir – auxquelles j’accorde plus de place qu’à Dieu ?
13. Me suis-je opposé aux inspirations divines ?
14. Me suis-je rebellé contre les desseins de Dieu, en prétendant qu’Il accomplisse ma volonté ?

3. Prière et dialogue avec Dieu
La prière est la respiration de l’âme : son absence ou sa superficialité affaiblit tout le reste.
15. Ai-je prié chaque matin et chaque soir ?
16. Ma prière est-elle un vrai dialogue avec Dieu – avec l’esprit et le cœur – ou seulement un rite mécanique et vide ?
17. Dans la prière, sais-je aussi remercier, ou est-ce que je me limite à demander ?
18. Ai-je offert à Dieu mes peines, mes joies et mes souffrances de chaque jour ?
19. Ai-je recours à Dieu dans les moments de tentation ?
20. Ai-je cherché à maintenir un climat de recueillement intérieur pendant la journée, en me souvenant souvent de la présence de Dieu ?
21. Ai-je écarté les distractions pendant la prière ?
22. Ai-je fait mon examen de conscience – particulier et général – chaque jour ?
23. Ai-je récité le chapelet chaque jour ?
24. Ai-je maintenu une bonne lecture spirituelle ou formatrice ?

4. Sainte Messe, sacrements et préceptes de l’Église
Les sacrements sont les canaux ordinaires de la grâce : les négliger est un manquement grave.
25. Ai-je participé à la Messe chaque dimanche et les jours de fête d’obligation avec attention et dévotion ?
26. Ai-je accompli le précepte de la confession annuelle et de la communion pascale ?
27. Est-ce que je me confesse régulièrement, avec un repentir sincère et le propos de m’améliorer ?
28. Est-ce que je constate un progrès réel d’une confession à l’autre ?
29. Est-ce que je reçois la Sainte Communion souvent – même chaque jour, si possible ? Si je ne le fais pas, est-ce par paresse ou par respect humain ?
30. Me suis-je bien préparé à la Sainte Communion et ai-je remercié Jésus après l’avoir reçue ?
31. Est-ce que je fais des visites au Saint-Sacrement ?
32. Me suis-je comporté de manière inconvenante à l’église ?

5. Respect du nom de Dieu et des choses sacrées
33. Ai-je blasphémé ou prononcé le nom de Dieu en vain ?
34. Ai-je fait un faux serment ou un serment de manière abusive ?
35. Ai-je utilisé le nom de Dieu, de la Vierge Marie ou des Saints de manière irrévérencieuse, ironique ou méprisante ?
36. Ai-je eu du respect envers la Vierge Marie et les Saints ?

6. Vie spirituelle quotidienne
Un chemin spirituel solide se construit par de petites fidélités journalières.
37. Ai-je commencé la journée avec la pensée tournée vers Dieu – avec adoration, gratitude, demande et offrande de moi-même ?
38. Ai-je offert à Dieu toutes les activités de la journée ?
39. Est-ce que je me souviens de Dieu au cours de la journée ou seulement quand je suis dans le besoin ?
40. Ai-je fait de la volonté de Dieu la norme de ma vie, en cherchant à éviter même les plus petits péchés ?
41. Ai-je suivi mon programme spirituel quotidien (prières, lecture biblique, méditation) ?
42. Ai-je consacré du temps à la méditation matinale ? Quelles décisions ai-je prises ? Les ai-je tenues ? Est-ce que je garde dans mon cœur les inspirations divines ?
43. Est-ce que je me soucie du bien-être des autres et de leur croissance spirituelle ?
44. Ai-je prié pour l’unité de l’Église ?

7. Espérance, confiance en la Providence et conversion
45. Ai-je perdu l’espérance ou la confiance en la Providence de Dieu ?
46. N’ai-je pas péché en comptant sur la miséricorde de Dieu pour ensuite faire ce que je voulais ?
47. N’ai-je pas cédé au découragement ou au désespoir, laissant ainsi place au mal dans ma vie ?
48. Suis-je vraiment disposé à mettre ma vie et ma volonté sous la conduite de Dieu ?
49. Chaque jour, est-ce que je m’engage concrètement à faire mienne la volonté de Dieu ?
50. N’ai-je pas perdu de vue que le progrès dans la sainteté est le véritable but de ma vie chrétienne ?

8. Amour envers Dieu
Le grand commandement – aimer Dieu de tout son cœur – est le sommet et la synthèse de tout.
51. Est-ce que j’aime vraiment Dieu par-dessus tout – plus que ma famille, ma carrière, ma santé, mes biens ?
52. Jésus-Christ est-il vraiment le Seigneur de ma vie, présent dans mon esprit et dans mon cœur ?
53. Ai-je démontré mon amour pour Dieu non seulement en paroles, mais par des choix concrets chaque jour ?
54. Est-ce que j’accepte les souffrances que Dieu permet sans me rebeller, en les mettant en relation avec Jésus ?
55. Est-ce que je trouve de petits sacrifices quotidiens à offrir à Dieu par amour, avant tout ceux que la vie m’offre ?
56. Mon intention dans mes actions est-elle droite ou est-ce que je cache des motivations inavouables ?
57. Ai-je appris à être reconnaissant et à cultiver la gratitude, sachant que c’est la clé du vrai bonheur chrétien ?

 

II. EXAMEN DE CONSCIENCE SUR LES DEVOIRS ENVERS LE PROCHAIN
« Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn 15, 12)

1. Amour des ennemis et pardon des offenses
Les manquements les plus graves concernent la haine, la vengeance et le refus du pardon.
1. Est-ce que je nourris de la haine envers quelqu’un ou des désirs de vengeance ?
2. Si j’ai subi une injustice ou un tort, suis-je disposé à me réconcilier et à pardonner par amour pour le Christ ?
3. N’ai-je pas entretenu des rancœurs, des inimitiés ou des querelles prolongées ?
4. Est-ce que j’aime d’une manière spéciale mes ennemis : est-ce que je prie pour eux, leur pardonne et suis-je disposé à les servir ?
5. Suis-je resté froid, amer ou hostile envers celui qui m’a fait du mal au lieu de réagir avec la douceur de l’Agneau ?
6. Dois-je faire la paix avec quelqu’un et ne l’ai-je pas encore fait ?

2. Respect de la vie et de l’intégrité physique
Tout attentat à la vie est l’un des manquements les plus graves envers le prochain.
7. Ai-je attenté à la vie ou à l’intégrité physique de quelqu’un ? Ai-je pensé à le faire ?
8. Ai-je conseillé, procuré ou aidé un avortement ?
9. Ai-je refusé la vie à peine conçue ou éteint le don de la vie sous quelque forme que ce soit ?
10. Ai-je provoqué des bagarres, des violences ou des agressions physiques ?

3. Scandale et incitation au péché
Pousser les autres au péché est une grave responsabilité devant Dieu.
11. Ai-je été une cause de péché pour quelqu’un par mes paroles, mes actions ou mon exemple ?
12. Ai-je conseillé ou incité quelqu’un à faire le mal ?
13. N’ai-je pas aidé quelqu’un à pécher, en le lui facilitant ou en le couvrant ?
14. Ai-je loué ou encouragé le péché d’autrui ?
15. Ai-je gardé le silence ou minimisé le péché d’autrui alors que j’aurais dû intervenir ?
16. N’ai-je pas scandalisé par un faux silence, par des attitudes contradictoires ou par des comportements qui sèment la confusion chez les autres sur la vie chrétienne ?
17. N’ai-je pas enseigné des choses erronées ou insuffisamment réfléchies, égarant ainsi les autres ?

4. Honnêteté, justice et respect des biens d’autrui
La justice envers le prochain concerne les biens matériels, le travail et les contrats.
18. Ai-je volé ou endommagé les biens de quelqu’un ? Ai-je pensé à le faire ?
19. Ai-je désiré de manière désordonnée les biens d’autrui (envie des biens) ?
20. Ai-je restitué ce que j’ai soustrait et réparé les dommages causés ?
21. Dans mon travail, ai-je été juste, honnête et diligent, en accomplissant mon service avec dévouement ?
22. Ai-je payé à mes employés et collaborateurs le juste salaire ?
23. Ai-je respecté les contrats conclus et tenu les promesses faites ?
24. Ai-je rempli mes devoirs civiques, y compris le paiement des impôts ?
25. Ai-je utilisé injustement le travail ou les ressources d’autrui à mon avantage ?
26. Si j’exerce une autorité ou une fonction, est-ce que je l’utilise pour le bien commun ou pour mon profit personnel ?
27. Ai-je retardé injustement des décisions ou des dénonciations d’injustices qu’il était de mon devoir de faire ?
28. Me suis-je laissé corrompre par de l’argent ou des cadeaux ?

5. Honneur, réputation et usage de la parole
Les offenses à l’honneur et à la réputation blessent profondément et sont difficiles à réparer.
29. Ai-je porté atteinte à l’honneur ou à la réputation de quelqu’un par des calomnies (choses fausses) ou par des médisances (choses vraies mais inutilement divulguées) ?
30. N’ai-je pas jugé témérairement quelqu’un, en lui attribuant de mauvaises intentions sans fondement ?
31. N’ai-je pas interprété de manière malveillante les actions ou les paroles des autres alors qu’une meilleure explication était possible ?
32. Ai-je violé des secrets qui m’avaient été confiés ?
33. Ai-je menti ou trompé quelqu’un de quelque manière que ce soit ?
34. Ai-je utilisé des paroles violentes, offensantes ou injurieuses envers quelqu’un ?
35. Ai-je tourné en dérision, méprisé ou fait des plaisanteries déplacées sur quelqu’un ?
36. N’ai-je pas fomenté des brouilles, des discordes ou des rancœurs entre les personnes ?
37. Ai-je mal parlé des absents sans qu’ils puissent se défendre ? Au contraire, ai-je pris leur défense lorsqu’ils étaient attaqués injustement ?
38. N’ai-je pas exagéré ou omis des faits importants, altérant ainsi la vérité ?
39. Ai-je gardé un silence coupable par égoïsme alors que j’aurais dû témoigner de l’innocence de quelqu’un ?
40. Ai-je demandé pardon à ceux que j’ai offensés ou à qui j’ai causé du tort ?

6. Respect envers chaque personne
Chaque personne a une dignité qui ne dépend pas de sa condition sociale, économique ou culturelle.
41. N’ai-je pas méprisé quelqu’un pour sa condition économique, sociale, raciale, culturelle ou politique ?
42. N’ai-je pas traité avec suffisance ou dureté les pauvres, les faibles, les personnes âgées, les marginalisés, les étrangers ?
43. Ne me suis-je pas comporté de manière arrogante ? Ai-je utilisé des insultes ou la violence ?
44. Ai-je alimenté la « culture du déchet », en ignorant ceux qui ne me sont pas utiles ?
45. Ai-je traité les autres comme j’aimerais être traité moi-même ?
46. Ai-je eu du respect et de la patience en écoutant mon prochain ?
47. Est-ce que je respecte les personnes qui détiennent une autorité légitime ?
48. Dans mes rapports avec ceux qui me sont subordonnés, n’ai-je pas été despotique, autoritaire ou susceptible ?

7. Charité concrète et aide au prochain
L’amour chrétien se mesure par les actes, pas seulement par les paroles.
49. Est-ce que je partage mes biens avec ceux qui ont moins que moi, sans mesquinerie ?
50. Est-ce que je prends soin des pauvres, des malades, des faibles, des personnes âgées et de ceux qui sont en difficulté ?
51. Suis-je disponible pour donner de mon temps à ceux qui en ont besoin ?
52. Ne suis-je pas si absorbé par mes propres intérêts que j’ignore les problèmes des autres ?
53. Ne suis-je pas égoïste : est-ce que je pense d’abord à moi ou suis-je capable de faire passer les autres avant ?
54. Suis-je solidaire avec ceux qui souffrent, en participant au moins par une bonne parole ou une prière ?
55. Ne suis-je pas passé à côté de quelqu’un en difficulté en l’ignorant, comme le prêtre de la parabole du bon Samaritain ?
56. Ai-je gardé pour moi des choses qui pourraient servir aux autres ?
57. Ai-je participé aux œuvres d’apostolat, de charité et à la vie de ma paroisse ?
58. Est-ce que je prie pour les besoins de l’Église, pour l’unité des chrétiens, pour l’évangélisation et pour la paix dans le monde ?

8. Vie familiale
La famille est le premier lieu où s’exerce la charité.
En tant que fils/fille :
59. Ai-je été obéissant, respectueux et reconnaissant envers mes parents ?
60. Les ai-je aidés dans leurs besoins spirituels et matériels ?
En tant que parent :
61. Me suis-je soucié de l’éducation chrétienne de mes enfants ?
62. Leur ai-je donné le bon exemple par ma vie ?
63. Les ai-je guidés avec une autorité aimante, sans être ni absent ni tyran ?
64. Me suis-je soucié de leur fournir le nécessaire pour la vie et la formation, sans toutefois les forcer dans leurs choix importants ?
65. N’ai-je pas donné à mes enfants le mauvais exemple par mes paroles ou mes actions ?
66. Aimerais-je vraiment que mes enfants deviennent comme je suis ?
En tant qu’époux/épouse :
67. Ai-je été fidèle à mon conjoint dans mon cœur et dans mes comportements envers les autres ?
68. Ai-je contribué avec patience et un amour véritable au bien et à la sérénité de la famille ?
69. Ai-je fait preuve de compréhension dans les moments difficiles ?
70. N’ai-je pas utilisé des paroles offensantes ou humiliantes envers mon conjoint ?
71. Ne me suis-je pas comporté en dictateur dans la famille, en imposant ma volonté ?

9. Travail, responsabilités professionnelles et vie civique
Le travail est aussi un service à la société : la paresse ou la malhonnêteté nuisent à tous.
72. Ai-je été paresseux ou négligent dans mon travail, l’accomplissant en deçà de mes capacités ?
73. Est-ce que je travaille avec conscience même dans les tâches les plus ordinaires et banales ?
74. Y a-t-il des aspects de mon travail en contradiction avec la morale que j’ignore en me disant « les affaires sont les affaires » ?
75. Mes relations avec mes collègues, clients et collaborateurs sont-elles correctes et respectueuses ?
76. N’ai-je pas porté préjudice à mon employeur ou à mes clients par négligence, omission ou tromperie ?
77. Ai-je participé, autant que possible, à la promotion de la justice, de la moralité et du bien commun dans la société où je vis ?
78. Est-ce que je m’intéresse vraiment au bien-être de ma communauté (école, paroisse, quartier) ou suis-je indifférent ?
79. Est-ce que je me considère comme un bon citoyen seulement en paroles, sans m’engager concrètement ?
80. Ai-je respecté l’environnement qui m’a été confié ?

10. Attitude intérieure : comment je regarde et pense au prochain
Les manquements moins graves, mais tout de même significatifs, concernent l’intérieur du cœur.
81. Est-ce que je sais voir Jésus dans mon prochain, ou m’est-il fondamentalement indifférent ?
82. Ai-je des pensées de jalousie ou d’envie envers quelqu’un, ne lui souhaitant rien de bon ?
83. Ne me suis-je pas réjoui du mal ou de l’échec d’autrui ?
84. N’ai-je pas nourri des antipathies instinctives envers quelqu’un sans chercher à les surmonter ?
85. Ai-je été irritable, brusque ou froid sans raison ?
86. Ai-je cherché à excuser les erreurs d’autrui au lieu de les juger durement ?
87. Ne suis-je pas soupçonneux ou méfiant envers mon prochain sans raison fondée ?
88. Est-ce que je supporte avec patience les défauts et les faiblesses des autres ?
89. Est-ce que je m’oublie moi-même pour chercher le bien du prochain, ou suis-je surtout préoccupé par le besoin d’être aimé et apprécié ?
90. Ai-je donné le bon exemple en toutes circonstances ?
91. Est-ce que je prie de manière spéciale pour les personnes les plus en difficulté ?

 

III. EXAMEN DE CONSCIENCE SUR LES DEVOIRS ENVERS MOI-MEME
« Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5,48)

1. Orientation fondamentale de la vie
La question la plus radicale : vers quoi ma vie est-elle orientée ?
1. Suis-je vraiment animé par l’espérance de la vie éternelle, ou est-ce que je me comporte comme si tout finissait à la mort ?
2. Ai-je réfléchi sérieusement à la question : que répondrais-je à Dieu si je mourais cette nuit ?
3. Est-ce que je me donne du courage face aux difficultés en me rappelant que cette vie n’est pas la vie définitive ?
4. Est-ce que je m’engage à grandir chaque jour dans la vie spirituelle par la prière, les sacrements, la lecture de la Parole de Dieu et la mortification ?
5. Est-ce que je m’efforce vraiment de surmonter mes vices, mes mauvaises inclinations et mes péchés les plus enracinés ?
6. Suis-je prêt à commencer maintenant ce que je ne pourrais pas faire à l’heure de ma mort et que je désirerais alors avoir fait ?
7. Ai-je conscience que la charité est le but ultime de ma vie et que je serai jugé surtout sur elle ?
8. Ai-je foi en la miséricorde de Dieu au point de ne jamais désespérer et de m’abandonner totalement à Lui ?

2. Pureté et chasteté
Le corps est le temple du Saint-Esprit : toute impureté l’offense gravement.
9. Suis-je vraiment convaincu que mon corps est le temple du Saint-Esprit et ne m’appartient pas ?
10. Ai-je gardé mon corps pur et chaste selon mon état de vie ?
11. Ai-je forniqué ou commis des actes impurs ?
12. Me suis-je opposé aux pensées, fantaisies et désirs impurs ou les ai-je secondés et y ai-je consenti ?
13. Me suis-je diverti avec la pornographie ou avec des spectacles, des lectures et des conversations contraires à la moralité ?
14. Ai-je consenti à la recherche désordonnée du plaisir sensuel ?
15. Ai-je incité d’autres au péché par mon comportement indécent ou par manque de modestie ?
16. Ai-je respecté la loi morale dans l’usage du mariage ?

3. Orgueil, vanité et présomption
L’orgueil est la racine de beaucoup d’autres péchés.
17. Ne suis-je pas orgueilleux ? Est-ce que je me considère meilleur que les autres et les méprise ?
18. Ne suis-je pas vaniteux ou vantard : est-ce que je cherche l’admiration et la louange et ne supporte pas les critiques ou les corrections ?
19. Ne suis-je pas présomptueux devant Dieu, comme si je n’avais pas besoin de purification ?
20. Est-ce que j’aime avoir la première place ? Est-ce que je cherche la domination et l’autorité pour m’affirmer ?
21. Est-ce que je me réjouis de l’infériorité d’autrui au lieu de valoriser les autres ?
22. N’ai-je pas imposé ma volonté aux autres, piétinant leur liberté et leurs droits ?
23. Est-ce que je me considère comme un juste en pensant que les autres sont pires que moi ?
24. Est-ce que je sais m’oublier moi-même ?

4. Sincérité, hypocrisie et conscience
Agir contre sa propre conscience est l’un des manquements les plus subtils et les plus graves.
25. Ne suis-je pas hypocrite ? Est-ce que je feins la vertu, la dévotion, les bons sentiments, les bonnes qualités et dispositions pour gagner la sympathie ou les faveurs des autres, en les trompant ?
26. N’ai-je pas agi contre ma conscience par peur ou par respect humain ?
27. Suis-je sincère avec Dieu, avec mon prochain et avec moi-même ?
28. Ne me suis-je pas endurci dans le péché, en refusant les conseils, les corrections et les enseignements susceptibles de me ramener sur le droit chemin ?
29. Ne me suis-je pas rendu coupable de péchés contre le Saint-Esprit, en désespérant de mon salut ou en présumant de la miséricorde de Dieu ?
30. Me suis-je confronté honnêtement à moi-même, en évitant les rêveries, les rationalisations, les ressentiments ou les vices ?

5. Tempérance et soin du corps
31. Ai-je péché par gourmandise dans la nourriture et la boisson, par excès ou manque de modération ?
32. Ai-je été intempérant avec les boissons alcoolisées ?
33. Ai-je consommé de la drogue ?
34. N’ai-je pas exagéré avec le tabac ou d’autres vices du corps ?
35. Est-ce que je me préoccupe de manière excessive de la santé physique ou des biens matériels, au point de négliger l’âme ?
36. Ne suis-je pas mondain ? Un peu croyant et un peu attaché au monde, sans un choix clair ?
37. Ai-je observé la loi du jeûne et de l’abstinence aux temps fixés par l’Église ?
38. Ai-je été décent dans ma façon de m’habiller et de me comporter ?

6. Pauvreté, simplicité et usage des biens
39. Ne suis-je pas avide de richesses ou avare, attaché aux biens matériels de manière désordonnée ?
40. Ne suis-je pas ambitieux au sens mondain, en cherchant l’argent, le pouvoir ou la renommée comme une fin en soi ?
41. Ai-je gaspillé de l’argent dans des choses inutiles ou des luxes superflus, au détriment de ma famille ou des pauvres ?
42. Est-ce que j’abuse des dons que Dieu m’a faits, les dilapide ou les considère comme miens sans en reconnaître l’origine ?
43. Suis-je fidèle à l’esprit de pauvreté et de simplicité requis par l’Évangile, ou suis-je distrait par l’attachement à mes biens ?
44. Ma situation financière est-elle en ordre ? Est-ce que je contribue pour les pauvres et pour l’Église selon mes possibilités ?

7. Usage du temps, des forces et des dons reçus
45. Ne suis-je pas paresseux et inerte, gaspillant le temps au lieu de bien l’utiliser ?
46. Est-ce que je perds mon temps dans des activités qui n’édifient pas (télévision, internet, réseaux sociaux, etc.) au-delà du nécessaire ?
47. Ai-je bien utilisé mon temps, mes forces et les talents que Dieu m’a donnés pour grandir dans la vie spirituelle et servir ?
48. N’ai-je pas été négligent dans mes devoirs quotidiens parce qu’ils ne me plaisaient pas ou étaient inconfortables ?
49. Ai-je respecté le programme spirituel et de vie que je m’étais fixé ?
50. Me suis-je levé et couché à l’heure fixée, en vivant avec ordre et discipline ?
51. Est-ce que je maintiens l’ordre et la propreté dans les lieux où je vis et travaille ?
52. Ne suis-je pas paresseux spirituellement : est-ce que je cherche vraiment à progresser ou je me contente de vivoter ?

8. Souffrances, épreuves de la vie et mortification
L’acceptation des épreuves est un signe de maturité chrétienne.
53. Ne me suis-je pas rebellé contre les souffrances et les contrariétés permises par Dieu, au lieu de les accepter avec foi ?
54. N’ai-je pas murmuré ou accusé les autres et les circonstances, au lieu de voir dans l’épreuve une occasion de purification ?
55. Ai-je offert à Dieu les douleurs, les peines et les souffrances de ma vie ?
56. Ai-je supporté avec patience et sérénité les difficultés quotidiennes ?
57. Ne me suis-je pas laissé submerger par le découragement, la tristesse ou le pessimisme face aux épreuves ?
58. Ai-je pratiqué la mortification des sens : yeux, oreilles, goût, toucher, langue ?
59. Ne me suis-je pas opposé à la volonté de Dieu, en réclamant ou en protestant contre ce qu’Il permet ?
60. Suis-je capable de dire « oui, Père » même quand l’épreuve est lourde, à l’exemple du Christ ?

9. Envie, jalousie et maîtrise des passions
61. Ne suis-je pas esclave de mes passions et de mes inclinations, au lieu d’agir avec la liberté des enfants de Dieu ?
62. Ne suis-je pas envieux ou jaloux, me sentant en compétition avec les autres ?
63. Ai-je laissé ma colère ou ma mauvaise humeur me nuire et nuire aux autres ?
64. Est-ce que je médite des vengeances ou nourris des rancœurs dans mon cœur ?
65. Ai-je cherché à maîtriser mes réactions négatives en gardant le silence intérieur et le contrôle de moi-même ?
66. N’ai-je pas cédé à la curiosité malsaine qui mène aux tentations ?
67. Suis-je doux, humble et artisan de paix, à commencer par moi-même ?

10. Progrès spirituel et direction de la vie
La vie chrétienne est un chemin : s’arrêter, c’est déjà reculer.
68. Est-ce que j’observe un progrès réel dans ma vie spirituelle ou suis-je au point mort depuis des années ?
69. Ne suis-je pas trop attaché aux choses passagères, empêchant ainsi ma croissance intérieure ?
70. Est-ce que je me laisse guider davantage par mes opinions, mes passions et mes caprices que par ceux qui peuvent m’aider spirituellement ?
71. Ai-je l’amour de la vérité et de la vie ?
72. S Est-ce que je sais identifier les péchés que je commets le plus souvent et en chercher les causes pour me corriger ?
73. Suis-je un chercheur de la paix et de la joie chrétienne du Ressuscité, ou est-ce que je gémis constamment sur ma vie ?

À la fin de l’examen, récite un acte de contrition et prends la résolution de t’améliorer.
« Se repentir, c’est éprouver de la tristesse pour avoir offensé Dieu qui est si bon, et pour avoir fait ce qui nous fait du mal à nous-mêmes et aux autres. »